vendredi, 23 juin 2006
Quatre bonnes raisons d'aller au Grand Prix de l'Age d'Or
1 - La première bonne raison tient au circuit de Dijon-Prenois qui en dépit de son tracé intéressant et d'une bonne visibilité pour ses spectateurs ne fait pas oublier Montlhéry, ne fera pas oublier Montlhéry, même si on y chiait dans les bois et si on explosait son bouilleur dans la côte. Dijon-Prenois, en somme, pour mieux se souvenir du diplodocus de Linas.
2 - La deuxième bonne raison tient au circuit de Dijon-Prenois, qui avec un tracé intéressant et l'excellente visibilité qu'il offre, a permis au public d'échapper aux autres choix possibles dès qu'il fallut remplacer Montlhéry : le Bugatti ou Magny-Cours.
3 - La troisième bonne raison tient au programme des réjouissances : 15 plateaux alignant quelque 400 autos parmi lesquelles des F1, ce que, il faut le concéder à Prenois, Montlhéry ne permettait pas. On y attend des Matra, des Tyrrell, des McLaren, mais ausi des protos (Ford GT40, Lola T70, Matra 650...) et des voitures toujours agréables à toucher du doigt comme des Ferrari 250 et 275, Aston Martin DB4, AC Cobra, Chevrolet Corvette, etc.
D'ailleurs, les toucher du doigt, le public sera admis à le faire car cette année il pourra accéder à la ligne des stands durant la pause méridienne des deux journées. Rendons en grâce à l'organisateur, "aux" organisateurs, convient-il d'écrire, depuis qu'Eric Helaine n'est plus seul sur le coup, épaulé par Patrick Quiniou qui prend en charge la partie compétition alors que l'organisateur "historique" veille sur les clubs et le village. En gros. Comment les repérer ? Le premier nommé est mieux habillé.
4 - La quatrième bonne raison tient au club Bugatti France qui fera salon à Dijon, avec pas moins d'une trentaine de modèles de Grand Prix, Type 51, 35 et 37. Là encore, chacun pourra flatter les carrosseries et envier les propriétaires, où l'inverse suivant son degré d'intimité avec le club.
Grand Prix de l'Age d'Or . Circuit de Dijon-Prenois . 24 et 25 juin 2006
Site officiel : www.gpao.fr
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dimanche, 26 juin 2005
Grand Prix de l'Age d'Or 2005, jour troisième

Coincé par une équipe de télévision dans l'enclos des Bugatti et sommé de s'expliquer sur cette nouvelle manifestation en terre bourguignonne, l'organisateur Eric Helaine convoquait sa phrase magique "Venez voir courir l'histoire" alors que nous arrivions sur ces entrefaites.
Il est vrai que l'accroche a son efficacité. Il s'est gardé évidemment d'évoquer le travestissement auquel l'an dernier nous l'avions soumise, proposant à nos lecteurs de "venir voir mourir l'histoire", mais il nous a offert en revanche une audace syntaxique dans le texte de l'édito du programme qui vaut d'être relevée, évoquant "le brun de nostalgie" qui avait marqué l'édition 2004 de l'Age d'Or.
Nous n'aurons pas l'indiscrétion de lui demander quel brun a ainsi fait défaillir sa plume ; sans doute pensait-il à ce beau brin de fille qu'est devenue en un an sa manifestation, dont la version 2005, tout juste refermée, fut une réussite.
Alors que nous redoutions à l'issue de l'édition de l'an dernier voir s'envoler la magie créée par la fusion entre le GPAO et l'autodrome de Linas-Montlhéry - belles anciennes sur un lit de vieilles pierres - force est de constater que le transfert à Dijon, loin d'affadir l'Age d'Or, l'a revitalisé.Le public est venu en masse. Dès 10 h du matin, les buttes de terre étaient couvertes de monde, alors que l'on pouvait craindre la chaleur comme un élément dissuasif. Immergé dans ce public bon enfant (dont il conviendrait d'analyser la provenance ; il nous a semblé être beaucoup moins formé de Franciliens), nous avons redécouvert les plaisirs simples du spectacle offert par une course automobile telle qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : des glissades, des tête à queue, des dépassements, de franches accolades à l'arrrivée, bref du bonheur !
En cela Prenois est super. Son tracé valloné fait de changements de pentes et de courbes en dévers à l'aveugle fait songer à un petit Brands Hatch ; il procure du spectacle en demandant aux pilotes de déployer la gamme de leurs talents pour fait tenir simplement par terre les autos.
Posté à l'entrée de la courbe à gauche qui introduit la nouvelle section, qui ressemble un peu au Paddock bend de Brands Hatch, mais inversé, nous avons dégusté un programme à l'ancienne, un festival de glissades et de purs gestes sportifs sur lequel ni le temps qui filait, ni la chaleur qui montait n'eurent prise.

Grand Prix de l'Age d'Or . Circuit de Dijon-Prenois . 26 juin 2005
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vendredi, 20 mai 2005
Grand Prix de Pau historique 2005, le toucher #04/05

