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        <title>Mémoire des Stands - personnel</title>
        <description>L'automobile et l'histoire</description>
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        <lastBuildDate>Thu, 24 Jul 2008 12:19:31 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Jours tranquilles à Cosne-sur-Loire</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 01 Jun 2008 10:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/loire.jpg&quot; alt=&quot;loire.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;En ce mois de juin, snobant des événements tels que le GP de Marseille, le nouveau concours d’élégance de Saint-Cloud et, last but not least, le GP de l’Age d’Or, votre teneur a choisi pour ses vacances un «&amp;nbsp;spot&amp;nbsp;» à l’exact opposé de l’actualité automobile, voire de l’automobile tout court, Cosne-sur-Loire, dans la Nièvre, où il avait déjà &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/06/19/chronique-des-bords-de-loire.html&quot;&gt;sévi&lt;/a&gt; l’an dernier, prouvant encore une fois que le qualificatif de talentueux que d’aucuns l’honorent est largement usurpé. MdS est donc en pilotage automatique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;20 juin : A man is coming to town&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1087795&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/00/1849968099.JPG&quot; alt=&quot;DSC02193.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1087795&quot; /&gt;Cette ville et la campagne alentour nous sont chers pour deux raisons ; c’est notre région d’origine et il n’y a strictement rien à y faire, sauf à régler un détail de succession ou acheter du sancerre (voire ce merlot du pays charitois dont notre hôtelier a posé d’autorité un flacon sur notre table). Et un blogueur n’aime rien tant que décompresser dans des petites villes où le temps s’écoule pour de vrai et non symbolisé par une barre de&amp;nbsp;téléchargement, bref où il ne saurait trouver matière à bloguer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hélas, nous verrons au cours de ces&amp;nbsp;&quot;Jours tranquilles à Cosne-sur-Loire&quot; qu’une note s’impose toujours si elle arrive à abattre le mur de paresse que dresse le blogueur en congé. D’autant que Cosne est accessible au haut débit, tant celui&amp;nbsp;qui inquiète les riverains de la Loire, que celui de l’ADSL, qui nous a fait lever un sourcil après la sieste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;21 juin : faites de la musique dans la campagne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1089047&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/02/02/195057725.JPG&quot; alt=&quot;DSC02210.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1089047&quot; /&gt;Échapper à la fête de la musique relève de l’hygiène auditive ; à Cosne c’est une obligation car des groupes locaux sévissent. Rien de mieux alors que de gagner la &quot;Clairière magique&quot; sise en amont de la Loire, bien après le chemin de fer abandonné de Port-Aubry. Elle n’est magique que dans notre esprit car ni Google Earth, ni les cartes Michelin n’y prêtent une attention spéciale. L’air y vibre avec calme. Quelquefois nul n’y pénètre de la journée. Si le boum-boum n’y nichait pas, cette clairière ferait une annexe du paradis très présentable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu’est-ce que le boum-boum ? Comment, vous n’avez jamais entendu le cri du boum-boum ? Difficile d’y couper car l’oiseau a colonisé la France entière. Il a commencé par les banlieues, laissant échapper son chant des vitrines baissées des BM des dealers du neuf trois, puis a gagné la province, installé à l’arrière des berlines bas de gamme des p’tits jeunes. Le boum-boum chante comme le coucou, une note deux tons, qu’il envoie alentour, amplifiée par une sono qui développe quelquefois une énergie qui chaufferait un village de l’Arctique pendant deux ans. A la campagne, quand l’air est subtil et qu’il porte, le boum-boum s’entend à des kilomètres. Comme ce soir dans la Clairière magique.&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; 22 juin : Se magner vers Magny-Cours&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1087810&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/02/303993234.jpg&quot; alt=&quot;hotel.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1087810&quot; /&gt;Un ancien «&amp;nbsp;Routier&amp;nbsp;» situé sur le tracé de l’ex-Nationale 7 et devenu depuis 1991 l’hôtel-restaurant «&amp;nbsp;Les Forges&amp;nbsp;» nous accueille depuis plusieurs années. C’est cet établissement qui avait offert son cadre à un &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/12/24/repas-de-noel-aux-forges.html&quot;&gt;repas&lt;/a&gt; de Noël (fictif) d’André Simon, mais en cette semaine du GP de France, ses sept chambres devraient se multiplier par 10, 100 ou 1000 pour répondre à la demande. Dame ! Magny-Cours n’est qu’à une portée de fusil. Tout Cosne serait fully booked si on y parlait anglais, blindé si on y causait bobo, disons que, comme l’affirme Denis Marcellot, le patron des Forges, il faut pousser jusque vers Bourges, voire plus loin pour trouver une chambre pour ce week-end.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’occupant de la chambre 3, devenu celui de la chambre 5 car plus au calme que l’autre, sur la rue, observe depuis l’anonymat du client lambda, la population des amateurs de F1 qui ont réussi à décrocher une chambre de cette petite maison familiale. Il y a là un père et son fils, le premier est stressé, sans cesse à la recherche d’une clé égarée dans l’une des douze poches que comporte son pantalon de combat - Magny-Cours étant&amp;nbsp;&quot;in the middle of nowhere&quot;&amp;nbsp;, comme a dit Kimi Räikkönen à la télé, il faut assurer, des fois qu’on serait capturé par des Berrichons qui n’auraient jamais vu d’&amp;nbsp;&quot;Homo grandprius&quot;. Quant au fiston, il est relax. Seule fausse note, son tee-shirt rouge aux couleurs d’une grande firme italienne et marqué Kimi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux autres de ces clients F1 sont arrivés en Porsche Cayman. Leur auto bleu pétrole, garée rue de l’amiral de Boissoudy qui ne voit jamais rien d’autre que les Xsara Picasso des Cosnois, attirait l’œil. Ceux-là sont la crème des amateurs de F1 moderne. Ils discutaient politique internationale et œnologie au dîner ; ont chargé ce matin dès potron-minet, tels des bootleggers, leur coffre d’une quantité non négligeable de cartons de sancerre, au mépris de la suspension de la Porsche qui piquait sérieusement du nez, prenant une petite avance sur les passagers. &lt;em&gt;En route vers une victoire d’Alonso&lt;/em&gt;, a lancé l’un d’eux, histoire de faire croire à la femme de chambre qui assistait au départ du drôle de duo, qu’ils étaient venus pour autre chose qu’une affaire de pinard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;23 juin : vitesse&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;img name=&quot;media-1089060&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/02/00/781841686.JPG&quot; alt=&quot;DSC02156.