jeudi, 06 octobre 2005
Montlhéry en croûte

Ce Rob Roy, tout de même, quel culot !
Il a carrément planté son chevalet dans le stand Mercedes pendant le Grand Prix de l'ACF à Montlhéry et a continué à peindre comme s'il était sur les bords de Marne à barbouiller une guinguette. Pas intimidé par les ordres lancés en allemand autour de la Mercedes de Rudi Caracciola, en pleine bourre avec les Auto-Union. Pas peur que des pattes sales rajoutent des pointillés non prévus sur sa toile. Pas peur de gêner.
D'accord la scène se passe en 1935. L'époque était plutôt cool question laissez-passer et Roy avait dû décrocher facilement le sien, marqué "peintre - accès stand et piste". Ca doit valoir cher en automobilia un pass de peintre, non ?
Mais ce Rob Roy, quand même, quel talent !
D'accord la scène se passe en 1935. L'époque était moins speed question ravitaillement et Roy avait dû disposer d'une minute, peut-être un poil de plus ou en moins, pour travailler. Le résultat est tout à fait convenable 70 ans plus tard. Juste un léger brouillage, peut-être. A l'évidence c'était pas un roupeur, le père. Son pass, il était pas faux.
Mais il aurait pu caser quelque part la Bugatti de Robert Benoist, le seul Français de la course.
GP de l'ACF 1935 © Rob Roy www.art-robroy.com
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