dimanche, 22 novembre 2009

Vérité sainte, vérité officielle #04/14

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Voir aussi :
01 - Préambule
02 - France
03 - Europe libérale



Dans lequel notre limier Jean-Paul Lajarrige se collette à la perfide Albion dont il contribue à l'enrichissement de l'état civil, à défaut de celui de son tailleur.  Encore une fois vos commentaires le rasséréneront.




04 - Europe "diserte"



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Une poignée de pays européens ont adopté une politique très libérale en matière de communication d'actes. Et je dirais, c'est très personnel, une politique sensiblement indiscrète à mon goût mais...
Donc, dans les îles britanniques (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Ulster, République d'Irlande) vous pouvez obtenir légalement  des copies intégrales d'actes de naissance et de décès.
Pour la naissance, à la différence des extraits fournis dans la majorité des autres pays, vous trouvez, la filiation, la situation du père, et l'adresse de la famille au moment de la naissance...
Les actes de décès sont de véritables certificats médicaux et reportent les causes de la mort. C'est un peu gênant à mon sens. On a accès à des informations qui devraient être réservées aux ayant droits...
C'est comme ça que se confirme que les demi-frères Whitehead l'étaient bel et bien, mais pas comme on pourrait le croire à première vue, par leur père. Mais bel et bien par leur mère... Comme Catherine d'Aragon quelques siècles auparavant, la maman avait épousé le cadet après la mort de l'aîné à la "Grande guerre"...
Ces documents sont toujours payants (Christer a dû sacrifier une fort belle somme pour rassembler ces documents). Ils sont accessibles auprès du GRO (General Register Office) à partir de l'année suivant l'événement ou immédiatement auprès du bureau d'enregistrement.
Ce sont nos amis britanniques qui ont crée le plus de "sources" sur les pilotes. Ce sont aussi eux qui négligent le plus hardiment les sources originales...
Ainsi, ils confondent allègrement le lieu de naissance et le domicile familial. Cette erreur est certes involontairement entretenue par des pilotes eux-mêmes. Mais rien n'empêche de recouper les sources.... Ils ont trop systématiquement tendance à se fier à "bonnes sources" et "meilleures sources" qui ne sont en fait que des livres, magazines, journaux et pages web qui ont pour principal défaut de ne pas recouper... On tourne en rond..

DavidCoulthard.jpgLe cas le plus emblématique de ces dernières années est l'excellent David Coulthard que d'aucuns veulent faire naître à Twynholm. Une simple lecture de l'acte montre que DC est né à l'hôpital  de Dumfries alors que ses parents vivaient à Twynholm. Peut-on raisonnablement imaginer que DC est de Twynholm et que la famille vivait à l'hôpital de Dumfries ??? Dans les années 50, les maternités s'étaient énormément répandues Et ce n'est pas la santé publique qui s'en plaindra... Mais... Vérité sainte et vérité officielle....

Quelques désaccords amusants émaillent les discussions des spécialistes...
Prenons la cas de la mort de "Bira" dans un hôpital londonien, à Hammersmith. L'acte de décès du Prince thaï indique qu'il est décédé un 24 décembre.... Je me souviens de discussions ahurissantes sur le fait qu'il serait réellement décédé le 23 décembre tard dans la soirée mais que.... Et alors ? Qu'est-ce qui détermine le décès légal ? L'arrêt des fonctions vitales ou le certificat délivré par un médecin. ? Vérité sainte et vérité officielle....

