lundi, 05 février 2007

Nouveaux riches

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Vu, fin décembre 2006, à Strasbourg, scène surréaliste. Un jeune type, en Boss de pied en cap, tente de régler son nouveau reflex numérique. Il est face au Parlement européen et éructe une série de jurons destinés à l'engin récalcitrant. Le tout en russe ! Comme il fait un peu frisquet, sa Lara Croft personnelle s'ennuie ferme dans la voiture. Le Nikon récalcitrant ne marche toujours pas.

Quel interêt direz-vous ? Aucun, sauf que l'auto en question s'avère être une MIURA 1966 1ère génération. Orange, de surcroit, bas de caisse gris. P.... 40 ans ! Je suis sûr que le gars n'a même pas l'âge de l'auto. Subjugué, je suis, par le coté "décadent" de la scène. J'aimerais bien l'immortaliser mais mon petit Olympus est bien sagement rangé à la maison et mon portable mégapixels aussi. Heureusement, le Rebroff est sympa et après lui avoir initialisé son petit bjou technologique, il s'en va mitrailler les bâtiments européens... pendant que je m'approche des deux belles !

La suite est banale. Quelques phrases échangées en anglais. J'essaie d'avoir des infos sur la Lambo. Visiblement, ils en savent moins que moi. On fait quelques photos. Lui avec l'auto. Lui avec la brune. Lui avec l'auto et moi. L'auto seule. Lui tout seul. Tiens, pas une seule avec moi et la brune. Tant pis ! Il a promis de me les envoyer. On verra. 1966 - 2006. On ne peut pas laisser passer l'année [1] sans rendre un petit hommage à cette magnifique quadragénaire. En 1971, J'ai eu l'occasion d'essayer une version S sur une autoroute allemande détrempée, avec Hubert Hahne au volant. C'est kek'chose, je vous dis !


Signé Jean-Claude Arnold


[1] Si Jean-Claude on peut, ce qui patine l'auto un peu plus et la rend un peu plus désirable. (Note du TTDCB)

20:25 Publié dans Constructeurs | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : lamborghini, temoignage, 2006 |

samedi, 23 décembre 2006

Joyeux Noël en quatrième vitesse

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L'ami Jean-Marie Guivarc'h ne précise pas dans son courrier si le Père Noël dont il nous fait cadeau a les flics au cul. La dynamique de son trait semble plaider pour cette hypothèse. Nous n'accaparerons donc pas ce livreur de cadeaux, genre chute de camions, et nous saurons être bref, pour une fois, le temps de vous souhaiter à toutes et tous un joyeux Noël selon l'expression consacrée mais bien utile au blogueur, sur les rotules en cette fin d'année, et qui est preneur de la moindre expression toute faite de façon à s'économiser d'en fabriquer de nouvelles.

En cette période de la Nativité qui devrait incliner l'homme à sonder son âme, ou mieux celle de son prochain, plutôt que de s'interroger sur l'opportunité de passer à Windows Vista tout de suite, laissez-moi me recueillir une minute, et par le truchement du "Je" auquel je répugne - mais comment l'éviter quand on évoque un ami disparu. Oh ! Un ami, pas vraiment, nous ne nous connaissions pas,  nous savions juste nous reconnaître le dimanche, lui dans sa librairie du Virgin Megastore des Champs-Elysées , l'animateur de ce bel endroit où il passait des livres. Moi, comme flâneur, amateur de crème brûlée. J'ai parlé de lui ici. Il passait des livres, au sens qu'il transmettait à son interlocuteur le meilleur de ce qu'ils peuvent receler, et pas seulement les bouquins de bagnole, j'écris ça pour celui que cette note gonfle déjà.

Laurent Bonelli, il s'agit de lui, il s'agissait de lui, est mort mardi dernier à 37 ans d'un cancer foudroyant. Comme Gunnar Nilsson. Reviens, lecteur rigide, on reparle de bagnole. Mes dimanches à la crème auront un drôle de goût. Un goût de brûlé.



Un Père Noël 2006 un peu speed © Jean-Marie Guivarc'h

12:20 Publié dans La règle du je | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : perso, 2006, memorial, jean-marie guivarch, art, joyeux noel |

vendredi, 22 décembre 2006

Mes jouets Renault

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Vitrine officielle de la marque, l’Atelier Renault a revêtu sa parure festive ; sapins blancs, Père Noël au volant d’une ancienne, petites voitures en réduction parsemées çà et là, qui fournissent son thème à l’expo de cette fin d’année : Mes jouets Renault. Tout cela ravit autant les petits qu'agace leurs parents qui n’ont à se mettre sous la dent qu'une R25, championne du monde des supermarchés, une Clio Sport, voire une hôtesse pour les plus vernis.
On ne vient pas à l’Atelier Renault pour acheter, c’est bien connu, mais pour se cultiver, pour réfléchir où en est la communication d'entreprise en ce début de siècle, c'est-à-dire comment vendre des autos sans en montrer.

