vendredi, 06 avril 2007

Le Rouen de Philippe Vogel

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Septembre 1995. Ma carrière professionnelle me conduit à habiter sur les hauteurs, au nord de Rouen. Déclic. Dès que possible, je filerai faire un tour du circuit mythique et de sa descente conduisant au virage serré du Nouveau Monde. Ce sera accompli en avril 1997. Quelle tristesse déjà ; la photo parle d'elle-même. Emotion quand, avec ma modeste Ford Puma d'alors, je fis deux tours de ce qui avait été le témoin de tant de batailles et de drames.
Quelques années passèrent avant que je ne refasse le pélerinage, après avoir appris la disparition de quasiment toute trace de cette arène sportive si naturelle. Sur la ligne droite des stands, se dresse, vulgaire et provocante, une plaque d'arrêt d'autobus : "Circuit auto" .

Il y a quelques jours, sous le soleil de cet hiver si printanier, je me mis à la recherche du virage du Paradis dans le cadre de l'écriture de mon livre sur Mike Beuttler. En Opel Speedster, je fis trois tours et compris que la descente du Nouveau Monde devait être vraiment impressionnante avec ces monoplaces en aluminium des années 1970. Je ne trouvai pas le virage. Il appartient à un bout de piste en domaine privé. Je me promis de contacter bientôt Madame Béatrice Vasselin, la propriétaire du bar "Le Nouveau Monde" aux Essarts, lieu de rencontre des nostalgiques du circuit normand. Quelqu'un devrait bien pouvoir m'emmener à ce virage.



Signé Philippe Vogel
Voir aussi par d'autres auteurs : Ma dernière course aux Essarts et Le cimetière des éléphants



Tribunes alors désertées et maintenant rasées
© Philippe Vogel