lundi, 16 février 2009
Rétromobile 2009, sortie des artistes

Chaque édition de Rétromobile compte son lot de trouvailles artistiques à condition de les dénicher car des artistes, il y en a partout et souvent bien cachés, comme chez notre vieille connaissance, Evariste Doublet qui hisse la Trouvaille [1] au rang des Beaux arts et affiche sans complexe cette pompe à essence exécutée par quelque Michel-Ange graisseux. Cette ultime note clôt notre série sur Rétromobile 2009 dont la crise a clairsemé les allées. À l'année prochaine.

Denis Sire

Guy Olivier


Alain Montpied
Alain Montpied est l’un des dix derniers charrons encore en activité en France. Il construit et répare tous les types de roues en bois pour des attelages hippomobiles, des automobiles et vélocipèdes anciens, des canons…
Rétromobile 34e édition . Paris Expo Pavillon 7.3 . 6-15 février 2009
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dimanche, 15 février 2009
Rétromobile 2009, Matraces

D'avoir fait du Grand Prix d'Allemagne 1968 la première course qu'il eût vue aura marqué à vie Uli Ehret [1], un jeune peintre qui montrait à Rétromobile des toiles de l'acabit de son Stewart en passager de la pluie. Coller plus de quatre minutes au deuxième - un record qui tient toujours -, ça laisse des Matraces. On en a relevé d'autres à Rétromobile.


La Matra MS 5 #06 F3 qui fut livrée à Claude Vigreux pour son Volant Shell en 1965 est à vendre 65 000 euros chez Carclassic, un marchand qui ne s'embarrasse des détails de l'histoire pour vendre, ainsi qu'en témoigne le placard pour le moins fantaisiste décrivant l'auto (Il y est affirmé que Johnny Servoz-Gavin pilota la même auto au GP de Monaco F1).
Intéressons-nous plutôt à cette étoile filante que les amateurs d'auto découvrirent dans le reportage du numéro de décembre 1965 de Sport Auto qui contait par le menu "Un Volant Shell très disputé". Vigreux avait déjà 21 ans et 120 courses de moto à son actif lorsqu'il enleva le prestigieux concours. Fils de pâtissier, domicilié à Antony (Hauts-de-Seine), il se lance dans la compétition en 62 au guidon d'une Aermacchi 250 à laquelle s'ajoutent en 63 une Velocette 500 et un Kreidler 50. Il est alors deuxième aux championnats de France 500 et 50 cm3 . L'année suivante est la bonne pour enlever ces deux titres nationaux.
L'année de son Volant Shell le voit passer professionnel, remportant les championnats de France Inter en 175, 250 et 500 cm3. La minceur de ses résultats en F3, en 1966, un seul classement, 13e à Nogaro, sur neuf engagements dont la plupart ne furent pas honorés, trahissent la priorité qu'il donna à sa carrière moto. Il se tuera en 1967 à Mettet, en Belgique, au cours d'une course relevant davantage des jeux du cirque que d'une épreuve sportive. On y relèvera quatre morts par la faute d'un pilote inexpérimenté qui poussait sa machine sur la piste et que percutèrent mortellement Vigreux et un dénommé John Denty dont la moto folle heurta et tua un spectateur. Claude Vigreux repose au cimetière de la Croix-de-Berny, près d'Antony.
La première des trois Matra 630 à moteur Ford 4,7 L prévues est achevée, ainsi que le montre les deux docs ci-contre. Cette auto s'illustra notamment sous le pilotage incisif de Johnny Servoz-Gavin en 68 avec cinq succès sur des circuits français. On se rappelle que Jean-Paul "les bretelles" Humbert, qui dirige leur reconstruction à l'Epaf de Romorantin [2] , nous avait soumis une recherche de documentation sur la prise d'air et le capot moteur.Il demandait "des photos techniques ou des pièces de cette voiture, et particulièrement des vues du capot moteur ouvert où l'on verrait bien l'intérieur du capot." Récemment il s'en ouvrait auprès d'Autodiva [3] sur une question relative aux cotes des coffres à bagages obligatoires au mans en 1967. Il apparaît donc que la majeure partie de ces problèmes est réglée, au vu de ces images qui présentent une superbe auto à laquelle ne manquaient, à Rétromobile, que l'ensemble moto propulseur, la plomberie et le câblage électrique. Elle devrait rouler au printemps.
Tout n'est pas bleu pour autant à l'Epaf où la crise commence à taper à la porte. Les commandes se raréfient.Ils sont réalisé quelque 35 commandes pour une trentaine de clients qui sont capables de poser 400 000 euros sur la table pour une de ces merveilles. Une 630, c'est 1200 heures de travail à partir de plans d'origine.
Et quand ils manquent, Jean-Paul enfile ses bretelles et surfe sur le Net...

