mercredi, 25 janvier 2012

Beltoise Brésil 74 #74/88

belbre74.jpgLes BRM qui avaient pu faire illusion en Argentine quinze jours auparavant grâce à leur nouvelle livrée verte ont piètre allure sous le soleil brésilien. La peinture s’est écaillée sous les impacts des gravillons projetés sur le circuit de Buenos Aires, on distingue même les rivets pop dessous.

Beltoise en témoigne :
"Lorsque je vis les voitures pour la première fois à Buenos Aires, je les ai trouvées splendides ; hélas je ne sais pourquoi, les gravillons marquent très fortement les carrosseries et après l’arrivée du GP ma voiture était beaucoup moins reluisante."




À ce plumage ingrat allait correspondre un ramage en rapport. Les P160 ne tiennent plus la route et leurs moulins tirent comme des Solex ; elles souffrent d’emblée sur le toboggan d’Interlagos encore plus bosselé et dégradé que l’an passé. "Vivement la P201..." se lamente Beltoise qui rame en un mauvais 2,36.49 alors qu’il avait tourné en 2,33.5 en 1973. Il lui faudra patienter trois semaines avant d’étrenner à Silverstone cette nouvelle auto sur laquelle Mike Pilbeam, l’ingénieur châssis, passe ses nuits.

On a mis le doigt sur un des problèmes, samedi ; le radiateur d’huile supplémentaire monté sous l’aileron perturbe le flux aérodynamique. Il est déplacé sur les châssis de Jean-Pierre et de Henri, mais reste à sa place sur la caisse de Migault. Pourquoi ce traitement à part ? Le Manceau se pose encore la question.

18e au premier tour de course, JPB est dans la roue de Pesca, qu’il sucera jusqu’au 17e passage, alors remonté en 15e position. Après avoir sauté le grand Riton, il entame une belle bagarre avec Graham Hill dont il sortira victorieux. Une 10e place est au bout. Il commente : "Mon moteur ratatouillait terriblement. J’ai manqué m’arrêter dès les premiers tours. Franchement, je n’ai continué que parce que je roulais avec Pesca et Jarier. Ils accéléraient plus fort que moi, mais j’arrivais à les tenir. Je me suis dit "on va bien se marrer." Quand Jarier a fait son tête-à-queue, je l’ai passé fin, fin, fin, comme lui le fait aux autres place de la Concorde".

Alors que le groupe des pilotes s’égaye aux quatre coins du monde dès le baisser du drapeau, Beltoise et Pescarolo restent au Brésil ; ils sont engagés la semaine suivante à la course inaugurale du nouveau circuit de Brasilia. On passera pudiquement sous silence leurs résultats.





Grand Prix du Brésil .
 Autodromo Jose Carlos Pace (Interlagos) . 27 janvier 1974
Fiche technique :  www.statsf1.com/fr/1974/bresil.aspx




JPB en filé
, photo FORIX
Vidéo extraite de YouTube  

samedi, 21 janvier 2012

Soldes façon Artcurial

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venteb.jpgL'exercice consiste à vendre des vieilleries le plus cher possible à des amateurs qui renchérissent encore en levant un doigt en direction d'un chef de rayon qui ne porte ni blouse grise Kiabi, ni pointe-Bic à l'oreille mais a un costume griffé et le verbe fleuri : Maître Hervé Poulain.






Les bouchons de radiateur, que les amateurs appellent mascottes parce qu'ils étaient censés porter chance ou simplement les représenter, ne se trouvent plus sur le capot des autos, d'où ils ont été bannis en 1958 pour raison de sécurité, mais plutôt dans les bacs des brocanteurs ou sous le marteau du commissaire-priseur.

Ce sont des pièces de collection qu'on divise en trois catégories : la mascotte de marque, la mascotte publicitaire et la mascotte 'accessoire. Le pire y  cotoie le meilleur, comme  l'est ce "Réveil Citroën", non signé, marqué A.E.L. Un bronze argenté de 12,5 cm de hauteur. Estimation 1 200 - 1 800 €.