medium_atelier1.jpgCapturées dans des bulles de plexi, façon BD, des miniatures maison rappellent la longue histoire du Losange, depuis les premières victoires de Louis Renault en voiturette A, en 1898, jusqu’au championnat d’Europe des rallyes remporté en 2004 par Simon Jean-Joseph sur Clio, en passant par la victoire d’une Nervasport au Monte Carlo en 1935 où les records établis par l’Etoile Filante en 1956, qui tiennent toujours, semble-t-il.

L’auto miniature et Renault ont développé une communauté d’intérêt qui remonte à la création de la firme. Dès 1906, la type AK qui avait gagné le GP de l’ACF s’est retrouvée réduite à l’état de jouet, lui-même aussitôt écrabouillé par les minis Marteau et Ferenc Szisz à qui on l’avait offert. En 1934, la Compagnie industrielle du jouet (CIJ) propose à Renault de développer une série de jouets à son effigie ; c’est la naissance de l’appellation "Jouets Renault, Jouets de France". Un catalogue proposant à la vente des Nervasport, Vivasport, des camions, des bus et des bateaux, est édité en 1935, avec un immédiat succès.

medium_atelier0.jpgAprès la guerre, la CIJ continue sous son propre sigle la production de voitures Renault. La révolutionnaire 4 CV connaît une belle réussite, tant en compétition (victoires de classe au Mans et au Monte Carlo dans les années cinquante), qu’en modèle réduit. Une auto dont on fête cette année le cinquantenaire. Les stars des cours de récré s’appellent en ce temps-là, Etoile filante – autre belle quinquagénaire, Frégate, Floride ou Dauphine. La CIJ ferme ses portes en 1964, laissant aux jeunes firmes montantes comme Dinky Toys ou Solido le soin d’exacerber les désirs des gosses. Dinky Toys notamment fait fort en sortant une 4 L au 1/43e en même temps que l’originale.

Aujourd’hui, à l’instar de nombreux constructeurs qui ont saisi l’impact en terme d’image de la miniature, Renault confie à des sous-traitants spécialisés la production de sa marque "Renault Toys".

Enfin un espace de simulation propose à des Kovalainen en herbe ou à des Fisichella de cours préparatoire une initiation à la conduite des F1 sous l’œil attendri d’une hôtesse Renault, plus avenante que la lippe de Tonton Briatore. Seule condition pour attirer leur attention et goûter leur douce main sur son épaule, passer sous la toise d’un mètre trente-cinq donnant accès à ces baquets. Râpé pour MdS.

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Mes jouets Renault . Atelier Renault . 11 novembre 2006 – 7 janvier 2007
www.atelier-renault.com


4 CV © Atelier Renault
Autres images © MdS

jeudi, 21 décembre 2006

La mort l'a pris au volant

0165.jpg

La mort l'a pris au volant. Puisse Dieu l'accueillir au Paradis pour célébrer la Nativité.
Ceci est la prière de sa famille.



Son épouse Mariapia,
Ses enfants, Alessia, Gian Maria,

Sa soeur Vanna,
Ses frères, Reno, Furio, Mauro Angelo, Giordano, Oliver,

Vous prient d'assister à l'office funèbre célébré le jeudi 21 décembre 2006 à 14 heures en la basilique du Sacré-Coeur de Lugano. Inhumation dans la plus stricte intimité au cimetière de Porza (Lugano).

Une participation est ouverte au bénéfice de la Fondation internationale de recherche en paraplégie. IRP, Genève, C.C.P. 12-109-4, Pictet et Cie, compte CH 32 0875 5056 6191 0000 0, ou Club Regazzoni Aiutiamo la paraplegia onlus c/c 4626 3091, Cassa di Risparmio Parma e Piacenza, CAB 33550 - ABI 06230




Clay Regazzoni à Monaco
© Jean-Paul Orjebin

10:05 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : clay regazzoni, grand prix de monaco, memorial, 2006 |

mercredi, 20 décembre 2006

Mes meilleurs souvenirs

medium_cahiersouvenirs.jpgLe livre de Bernard Cahier, Mes meilleurs souvenirs, est certes à considérer comme un "beau livre" mais n'a pas vocation à décorer la table basse du salon ! Il est de la catégorie de ceux qui deviennent indispensables et référents.