En tablant sur un V12 Matra de la première génération, apparemment un MS 9 qui équipa la Matra MS 11 en 1968, Gregor Fiskens, un gros marchand londonien, joue la transparence avec ses clients, confrontés malgré tout à une consommation élevée alliée à des difficultés de vidange, ce qui n'est forcément préjudiciable au négoce si des lieux d'aisance se trouvent à proximité.
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vendredi, 13 février 2009
Rétromobile 2009, autoimmobiles

Bien qu'aplati en une dimension et collé au mur d'un stand, ce diorama est considéré par beaucoup comme la plus belle séquence du Salon. Lorsqu'elle touche à l'art, la photographie parvient à restituer à l'automobile sa mobilité, elle titille l'imagination, fait naître le fantasme, là où la banale exposition de la même automobile, alignée à côté de sa voisine en attendant le client, ne la fait qu'autoimmobile. En voici quelques-unes, malgré tout.

Exposée par Motul, cette March 711 avait défrayé la chronique lors de sa présentation durant l'hiver 70/71. Il n'y manquait que les muffins et les scones pour que le thé soit avancé sur son plateau avant pourtant dessiné par Frank Costin à qui on devait quelques beaux châssis Vanwall et Lotus. Costin avait poussé l'audace jusqu'à positionner les freins avant "in board" de façon à diminuer les masses non suspendues. Un crash sévère de Ronnie Peterson à la Course des champions en mars - rupture d'un axe de frein - commanda un retour à des solutions plus conventionnelles. Peterson, en enlevant quatre deuxièmes places sur cette auto, lui obtint ses meilleures performances. Six châssis furent assemblés, répartis entre quatre écuries.
STP March Racing Team qui aligna trois voitures : deux à moteur Ford-Cosworth pour Ronnie Peterson et Alex Soler-Roig et une à moteur Alfa Romeo pour Andrea de Adamich. Nanni Galli, Niki Lauda et Mike Beuttler pilotèrent aussi une 711 d’usine en cours de saison.
Trois équipes privées disposèrent également d’une 711 : Frank Williams Racing Cars (pour Henri Pescarolo), Gene Mason Racing (pour Skip Barber) et Clarke-Mordaunt-Guthrie Racing (pour Mike Beuttler).


Lotus 25 R7. Débuta en course au Rand Grand Prix de Kyalami en 1963 aux mains de Trevor Taylor qui disputa ensuite le GP d'Afrique du Sud à East London. L'auto fut vendue en 64 au Parnell Racing qui remplaça son Climax d'origine par un V8 BRM. Mike Hailwood obtint son meilleur résultat par une sixième place au GP de Monaco 1964. Elle est à vendre chez Hall and Hall.
Porsche 804 02. Ceci est le deuxième des trois châssis 804 construits. La victoire revint au 01 (Dan Gurney/France 62). Le 02 récolta la deuxième place du GP de la Solitude et la sixième du GP d'Italie 62 (Bonnier). Elle ne chanta qu'une saison mais peut encore agrémenter vos courses du samedi si vous signez un (gros) chèque à l'un ou l'autre de ces messieurs Hall.

La Ferrari 275 GTS a été montrée pour la première fois au Salon de Paris en 1964. Environ 200 cabriolets de ce type ont été produits entre 1964 et 1966, celui-ci fut la propriété de la famille Dupont de Nemours.


A droite la McLaren MP4-23 qui permit à Lewis Hamilton de remporter son premier titre. Elle reflète son époque, tourmentée, agressive, laide.

On dirait une Jaguar type E, c'est en fait un roadster XKSS, construit en 1957 sur une base de type D. Nombre des ces voitures étant sur la touche du fait de l'abandon de son programme sportif, Jaguar décida d'extirper une version routière à partir de ces types D. 16 exemplaires ont été construits, dont ce modèle présenté par le marchand suisse Lukas Hüni qui courut le championnat SCCA de 57 à 59 aux mains de Dick Thompson et David Causey. On le vit également dans le film Sebring, A Time of Glory, conduite par Stirling Moss. En le regardant bien, on voit qu'il annonce la type E qui sortirait quatre ans plus tard.


Lukas Hüni offre (sic) cette extraordinaire Alfa Romeo 8C2300 Spider #2111018, acquise durant le Salon de Paris 1931 par Raymond Sommer, désireux de l'engager aux 24 H du Mans de l'année suivante. Il en fait modifier la carrosserie et l'aérodynamique par son ami Figoni et gagne Le Mans en conduisant quasiment seuil car son coéquipier, Chinetti, fut malade tout le temps de la course. Peu après, Sommer cède l'auto à un Monégasque, Louis Basza de la Cuavra qui la fait recarrosser en 34 par Brandone. Après d'autres péripéties, l'Alfa atterrit entre les mains de Serge Pozzoli puis de Marc Nicolosi qui la revend en 97 à un Anglais.
L'Alfa Romeo Tipo 33/2 d'à côté est décrite par Ed McDonough, dont le livre Alfa Romeo Tipo 33 Development and Racing fait référence, comme une des "33 très importantes" parmi celles produites par Autodelta. Elle commença sa carrière en enlevant les 500 km d'Imola 68, menée par Vaccarella/Zeccoli et la termina en 1971 à Magny-Cours en 71, conduite par K. Reisch.