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1089060&quot; /&gt;Dans nos bagages, deux livres, un Sagan, &lt;em&gt;Avec mon meilleur souvenir&lt;/em&gt; et, en souvenir de Dominique Autié, mort dernièrement et qui me l’avait recommandé, le &lt;em&gt;Crash&lt;/em&gt; de J.-G. Ballard. L’un et l’autre dealent avec la vitesse. Pour Ballard, elle entraîne l’accident et par voie de conséquence la jouissance que procure à quelques amateurs les tôles écrasées. Sagan, elle, aborde en quelques pages géniales ce sujet aujourd’hui honni mais qu’en 1984, date du bouquin, on s’autorisait encore à célébrer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un écrivain de la taille de Françoise Sagan voit, sent, écrit sur l’acte de vitesse des choses qu’aucun journaliste de &lt;em&gt;L’Équipe&lt;/em&gt; ou d’ailleurs ne percevra jamais. Même si Sagan en connaît rien au sport. D’ailleurs elle affirme quelque part que «&amp;nbsp;Le goût de la vitesse n’a rien à voir avec le sport. De même qu’elle rejoint le jeu, le hasard, la vitesse rejoint le bonheur de vivre et, par conséquent, le confus espoir de mourir qui traîne toujours dans le bonheur de vivre.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sans doute le type qui a écrasé cette couleuvre sur la route de Port-Aubry avait-il lu Sagan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&lt;strong&gt;24 juin : Une vieille Triumph est passée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1089994&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/01/1699010198.jpg&quot; alt=&quot;loire2.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1089994&quot; /&gt;Se promener dans Cosne le lundi soir revient à se sentir dans la peau du dernier homme sur Terre. Rideaux de fer baissés, rues comme vidées par un virus qui aurait touché les humains mais épargné les freux qui vous regardent passer, perchés sur les gargouilles de l’église Saint-Jacques. Au feu rouge de la rue St-Aignan, une VW Polo surmontée d’un gigantesque aileron et dont la puissance s’échappe d’un mégaphone de Chaparral laisse croire que nous errons dans &lt;em&gt;Mad Max&lt;/em&gt;, version nivernaise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Grain d’orge&quot; est ouvert, ilôt de civilisation dans un univers post-nucléaire. C’est la seule particule animée. Les deux frères Dorge ont repris un resto kabyle il y a une vingtaine d’années, ont laissé les curieuses arabesques qui interpellent les clients de passage, tant pis, l’ont appelé «&amp;nbsp;Grain d’orge&amp;nbsp;», faute de mieux, ont eu le coup de pot de recevoir un jour deux envoyés du Routard qui les ont assez appréciés pour les référencer dans leur bouquin, tiennent allumés en permanence un projecteur dans la rue qu’on aperçoit, les jours de grande visibilité, depuis le carrefour des Fouchards, par delà le pont suspendu, ça fait bien deux bornes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le gros des frères Dorge est en cuisine, le petit accueille en salle. Nous sommes seul, assis à droite en entrant. Un vrombissement derrière la vitrine. Le petit Dorge interrompt sa prise de commande, le crayon en l’air. &lt;em&gt;Y’a une vieille Triumph qui passe&lt;/em&gt;, nous fait-il. En cuisine, nous l’entendons dire à son frère, le gros : &lt;em&gt;Une côte d’agneau à point… Y’a une vieille Triumph qu’est passée.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;25 juin : MENETREAU 3 KM&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1091871&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/00/193346256.jpg&quot; alt=&quot;DSC02259.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1091871&quot; /&gt;Vers la fin des années cinquante, je passais mes vacances à Boulleret, à 5 kilomètres de Cosne, où ma grand-mère possédait une maison. En 58, 59, dans ces eaux-là, en Berry, un gamin n’avait de distraction que ce que la nature mettait à sa disposition, car pour le reste… on soufflait dans le cul des grenouilles pour les faire exploser, on crachait sur les bouviers pour leur faire cracher de l’encre, on allait chercher les vaches de Madame Bernard en évitant de marcher derrière elles, etc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et surtout, le must, si nous avions su ce mot, on descendait à Ménétréau, lieu-dit situé à trois bornes de chez ma grand-mère. Mon cousin Jacques, mon frère Dominique et moi, juchés sur des vélos, dévalions la route étroite en lacets, bordée de bois impénétrables, dont le dernier coude - un droite très vite qu’on passait à fond, le doigt sur le frein car un dindon ou un jars était susceptible de traverser sans corner -, et débouchions sur le pont de Ménétréau. On pilait dans un ferraillement, mettait les clous à terre, déballait le matériel de pêche, mettait une bouteille d’orangeade à fraîchir au canal et on passait le meilleur après-midi du monde. Quelquefois une perche soleil mordait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’était en 58 ou 59, dans ces eaux-là. De Gaulle était le Président, mon père avait sa 403. Le bonheur mais nous ne le savions pas. La maison de bonne maman est fermée depuis des lustres ; la ferme de Madame Bernard a été transformée en résidence secondaire par des bobos qui y vivent en chaise longue ; mon cousin Jacques est mort du cancer ; mon frère Dominique touche la retraite du doigt.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur la borne ci-contre était peint : MENETREAU 3 KM.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; 26 juin : Car spotting and e-mailing at the &quot;Pause Café&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1093719&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/00/1092722838.jpg&quot; alt=&quot;DSC02274.