D’abord je voudrais évoquer la couverture. L’éditeur a posé deux objets cultissimes sur un pêle-mêle de photos tirées sur papier mat : un Leica et un brassard IRPA ; l’impression de leur réelle présence est telle que l’odeur de cuir du brassard vous chatouille les narines si vous les avez un peu sensibles. Ce fameux brassard qui nous a tant fait rêver était avant l’invasion des cartes à puce le laissez-passer universel. Bernard Cahier, cofondateur de l’IRPA, en avait fait confectionner une quantité très limitée, ayant fait appel au fameux maroquinier Etienne Aigner, dont trouve le fer à cheval en forme de A, le logo de la marque, imprimé sur le brassard.

Ironie du sort, Etienne Aigner fut très longtemps le sponsor de Clay Regazzoni, ce qui jette une passerelle dont on aurait préféré faire l’économie entre le pilote disparu ces jours derniers et le photographe qui nous confie ses souvenirs.

De ses souvenirs, Bernard Cahier nous fait profiter au fil de 200 pages, photo à droite, texte à gauche. Chaque image pleine page est accompagnée d’un commentaire très bien recueilli et rédigé par Xavier Chimits. Les differents récits et anecdotes permettent de comprendre à quel point Bernard Cahier était mêlé au monde du sport automobile et vivait dans l’intimité des pilotes. Certaines des photos sont très connues et font partie des classiques, comme par exemple le départ des Mille Miglia à Brescia en 1957 avec Enzo Ferrari au milieu d’une foule dans une ambiance mussolinienne ; Fangio assis sur la banquette de la 2 CV que le photographe avait démontée pour servir de sofa au pilote dans le paddock de Kristianstad, avant l’arrivée du camion Maserati ; et d’autres que vous retrouverez avec un plaisir comparable à celui éprouvé en feuilletant l'album de famille.

Mais il y a aussi ces clichés inédits ou méconnus comme ce portrait plein cadre de Laura Ferrari assorti d’une anecdote particulièrement savoureuse et bien sentie sur le caractère de Madame et de ses activités au sein de la Scuderia. On y trouve de véritables œuvres d’art photographique, comme cette photo de Jack Brabham examinant avec un visage d’amoureux attentif, son moteur a Rouen en 1968.
On rigole en voyant Forghieri à Silverstone en 65 dans une Ferrari 158 désossée, bob sur la tête et l’allure d’un Woody Allen pensif et désespéré. On a le cœur serré de voir Jo Schlesser dans sa monoplace, à Rouen, interrogant du regard son mécanicien japonais qui semble lui avouer que la mise au point est loin d’être parfaite. On a l’impression de faire partie de la famille grâce à cet instantané de bonheur au Nurburg en 58 qui montre, de dos, Joan, l’épouse de Bernard Cahier, Peter Collins, sa femme Louise et Mike Hawthorn tout les quatre très élégants, riant de bon cœur sur la pit lane. Ils ont raison d’en profiter, les deux pilotes auront disparu quelques mois après, Peter sur ce même circuit, Mike sur la route après avoir arrêté la compétition.

Vous dire que ce livre est passionnant est encore trop faible. Il se dévore avec délectation, avec le plaisir de l’épicurien dégustant un Yquem 1983, on peut l’abandonner une petite heure et y revenir, le goût est nouveau et encore plus agréable. Convoquez vos amis connaisseurs et passez une soirée autour de ce livre merveilleux. Je défie les amis de MdS de juger ma chronique dithyrambique, exagérée.



Signé Jean-Paul Orjebin
Voir aussi les bonnes feuilles fournies au printemps par Paul-Henri Cahier



CAHIER (Bernard), CHIMITS (Xavier). - Mes meilleurs souvenirs. "Coll. Arts et Locomotion", Ed. Drivers, Toulouse, 288 p., 59,00 € 

vendredi, 15 décembre 2006

Clay Regazzoni n'est plus

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24 heures avant que Gilles Gaignault nous apprenne [1] cette terrible nouvelle, Daniel Polese, en une curieuse prémonition, postait ce beau commentaire qui nous avait beaucoup touché et que nous projetions de publier en note.
Un camion bêtement rencontré par Clay sur une autoroute italienne nous force à le passer ce soir. Prématurément.

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Août 71, un bel été trop tranquille dans cette banlieue de Genève. Les 747 me passent au dessus de la tête, au loin le jet d'eau fait consciencieusement son boulot. Petit gars du Sud-Ouest, élevé au confit de canard et au circuit de Nogaro, je passe un mois chez mon frère ainé à Meyrin.

Cet après-midi cependant, j'ai un rendez-vous. Je l'ai lu dans la Tribune de Genève, à 15 heures, "il" viendra dédicacer son livre dans ce grand magasin dont le nom s'est perdu depuis dans les méandres de ma mémoire. Je tourne en rond depuis un moment, et je me décide enfin à grimper sur cet escalier roulant. Plutôt timide, j'ai prévu de me fondre dans la foule pour "le" voir. L'escalier monte inexorablement et soudain, je l'aperçois, mais, de foule, point. Juste une ménagère sans doute de moins de cinquante ans qui fait signer son livre pour son banquier de mari trop occupé par ses financières transactions. "Il " est assis derrière une petite table.