Il doit y avoir en Grande-Bretagne (et en France certainement) une administration qui regroupe les gens qui changent légalement d'identité au cours de leur vie... En Angleterre il y en a quelques-uns : Horace Gould, Les Leston, Stuart Lewis-Evans, Archie Scott-Brown sont ceux qui me viennent à l'esprit... Et inutile de chercher Johnny "Dumfries" sous ce nom. Il est "Comte de Dumfries" mais est membre de la famille Stuart qui donna des rois et reines d'Ecosse...
Les désaccords peuvent aussi porter sur les lieux... Ainsi Harry Schell est bel est bien décédé sur le circuit de Silverstone. Petit problème administratif... Ce circuit se développe sur deux comtés (donc deux "communes") différents... D'où plusieurs bureaux d'enregistrement... Discussions sans fin...
Sinon, quoi dire ? C'est à la fois si simple et si délicat... Mais la patience...

La prochaine fois, les états européens très restrictifs, et parfois étranges...



Jean-Paul Lajarrige



A suivre…

 

05 - Europe "secrète"

06 - Europe de l'Est

07 – Afrique

08 - Amérique du Nord

09 - Amérique latine

10 - Asie

11 – Océanie

12 - Autres sources

13 – Conclusion

14 - Bilan et perspectives




Images permanentes © Jean-Paul Lajarrige et DR
David Coulthard © Wikipedia

jeudi, 19 novembre 2009

Un con de Parisien à Epoqu'Auto

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Comme un con de parisien, j’étais persuadé que hors Retromobile, les salons de voitures anciennes de province étaient tous des Automédon de petite lignée.
La visite d’Epoqu'Auto à Lyon m’a démontré le contraire.
 


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Pour bien prouver que Lyon n’est pas seulement la capitale de la gastronomie, le salon ouvre sur les productions lyonnaises qui correspondent à notre attente, une brochette de Fournier-Marcadier  dont la première du nom, la FM01 aux lignes d’une pureté exemplaire. On mesure en la voyant de quelle façon les carrosserie ont évolué depuis 1963 et je ne suis pas certain qu’au point de vue de l’esthétique cela soit une évolution.
On est obligatoirement séduit de la même manière par la minuscule ARAL 66, une Formule France avant la lettre et l’on regrette la fin des années 60 où 15 000 francs  suffisaient pour se payer ce type de monoplace.

Noblesse oblige, la Fondation Berliet occupe une très bonne place et un rutilant GLR auquel il ne manque que la parole trône sur le stand autochtone.
Autre véhicule présenté en majesté comme il lui sied, La Bugatti Royale Coupé Napoléon que le Musée national de l'automobile de Mulhouse amena à Lyon avec quelques-unes de ses sœurs afin de fêter dignement le centenaire de la marque.


lyon4.jpgAu milieu du Hall 4, au centre exact du salon, une sorte de carré VIP attirait le regard, un salon dans le salon, un plateau d’exception que nous proposait Gérard Gamand sous l’enseigne "Exposition Autodiva".
Madame Gamand filtrait avec une grande élégance les happyfew méritants d’approcher de près la quinzaine d’autos sélectionnées par Monsieur autour du thème "1964-1975 : Le renouveau des constructeurs français de voitures de course".

Gérard accueillit MdS avec grande chaleur et nous fit faire le tour de son plateau.
Nous retiendrons celle qui nous a tant fait rêver, l’Alpine A220 de 1969 mais aussi les jolies Grac MT16 et MT20.
Nous passâmes un peu plus de temps à coté de son modèle chéri, la Pygmée MDB17 ex-Patrick Dal Bo remise à l’état neuf et aux couleurs tricolores d’origine. Gerard prit plaisir à nous apprendre ce que lui-même avait appris il y a peu, à savoir que ces couleurs que les exégètes avaient longtemps prises pour celles du drapeau français, le pays du constructeur, étaient celles de l’Union Jack, l’emblème de l’agence de pub Banting-Earle qui faisait courir les monoplaces de Patrick Dal Bo et Carlos Pace durant la saison 1972.

Avec beaucoup d’enthousiasme notre hôte évoqua son nouveau bébé, le magazine Autodiva en insistant sur le fait qu’il ne voulait pas ajouter sur le marché une énième revue de "bagnoles" mais un magazine traitant de l’histoire du sport automobile. Nous ne pouvions que l’encourager dans cette sainte démarche.