Immobile et glacée au fond du stand de Bonhams, qui semble en avoir honte, voici une Traction à trois boules, parfaite pour un rafraîchissement de fin de note.
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jeudi, 12 février 2009
Rétromobile 2009, touché en C40, coulé en B12

Allo Philippe c'est Patrice, je viens d'arriver à Rétromobile, je suis chez les Corses en train de prendre des forces avant d'attaquer ton Privé de gloire, rappelle-moi.
Aujourd'hui est un grand jour, je dois prendre livraison de Privé de gloire, lequel mérite de moins en moins son titre tant le buzz l'agite [1]. Stand H et des broquilles, la Cantina rossa. Un sandwich à la charcuterie explosive arrosé d'un vin du même tonneau sera-t-il suffisamment calorique pour que j'affronte Philippe Vogel en combinaison de Mike Beuttler, signant chez Motorsmania ? Alors qu'à la table voisine deux types s'engeulent à propos d'une Jaguar E, retentit le carillon de l'hôtel de ville d'Angoulême - ma sonnerie de portable. Allo Patrice c'est Philippe, je suis avec le roi de Pologne à la Compagnie de la housse en C40, on t'attend pour boire le café, après je signe chez Motorsmania, en B12.
S'orienter à Rétromobile requérant presque un GPS, arrivé-je sur un café quasiment froid en C40 où je tombe sur Mike Beuttler flanqué d'un jeune homme, ami de ce dernier, le roi de Pologne - du moins était-ce sous ce pseudo qu'il avait signé dans nos colonnes, par voie de commentaires, une remarquable évocation de la victoire d'Adam Potocki à Rouen en 68. Son nom est Enguerrand Lecesne. Il écrit.
Autour de notre trio hautement improbable, les gens passent au large, indécis. "Tiens un pilote ! Qui c'est ? Y a écrit Mike Beuttler sur sa combine". Phike Vottler est manifestement dans un état second, proche du Colorado. Il nous plante là, file chez Christophe Lavielle, le patron de Motorsmania [2] où il va tenir salon durant l'après-midi.
Philippe Vogel est fou, fais-je au roi de Pologne, histoire de briser la glace, lequel semble d'un avis voisin. J'avais un ami, Graham, qui avant la même folie que celle qui brûle de l'intérieur Phike Vottler, lui sa passion c'était Graham Hill, mais lui n'a pas écrit de bouquin. Enguerrand Lecesne écrit des livres en étant parfaitement normal. La chose est donc possible. Le premier, une histoire des Mini Cooper [3], sorti en 2008, fut plutôt bien accueilli. Le deuxième, prévu sur les tables le 15 mars, est un historique du circuit de Rouen qui sera un complément à l'ouvrage dû à Roger Biot. Curieusement on n'a guère écrit sur Rouen. Enguerrand me livre qu'il a eu du mal à trouver des photos inédites, hormis celles qu'il a empruntées à l'Automobile club normand. Quant aux images d'amateurs qu'il eût pu dénicher, il n'y fallut pas compter. À Rouen la piste était loin du public, les photos sont mauvaises, en plan large. Monsieur Lecesne ne s'emmerde pas à s'autoéditer, ne trimballe pas ses bouquins dans sa caisse pour les écouler dans les salons, il file ses manuscrits à ETAI qui a le bon goût de les lui prendre. Son prochain ouvrage traitera de Gordini. Amédée, fais-je ? R8 me répond-il. D'ailleurs je vais voir Jarier qui va me parler de celle de sa mère, etc (histoire tombée dans le domaine public).
Justement Jarier, tout frais débarqué d'Orly, campe chez JPB, en Haute Saintonge. Phil Vogel, en grand apparat beuttlérien, s'est installé à sa table de signature, située tout près du stand de Beltoise. Jarier, signataire de la préface de son livre, lui a promis qu'il passerait. Philippe sort un Privé de gloire d'un sac, me le tend, je le dépouille de son blister et l'objet est bientôt nu sous mes doigts. Il est mou, assez curieusement. Son auteur commence la dédicace. Il faut savoir qu'une dédicace de Phil vogel peut durer une demi-heure. C'est une oeuvre d'art, un livre dans le livre.
Je m'éclipse pour filer chez Bébel, tâter le terrain, dès fois que Jacqueline y serait. Nope. Par contre je tombe sur une tête reconnue sur la photo de la note d'hier : Henri Thibault, en grande conversation avec Gérard Cuif, des Amis du circuit de Gueux. Je me présente, le visage d'Henri Thibault s'élargit aussitôt en un smiley puissance quatre. Ah Mémoire des Stands ! De lire dans ce visage avenant tout le bien qu'on pense du blog sera mon second bonheur du jour. Le restaurateur me livre des détails que son mail de l'autre jour ne précisait pas. C'est JPB qui est le propriétaire de cette Matra F3, une ex-Potocki qui servit durant des lustres de bac à fleurs... JPB garde aussi une Matra F2 à Montlhéry. Son père, Jean-Pierre Thibault est là, en discussion avec JPB et Jarier. C'est le promoteur du projet. Je dis à Henri que son visage ne m'est pas inconnu, que je l'ai croisé sur les courses dans les années 70, qu'y faisait-il ? Normal, c'est le fondateur de DPPI, vous avez dû le voir en compagnie de Manou Zurini ! Mais oui c'est bien sûr. JPB me mate de loin.
Retour du côté de chez Vogel. Ma dédicace est achevée. L'auteur discute avec quelqu'un qu'il me présente comme un maquettiste que tente une March 721 jaune pilotée par un jeune privé de gloire. Il y a un public pour ce genre d'autos pointues, nous dit-il.
J'extirpe de son sac plastique mon Privé de gloire dans le métro. Pas simple l'exercice. L'ouvrage avec son format à l'italienne et sa consistance de pâte à modeler ne se prête pas à un feuilletage distrait entre Convention et Pasteur. On me regarde en biais. D'ailleurs, est-ce bien un livre qui encombre mes genoux ? Privé de gloire est un objet extraterrestre, une imagerie mentale extraite du cerveau de l'auteur et à laquelle un imprimeur dégourdi a donné une forme. Du Jérôme Bosch soft. Comprendre ici qu'une sorte de génie fut à l'oeuvre.
Ne vous privez surtout pas de Privé de gloire !