En 1971, bien sûr qu'il a encore ses jambes valides, c'est un dieu de la piste. Seul, ignoré, dans ce centre commercial déserté... Evidemment, je ne me suis pas approché. J'ai feint de chercher le rayon peinture, passé et repassé devant l'idole délaissée parce que mal aiguillée... Déçu par les circonstances, mais fier de "l"avoir vu en VRAI je quitte ce lieu par la petite porte. Derrière ce magasin, à l'endroit où on jette les cartons d'emballages, prés des poubelles, isolée, insolente de beauté et d'incohérence en ce lieu, elle l'attend. Gris metallisée, elle a pour prénom 330 , pour nom FERRARI... fidèle et soumise, elle attend son Claudio.


Signé Daniel Polese




medium_clayforever0.jpg[1] L'ancien pilote, le trés sympathique Suisse Clay Regazzoni avait offert à l'écurie de Franck Williams sa toute première victoire en Grand Prix lors du British GP à Silverstone en 1979 et avait surtout longtemps porté haut les couleurs de la Scuderia Ferrari, est décédé ce vendredi dans un accident de voiture près de Parme aprés une terrible collision avec un camion. Il était âgé de 67 ans.
Sacré vice-champion du monde en 1974 derrière le Brésilien Emerson Fittipaldi, il a participé à 132 Grands Prix entre 1970 et 1980, remportant notamment cinq victoires, la première au GP d'Italie en 1971 et cinq poles positions.

Il a réalisé la plus grande partie de sa carrière chez Ferrari (1970-1972 puis 1974-1976) avec des incursions dans d'autres écuries comme BRM (1973), Ensign-Ford (1977, 1980), Shadow Ford (1978) et enfin Williams (1979).
Parallélement le pilote natif du Tessin participa aux campagnes d'endurance avec Ferrari et notamment aux 24 Heures du Mans

Paralysé des jambes depuis un trés grave accident au Grand Prix des Etats-Unis Ouest à Long Beach en 1980 où son Ensign-Ford privée de freins au bout de la ligne droite s'était écrasée contre les rails dans l'échappatoire, Clay avait certes abandonné la F1, mais il continuait de participer à des courses automobiles et notamment le Paris-Dakar.
Clay vivait à Lugano en Suisse aprés avoir longtemps vécu à Monaco.
C'était un charmant compagnon de route que j'ai longtemps cotoyé aprés l'accident de Philippe Streiff dont je m'occupais

C'est une bien triste nouvelle .... que d'apprendre aussi brutalement sa disparition.

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Clay Regazzoni à jamais debout
© Jean-Paul Orjebin

21:00 Publié dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (75) | Envoyer cette note | Tags : clay regazzoni, memorial, 2006 |

Le cimetière des éléphants

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J’ai assisté pendant environ huit ans au Grand Prix de Rouen-les-Essarts, dans les années 1970, 1980. J’habitais à cinquante km du relais. Le circuit normand était ma destination la plus proche. Dire qu’on appréciait son cadre, son ambiance était un euphémisme. Si sa descente représentait certainement un morceau de bravoure pour les pilotes, elle tenait du régal pour les spectateurs.

Les éléphants furent Ascari (1952), Fangio (1957), Gurney (1962 - 1964), Ickx (1968 – année tragique entre autres). Je ne parle que de la F1, la liste n’est pas exhaustive. Le circuit a cessé son activité vers le milieu des années 80, je crois. J’avais entendu parler des stands, des tribunes rasés. En ce dimanche automnal, je m’y suis rendu avec mon baluchon de nostalgie dans l’espoir d’y entrevoir quelques fantômes. Les seules traces restantes sont le bitume et les rails. Le paddock, l’emplacement des stands, de la tour de contrôle accueillent une aire de stockage de troncs d’arbres. Les tribunes en face ont disparu. Une ceinture de grillage bien mûr, un portail cabossé demeurent les vestiges de ce monde désolé, jadis si fébrile les jours de course. Arpentant ce qui fut l’allée des stands, je perçus l’espace d’un instant la montée en régime stridente de monoplaces attaquant la descente…

Retour à la réalité, seul subsiste le bruit morne des usagers de la départementale. Dans les tribunes naturelles devant l’épingle du Nouveau Monde les arbres ont poussé et remplacent les spectateurs… En prêtant l’oreille dans cette zone, je crois avoir capté l’écho du célèbre vendeur de programmes. Un personnage haut en couleur hurlant à s’éclater la glotte l’Officieeelll !!  Un cri agonisant en un borborygme aigu. Son âme est restée en suspension dans ce cimetière des éléphants. En pensant à l’action des Amis du circuit de Gueux , j’ai mal pour le circuit des Essarts, si injustement détruit et oublié.


