lundi, 03 avril 2006

Paul Belmondo

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Né à Boulogne-Billancourt le 23 avril 1963, Paul Belmondo est le fils de son père. De méchantes langues prétendent que sa carrière n'est due qu'à un nom convenablement exploité ; toujours est-il que son coup de volant lui vaut de remporter le Yamaha Karting Challenge en 1981, une discipline à laquelle il s'essaie deux ans plus tôt.

1982 le voit s'attribuer le Volant Elf, puis il s'engage en Formule Renault en 1983 - il gagne au Mans. Trois saisons de formule 3 l'attendent, de 1984 à 1986, sur une Martini du team Oreca. Il n'y fera pas de merveilles ; quatrième au classement final en 84, sixième l'année d'après - malgré une victoire à Albi, et enfin descendu à la onzième place en 1986. L'unique chose qu'il semble avoir retirée de cette période est l'accent cockney de son manager Dave Price... Il court parallèlement en Sport pour Joest Racing.

medium_belmondo.jpgC'est ensuite la formule 3000 et il arrache deux points au championnat 1987 sur une Lola T87/50 tandis qu'il s'aligne aux 24 heures du Mans sur une Porsche 962C en compagnie de Pierre de Thoisy et Michel Trollé. Trouvant cette configuration - F3000/24 h du Mans - à sa mesure, Paul la réédite en 1988 et 1989.
Le bilan de ce couple de saisons est mince : pas un point en F3000 en 88 et un crash au Mans sur la Courage partagée avec Migault et Katayama, tandis qu'en 1989 son score reste vierge en F3000 - il plante à quatre reprises sa Reynard - et au Mans un accident arrête sa Porsche Primagaz au 61e tour.

Têtu, Belmondo poursuit sa quête en F3000 deux années supplémentaires au cours desquelles sa meilleure performance est une sixième place au Bugatti. Nullement rebuté par les résultats modestes du garçon, Gérard Larrousse lui offre en 1992 de tester ses machines de F1 au Ricard, mais c'est sur la March officielle avec Karl Wendlinger qu'au terme d'un arrangement financier le jeune homme débute en Grand Prix. Il se qualifie cinq fois et termine chacune de ses courses, malheureusement l'argent vient à manquer et il est remplacé après le GP de Hongrie 1992 par Emanuele Naspetti.

1993 le trouve pilote d'essais pour Benetton et engagé dans la série Supertourisme où il conduit une Opel Vectra. Les choses s'emballent en 1994 avec l'arrivée sur la scène de la F1 de l'écurie Pacific - Belmondo est dans le coup et aussi Bertrand Gachot. Las, c'est une saison désastreuse. Leur caisse est aussi rigide qu'une feuille de papier à cigarette, le moteur est digne d'un petit cyclomoteur et ils n'ont pas de sous. Résultats : deux qualifications en seize épreuves, autant d'abandons.

medium_belmondolmes.jpgSon expérience en Grands Prix terminée, Paul Belmondo se tourne à partir de 1995 vers les différentes formules de voitures GT. Il dispute en 1995 et 1996 le Championnat BPR Global GT, puis part au Japon en 1997 pour courir la série japonaise GT et participe aussi à la Porsche Supercup ; en 1998 il est de nouveau en Porsche Supercup et fonde cette année sa propre écurie, le Paul Belmondo Racing.

A partir de 1999 on le voit au Championnat FIA GT sur une Viper ; il gagne même cette saison une épreuve à Homestead, aux USA. Il engage des Courage-Ford dans la série Le Mans Endurance Series depuis 2004.

Cette biographie est celle d'un homme qui, contrairement à l'image que véhicule son nom, est loin d'être le fils à papa un peu playboy que certains jaloux dénigrent, mais un garçon courageux et opiniâtre, à qui la nature a donné de la constance, sinon du talent.




Paul Alexandre Belmondo

France
Né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 23 avril 1963
Site officiel : www.paul-belmondo-racing.com
Voir aussi sa fiche sur Autocourse Grand Prix Archive



Paul Belmondo au GP d’Allemagne 1992
, photo D.R.
Portrait © ACO pour le site Paul Belmondo Racing
Sur la Courage C65 aux essais des 24 h du Mans 2004 © Bernard Canonne pour le site Paul Belmondo Racing