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mercredi, 11 février 2009
Rétromobile 2009, JPB entre histoire et avenir

Sur le stand du circuit de Haute Saintonge [1] , dernier-né des circuits Beltoise qui sera inauguré à l'été 2009 et qu'animera Julien Beltoise, trône une Matra F3 et s'affichent des placards rappelant la fameuse victoire de Reims en 1965, considérée comme la base du renouveau du sport automobile français, après le vide laissé par l'arrêt de Maurice Trintignant.

Notons avec plaisir l'emprunt à son histoire personnelle, qui touche à l'histoire universelle de tout amateur français d'auto, auquel se livre Jean-Pierre beltoise qui jusqu'à une époque très récente n'en voulait point entendre parler. Le pilote a semble-t-il saisi une réalité que son dynamisme et son sens des affaires avaient occultée, et qu'il estimait quelque part néfaste à la bonne visibilité de celles-ci. Que JPB le sache : il demeure l'icône majeure du sport auto national. Rien n'y changera, même si 500 circuits et écoles de pilotage JPB parsemaient le territoire. Rétromobile 2009 consacre enfin la réconciliation entre le vainqueur de la Coupe internationale de vitesse de F3 à Reims - dont témoigne ci-dessus le Pr Reimsparing -, et l'entrepreneur du XXI siècle.
De cette Matra MS1, MdS avait parlé l'an dernier lorsque son restaurateur, Henri Thibault, s'était tourné vers lui pour obtenir des détails sur la configuration originale du bloc moteur 998cc Cosworth MAE et du carburateur Stromberg CD175, architecture à la base, conjointement à la vista du pilote, de la victoire arrachée à la barbe de Piers Courage et de John Fenning.
Un an a passé. Nous recevions ces jours derniers un courrier du même Henri Thibault se félicitant de l'aboutissement de son projet.
"La voiture a été assemblée mercredi 4 février dans la nuit pour un transport à Rétromobile, où vous l'avez sans doute déjà vue, mais elle n'est que dans un état de maquette, tellement il reste de travail d'ici à ses premières respirations et ses premiers tours de roues dans sa version définitive de sa victoire à Reims avec le carburateur, les roues, le volant, le nez, etc.
Son planning après Rétromobile est lié au calendrier professionnel de Jean-Pierre Beltoise car cette voiture devrait être un peu son ambassadeur sur le nouveau circuit en construction en Charente-Maritime. Elle devrait aussi sur le circuit de Trappes. Entretemps des manifestations roulantes l'attendent comme le plus prestigieux, celui du Week-end de l'excellence automobile en septembre prochain à Reims, 43 ans plus tard."

Une petite partie de l'équipe qui a restauré la MS1.
De gauche à droite, en haut :
Jean-Pierre Thibault, le père d'Henri Thibault, promoteur de la restauration et ami de JPB ; Henri Thibault, artisan de la restauration ; Jacques Pouzet, motoriste et ami de Jean-Pierre Beltoise qui a refait le Ford Cosworth MAE 998cc
En bas : Joseph Elédut, ancien chaudronnier-formeur chez Sud-Aviation et Bertin qui a aidé à la restauration du châssis structurel, le coeur de cette auto
En haut : Claude Le Guezec, Team-Manager de Matra-Sport à l'époque de la victoire rémoise. Il montre à JPB le fameux Stromberg qui le fit gagner à Reims ; Jean-Pierre Beltoise assis sur le pneu arrière-gauche ; à droite, Jacques Hubert, le père des premiers châssis structurel Matra-Sport, et de la MS1 (Jacques Hubert venait directement de chez René-Bonnet)
(Merci à Henri Thibault)
Rétromobile 34e édition . Paris Expo Pavillon 7.3 . 6-15 février 2009
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[1] http://circuitdehautesaintonge.com
Matra MS1 sur le stand du circuit de la Haute Saintonge, 2009 © MdS
Matra MS1, victorieuse à Reims, 1965 © Professeur Reimsparing
Matra MS1 et ses pères © Henri Thibault
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mardi, 10 février 2009
Rétromobile 2009, fantasme de l'un et envies d'un autre