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1093719&quot; /&gt;Le Blenheim Gang a élevé le &quot;car spotting&quot; au rang d’un des beaux-arts. De tous les spots les plus branchés de la planète, de jeunes hommes en veste cintrée par-dessus une chemise flottante y expédient des images des autos les plus extravagantes, qu’ils volent en direct. On appelle ça le&amp;nbsp;car spotting. Installé comme toutes les fins d’après-midi au&amp;nbsp;&quot;Pause Café&quot;, le bistrot le moins pochard de Cosne, j’ai tenté moi aussi l’exercice. Par delà mon orange pressée ont défilé des Citroën de milieu de gamme - souvent des Xsara Picasso, une ou deux 4L, une 5O4 orange immatriculée dans la Cher et la petite Mercedes du patron du rade, un homme charmant qui a fait venir des oranges rien que pour moi (de dos à l‘image).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lassé, j’ai ouvert mon portable maintenant équipé d’une clé 3G. Imparable pour la drague, le portable en terrasse à Cosne. La traduction moderne de la TR 3 dans les sixties.&lt;br /&gt; Les mails du jour ont commencé de se matérialiser en installant le suspense. La 3G à Cosne est à diviser par deux. A la vitesse d’un escargot traversant la D 955, un courrier de Vincent Beltoise s’est assemblé. Vincent, c’est notre mascotte à MdS. Il m’envoie ses comptes rendus de Pau et Magny-Cours assortis d’une photo qui le montre à côté de Sébastien Bourdais. Le neveu de JPB est une aubaine pour le teneur de blog car il s’occupe de tout : il pilote, il met ses courses par écrit et fournit les photos. Je demanderais bien la même chose à Alonso.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l’autre bout de la chaîne alimentaire, le Pr Reimsparing m’informe de l’organisation du pèlerinage qu’il organise à Reims le 6 juillet pour honorer la mémoire de Luigi Musso, mort il y aura pile 50 ans. Il signe son courrier «&amp;nbsp;Un futur pèlerin&amp;nbsp;», auquel je réponds en lui demandant si ce pèlerinage sera accompagné d’un jeûne qui le priverait de ses coupes de champagne de la place d’Erlon. J’attends sa réponse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; 27 juin : Une bêtise peut en cacher une autre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1095781&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/00/748395122.jpg&quot; alt=&quot;DSC02202.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1095781&quot; /&gt;La teneur du panneau ci-contre peut laisser croire qu’il a été photographié en Belgique, où que c’est un montage Internet, alors qu’il n’en est rien, hélas, car je l’ai immortalisé à la sortie de Cosne, sur le passage à niveau qui mène à la D 243 qui elle-même donne sur la zone industrielle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En opposition à certaines formes artistiques qui fonctionnent sur le non-dit ou la suggestion par d’infimes touches impressionnistes, la direction régionale de la SNCF a estimé que certains choses doivent être écrites noir sur blanc, à moins qu’il ne s’agisse de l’initiative de la garde-barrière. Jusqu’à cette année cette injonction n’était pas adressée aux usagers, donc en vertu du principe qui veut que ce qui n’est pas interdit est autorisé, les Cosnois qui allaient faire leurs courses à Auchan ou déjeuner au Pat à Pain avaient l’opportunité d’immobiliser leur véhicule sur les voies ferrées. Oh, certes, une tolérance, rien de plus, n’allez pas croire que vous pouviez ventouser votre Xsara Picasso des heures durant sur la ligne Paris-Nevers.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quand je pense que certains vacanciers vont chercher le dépaysement en Californie ou en Ouzbékistan…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; 28 juin : Crash&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1097406&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/01/619994436.JPG&quot; alt=&quot;DSC02199.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1097406&quot; /&gt;Il s’épuisait systématiquement à dresser un catalogue terrifiant d’accidents imaginaires et de folles blessures - poumons d’hommes âgés ponctionnés par des poignées de portière, poitrines de jeunes femmes empalées sur des colonnes de direction, joues de beaux adolescents déchirées par les chromes de l’éclairage intérieur. De telles blessures lui semblaient la clé d’une nouvelle sexualité, née d’une technologie perverse. Ces visions meublaient les galeries de son esprit comme autant de pièces dans le musée d’un abattoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’homme qui écrit ces phrases s’appelle James Graham Ballard et a commis en 1973 un bouquin, &lt;em&gt;Crash&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;qui raconte comment assouvir sa sexualité à travers l’accident de voiture, et&amp;nbsp;serait vraisemblablement interdit dans notre siècle cotonneux. Rue Charles-Floquet, une des rues les plus calmes de Cosne-sur-Loire. Une 2 CV se mire dans le cul d’une C4. &lt;em&gt;Crash&lt;/em&gt; est-il en vente à la Maison de la presse ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-US&quot; lang=&quot;EN-US&quot;&gt;&lt;strong&gt;29 juin : Vitesse 2&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1098509&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/00/1490130267.JPG&quot; alt=&quot;DSC02255.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1098509&quot; /&gt;De part et d’autre de la D 955 qui sort de Cosne par le pont suspendu court la&amp;nbsp;&quot;levée&quot; qu’on trouve au croisement des Fouchards. La Loire est un animal sauvage qui va où il veut, multipliant à son passage les lacis, les errances autour de bancs de sable, créant en son lit des îlots inaccessibles où croissent, non gênés par l’homme qui pour une fois les respectent, bêtes libres et végétaux non domestiqués. La levée a été créée pour tenter, sinon d’endiguer le cours du dernier fleuve sauvage d’Europe, du moins d’en surveiller le comportement. C’est une route en surplomb, rectiligne, dont l’application du Plan Loire a récemment déboisé les abords pour mieux contrôler la montée des eaux.