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Signé François Coeuret


Ce qu'il reste des stands © François Coeuret
Un Nouveau Monde rendu à l'état sauvage © François Coeuret

jeudi, 23 novembre 2006

Livres parus en 2006/2007 #2

263 références sur Amazon.fr, 3670 sur Amazon.uk, la messe est dite s'agissant des "sports mécaniques", mots-clés ayant guidé notre recherche en vue d'établir cette deuxième liste des ouvrages parus ou à paraître, après celle du 2 août dernier.
La sélection ci-après, forcément partiale, incomplète, renvoie aux bouquins qu'un père Noël bienveillant peut s'autoriser à glisser dans nos chaussons. On notera que le livre de Gérard Crombac est enfin prévu pour Rétromobile.


2006


medium_blograces.jpgParution le 1er novembre


Motor Racing's Strangest Races : Extraordinary but True Stories from Over a Century of Motor Racing
Geoff Tiballs
Ed. Anova Books, 256 p. 8, 99 £, en anglais
www.chrysalisbooks.co.uk
L’Histoire abonde en faits curieux, lesquels toutefois tendent à se raréfier au fur et à mesure qu’elle s’éloigne de l’année 1904, date de la première course déclarée, le Paris-Rouen. Le livre, réédition d’un ouvrage paru en 2001, s’attache à en conter quelques anecdotes amusantes, comme celle de ce pilote qui s’enfila six bouteilles de champagne à Indianapolis ou celle du gars qui avait une telle avance qu’il stoppa à son stand pour se ravitailler. Par « se », entendre qu’il s’est réellement tapé la cloche.



medium_blogthunder.jpgParution le 6 novembre


Thunder at Sunrise : A History of the Vanderbilt Cup, the Grand Prize And the Indianapolis 500, 1904-1916
John M. Burns
Ed. McFarland & Company, 279 p. 55 $, en anglais
Lien fin
Un matin d’octobre 1904, une poignée de pionniers se rendait sur l’île de Long Island pour assister à la première course de voiture internationale en Amérique, la coupe Vanderbilt. En 1906, ils étaient 250 000. En 1908, The International Grand Prize, qui lui fut adjoint, était le premier Grand Prix disputé hors de France, alors qu’en 1913 était créé The Indianapolis 500 dont le rayonnement rapide entraînera le déclin des épreuves susévoquées.



medium_blogCahier.jpgParution le 8 décembre


Mes Meilleurs souvenirs
Bernard Cahier
Ed. Drivers. Collection "Art & Locomotion", Toulouse, 288 p. 59 €, en français et anglais
Lien fin
Parmi les innombrables boîtes d’archives, retraçant plus de trente ans de compétition automobile, Bernard Cahier ressort pour notre plus grand bonheur, quelques images. Si quelques-unes sont déjà célèbres, et ont fait le tour de toutes les rédactions, d’autres ont été étrangement délaissées jusqu’alors.


medium_blogcoventry.jpgParution le 15 décembre

Bruce Coventry, le pilote de l‘ombre
Christophe Dépinay
Ed. Drivers, Toulouse, 112 p. 19 €
Lien fin
Un roman sur fond de magouilles qui met en scène un pilote qui a traversé tant bien que mal les années 60 à 80 et que les services secrets contactent pour une mission secrète…



2007


medium_blogmontlhery.jpgParution le 1er février
 

Montlhery : The Story of the Paris Autodrome
William “Bill” Boddy, préface de George Eyston
Ed. Veloce, 232 p. 17,99 £, en anglais
Lien fin
Réédition de l’unique ouvrage en anglais paru sur Montlhéry au début des années 50 et axé principalement sur les tentatives de records de vitesse.






medium_blog_brm.jpgBRM V16 : How Britain's auto makers built a Grand Prix car to beat the world
Karl Ludvigsen
Ed. Veloce, 96 p. 17, 99 £, en anglais
www.veloce.co.uk
Née en 1949 du désir de l’Angleterre de briller au plus haut niveau après les temps sombres de la guerre, la BRM V16, mue par un 1500 à compresseur qui développait 500 CV, était aussi complexe à régler qu’envoûtante à écouter. Le changement de règlement en 1952 condamna cette machine qui commençait à bien marcher.