La note du jour est le fait de nos amis. Il l'ont remplie de leurs fantasmes d'auto.
La Lotus 18 que vous voyez, flanquée de son ex-pilote Sir Stirling Moss, lui-même de Madame, est autant l'oeuvre de Colin Chapman que de Gérard Gaud, Mr GT Dreams [1], qui a puisé dans son stock de plusieurs centaines de clichés pris le jour de l'inauguration du salon pour la soumettre à notre sagacité qu'il subodorait, le bougre, en flagrant délit de farniente post sports d'hiver. Elle est exposée sur le stand de Hall and Hall [2], un gros marchand basé à Bourne en Grande-Bretagne, qui montre également une splendide Lotus 25, une Porsche 804, une McLaren M7A, une Ferrari 500. Bref, le stand sur lequel on alimente ses fantasmes.
La Lotus 18 marque les débuts de Chapman dans le domaine des autos à moteur arrière, architecture dont Cooper, bientôt imité par BRM et Ferrari, avait été l'initiateur. La configuration moteur arrière permettait de réduire la surface frontale, abaisser le centre de gravité et améliorer la motricité. En 1960, il présente cette petite auto à la simplicité biblique d'un châssis multitubulaire suspendu à l'avant par des triangles superposés et à l'arrière par le demi arbre en haut, un triangle inversé en bas et deux jambes de force longitudinales. Comme toujours on avait chassé les derniers kilos à Hethel et la 18 n'en accusait que 444, là ou la Cooper T53 en faisait 30 de plus et la ferrari Dino 246, 200 (sic). A noter que la carrière de la 18 couvrira trois saisons et servira de jonction entre deux réglementations de la F1 puisqu'elle débuta sa carrière gréée en Climax 2,5 L en 1960 et la poursuivra en 61 et 62 mûe par un Climax 1,5 L. Environ 150 châssis furent assemblés, répartis entre F1, F2 et FJ.
La Lotus 18 #912 apparut au GP de Monaco 1961 aux mains de Stirling Moss qui la fit gagner... L'image de Gérard la montre dans cette version, avec son numéro 20.
On la voit ensuite au GP de Hollande où Moss fit quatrième ; au GP de Belgique où modifiée en 18/21, elle est 8e ; au GP de France (abandon de Moss) ; en Angleterre (abandon aussi) ; elle renoue avec la victoire au GP d'Allemagne ; puis Innes Ireland la conduit au GP d'Italie (abandon) ; Moss lui casse son moteur au GP des Etats-Unis ; et enfin Nino Vaccarella ne la qualifie pas au GP de Monaco 62.




Les quatres images ci-dessus reflètent ce que Francis Rainaut retient de ce Rétromobile 2009. Peut-être affinera-t-il sa pensée dans les commentaires, quoi qu'il en soit c'est son choix, éminemment respectable.
Rétromobile 34e édition . Paris Expo Pavillon 7.3 . 6-15 février 2009
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lundi, 09 février 2009
Retromobile 2009, Artcurial le marché du dimanche

Un des avantages du Palais des Congrès, en dehors du fait qu’il soit proche de chez moi, est qu’il abrite un Monoprix, à la clientèle fortement bobo, mais néanmoins fort pratique le dimanche matin. En réalité c’était aujourd’hui un prétexte (chérie, je pars faire les courses) pour aller admirer les voitures promises à la vente sous le marteau des commissaires-priseurs Briest-Poulain-Tajan.
Les voitures se trouvant dans l’allée Neuilly du premier étage et non dans le hall principal comme souvent, il se trouvait peu de monde pour les admirer ce dimanche matin sans que l’on puisse vraiment dire si cela était dû à la discrétion de leur présentation. Ne boudons pas notre plaisir car cela aura pour le moins permis d’approcher les véhicules sans encourir la moindre remarque. Jetons un voile pudique sur l’engin de record propulsé par un réacteur, incarnation parfaite d’une certaine « beaufitude » et tournons nous avec délices vers les quelques merveilles exposées.
Au centre, ramassée et magnifique, la Matra 650 ; quelque soit l’angle par lequel on l’approche, la bête semble prête à bondir et l’on se prend à rêver au son magique du V12. Hélas elle restera muette.




À côté la frêle et gracile barquette De Tomaso au moteur BRM semble peiner à affirmer sa personnalité pourtant bien réelle et paraît mièvre à côté de la rugueuse Alfa 33. Que dire d’une Lola T210 ayant appartenue à Emerson Fittipaldi ? Elle semble sortie d’une grange et l’on peut souhaiter bon courage à qui la restaurera bien qu’elle paraisse à peu près complète.

Plus loin une Ford Cortina Lotus laisse voir son "double arbre", accompagnée de belles et prestigieuses voitures qui ne peuvent laisser indifférent : Aston Martin DB4 et DB5, Ferrari, Dino, Porsche 356, Lancia Aurelia Spyder mais aussi de plus anciennes et vénérables automobiles.

Vous l’aviez compris, j’ai préféré m’attarder auprès des sensationnelles Sport Protos évoquées au début mais j’ai quand même retenu l’exceptionnelle Alfa Roméo 2500 de 1949 ; quand l’esthétique atteint le sublime. Enfin, en partant, un dernier regard en forme de clin d’œil à un amateur de motos, la Norton Manx 1953 ; l’engin de course dans toute sa simplicité et sa splendeur.
Tiens à propos de courses, il me faut quand même passer au Monoprix ; de toute façon ce que je viens de voir n’est pas dans mes moyens…

Artcurial . Palais des congrès . 8 février 2009
Voir le catalogue de la vente
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Christian Magnanou
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samedi, 07 février 2009
Rétromobile 2009, le marché des copains

Le premier vendredi de Rétromobile est fait pour voir du monde. Qui est là, qui brille par son absence. Les rencontres se produisent à la manière un peu désuète mais délicieuse d'une promenade au milieu d'un marché ou d'une foire dans une riche sous-préfecture. Ainsi le libraire-éditeur Michel Delannoy, rigolard, racontant une bonne blague à Jean Vinatier et Jacques Cheinisse.