&lt;br /&gt; Tout une vie s’est agglutinée là. En contrebas, dans des baraques abandonnées car en zone inondable, a trouvé refuge une petite population de marginaux qui en sort le matin pour aller faire la manche à Cosne. Zombies, la canette de 8.6 à la main, bouffés par un million de moustiques au m². A l’abri de leurs terriers creusés dans les flancs de la levée, les blaireaux dorment encore. Ils croiseront les zombies dans leur chemin de retour. Dans la journée les motards s’aventurent sur la levée débarrassée des radars car les flics ne peuvent plus s’y cacher en raison du défrichage des talus. Centaures bicéphales, la poignée dans le coin, bouffant un million de moustiques au m², dont le train arrière laisse le souvenir d’un string s’effaçant à 250 à l’heure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 30 juin : L’Age d’Or à Cosne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-1100029&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/02/1543252857.JPG&quot; alt=&quot;DSC02326.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1100029&quot; /&gt;Une petite association de voitures anciennes, le Club des vieilles voitures et motos cosnoises, tente d’initier la population à la culture de l’automobile ancienne, sans d’ailleurs rencontrer un écho particulier car à Cosne on roule en ancienne sans s’en rendre compte, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Le Cosnois roule en 4 L, en 2 CV, en Dyane ou en 404 en ignorant totalement qu’à St-Tropez ou avenue du Trocadéro il provoquerait un attroupement dont il serait le premier gêné. Le Cosnois est modeste et discret. Il n’y à qu’au grand marché du dimanche qu’il aime être reconnu par le poissonnier ou le rôtisseur.&lt;br /&gt; Bref, le CVVMC fêtait hier son dixième anniversaire au camping, dans ce qu’on appelle l’Île de Cosne, un champ pris en otage entre deux bras de la Loire. Votre serviteur qui a fait l’impasse du Grand Prix de l’Age d’Or s’est vu rattraper par l’âge d’or tel qu’on le vit ici, dans ce coin de la Nièvre profonde où une Dauphine Gordini, une R8 S, un cabriolet Traction avant, une Caravelle ou encore une Chambord constituèrent ses proies photographiques. Oh certes, le CVVMC dispose d’un rayon d’action plus étroit que la manifestation nationale sus évoquée, son président s’habille au marché, mais qu’est-ce qu’on était bien hier après-midi, dans l’Île de Cosne, dans les flons flons de l’accordéon, le sancerre au frais. Les moustiques n’étaient pas encore levés.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;1&quot; id=&quot;qao90&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1er juillet : A man has left the town&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1101671&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/02/01/1545900078.jpg&quot; alt=&quot;DSC02204.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1101671&quot; /&gt;Une Aston Martin au feu rouge de la rue du Bac et du quai Voltaire, ce matin, a&amp;nbsp;achevé de me convaincre que Cosne-sur-Loire appartient désormais au passé. La Loire devra apprendre à couler sans le support de son spectateur solitaire et &amp;nbsp;vespéral ; les&amp;nbsp;4 L continueront de roulotter, libérées du regard ironique d'un teneur de blog ; le patron du&amp;nbsp;Pause Café&amp;nbsp;vendra une orange pressée de moins que d'habitude ; tout redeviendra comme avant. On aura compris que le&amp;nbsp;ton volontiers moqueur de votre serviteur cache mal son attachement&amp;nbsp;réel à cette modeste communauté qui vit au rythme du temps, des crues de son fleuve fétiche, qui se salue au marché en s'entendant dire : &lt;em id=&quot;nexz&quot;&gt;C'est pour les dames ?&lt;/em&gt; quand elle achète une livre de carottes, n'expose pas à la galerie Vitesse et porte rarement des vestes cintrées par-dessus une chemise flottante.&lt;br id=&quot;ct62&quot; /&gt; &lt;br id=&quot;ct620&quot; /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;À&amp;nbsp;l'année prochaine&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Jagtime à l'Eden</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Personnel</category>
                                                <pubDate>Wed, 18 Jul 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/eden.2.jpg&quot; alt=&quot;eden.2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Parmi les 1004 km que déroule la&amp;nbsp;Nationale 7 entre Paris et Menton - plus exactement, qu'elle déroulait, avant qu'un stupide décret la découpât en rondelles en 2005,&amp;nbsp;la vingtaine de&amp;nbsp;mètres qu'elle&amp;nbsp;trace devant le cinéma Eden de Cosne-sur-Loire nous importe particulièrement. Le reste est chanson.&amp;nbsp;Ce vieux ciné, où Eddy Mitchell eût pu tourner sa&amp;nbsp;&quot;Dernière séance&quot;, servit d'écrin à nos premiers émois cinématographiques :&amp;nbsp;nous y avons vu, môme, &lt;em&gt;20 000 lieues sous les mers&lt;/em&gt;, adolescent, &lt;em&gt;Bullitt.&lt;/em&gt; Et puis récemment &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/06/15/cars-a-l-eden-cinema.html&quot;&gt;Cars&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Est su ici notre attachement à cette petite ville qu'une situation géographique aberrante écarte des flux migratoires ; ne s'y rendent que les natifs, comme nous, ou ceux qui ont de solides raisons&amp;nbsp;;&amp;nbsp;successions notariales à régler, visites de&amp;nbsp;parents&amp;nbsp;au cimetière, greniers à vider, etc. Sinon, ça file vers le Sud. Touristes étrangers en route vers la Côte, qui passent la nuit à La Charité ou Nevers ; Parisiens préférant goûter l'exotisme de Sancerre ; graisseux filant, la poignée dans le coin, sur Magny-Cours. N'y circule qu'une petite dizaine de milliers de conducteurs répartis, comme on l'a vu dans une &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/06/19/chronique-des-bords-de-loire.html&quot;&gt;note&lt;/a&gt; récente,&amp;nbsp;dans des Xsara Picasso, des vintages qui s'ignorent et des&amp;nbsp;voitures de Jacky.&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Faux&lt;/em&gt;, nous écrit Etienne Raynaud, qui est allé vérifier la véracité de nos assertions, ainsi qu'en témoigne la&amp;nbsp;photo ci-dessus qui donne à voir l'Eden accueillant sa Jaguar, laquelle lui vole la vedette, d'une part, et dont la seule présence à Cosne ébranle nos observations sociotomobiles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous avons appris à nous méfier d'Etienne Raynaud. Non&amp;nbsp;seulement en raison d'une classe naturelle qu'on lui envierait, faite d'une heureuse harmonie d'alcool rare,&amp;nbsp;de culture Blenheim &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt; et d'invitations chez la duchesse de Noailles qui tombent de ses poches comme, des nôtres,&amp;nbsp;des bons de réduction Auchan, mais parce qu'il est capable de tout, Etienne. Un jour, il s'est matérialisé, trempé par la pluie charentaise, à la table que nous partagions avec nous-même chez Paul, aux Remparts. &lt;em&gt;Vous êtes Patrice Vatan ? Oui. Je suis Etienne Raynaud. Discutons...&lt;/em&gt; dit-il en tirant une chaise&lt;br /&gt; Quand même, Etienne Raynaud à Cosne...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; [1]&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.blenheimgang.com/&quot;&gt;www.blenheimgang.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Une Jaguar à charge qui fait mentir un teneur de blog&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Etienne Raynaud