medium_crombac.2.jpgParution Rétromobile


 Mes 578 Grands Prix
Gérard Crombac
Ed. Anthèse, Paris
www.anthese.fr
« La "fabrication" du livre avance et celui-ci sortira pour Rétromobile 2007. Nous espérions le sortir pour le Rétromobile 2006 mais le travail (recherche des dernières versions des fichiers dans son ordinateur, mise en page, choix des photographies, rédaction des légendes, etc.) était trop considérable - mon père a eu le temps de demander à José Rosinski de s'occuper des légendes et il a accepté.» (Extrait d’un mail de Colin Crombac)


medium_blog_city_of_speed.jpgParution le 15 mars


City of Speed : Los Angeles and the Rise of American Racing
Joe Scalzo
Ed. Motorbooks, 192 p. En anglais
www.motorbooks.com
L’auteur retrace un siècle d’histoire automobile californienne à travers la multitude de circuits, de préparateurs, d’artisans, de garages et de collectionneurs de tous poils la composant, sans oublier les coureurs, les milliardaires et les artistes.

10:10 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : édition, 2006, 2007, livres parus |

jeudi, 09 novembre 2006

Grand Prix historique de Tunis 2006

dino206.jpg

Jean-Marc Laffont est un homme qui a des valeurs. Il roule en Bugatti 35 B et a choisi notre blog pour relater sa dernière course, le 7e Grand Prix historique de Tunis, dont il a remporté son plateau, celui des avant-guerre, réglant sur le fil l'Alvis de Christian Billerey, alors que Michel Loreille, sur sa MG Monaco, était troisième. Jean-Marc Laffont est également un homme discret car il a effacé ce résultat de son reportage, nous condammant à d'invraisemblables googleries tunisiennes pour le dénicher.

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medium_affichetunis.jpgListe des véhicules engagés

Plateau avant-guerre
Léo de Malet-Roquefort Bugatti 35
Jean Marie Fresnault Fiat Camerano
Jacky Iuri Alfa Roméo
Monza 8C J
Jean Marc Laffont Bugatti 35 B
Christian Billerey Alvis 41
Michel Loreille MG Monaco
Georges Prugger Léa Francis
Joël Postel Bugatti 37
Philippe Brebant Alfa Roméo 1750
Allessandro Federico Fiat Coppa d'Oro
Thierry Giovannoni
Théo Schneider

Plateau 1950-1960
Henri Gondrand Talbot T 26
Jean-Jacques Roger Maserati A6GCS
Roland Urban Lister Jaguar
André Plasch Kieft Bristol
Raymond Squarcifichi Arnold Bristol
Alexandre Urban Jaguar XK 140
Corrado Cupellini Ferrari TR 250
Ces Radaelli Maserati A6GCS
Giuliano Bensi
Ermini
Mauro Lotti Ferrari 500 mondial
Eduardo Vetri Lancia B20
Martin Mc Glone Aston Martin DB3S
Hugo Baldy Eolia


Plateau 1960-1970

Simone Taconi Porsche 356
Rob Grellet Ferrari 250 SWB
G.Parassilti Ferrari 250 SWB
Hegon Von Hoffer Maserati Birdcage
Clay Reggazzoni  Ford Mustang
Daniel Pouteau  Ferrari BB 512
Joël Humbert  Ferrari 275 GTBC
Jacques Cochin  Porsche 910
Jean-Jacques Roger Cobra 289
Hechmi Jilani Alfa Romeo 1750
Xavier Ravon Porsche 356
William Bryn Ferrari Dino 206 SP

Accompagnateurs
Charles Christ  Ferrari 612 Scaglietti
Nick Brinblecombe
MG C

Pilotes invités
Jean Guichet
Clay Regazzoni
Nino Vaccarella


Jeudi 26 octobre

Une partie des participants se retrouve sur le port de Marseille pour prendre le ferry Carthage. On retrouve beaucoup d’habitués mais aussi des nouveaux tels que Xavier Ravon, Raymond Squarcifichi, Bryn William, Charles Christ et Nick Brimblecombe. Mais nous tournons aussi autour des autos de deux "nouveaux", l’Alfa Romeo SVZ de Jean Guichet et l’étonnante Eolia des Baldy père et fils (ci-dessous à gauche et à droite). La croisière vers Tunis se passe bien. Les conversations sur le bateau tournent autour de MdS puisqu’on retrouve Jacques Cochin, Era 37, Soyaux et L’entonnoir " non" démasqué (sic!).

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Vendredi 27 octobre
Nous arrivons au port de La Goulette vers 12 H 00. Les formalités douanières sont toujours aussi longues. Nous arrivons au Sheraton vers 15 H 30 pour déjeuner rapidement. Nous descendons ensuite au parc fermé du circuit afin de préparer les autos pour le défilé, avenue Bourguiba, en centre-ville. Nous nous rendons compte alors des belles autos amenées par nos amis italiens, entre autres, ci-dessous à gauche, la Ermini de Giulino Bensi, et l'Alfa Romeo 8 C de Jacky Iury.  Nous découvrons aussi la Dino 206 bien cachée dans la remorque depuis Marseille. 