"GT Dreams" en plein boulot (500 photos à 15 h). Eric Bath accoudé au comptoir des Editions du Palmier, heureux de proclamer à qui veut l'entendre : Pas un jour sans MdS.

Jean-François Bouzanquet avouant sa perversité d'être devenu marchand du temple et qui pour se racheter explique qu'il restaure une MK II pour en refaire la réplique exacte de celle de Bernard Consten, la fameuse 5 KG 75 ( Dites kilo et pas ka gé, ça fait pro). Etienne Moity menaçant votre serviteur d'être excommunié parce que ce dernier avait oublié de lui dire qu'il était l'heureux propriétaire d'une TR3 et que pour être réhabilité il serait condamné à la lui conduire dans sa retraite berrichonne. Claude Leguezec que seul la mémoire infaillible d'un Pascal Bisson est capable de repérer en un dixième de seconde.
Monique Chapelle, vice-présidente de la Fondation Berliet qui garde un bon souvenir du passage de notre TTDCB à Lyon bien que le qualifiant de sévère. J'essayais de rectifier le qualificatif en ajoutant finement "sévère mais juste" mais notre conversation était interrompue d'abord par un homme très chic qui lui présentait ses hommages en lui rappelant qu'il avait fréquenté l'Ecole des Jésuites de Lyon, et par la sirène de l'usine Renault qui hurlait toute les heures pétantes.Ce qui poussait Madame Chapelle à se déclarer une nouvelle fois dérangés par Billancourt. Il y avait une ambiance chez Berliet qui aurait certainement incité Besancenot à y faire un détour s'il avait eu l'outrecuidance de visiter Rétromobile ce matin-là.

Des Beltoise, Madame et Monsieur venus présenter leur nouveau bébé, un circuit situé pas loin de chez JLM, le circuit de Haute-Saintonge, en Charente-Maritime.

On y rencontrait aussi des humains improbables comme notre ami Philippe Vogel habillé de pied en cap en Mike Beuttler, à tel point qu'un quidam se posait la question de savoir s'il n'était pas réellement le pilote disparu, You are Mike Beuttler ? dit-il en reculant d'un pas. La folie était proche de nous. Les longues séances de dédicaces personnalisées à l'extrême de Philippe qui ne réussirent pas à entamer la patience d'un Christian Magnanou. Après avoir attendu deux heures son Privé de gloire, il n'en était plus à une demie près.
Il faudra donc retourner Boulevard Victor pour voir les autos... cette fois.Rétromobile 34e édition . Paris Expo Pavillon 7.3 . 6-15 février 2009
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Jean-Paul Orjebin
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jeudi, 05 février 2009
Rétromobile 2009, qui ? quand ? où ?