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Grand passionné d'auto, René Lalique (1860-1945) mit son talent de maître verrier au service des calandres des véhicules de l’époque, dessinant  une trentaine de mascottes, dont une pour le lancement de la  5CV Citröen. "Cinq Chevaux", en relief dans la masse, et France à la pointe, verre blanc moulé-pressé. Modèle créé le 26 Aout 1925, non repris après 1947. Montée sur bague d'origine. 15 cm. Estimation 15 000 - 20 000 €. 
À droite, mascotte "Emblème de l'Automobile Club d'Auvergne". Bronze nickelé avec cartouche du club émaillé. Montée sur bouchon avec enjoliveur ailes en bronze chromé. H : 11 cm. Estimation 300 - 500 €. 

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Artcurial vend encore des tête-de-nègre alors que l'article a été retiré des pâtisseries car il devenait de plus en plus inconfortable de dire à haute voix, "je veux une tête-de-nègre". La marque Oléo - huile, bougies -, ne se posait pas la question au début du siècle dernier. Imaginons une telle mascotte aujourd'hui... Mascotte "Tête de nègre". Publicité des Huiles et bougies "Oléo". La vapeur sort par les narines et par les yeux. Bronze. H : 10 cm. Estimation 900 - 1 200 €

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Marguerite Montaut, épouse d'Ernest Montaut (1879-1909), signait ses oeuvres du nom de Gamy (anagramme de Magy, son diminutif). Son coup de crayon  est manifestement inspiré de celui de son époux, qui le premier eut l'idée de déformer le paysage pour suggérer la sensation de vitesse. La thématique de ce "Circuit marocain" est dans l'air du temps des années d'avant la Première Guerre mondiale, qui ne regardait les colonies et leurs indigènes qu'en tant d'objets de jouissance. "Circuit Marocain", D.F.P. Lithographie rehaussée. Signée en bas à droite. Copyright Mabileau & Co, Paris 1914. Très fraîche en couleur. 44 x 89 cm. Estimation 350 - 650 €

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"L'Epave", d'Ernest Montaut, est le second volet d'un diptyque décrivant comment un chauffeur tente - en vain - de négocier une courbe, sous l'oeil d'autochtones. (Voir la première gravure : http://bit.ly/wDfZ6T). Dans celle qui nous occupe, les paysans semblent venger les indigènes écrasés par Gamy dans la toile précédente. "L'Epave". Lithographie. Signée et datée 1904 en bas à droite. Légendée au milieu en haut. 44 x 88 cm. Estimation 500 - 700 €.
 

venteh.jpgGéo Ham (1900-1972) se servait de son expérience de pilote pour restituer en deux dimensions des avions ou des bolides fonçant sur le spectateur ou s'enfonçant dans le champ.

Il participa ainsi à la Coupe Dunlop en 1930, à l'Aérospatiale en 1931, et fit le navigateur dans des rallyes jusque dans les années cinquante. Cette aquarelle marquée par une utilisation dynamique du décor trahit l'inspiration d'Ernest Montaut. 

"A Arnage, la nuit, 1933". Aquarelle, crayon et gouache représentant l'Alfa-Romeo de Lewis et Richards poursuivant la Bugatti du Comte Czaikowski dans la forêt d'Arnage la nuit des 24 Heures du Mans 1933. Signée en bas à droite. 34 x 28 cm. Estimation 7 000 - 13 000 €.


 
ventei.jpgFrançoise de Gail, artiste contemporaine, produit deux espèces de toiles. En gros, on considère que les unes se rattachent à l'art naïf (telle celle-ci : http://bit.ly/AxAi0E), quand d'autres ont à voir avec l'hyperréalisme. Cette Voisin semble attendre les frères Martel devant leur atelier du 10 rue Mallet-Stevens à Paris.

Les jumeaux Jean et Joël Martel (1896-1966 tous les deux) étaient sculpteurs et décorateurs d'inspiration Art déco ou cubiste. Au sein de leurs oeuvres se trouve une "voiture de course" qu'on aimerait voir.

"Art Déco". Acrylique sur toile. Représente une Voisin 12 cylindres devant l'atelier des frères Martel dessiné par Mallet-Stevens. 80 x 65 cm. Estimation 1 000 - 1 500 €. 

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La version Dunlop du "Déjeuner sur l'herbe" d'Edouard Manet ne saurait provoquer l'émoi que l'original du maître impressionniste engendra, où on voyait une femme nue entouée de deux hommes vêtus. Sur le gazon anglais, tout juste note-t-on un champagne qui gicle. Affiche "Le déjeuner sur l'herbe - Dunlop" Distribuée par E. Frock, Paris. Imprimerie J. Robillon, Paris. Entoilée. Non signée. 158 x 120 cm. Estimation: 3 800 - 5 000 €.