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Samedi 28 octobre
Journée d’essai sur le circuit. Nous découvrons les nombreuses améliorations apportées au circuit depuis l’année précédente (pose de rails doublés de blocs pvc, chicanes moins hautes, raccords de goudron…). Le tracé n’a pas changé : il y a toujours la fameuse descente rapide et sinueuse. 

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Dimanche 29 octobre
Matinée d’essai et course de démonstration l'après-midi. Nous remarquons tout de suite la présence beaucoup plus importante du public que l‘an dernier. Dans le premier plateau, il faut noter la régularité de l’efficace MG Monaco de Michel Loreille, ci-dessous. Léo de Malet-Roquefort (Bugatti 35) découvre et apprécie la puissance de son nouveau moteur. Dans le deuxième plateau Henri Gondrand semble de tour en tour mieux maîtriser sa Talbot-Lago T26 4, 5 litres. Hugo Baldy lève le pied. Dominique, son père, ne veux pas qu’il casse l’unique Eolia. 

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Le troisième plateau est dominé par l’excellent pilote Daniel Pouteau. Après avoir amené l’an dernier une agile petite Abarth, il maîtrise cette année la puissance et le poids d’une BB 512 groupe 4. Il l'emportera devant Jacques Cochin sur sa Porsche 910, qui semble toujours autant s'amuser. Les deux vainqueurs du Mans 1964 sont sur la ligne de départ : Jean Guichet conduit son Alfa SVZ et Bry Williams, souffrant, confie sa magnifique Dino 206 SP à Nino Vaccarella (photo en haut de note). Ci-dessous, le jeune pilote local, Hechmi Jiliani, toujours aussi spectaculaire sur son Alfa, se classera troisième. 
Le soir, Mr Abbes Mohsen, le maire de Tunis nous accueille pour un dîner traditionnel.

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Lundi 30 octobre
Journée touristique avec une balade en anciennes vers les ruines de Dougga. Méchoui au milieu du site puis retour vers Tunis. La garde républicaine a assuré parfaitement l’encadrement du rallye. 

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Mardi 31 octobre
Journée libre. Nous découvrons dans la médina un garage avec l'enseigne Hotchkiss, Amilcar Compound et Bugatti.

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Mercredi 1er novembre

Embarquement à La Goulette sur le Carthage vers midi.

Jeudi 2 novembre
Après une nuit agitée, nous arrivons à la mi-journée à Marseille. Bravo à Thierry Giovannoni (à gauche) et à son équipe pour la qualité des autos rassemblées, l’organisation et la bonne ambiance générale, que Jacques Cochin apparaît apprécier.

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Signé Jean-Marc Laffont


Grand Prix historique de Tunis . Circuit du Belvédère . 28 et 29 octobre 2006
Site officiel : www.grand-prix-de-tunis.com

Voir aussi le compte rendu sur le quotidien tunisien La Presse
Lire la note sur l'édition 2005


Images
© Fabrice Gauvin et Jean-Marc Laffont

jeudi, 26 octobre 2006

Brussels Rétro Festival 2006, miscellanées

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Le visiteur automobile débarquant fin octobre à Bruxelles par la gare du Midi, auquel les clodos venus de l’Est font une haie d’honneur, ne se voit guère offrir qu’une alternative à l’Ibis d’en face où il passera la nuit : le Brussels Rétro Festival. Il y accède par le métro, taillant sa place courageusement entre ses nouveaux amis, les clodos venus de l’Est, auxquels les musulmanes voilées prêtent main forte.
A travers les vitres de la rame se profile un background comme tiré d’une BD de Bilal et Christin ; la nouvelle Europe de la mondialisation se met en place, peut-être plus perceptible ici qu’à paris, où les pauvres le sont encore plus, les riches encore plus et les gars comme lui chaque jour un peu plus transparents. Courte halte au pied du panneau indicateur où comme l’année dernière un pseudo dilemme nous déchire : à gauche ou à droite ? Voilà qui encore une fois laissera à gianpaolo l’occasion du commentaire qu’on attend de lui.

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Cette jolie pièce d’automobilia nous a mis en joie pour la journée, sous l’œil interdit de son marchand (Flamand ?) qui visiblement ne comprenait pas notre intérêt ni les contorsions effectuées pour saisir plein cadre ce badge Marlboro, copie des autocollants émis par Philip Morris à l’occasion des Grands Prix des années 70, que nous collections assidûment. C’est l’Europe de la mondialisation, les badges Marlboro sont fabriqués par les clodos venus de l’Est.

