lundi, 24 juillet 2006

Aidons un enfant malade à réaliser son voeu !

Courant juin nous recevions un de ces courriers dont rêve tout webmestre, pas un de ceux qui lui propose un sexe d’âne ou de rencontrer des jeunes Birmanes pas trop chères, mais de ceux qui lui disent que sa route est la bonne.
Il émanait d’un jeune homme de trente-deux ans, Olivier Leschiera, dont la première émotion automobile est née en 1982, le jour de la mort de Gilles Villeneuve. Olivier raconte s’être isolé dans sa chambre pour pleurer, il avait neuf ans.

medium_tyrrell_019.jpgPuis la passion s’est insinuée en lui, creusant un sillon technique pour faire de ce fort en thème un ingénieur aérodynamique. Voici ce qu’il écrit sur son site : "Monaco 1990 m'a définitivement donné l'irrésistible envie de faire de l'aéro en F1. Une passion pour la Tyrrell 019 et son nez en aile de mouette qui était si novateur, un profond respect pour son créateur Jean-Claude Migeot. Ces formes aérodynamiques nouvelles arrivaient juste après les coups d'éclat d'Alesi à Phoenix et son duel avec Senna. La Tyrrell au numéro 04 me fit penser avec son nez étrange à l'Albatros de Baudelaire sauf qu'elle savait se faufiler entre les rails de la Principauté !" Olivier écrit aussi bien qu’il calcule.

Après un stage chez Jean-Claude Migeot, alors chez Fondmetal, puis deux ans chez Peugeot Sport avec Robert Choulet, il participe à l’aventure mystérieuse d’Asiatech avec Enrique Scalabroni. "Durant ces années, j'ai réalisé que la F1 était certainement encore le pinacle de la technique automobile et en ai profité en tant qu'ingénieur mais ai constaté que la vision que j'avais petit sur ce monde chevaleresque, héroïque n'était plus tout à fait la bonne. J'ai alors décidé de me plonger dans le passé pour retrouver ces valeurs là et j’ai commencé le voyage long dans le passé jusqu'au milieu du siècle dernier.
J'ai l'impression d'avoir trouvé en vous et tous vos lecteurs des guides initiatiques tout à fait précieux.
" Olivier est aussi modeste qu’il dessine bien.

A la fin d’Asiatech, il décide de quitter la F1, vraisemblablement pas convaincu de pouvoir s’y réaliser pleinement, et s’engage dans un truc complètement à l’opposé qui rend son parcours si intéressant : l’aide aux enfants malades. "J'avais réalisé mon rêve en travaillant en F1 pendant 5 ans, je voulais aider des enfants touchés par la maladie à échapper à leur quotidien en réalisant le leur."

Au sein d’une association appelée Make A Wish France [1], il œuvre à la réalisation de vœux d’enfants malades. Il cite l’exemple d’un petit garçon de six ans, gravement touché dans sa chair, dont le rêve est de rencontrer Michael Schumacher. Hélas le jour où la chose était possible, le petit était intransportable. Il va mieux maintenant et Olivier écrit qu’il l’emmènera dès que possible à Maranello.

Pour faire connaître son engagement, Olivier a monté un blog, [MDV]2 Moteurs de Vie, Moteurs de Vœux [2], sur lequel il lance un jeu consistant à désigner parmi 48 Grands Prix notoires de l’histoire de la F1 celui qu’on aimerait revivre. MdS encourage vivement ses lecteurs à voter. Le choix est ardu car Olivier a mélangé les époques. Si les anciens désigneront un Reims 58 ou un Spa 66, d’autres comme votre serviteur ne verront que par un Nurburgring 68 ou Monaco 72 (évidemment),  enfin nos modernes voteront pour un Spa 2000 ou un Suzuka 2005. 

MdS met ses vedettes à la disposition de tout enfant qui désirerait les rencontrer. Enfin ses vedettes… SA vedette, le Pr Reimsparing, plus impressionnant que Schumacher, plus méchant que Montoya, plus loquace que Räikkönen, moins rigolo que Laffite toutefois. Il est malheureusement à craindre que la rencontre de ce sévère universitaire, scrutant le soleil à la recherche de tâches suspectes, ne fasse qu’aggraver le cas de l’imprudent enfant dont ç’aurait été le désir.


medium_mdv2.jpg





[1]
Make A Wish® France, association caritative à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901, s'emploie à réaliser les rêves d'enfants de 3 à 18 ans atteints d'une maladie grave. www.makeawishfrance.org
[2] http://moteursdevie.hautetfort.com


La Tyrrell 019 au GP de Monaco 1990
, photo DR