Nul n’est censé ignorer que la grand messe de l’automobile ancienne sera célébrée sous le ministère de l’évêque Rageys sans interruption du vendredi 6 au dimanche 15 février en la basilique de la porte de Versailles. Tout fidèle ayant en poche un denier du culte équivalant à la somme de 13 €, ou 7, 50 € s’il s’agit d’un novice, sera admis à y assister. Avec un peu de chance il pourra baiser l’anneau papal de sa sainteté Fillon 1er, ou à défaut rencontrer, voir, admirer l’un ou l’autre des événements, des personnes, des animations qu’avec notre sens de la hiérarchie des valeurs coutumier nous avons listés.
- Les voitures de Johnny Hallyday (chanteur ayant cassé aussi des fauteuils)
A l’occasion de Rétromobile, quelques-unes des voitures qui lui ont appartenu sont présentées, avec l’aimable concours de leurs propriétaires actuels.
• Iso A3C 1967 à carrosserie rivetée (1967) : 14 exemplaires seulement sont sortis de l’usine ISO à Gênes (Italie).
• Ferrari 275 GTB (1963) : Signée Pininfarina et Scaglietti, la 275 GTB (Gran Turismo Berlinetta) arbore une ligne de toit basse et profilée, une lunette arrière de type fastback, le derrière élargi ainsi que les prises d'air en forme de nageoire de requin sur les côtés.
• Mustang Monte Carlo (1967) : Les amateurs de rallies se rappelleront que Johnny Hallyday participa en 1967 au Rallye de Monte-Carlo au volant d’une Ford Mustang.
• Lamborghini Miura (1967) : Coup de foudre pour cette voiture, jugée par certains spécialistes comme l’une des plus belles voitures jamais commercialisées.
- Jean-Paul Orjebin (Un envoyé très spécial)
En mission de presse vendredi 6 dès l’aurore, reconnaissable grâce à sa ressemblance avec l’acteur Didier Bezace.
- La sirène de l'usine Renault de Billancourt (Friche industrielle appelée à faire des petits)
Mise en vente aux enchères par la société Bonhams, le samedi 7 février au soir pendant le salon Rétromobile.
Cette sirène a régné pendant plus de 70 ans sur la vie quotidienne des ouvriers, du haut de ses 7 mètres sur le toit du bâtiment 6 de l’Ile Seguin. Elle est devenue le symbole de la lutte ouvrière en retentissant à l'occasion des plus grands événements sociaux : en 1936, lors des grandes grèves du front populaire, ou pour les manifestations de mai 68. Rouillée, moteur bloqué depuis 17 ans, la sirène est en cours de restauration. Ses 8 mégaphones en tôle on été débosselés, l’énorme moteur électrique de 15cv consommant plus de 1200 watts au démarrage a été reconditionné par un spécialiste à la retraite. Son actuel propriétaire espère bien l'entendre rugir à nouveau dans les tous prochains jours, avant qu'un nouvel acquéreur ne se laisse séduire par le chant de la sirène.
- JFB Engineering (Gentilhomme du XXIe siècle, amateur de femmes rapides, de jarrêts tendres et de vieilles bagnoles)
Chers amis,
La saison commence avec ... Rétromobile ! Rendez-vous avec JFB ENGINEERING, stand C27 , du vendredi 6 février au dimanche 15 février. (nocturnes mardi et vendredi 11h-22h).pour parler de vos projets et des nôtres !
A bientôt
Jean-François Bouzanquet
16 Rue Marbeau
75116 PARIS, France
Tel. : 00 33 (0)6 09 907 364
- Quartier d'Art fête ses 3 ans au Stand H53 (« L’autre » galerie d’art)
La petite galerie d’art située au cœur du 15e arrondissement de Paris fêtera bientôt son 3ème anniversaire ! Son thème favori : les autos, les avions, les engins et les usines, les grattes ciels… la vie en résumé. Ainsi, en complément des expositions temporaires de la « vitrine du 95 » dans le 15ème, l’originalité artistique et la qualité technique des toiles marquent les visiteurs sur les salons dédiés à l’automobile tel que Rétromobile.
- Librairie du Palmier au stand C9 (Genre de Gallimard mécanique et méridional)
(Présentation de Michel Delannoy)
Vendredi 6 et samedi 7 : Bernard Boyer pour son livre Autodidacte et pragmatique. Du CAP au championnat du Monde, mais aussi pour C.G. les artisans constructeurs. Jean-Paul Delsaux fera quelques passages les vendredi et samedi, mais il a promis de consacrer la journée du dimanche à ceux qui veulent lui parler de ses multiples livres, dont ses dernier-nés : Circuit de Francorchamps, 1000 km et autres courses, Chroniques du Sport Automobile et Grands Prix de Charleroi.
Philippe Vogel viendra le dimanche 8 puis le dimanche 15 présenter le livre qu'il vient de consacrer à Mike Beuttler, Privé de gloire.
Le mardi 10, toute l'après-midi et la soirée, nous pouvons compter sur la présence de Marie-Claire Merenda-Cibié et Bertrand Galimard pour leur livre Les éponymes de l'automobile.
Egalement ce mardi 10, Jean-Luc Fournier présentera son ouvrage tout frais, la Biographie autorisée de Jean Rédelé. Vous pourrez également lui parler de ses ouvrages précédents, les 2 tomes de Monoplaces Alpine, mais également des introuvables ouvrages qu'il a consacré aux automobiles de Jacques Durand.
Le vendredi 13, toute l'après-midi et la soirée, la table sera occupée par Patrice Besqueut pour ses livres Charade le plus beau circuit du monde et La Coupe Gordon Bennett 1906. Il pourra aussi vous parler du DVD qu'il propose sur les premières courses disputées sur le circuit de Charade en 1958 et 1959. Nombre d'autres auteurs nous ont promis de passer quelques moments sur notre stand, mais, dans ce monde de poètes, peu d'entre eux ont réussi à se décider pour un jour ou un horaire précis.
Nous savons que nous aurons la visite de mon ami Fenouil (dit le courant d'air), un bref passage de Michel Bollée (dit le silencieux), de Jean-Marie Wyder animateur de l'équipe à laquelle on doit La Suisse et les 24 heures du Mans. Je n'ose guère espérer retenir Jean-Marc Tessédre plus de quelques minutes et il en ira certainement de même pour Eric Pioskowic (s'il vient à Rétro). Jerry Pantis, le Canadien auteur de Porsche 904, 906 et 910 in America nous a annoncé qu'il passerait vendredi 6, mais sans préciser s'il aurait du temps à nous consacrer.