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Goutte d'Huile Esso
. Grand personnage en plastique représentant la goutte d'huile anthropomorphe symbole du pétrolier Esso dont elle porte l'emblème sur la base. Circa 1960. H : 120 cm. Estimation 1 500 - 2 000 €. 
Heuer Monaco 1970. Montre bracelet en acier. Boîtier carré, poussoirs ronds. Couronne de remontoir à gauche. Cadran gris avec un compteur. Totalisateur 30 minutes à 3 heures, dateur à 6 heures et petite trotteuse décentrée à 10 heures. Aiguilles luminescentes. Mouvement automatique calibre 15. Bracelet en acier avec fermoir en acier signé Heuer. Cadran, boîtier et mouvement signés. Dimensions : 40 x 40 mm. Vendue avec son écrin d'origine. Estimation 8 000 - 12 000 €. 
 

ventem.jpgEn dépit de leur nom, les motos Dollar sont bien de marque française, laquelle s'est d'abord lancée dans la fabrication de cycles, sous la marque Omnium, puis Dollar, avant de s'ouvrir en 1923 au monde de la moto. La S4 Sport a été achetée par l'actuel propriétaire à une importante collection varoise de motos des années 1930. Elle présente les caractéristiques d'une bonne machine de cette époque, avec son moteur 500 Chaise culbuté, sa fourche à parallélogramme, son cadre rigide, sa commande de boîte de vitesses par levier, son échappement relevé caractéristique des Dollar Sport et Grand Sport. En bon état de présentation, elle démarre sur un bon coup de kick et offre les sensations dépaysantes que procure la conduite d'une machine de cette époque. Notez que l'Amicale Dollar, particulièrement dynamique, propose de précieuses informations et pièces pour les utilisateurs de Dollar. (Source Artcurial)Dollar S4S moteur 500 Chaise, 1934. Estimation 10 000 - 15 000 €

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La voiture ci-dessus est une quasi-première main, achetée neuve par l'arrière-grand-père de l'actuel propriétaire, qui était alors fondé de pouvoir des Fonderies Debard, fonderies d'aluminium connues dans l'industrie automobile. Il s'agit d'une Salmson S4-61L, dernière version de la série, équipée de freins à commande hydraulique et dotée d'un coffre arrière complètement intégré à la ligne de caisse. Les portes de cette berline s'ouvrent en vis-à-vis, dégageant complètement l'accès à l'habitacle. Elle est équipée d'une boîte de vitesses manuelle et de pneus à flancs blancs. L'intérieur, en simili rouge d'origine, comporte des boiseries de portière en bon état et le compteur de vitesses, sur planche de bord en tôle peinte, affiche 57 032 km. La mécanique double arbre nécessite une remise en route et la carrosserie très bien conservée ne présente que quelques traces de rouille sur les marchepieds, les bas d'ailes et les portes arrière. (Source Artcurial)
Estimation 12 000 - 16 000 €

1951 Salmson S4 61 L berline, châssis n° 63423

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Aussi luxueuse qu'une Bentley et aussi rapide qu'une Jaguar, cette Facel Vega Excellence Série 2 est la dernière des huit voitures produites. Achetée par Jean Bauchet, directeur du Moulin Rouge après la mort de sa précédente propriétaire américaine, cette auto apparaît en 1966 en arrière-plan d'un publi-reportage pour Ford, publié dans Look Magazine et où Jean Bauchet est présenté comme un "connaisseur of fine motorcars", ce document a été retrouvé par l'Amicale Facel Vega. En novembre 1982, l'Excellence est confiée par les établissements Duchêne, dernier concessionnaire Facel Vega, à Maître Poulain. Sous son marteau, elle est alors achetée en copropriété par deux collectionneurs passionnés, qui la mettent aujourd'hui en vente, mue par un Chrysler TY8 de 6,7 litres de 400 CV à poussoirs mécaniques, coiffé d'une pipe d'admission Edelbrock - option hors catalogue généralement réservée aux Chrysler spéciales police ou de compétition, ce qui augure de performances d'autant plus surprenantes que la boîte automatique est accolée à un pont court. Le compteur kilométrique indique aujourd'hui 55 000 km, chiffre qui correspond à son kilométrage d'origine, sachant qu'elle en affichait 33 000 lors de son achat en 1982. (Source Artcurial)
Estimation 120 000 - 160 000 €