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                <title>Epaves des bords de Loire</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 21 Jun 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/loirec.jpg&quot; alt=&quot;loirec.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Voir aussi &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/06/19/chronique-des-bords-de-loire.html&quot;&gt;&lt;span&gt;Chronique des bords de Loire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Avant-goût du Grand Prix de l'Age d'Or, voici quelques vieilles machines.&lt;br /&gt; Boulleret est un petit village&amp;nbsp;situé à 5 km de Cosne, du côté Cher de la Loire, alternance de landes, de côteaux et de bois rompue çà et là par une fermette ;&amp;nbsp;un univers replié sur lui-même&amp;nbsp;où rien n'a bougé depuis l'époque où les deux premiers véhicules montrés sur cette note ont été abandonnés et qui nous avaient échappé lorsque, gamin dans les années 60, nous&amp;nbsp; jouions dans ces bois où nous les avons découverts cette semaine, maintenant devenus&amp;nbsp;épaves.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De l'auto du&amp;nbsp;haut, il ne reste rien d'autre qu'une coque nue, vidée intégralement de son contenu. Curieusement,&amp;nbsp;ses&amp;nbsp;surfaces vitrées ont été obturées par des panneaux en métal, comme pour servir d'abri à un sans-logis, ce que semble confirmer la cabane&amp;nbsp;grossièrement établie à côté où demeure un vestige de matelas. Jean-Louis Mathieu pourrait-il tenter une identification ? &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/loired.jpg&quot; alt=&quot;loired.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; A une portée de fusil de l'épave précédente, nous tombâmes sur cet utilitaire pris en tenailles par un entrelacs de végétation qui lui assure le meilleur des&amp;nbsp;freins à main. Il s'agit d'un véhicule commercial aux couleurs des &quot;Graines Vivantes&quot;,&amp;nbsp;peut-être un engrais dont la simple mention&amp;nbsp;paraît efficace au vu de la voracité avec laquelle des arbres ont poussé dans la caisse, trouant le plafond et même écartant la baguette latérale pour mieux enserrer ce petit camion entre leur tronc.&lt;br /&gt; Bigre ! Il n'est pas conseillé de piquer un somme dans les bois de Boulleret, au risque de se réveiller à l'état de petit homme vert. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/loirea.jpg&quot; alt=&quot;loirea.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Encore attelée à sa caravane, cette encore belle Aronde attend qu'on s'occuppe d'elle, dans un chantier abandonné à Cosne. Trouvera-t-elle son &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/01/07/l-aronde-de-mon-pote.html&quot;&gt;Pierre Chrétien&lt;/a&gt; ? &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/loireb.jpg&quot; alt=&quot;loireb.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Le meilleur pour la fin, digne d'un film d'épouvante ou une comédie de moeurs, c'est selon son état d'esprit. Une porte battante, un silence de mort, nous nous faufilons dans le jardin de cette imposante propriété sise aux environs de Cosne, où rien ne bouge, hormis un coulis de vent qui agite une haie de tuyas qui n'a manifestement pas connu le taille-haie depuis des lustres. Ca sent l'abandon.&lt;br /&gt; Nous progressons sur un gravier qui amplifie dans ce silence minéral chacun de nos pas comme à travers un système Dolby. Au cas où on nous tirerait dessus pour violation de propriété privée, nous avons une réponse toute faite : &lt;em&gt;Nous cherchons à acheter dans le coin et votre demeure, Madame, est une splendeur.&lt;/em&gt; Sauf que de madame, ici, ne susbsiste que des chaussures de jardin, abandonnées devant la porte d'entrée verrouillée, dont l'accés est barré par une multitude de branchages et de feuilles mortes, autant de traces d'une nature qui a repris ses droits. Sur la table du jardin, tavelée de moisissure, attend ce qui reste d'un magazine de mots croisés, couvert de chiures de rats.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous nous approchons du garage.&amp;nbsp;Des empreintes de pattes griffues recouvrent la voiture de bas en haut. Une des fenêtres arrière est demeurée entrouverte ; sans doute une famille de fouines s'est-elle attribuée cette auto. Des animaux au goût sûr.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Toutes épaves&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS
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                <title>Chronique des bords de Loire</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Personnel</category>
                                                <pubDate>Wed, 20 Jun 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/loire1.jpg&quot; alt=&quot;loire1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; C'est une tradition. Avant la furia du Grand Prix de l'Age d'Or, nous partons nous ressourcer sur les bords de la Loire où coule, sauf à &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/tag/Grand+Prix+de+Tours+historique&quot;&gt;Tours&lt;/a&gt;, une vie automobile sportive suffisamment lâche pour nous laisser respirer. Et à Cosne-sur-Loire, notre lieu de &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/06/15/cars-a-l-eden-cinema.html&quot;&gt;villégiature&lt;/a&gt; mais aussi d'origine, la course automobile est aussi incongrue que l'eau au Sahel, même si la proximité de Magny-Cours permettrait d'augurer du contraire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/ce86f8f4ddf88eeff9323dc8d5c0c680.jpg&quot; alt=&quot;ce86f8f4ddf88eeff9323dc8d5c0c680.