Claude Rouxel et Gilles Blanchet doivent aussi passer pour présenter La saga des Pilain lyonnaises, mais nous ne savons pas quand.
- Circuit des Remparts d’Angoulême (Sorte de Monaco sur Charente dont le prince parle haut)
(Mail de Jean-Louis Mathieu)
Nous serons à Rétromobile pour la présentation à la presse (aux médias) et aux amis, le jeudi 12 février après-midi et en soirée ; nous serons hébergés sur le stand de "Fink Presse" - François Granet qui héberge maintenant "Sport et Collection".
- Jean-Marie Guivarc’h (Artiste manceau qui sera à Rétromobile sans arbre à cames ni poils de martre)
Cette année avec des amis je me rends à Rétromobile, le lundi 9 février.
Serez-vous dans le coin ? Peut-être pourrons-nous discuter un brin ?
- Un siècle de véhicules électriques (Thème très politiquement correct)
Il y a 175 ans un bateau à roue naviguait sur la Neva avec une douzaine de voyageurs à son bord. Ce navire avait été conçu par Moritz Hermann Jacobi. Ce qui était révolutionnaire c’est que cet ingénieur Prussien avait équipé ce bateau du premier moteur électrique. Au début du siècle la voiture électrique était considérée comme le moyen de locomotion le plus simple et le plus fiable. La mise en route de ces automobiles était pratiquement instantanée en comparaison des nombreuses et complexes manipulations de mise en route des voitures à vapeur ou à pétrole.
En première mondiale 8 véhicules électriques historiques en démonstration dynamique
• Bugatti électrique 1930
• Stella électrique 1939 Musée de la Roche Taillée
• Sainclair 1985
• Peugeot VLV 1941 Musée Peugeot
• KRIEGER électrique 1908 Musée des 24 H du Mans
• Jamais Contente réplica Lion's Club
• Harrods electric van 1939 National Motor Museum of Beaulieu
• Columbia electric 1901National Motor Museum of Beaulieu
- Toi ami lecteur de MdS
Tu es libre d’informer au bas de cette note de ton passage à Rétromobile, de façon à ce que tes amis ou tes ennemis t’y retrouvent ou t’y évitent.
Rétromobile 34e édition . Paris Expo Pavillon 7.3 . 6-15 février 2009
Site officiel : www.retromobile.com
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mercredi, 20 février 2008
Rétromobile 2008, quelques nouveaux livres
Çà et là des voix s'élèvent pour déplorer le mercantilisme toujours plus rampant à Rétromobile, transformant des allées où régnaient auparavant les vendeurs de pièces détachées ou d'automobilia en galeries de luxe investies par les maisons de ventes aux enchères, les horlogers chics, les riches marchands. Pourtant notre impression reste globalement favorable. De très belles autos (Ah la 250 F chez Lukas Hüni !) voisinent avec des modèles populaires attachants (Ah la Simca 1000 de Jean-Pierre Foucault !) ; un Premier ministre au coude à coude avec le lecteur lambda, tous deux unis dans une passion commune ; une bière corse bue au goulot en compagnie d'un Gianpaolo citant Lacan ; bref ce Rétromobile fut goûteux, riche de belles rencontres, c'est là l'essentiel, comme l'écrit notre ami Era sur le Blenheim forum, Je ne peux faire un pas sans y croiser une connaissance, un ami, un ganger... je n'ai pas connu les débuts de la Bastille, mais avoue que j'ai bien aimé cette édition.
Globalement moins de stands cette année, et particulièrement moins de stands de libraires et d'éditeurs dont trois habitués des éditions précédentes étaient absents, Docauto, Drivers et ETAI. Considère-t-on dans le milieu éditorial que Rétromobile n'est plus propice au commerce du livre ? Nous avons néanmoins relevé quatre nouvelles parutions en langue française.
American Classic Alain Bertrand
Michel Guegan
Ed. Critères, Grenoble, 172 p., 40 €
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Extrait d'un courrier de l'éditeur :
Bonjour,
Maison d'édition indépendante, nous éditons des livres sur des artistes contemporains. La collection "On the road" est consacrée aux grands peintres automobiles. Un premier ouvrage paru en 2007, intitulé Reflets, retrace le parcours d'Hideki Yoshida. Le second livre de cette collection, intitulé American classic, rend hommage à Alain Bertrand, peintre automobile de renommée mondiale et sortira à l’occasion du salon Rétromobile le vendredi 8 février. Vous serait-t-il possible d'indiquer la sortie de ces ouvrages sur votre site Internet ?
Lartigue et les autos de course
Pierre Darmendrail, avec la collaboration de Christophe Lavielle
Ed. Motors Mania, Pau, 208 p., 79 €
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Extrait d'un courrier de l'éditeur :
Gérard Welter, une vie au design Peugeot, l'épopée des WM et WR au MansChristophe Bonnaud
Ed. Roger Régis, Paris.
Les Eponymes de l'automobileBertrand Galimard Flavigny
Ed. Cibié, 285 p., 35 €
Pas de courrier de l'éditeur, donc communiqué de presse lambda :
L'histoire de l'automobile au XXème siècle s'est faite grâce à des hommes, dont la personnalité, l'intelligence, la ténacité les ont conduits à inventer, développer, diriger des sociétés qui ont contribué à faire, de ces cent dernières années, le siècle de l'automobile.
Rétromobile 33e édition . Paris Expo halls 3.1 et 4 . 8-17 février 2008
Site officiel : www.retromobile.com
Voir aussi
Rétromobile 2008, collectionneuses du petit matin
Rétromobile 2008, le pavillon des fous
Rétromobile 2008, Monsieur Spitzweg s'est encore échappé
Rétromobile 2008, un coeur gros comme ça
Rétromobile 2008, la berlinette d'Artcurial
Rétromobile 2008, huiles de salon
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