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Nous n’avons pas échappé au coté bon enfant de ce salon et au clin d’œil coquin des organisateurs qui pour être lyonnais n’en sont pas moins hommes et savent apprécier un bon tablier de sapeur.

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Le coup de cœur de cette campagne lyonnaise ira a un photographe discret dont la technique nous semble particulièrement bien adaptée a l’automobile, il effectue ses tirages sur un papier photo métallisé, ce qui donne un rendu des carrosseries, des parties métallique et des chromes absolument remarquable.
Son gout de la perfection l'amène travailler les autos anciennes avec un appareil qui leur est contemporain, un Zeiss 6X9 de 1924 estimant ainsi avoir un bien meilleur rendu.
Ce jeune photographe lyonnais se nomme Jean-Marc Boucheret, ne le manquez pas.

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Le stand des Editions du Palmier, toujours aussi bien fourni, nous permit de passer un agréable moment avec Michel Delannoy que nous quittâmes chargé de la biographie très complète de  Jean Rédélé, Monsieur Alpine, de Jean-Luc Fournier, éditions Bielles Doo-Wap, et l’album photo de Jean Ragnotti, aux éditions de l’Autodrome, qui se "regarde" comme on picore dans une boîte de bonbons. Chaque légende est une partie de rigolade et on se prend à rêver d’avoir Jeannot pour ami.
 
Complet, varié et pas snob pour un rond, Epoqu’Auto, comme le laissait entendre le TTDCB l’an dernier, mérite le voyage. 
 
 
 

Epoqu’Auto 31e édition . Eurexpo Lyon-Chassieu, halls 2, 4, 5 . 7 et 8 novembre 2009
www.epoquauto.com


 

Jean-Paul Orjebin
 
 


Images
© Jean-Paul Orjebin et Jean-Marc Boucheret

lundi, 16 novembre 2009

Trouvé dans un vieux Nikon 01/02

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Le noir et blanc, c'est la vraie couleur de la photo affirme Jean-Jacques Renaux en commentaire d'un de ses fameux albums qu'il publie sur Facebook, titrés "Memories found in 2 old Nikon F". Entre deux papiers, le reporter shootait çà et là. Voici quelques merveilles qui, hasard heureux, montrent des personnages ou des situations familiers de notre blog, ainsi ce JPB à Rouen en 71.




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Thruxton, spring 75, 1ère victoire de Jacques Laffite en F2 (à gauche) félicité par Patrick Tambay (Laffite sera champion avec 7 victoires)

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James Hunt débute en F3, Grand Prix des Frontières 1970, Chimay (B)

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GP of Great Britain 73, Silverstone, Ronnie Peterson (2nd) boit, Denny Hulme ( 3rd) rumine


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German GP 1973, Nürburgring (Nördschleife),
Jacky Ickx, unhappy with the Ferrari, has a test with McLaren (he will finish 3th). Speaking to Pete Lyons (the best F1 writer of the time, to my knowledge), the Belgian champion can't conceal his qualms about this very difficult season.



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German GP 1972 (Nürburg, Nördschleife)
Du départ jusqu'à l'arrivée, tandis que Jacky Ickx (Ferrari) vole en tête, Clay Regazzoni a bouchonné Stewart dans 12 x 72 virages. Malgré des paroles philosophiques de Bernard Cahier (à gauche), Stewart fait péter son ulcère à l'estomac. II WCVR, Brands Hatch 72 (hors championnat), Beltoise arrose sa dernière victoire en F1.


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Brands Hatch, Race of the Champions 1974 (hors championnat). Dans le déluge, Ickx (Lotus) vient de se faire Lauda (Ferrari) par l'extérieur dans Paddock Bend.


(Les légendes des photos sont adaptées à partir de celles de l'auteur des albums "Memories found in 2 old Nikon F")



Images
© Jean-Jacques Renaux