1964 Facel Vega Excellence Série 2 Export berline, châssis n° C105

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Sortie d'usine le 11 avril 1959, il s'agit de la 22e Ferrari California produite, prototype inclus qui a reçu sa première immatriculation, MO 51012, le 15 avril 1959 au nom de Franco Mattioli, domicilié à Sassuolo, commune voisine de Maranello, dont on pense qu'il fut le prête-nom de Roger Plemiannikow, alias Roger Vadim. Avec l'actrice danoise Annette Stroyberg, sa seconde épouse, ils roulent à peu près six ans, jusqu'en 1965, avec cette Ferrari sans changer les plaques italiennes. La California est revendue en 1965 par le garage Montchoisy de Genève à Georges Lang, un transporteur d'Annecy. La voiture est alors immatriculée dans le département de Haute-Savoie, 10 FY 74 et devient rouge Bordeaux. En 1967, Lang acquiert une Lamborghini Miura chez Atomic Garage, à Lyon et y laisse la California en reprise. Elle est retrouvée en 1993 et vendue à un marchand américain qui la fait transporter à Amsterdam pour l'exporter mais Jean Guikas la rachète alors qu'elle se trouve encore en douane et la ramène à Marseille où il la garde jusqu'en 1997. Lorsque le collectionneur Jean-Claude Bajol se rend compte qu'il s'agit de la voiture de Vadim dont il rêvait depuis tant d'années, il fait immédiatement un chèque au négociant et entreprend alors une restauration complète à Modènei. Bajol avait connu Roger Vadim lorsqu'il l'apercevait dans les rues de Paris au volant de cette voiture. (Source Artcurial)
Estimation sur demande

1959 Ferrari 250 GT California Spyder avec hard-top d'usine, châssis n° 1283GT

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Et, pour finir en beauté, voici deux anciennes françaises toutes neuves...

Achetée neuve en janvier 1965 par le collectionneur Bill Harrah dans le showroom de Citroën Beverly Hills, à Los Angeles, cette 2 CV n'a jamais bougé pendant 40 ans. Son propriétaire actuel en a fait l'acquisition il y a une dizaine d'années, et ne l'a guère utilisée, ce qui explique les 116 miles qu'affiche le compteur, soit environ 185 km, probablement le plus faible kilométrage couvert par une 2 CV de cette époque. Ayant été abritée dans des conditions optimales, à l'abri de l'humidité, elle est donc quasiment neuve, telle qu'au jour de sa livraison... Pour ajouter encore une touche d'originalité, s'il en était besoin, cette 2 CV est une version "California", équipée de clignotants spéciaux en forme de goutte d'eau sur les ailes avant et au bas des ailes arrière. Pour dissimuler les orifices de fixation des clignotants "normaux" sur les montants arrière de pavillon, Citroën a ajouté un double chevron horizontal, dont les deux pointes sont tournées ver l'avant, figurant deux flèches lancées à vive allure.
Estimation 30 000 - 40 000 €.

1965 Citroën 2 CV AZAM berline. châssis n° AC651691931

Avec près de 3 millions d'exemplaires produits, tous types confondus, de 1960 à 1989, la Peugeot Sortie d'usine en janvier 1976, et achetée par son unique propriétaire, le président d'une société qui en avait plusieurs dans le cadre d'une flotte d'entreprise, elle fut conservée dans le garage de sa résidence secondaire dans le Midi sans être jamais utilisée, d'où son état exceptionnel, proprement incroyable et ses 142 km au compteur. Animée par le moteur Diesel Indenor XD 88 de 1948 cm3 et 57 ch DIN, la camionnette bâchée 2/3 places est de couleur beige, bâche beige et intérieur en simili marron, elle a encore sous son capot tous les décalques de préconisations d'origine. Modeste automobile, certes, mais sans doute occasion unique car elle représente le rêve de tout collectionneur : une voiture de 35 ans d'âge neuve ! (Source Artcurial).
Estimation 12 000-18 000 €

1976 Peugeot 404 U10 (UX) Pick-up bâché Châssis n° UXD 8570461



Artcurial Motorscars à Rétromobile . Paris Expo Pavillon 4/3 . 3 févier 2012

www.artcurial.com
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Rétromobile 37e édition . Paris Expo Pavillons  2/2, 2/3, 3 . 1-5 février 2012
www.retromobile.com 



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