Vendredi 13 mai, vers 15 h, un quidam s’est arrêté place Royale, face à la mairie. Un autre l’a rejoint, le pied sur une bite de stationnement, pour se donner une contenance. Bientôt une petite troupe paloise a grossi l’endroit que des flics n’ont pas tardé à investir.
C’est que la presse locale avait annoncé l’événement en ces termes : « Des F1 dans la ville ». Ce qui apparaissait comme une lapalissade s’agissant d’un circuit dans la ville le fut moins car, sur une idée de Rayon d’Action, des F1 se sont répandues dans le haut de la cité, au milieu des gens, pour mieux les toucher, à tout le moins ceux qui ne descendent jamais où ça tourne.
Quittant le parc Tissié, deux monoplaces, une Wolf WR1 et une Surtees TS19, ont, sous la conduite d’un motard de la gendarmerie, fait un tour de ville au ralenti, le Cosworth maintenu à la limite du calage car le convoi était d’une lenteur inadmissible au regard de sa composition.
Le personnel de la mairie, sans doute gratifié d’une autorisation de sortie, a commencé de s’attrouper sur la place : petites secrétaires au nombril à l’air ; gars des services techniques en fluo, le bide avantageux ; également quelques costards-cravates, malgré la chaleur lourde qui tombait cet après-midi. En fond sonore, on suivait la progression en ville des deux V8 sans les apercevoir. Les Palois savaient les situer, nous savions ce qui leur arriverait immanquablement s’ils tardaient à apparaître : de la casse.
Un homme en noir, pochette rose à la boutonnière, est sorti de la mairie et s’est mêlé au groupe des costards-cravates, l’air à l’aise et important ; sans doute leur chef. Nous avons reconnu André Labarrère, le maire de Pau, sénateur, ancien ministre. Subitement le pince-fesses improvisé s’est haussé du col, rectifiant qui un pli de robe, qui une mèche non laquée.Un mouvement de foule devant l’office du tourisme qui jouxte la mairie : les voitures de course arrivent !
A grands coups d’accélérateur, au point d’ébullition, la Wolf et la Surtees fendent la foule, précédées d’un des cinq Eric Hélaine que nous vîmes au cours du week-end, au bord de l’apoplexie (l’organisateur avait été cloné pour assurer sa tâche aux cinq coins du circuit), mais qui prend soin de saluer André Labarrère avant de gicler vers la Surtees qui n’a rien trouvé de mieux que de crever son radiateur au pied du maire, la malpolie.
Emoi, bazar, improvisation. Du coup le cortège stoppe. Les pilotes s’extraient des baquets. Ils sont empruntés. La situation est inhabituelle pour ces types, David Coplowe et Peter Wuensch, qui ne sont pas des vedettes et n’ont pas normalement à gérer des mouvements de foule dont ils sont l’épicentre. Le public cerne les autos, tâte les boudins décomposés par la chaleur, se risque à glisser une main au-dessus des Cosworth ébouillantés, histoire de se faire peur.
Labarrère prend les choses en main, et les pilotes par le cou, posant pour les quelques badauds qui, eux, n’avaient pas oublié leur appareil-photo à l’hôtel.
Un bus de la STAP se pointe, rempli d’usagers sortant du boulot et dont les mines renfrognées par l’embouteillage s’allument lorsqu’ils apprennent de Labarrère lui-même, penché à la fenêtre du conducteur, que des F1 sont en panne sur la voie publique. Tonnerre d’applaudissements dans le bus. Un coup de pub pour le meeting du week-end. Avec son look à la Georges C. Scott, et son chapeau à larges bords, Labarrère est un sacré communicateur. Nous avons appris là comment un événement raté pour les uns pouvait en servir d’autres.
A Pau, défense de toucher, sinon c’est la claque. Ce qui est vrai ci-contre l’est beaucoup plus le long des 2, 760 km bordés de rails d’un circuit qui n’offre aucun dégagement à part celui de la gare, d’autant que la vitesse peut y être élevée (record de la piste en 144, 839 km/h de moyenne pour Montermini en 1992 en F3000).
On évitera de sous-virer sur le mouillé au virage de la gare, ce qui envoya toucher les bordures une ou deux Ferrari 250 GT du Shell Historic Challenge ; on abordera avec circonspection et de bons freins le gauche du pont Oscar que quatre GT ont embrassé assez violemment le dimanche, laissant sur le tarmac plusieurs millions d’euros ; on fera gaffe de ne pas flirter avec le rail extérieur bordant les terribles courbes du parc Beaumont ; on veillera à ne pas se manger le maréchal Foch en passant à ses pieds et enfin on visera correctement les points de corde commandant la descente Poeymirau pour ne pas s’y racler les épaules.La bise au vainqueur est à ce prix.

Grand Prix de Pau historique . Circuit de Pau . 13 mai 2005
Web : http://www.grandprixhistorique.com/
André Labarrère © http://www.senat.fr
Image du circuit (bas) © Barry Boor
20:35 Publié dans Grand Prix de Pau historique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grand prix de pau historique, 2005, circuit de pau, andre labarrere, eric helaine, david coplowe, peter wuensch
jeudi, 31 mars 2005
Grand Prix de Pau historique 2003 #02/03
N’oublions pas les Français présents, formant la majorité des pilotes de F3 Classic, nombreux en formule Ford, une poignée en GT, et régnant sur l’ensemble, le très parisien Eric Hélaine, l’organisateur, qui étend son rayon d’action en Béarn depuis 2001. Trait d’union élégant entre les interlocuteurs locaux et les concurrents, l’homme, qu’on jurerait sorti des pages de Vogue Homme, n’en anime pas moins une organisation efficace.
De cela nous voulons pour preuve le remplacement sans barguigner du badge que nous portions au cou, vulgaire carton attaché avec du bolduc mais ici d’une valeur comparable à une rivière de diamants, dont quelque Arsène Lupin des paddocks nous avait soulagé alors qu’occupé à photographier. Merci encore à la charmante attachée de presse Elise Marcellan.
C’est dans l’ombre bienfaitrice du parc que les 30° régnant au cours du week-end nous ont incité à baguenauder. Le spectacle offert aurait ravi un pointilliste.
(A suivre…)
Grand Prix de Pau historique . Circuit de Pau . 1er juin 2003
Web : http://www.grandprixhistorique.com/
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