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jeudi, 15 mai 2008
Monaco historique 2008 #3, femina

Bien qu'un circuit automobile ne soit pas leur biotope naturel, il n'est pas rare d'y rencontrer des femmes, êtres dont l'apparence est assez voisine de celle de l'homme, à l'exception de pare-chocs avant montés en série, destinés à leur assurer une sécurité passive en cas de contact frontal un peu appuyé (métro, bus, ascenseur, etc.). Il semble que le goût de la bielle bien huilée associé au nombre réduit de leurs congénères aux course automobiles soit ce qui les y attire, ce qui laisse à leur capacité d'action une plus grande liberté qu'en boîte de nuit ou en club de rencontre, où la concurrence est forte.
Certains spécimens s'étaient introduits au paddock monégasque, comme le prouvent les images formant la présente note. Une rapide classification permet, sans doute un peu hâtivement, de les ranger en cinq sous-espèces.
La ménagère de moins de cinquante ans
Besognant la Surtees TS19 de Mark Dwyer, cette ménagère de moins de cinquante ans, tout absorbée par le bout de son capot, est loin de se rendre compte qu'elle renforce l'impact du logo qu'elle frôle. Ce genre de petit boulot, elle serait bien en peine de le dégotter dans les paddocks d'aujourd'hui où les standards de publicité se sont durcis autant que les surfaces disponibles à sa main se sont réduites à cause de l'adjonction d'appendices en tous genres. Ah ! vive l'élasticité des réclames d'alors.

L'artiste lascive
Après avoir exercé son art auprès d'une bonne dizaine d'autos, manquant de peu de se faire tailler un short déjà court en raison de la mise en grille de voitures qu'elle gênait, cette artiste lascive, espèce rare, convenons-en, a élu domicile devant la Matra MS 120 de Yves Saguato, dont le garage s'appelle "Emotion automobiles", ce qui lui en procura une de plus. Douée et rapide, l'artiste lascive a croqué cette MS 120 en moins de temps qu'il n'en faut à Jean-Paul Humbert, l'homme de l'EPAF, venu aux nouvelles, pour remonter ses bretelles. Gageons qu'il aimerait reconstruire sa 630 aussi vite que la croquerait l'artiste lascive.


La femme pilote d'historique
Deux exemplaires d'une espèce rare mais pas menacée étaient visibles à Monaco. Une Suissesse, Andréa Bahlsen, qui pilotait une Tyrrell 008 ex-Pironi de 1978 et une Anglaise, Julia de Baldanza, qui avait deux autos, la Bugatti 35B vue ici et une Maserati A6 GCM engagée en Sport. La femme pilote d'historique est une aubaine pour un annonceur. Aussi à l'aise, sinon plus, à l'extérieur de son auto que dedans, elle est un gage de couverture médiatique sans rapport avec l'événement.

La femme pilote de légende
Un exemplaire d'une espèce rare et menacée sur laquelle un bouquin a paru dernièrement s'était introduit jusque sur les stands pour se rappeler au bon souvenir de Jacky Ickx, qui jouait les présidents du Festival de Cannes avec une semaine d'avance. Maria Teresa de Filippis s'aligna aux essais du Grand Prix de Monaco il y a 50 ans. Elle vivait ce dernier week-end son premier GP de Monaco sans son ami Paul Frère en compagnie de qui elle aimait boire un thé à la terrasse de la Rascasse, jouant à un jeu terrible derrière sa banalité. Allait-on la reconnaître ? Verrait-elle dans l'oeil de tel colosse allemand ou de ce Tifoso teigneux la lueur de son ancienne aura ?

La cliente des "Laines écossaises"
Donc il apparaît que la Pierce MG F2 qu'avait James Willis à Monaco fut servie par une cliente des "Laines écossaises", sous-espèce encore inconnue à ce jour. Pourtant un examen des mollets de la dame laisse entrevoir...
Oupss, sorry !

Grand Prix historique de Monaco . Circuit de Monaco . 10 et 11 mai 2008
www.acm.com
Images © MdS
10:10 Publié dans Grand Prix historique de Monaco | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : grand prix historique de monaco, feminin, maria teresa de filippis, julia de baldanza, andrea bahlsen, jacky ickx