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Tout juste les &quot;Pneus Robert Benoit&quot;, sis dans une rue tranquille du bourg, installent-ils une note incisive ; encore leur eût-il fallu un S pour qu'ils sifflent plus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Posée de part et d'autre de la Nationale 7, Cosne, sous-préfecture de la Nièvre de 11 500 habitants dont un gros tiers conduit une Xsara Picasso,&amp;nbsp;s'est endormie depuis qu'on a construit une déviation qui ne laisse plus la pénétrer qu'un trafic local et quelques étrangers égarés, les autres préférant filer plus au sud.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Isolée à l'extrême limite de la Bourgogne, pour qui elle compte comme pipi de chat, mais dédaignée par la région Centre, de laquelle elle est pourtant plus proche géographiquement et culturellement, la ville est repliée sur sa Loire et son grand marché du dimanche, ses deux attractions.&lt;br /&gt; Nous en avons trouvé une troisième, trop drôle, l'observation de l'automobiliste cosnois, attablé à la terrasse du &quot;Pause Café&quot;, un estaminet situé en haut du boulevard de la République, devant lequel le&amp;nbsp;Cosnois motorisé stoppe, comme l'y intime un gros panneau rouge.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous avons pu découper cette population en trois grandes familles :&lt;br /&gt; - Le Conducteur-de-Xsara-Picasso&lt;br /&gt; - Le Jacky&lt;br /&gt; - Le Conducteur-de-vintage-qui-s'ignore.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un gros concessionnaire Citröen particulièrement actif inonde Cosne,&amp;nbsp;faisant de la ville tout entière&amp;nbsp;une pub pour le double chevron. Mais pour quelle raison ses habitants ont-ils choisi en masse la Xsara Picasso pour se traîner à Auchan et bouffer au Flunch attenant ? Mystère. La Xsara Picasso est une tente en ferraille ronde qui se déplace sur quatre roulettes et n'a ni avant ni arrière. Ca ressemble autant à une auto que le Pr Reimsparing à un joueur de boules. Le Cosnois étant avant tout discret et raisonnable, sans doute trouve-t-il en cet appareillage un moyen raisonnable et discret de faire la navette entre Auchan et le marché du dimanche sans éveiller l'attention de son percepteur. Problème, ledit percepteur&amp;nbsp;a la même.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Toutes les trois minutes la terrasse du Pause Café est ébranlée par des boum boum qui vous tordent le ventre avant que se matérialise l'objet anticipé par ce boucan, une bagnole de Jacky,&amp;nbsp;R5 bricolée,&amp;nbsp;Clio jaune fluo munie d'un aileron de Chaparral,&amp;nbsp;Polo au look de low rider mais au moteur de Polo, voire pour les plus éclairés, une BM 320 savamment enlaidie.&amp;nbsp;Le Jacky est l'unique expression du sport automobile dans les rues de Cosne, à voir la gomme qu'il dépose devant le Pause Café avant de s'enfuir dans la rue qui mène à la gare, emportant&amp;nbsp;dans son sillage les boum boum qui sont sa signature auditive et témoignent d'une culture musicale aussi affirmée que ses goûts automobiles.&lt;br /&gt; Le plus drôle est lorsque&amp;nbsp;la femelle du Jacky&amp;nbsp;conduit la caisse. Comme elle passe souvent pour l'intellectuelle du duo, et soucieuse de racheter l'inconduite de son mec par la sienne, de conduite, elle roule dans Cosne très sagement, avec RTL se faufilant élégamment par la fenêtre entrouverte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin le Conducteur-de-vintage-qui-s'ignore a notre sympathie, lui. C'est un gars qui roule en 2 CV, en 4 L, en Talbot Horizon, en Simca 1301, bref&amp;nbsp;une caisse qui a depuis des lustres déserté les rues de nos banlieues normales où, quand on&amp;nbsp;en rencontre une, il y a un gus à son volant qui sait qu'il roule en vintage, qui s'est donné du mal pour la retaper, qui veut qu'on le mate en disant :&amp;nbsp;&lt;em&gt;Regarde, Zézette, une 403&amp;nbsp; !&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Le Cosnois en 403 trouve bizarre qu'on le regarde avec insistance. A-t-il un méchant bouton sur le nez ? N'est-ce pas ce gars qui lui a&amp;nbsp;vendu une oie au marché ? Il ne lui vient pas à l'idée que c'est sa caisse qu'on admire avec un brin de gentillesse nostalgique, une caisse pourrie qu'il traîne depuis trois générations et qu'il aimerait bien changer pour une Xsara Picasso.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; La vie à&amp;nbsp; Cosne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS
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                <title>Rétromobile à la campagne</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Personnel</category>
                                                <pubDate>Fri, 16 Feb 2007 10:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/routepoitiers.jpg&quot; alt=&quot;routepoitiers.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Où se rend la famille en ce 16 juin 1933 ? La légende au dos de la photo dit : &quot;Près Chauvigny (Vienne) - Route de Poitiers&quot;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Louis Vatan, dit &quot;Pépé Louis&quot;, pose d'un air conquérant à l'avant de son auto. Renseignement pris auprès de Jean-Louis Mathieu, celle que j'avais identifiée comme une Citroën Rosalie s'avère une Peugeot 201 berline, &quot;normale&quot;, précise Jean-Louis, comme si mon grand-père pouvait acheter quelque chose de pas normal.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Assureur à Cosne-sur-Loire (Nièvre), il faisait partie des notables de cette petite ville qui n'a guère changé aujourd'hui et dont l'une des rares contributions au modernisme reste encore d'avoir donné à la chanson &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Elodie Frégé, triomphatrice de la StarAcadémie 2003. Cettre brave 201 entre pile poil dans la célébration du 99e anniversaire de Peugeot en compétition, et permet à cette note de ne pas s'éloigner trop de l'ambiance Rétromobile.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; Assises sur le marche-pied sont sa femme Jeanne et sa fille Anne-Marie, dites respectivement &quot;Bonne-maman Jeanne&quot; et &quot;Tata Annie&quot;. La dame debout est une certaine Andrée. Quant au jeune grimpé sur le toit,&amp;nbsp;c'est leur fils&amp;nbsp;Jean Vatan, qu'un jour j'appellerais papa.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hitler venait d'accéder au pouvoir en Allemagne. On avait encore six ans de bonheur devant soi mais on ne le savait pas.