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Attiré par cette Studebaker 51 dans son jus, sur laquelle on a étalé une couche de poussière pour faire croire à celui qu’elle attire qu’elle est dans son jus, à peine sortie de la grange, nous marquons un temps d’arrêt en avisant sa portière avant droite dont la vitre est bizarrement étoilée. De deux choses l’une : soit on a réellement tiré sur le passager, soit quelque mafia automobile essaie de fourguer l’auto en faisant croire à ceux qu’elle attire qu’elle est dans son jus, et qu’en plus elle appartient à l’Histoire.

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Ce cabriolet Peugeot 201 fournissait le prétexte à un Club Peugeot de Belgique de ressortir cette année encore son panneau marqué "Histoire d’O" qui liste les anciennes sochaliennes comportant un O dans le nom, depuis la 201 jusqu’à la 604. Si Jean-Louis Mathieu lisait ce texte par-dessus notre épaule, il nous suggérerait d’écrire que ce O était une coquetterie esthétique ayant également une fonction pratique : on y introduisait la manivelle. Mais après tout on introduit ce qu’on a sous la main quand la bonne fortune met un O à portée de main, ainsi Graham Hill, invité par Matra à la présentation du coupé 530, n’avait-il pas fourré son doigt dans l’orifice d’aération sur la planche de bord en disant : " Oh ! this is so french !»

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Denis Sire est un fidèle de MdS, et aussi de Bruxelles. Tout autour de son stand pendaient les éléments à charge permettant de confondre son petit commerce de mécaniques survitaminées, montées ou conduites par des créatures aux mensurations incompatibles avec les aspirations du modeste blogueur, condamné à tirer la langue devant ses toiles.
Selon la formule qui veut que l’on est jamais si bien servi que par soi-même, il s’est mis en scène dans l’une de ses planches au volant d’une Chaparral, lui qui pèse au bas mot cinquante kilos une fois débarrassé de la ferraille qui lui sert d’habit de tous les jours. Le dessin ci-dessus le montre réglant rien moins qu’une Howmet à turbine, rouge (?!), suivie d’une Ferrari que Bruno identifiera. Tellement occupé à tenir son monstre sur la piste qu'il jette par-dessus bord grammaire et syntaxe.
Le blogueur, du coup, tire une langue narquoise sur le curieux singulier par lequel Denis et sa Chaparral arrache ce qu'il appelle une seconde position, laquelle est, selon les puristes, la deuxième lorsqu'une course  compte au moins trois voitures.
Et na !

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Entre deux montes en F5000 dans les années 70 ou dans la Lola T70 du comte Van der Straten, Teddy Pilette faisait de la pub pour Solido, firme dont les créations étaient sans doute plus conciliantes que les gros cubes précités. On le voyait dans le magazine Virage poussant du doigt une frêle monoplace avec une bulle autour de sa tête d’où sortaient des mots comme "Faites comme moi, conduisez une Solido et emportez-la partout" (de mémoire, hein, les mots).
Au Rétro Festival c’était à son tour d’être réduit à une échelle riquiqui, et mis sous cloche. Le maquettiste s’est payé Pilette dans la version Grand Prix de Belgique 1974, reconnaissable à sa livrée Hitachi et au numéro 34. La Brabham BT42/3 qu’il avait louée pour l’occasion avait débuté sa carrière au GP d’Espagne 1973 avec Carlos Reuteman et l’a terminée au GP du Canada 1974 aux mains de Eppie Wietzes.

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Un brave type, ce Jo Vonlanthen, et pas contrariant. Il doit s’étonner que de temps en temps un type paraisse le reconnaître et lui demande de poser pour lui, mais il n’en montre rien. Dame, il est Suisse. C’est la deuxième fois en deux ans que nous croisons Jo ; au GP de Monaco historique 1974 et ici où il était pourtant bien planqué chez Jacques Swaters, carrément fomec – pour ceux que l’argot militaire fait vibrer.
Si vous vous demandez pour quelle raison on le harcèle tant, eh bien il nous rappelle simplement notre jeunesse car nous avons assisté à toutes les courses de F1 auxquelles il a participé, c’est-à-dire le Daily Express Trophy, et les GP de Suisse et d’Autriche 1975. Plus les exhibitions qu’il livre au volant de sa Ferrari 500 qu’il avait prêtée pour la rétrospective de l’Ecurie Francorchamps. Au train où vont les choses dans un monde dont le réel s’efface au profit du virtuel, c’est lui qui la prochaine fois nous prendra en photo.



Brussels Rétro Festival . Brussels Expo Halls 11 et 12 .  20-22 octobre 2006
Site officiel : www.brusselsretrofestival.be



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