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                <title>Putain, un avion qui décolle pas !</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Personnel</category>
                                                <pubDate>Fri, 31 Mar 2006 10:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/volant2.jpg&quot; alt=&quot;volant2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Ils prennent de l’âge, ont le dos explosé à force d’avoir trop conduit des fourgonnettes de merde, s’habillent chez Kiabi, se sont fait refaire le nez, suivent des régimes qui ne les empêcheront pas d’avoir les boules sur la plage cet été, ne risquent pas de poser nus sur un calendrier, sinon pour vanter les bienfaits de la chirurgie esthétique ;&amp;nbsp;&quot;Ils&quot;, ce sont mes amis, à qui une amitié de trente ans me cimente aussi fort que le goudron adhère à la piste, qui me pardonneront d’autant ce portrait réaliste que le mien, exécuté par eux, serait pire.&lt;br /&gt; Raison pour laquelle Internet, à l’instar de beaucoup de bloggeurs, est devenu ma maison.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je les ai revus, hier soir, le temps d’un dîner au &quot;Volant&quot; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt;&amp;nbsp;du vieux, du très vieux Georges Houel, 93 ans au compteur, qui il y a peu faisait son marché à Rungis au volant de sa Ferrari Dino 308 GT, et qui, comme tous les soirs ou presque sur le coup de 11 heures, apparut dans son resto, l’œil humide en apercevant Monique, le polo sémillant, le verbe assuré, tançant ici ou complimentant là. Sa table l’attendait, couvée par Marie. Il y dîne tous les soirs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis le départ de Monique – l’autre, celle qui officia longtemps dans la salle du &quot;Volant&quot; -, c’est Marie qui chouchoute ses hôtes. Kir déjà sur les tables, la main qui flatte le dos d’un bon client, les formes rebondies ; Marie offre un spectacle en trois dimensions. Elle fait cadeau à Monique – la nôtre, celle qui part à Cuba (éclaircir l’affaire de l’enlèvement de Fangio en 58 ?), d’un sac de verroterie destinée à diluer la nuée des mendiants qui l’assailliront dès le pied posé sur le tarmac de Jose Marti, l’aéroport de la Havane. Il y a dedans des bricoles publicitaires qu’un sponsor, ATS, lui a données lors des dernières 24 h du Mans.&lt;br /&gt; Monique en ONG d’assistance humanitaire automobile ! Amusant de penser que les mômes de Malecon qui plongent pour trois pesos dans l’océan le feront sous les couleurs d’un ascensoriste parisien. Il y a trente ans j’aurais tué pour une casquette Goodyear. Le jour où j’en ai piqué une, au Ring en 76 je crois, celle que Jo Salas, de Ligier, avait laissée sur le muret du stand, je me suis senti mieux. Mais ces mômes, à qui on va donner des casquettes ATS sans qu’ils aient fourni le moindre effort pour les mériter, les apprécieront-ils à leur juste valeur ? On ne règlera pas le problème de la casquette promotionnelle dans le tiers-monde sans la mise en place d’un programme industriel de ladite casquette promotionnelle, avec transfert de technologie, formation de personnel local, etc. Bref.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_volant1.jpg&quot; alt=&quot;medium_volant1.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; /&gt;A ma droite le hasard a placé Jean-Michel.&amp;nbsp;Grimaçant sous la douleur d’une hernie discale, il se réfugie dans le passé, une époque où le présent annonçait un futur en bleu.&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;En 69, j’étais bidasse à Villacoublay, sur la base aérienne. Un jour depuis ma piaule, j’entends comme un bruit d’avion suraigu, je me pointe à la fenêtre et j’aperçois au loin un avion filant au sol à toute allure sans décoller ! Putain, un avion qui décolle pas ! Je réalise alors que c’est Matra qui fait ses essais ici.&lt;br /&gt; Le lendemain, je baratine mon pitaine pour emprunter une caisse de l’armée pour aller sur le tarmac car c’était interdit. Je tombe sur la &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/02/21/retromobile_2005_matra_640_l_a.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;640&lt;/a&gt; de Robert Choulet avec les gars de Matra autour. Je me faufile parmi eux. A un moment, j’entends Pesca dire à Ducarouge&lt;/em&gt; :&amp;nbsp;&quot;Elle est vachement instable !&quot;&lt;br /&gt; Jean-Paul Orjebin en reste la fourchette en l’air.&amp;nbsp;&lt;em&gt;&quot;Il faut que tu raconte ça sur Mémoire des Stands, Jean-Michel, ça vaut de l’or !&quot;&lt;/em&gt; Trop tard, c’est fait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A ma gauche, Monique lit le tirage papier d’une &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/07/12/femme_de_plume.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;note&lt;/a&gt; qui lui fut ici consacrée et qu’elle découvre. Vous avez dit fracture numérique ? Son nez, habilement rectifié mais encore visible, se tortille au fur et à mesure qu’elle prend connaissance de jusqu’où je suis capable d’aller pour rendre attrayant un texte. &lt;em&gt;&quot;Oh ! C’est pas vrai, tu as parlé de Bernard ! Et si jamais il tombe là dessus ! Je t’avais demandé de ne pas en parler ! Et tu cites mon nom en plus !&quot;&lt;/em&gt; Ne t’inquiète pas Monique, personne n’a fait le rapprochement entre toi et Bernard.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_volant3.jpg&quot; alt=&quot;medium_volant3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Guy, lui, garde le silence. Ses archives parlent pour lui. Des centaines de diapos qui attendent leur classement et leur tirage sur CD. Comme celles que Pascal Bisson, son voisin de table, a prises en dix ans de GP et que la flemme de l’un et le surbooking de l’autre privent les lecteurs de &lt;em&gt;MdS&lt;/em&gt;, et accessoirement les &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/03/06/jours-de-gloire.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;gens&lt;/a&gt; qui projettent des livres, d’en jouir… Sacrés eux, il va falloir que je m’en occupe moi-même !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Face à moi est Michèle, la vicomtesse. Ses hommes autour d’elle la rendent heureuse. Elle n’oublie pas ce qu’elle doit à la course automobile qui les lui a donnés. Elle ne demande rien d’autre à la vie que de les avoir là, à ses côtés le temps d’un dîner, là dans ce resto à la gloire de ce sport aussi cruel qu'il peut s'avérer tendre. A côté d’elle, veillant sur son assiette, comme s’ils surveillaient le régime auquel elle s’astreint, Stewart, Beltoise et Servoz-Gavin posent dans une méchante photo en noir et blanc. Ou que se porte le regard au &quot;Volant&quot;, il rencontre une image qui parle ; ici c’est Jojo avec Philippe Streiff et Alain Prost, là on le voit flanqué de Stirling Moss ; c’est un musée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ne manquait hier soir que le Pr Reimsparing pour que l’illusion muséographique soit parfaite, quoique sous la défroque de l’austère juriste sommeille un agitateur d’humour, mais oui, ce dont témoigne l’histoire drôle suivante dont il nous aurait immanquablement gratifiés : C’est un patron qui propose un doigt de whisky à sa secrétaire qui répond :&amp;nbsp;&quot;d’accord, mais avant&quot;, à quoi l’autre rétorque :&amp;nbsp;&quot;avant quoi ?&quot;&lt;br /&gt; Devant le blanc que cette blague engendre chez vous, chers lecteurs, il me vient à l’esprit que j’en ai peut-être mélangé les éléments. L’auteur rectifiera, s’il ose.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_97509.2.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt; Le Volant, 13 rue Béatrix-Dussane, 75015 Paris &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Ils&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Pascal Bisson
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                <title>Jean-Paul &quot;le Cake&quot; Copatey</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Personnel</category>
                                                <pubDate>Wed, 02 Nov 2005 10:20:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/cake.jpg&quot; alt=&quot;cake.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La Mort était collée à ses basques mais on ne le savait pas. On ne voyait en lui qu’un garçon un peu en marge, atypique,&amp;nbsp;très solitaire mais aussi capable d’une grande socialisation, surtout lorsque le samedi soir, une fois les essais achevés et la grille de départ connue, il y allait de son répertoire favori : les hauts faits du sport automobile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/12/23/les_autres.html&quot; class=&quot;undefined&quot;&gt;Le Cake&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; était un causeux. Sa voix de basse teintée d’un accent de la Butte, soutenue d’un physique à la Gérard Darmon, n’avait aucun mal à capter l’attention de son auditoire. Des hommes, toujours. Les femmes, curieusement, évitaient ce grand type qui les mettait mal à l’aise, pourtant d’une correction exemplaire. Les femmes sentaient que la Mort ferait une rivale trop forte pour elles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; La Faucheuse était collée à ses basques, mais nous étions trop jeunes, trop cons, pour l’apercevoir, tapie derrière la grande ombre du Cake quand, en voyage, après le dîner, il s’enfonçait dans le bois proche du motel. Pour y célébrer quoi ?&lt;br /&gt; Et pourtant c’est Elle, la Camarde, qui nous l’a présenté, le Cake, durant la minute qui a succédé au crash de Gerry Birrell à Rouen en 1973. La Chevron B25 a tiré tout droit aux Six Frères, là où Schlesser s’était tué en 68. Le bruit d’un carton qu’on éventre d’un coup de pied. A 260, c’est imparable. L’auto s’est arrêtée derrière les glissières, en sandwich entre le rail du dessous et celui du dessus. Birrell a tout pris dans la gueule. Tué net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Nous, on est là. C’est notre premier mort en direct. Deux Bidochons avant l’heure se disputent à côté. Lui a raté l’accident à la super-8, sa bonne femme l’engueule comme du poisson pourri.&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Putain un accident comme ça sous ton nez et tu le rates, quel connard tu fais ! Mets ta putain de caméra sur son pied et fais gaffe maintenant. Les essais vont bientôt reprendre quand l’ambulance sera partie. Rate pas le prochain !&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt; C’est alors que deux types se sont insurgés. L’un, le Cake, leur a intimé de rentrer la caméra et que si jamais il la revoyait, il leur explosait la tronche. L’autre, Grand Jacques, 1,90 m au garrot, en renfort derrière son pote. Les Bidochons ont obtempéré.&lt;br /&gt; Nous, conquis par ces gars que nous n’avions jamais vus, on s’est avancé, on s’est présenté, on a dit tout le bien qu’on pensait de cette intervention. Et on ne s’est plus jamais quittés.&lt;br /&gt; Ce jour-là, la Mort avait un accès piste, assise sur le rail. Elle avait fait de l’œil à ce beau brun d’Irlandais, Gerry Birrell. Sans doute avait-elle remarqué dans le public ce grand type au masque de truand de cinéma, le Cake. Celui-là, elle se le réservait pour plus tard. Qu’il vive encore un peu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Puis Grand Jacques s’est marié. Puis Grand Jacques est parti à la retraite. Puis on n’a plus revu Grand Jacques. La vie, you know. Le Cake avait perdu son pote. Une femme le lui avait pris. Une femme, encore…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Si sur terre, le Cake était gauche, comme l’est un manchot qui ne se révèle que dans l’eau, au volant se dévoilait le pilote de course qu’il aurait dû être si la chance, et non la Mort, s’était occupée de lui. C’était un conducteur naturel, respectueux de la mécanique, ne freinant quasiment pas – tout au moteur, double débrayant, un sens inné de la trajectoire, capable d’aller très vite sans qu’aucune impression de vitesse fût ressentie par les passagers du coupé 204 vert bouteille que nous lui avons toujours connu.&lt;br /&gt; Un vintage, comme nous surnommions cette caisse qui affichait pas loin du million de kilomètres, dont la seule concession au sport était le pommeau du levier de vitesse emprunté à une Lamborghini Miura, anonyme parmi les anonymes qui se faufilaient au petit matin dans les rues de l’Haÿ-Les-Roses ou le Cake crêchait.&lt;br /&gt; Il y était éboueur, version conducteur de la benne. Il fut également conducteur de corbillard (le corbillard le plus vite de la banlieue Sud), conducteur de navette de piste à Orly, etc. Vous l’avez compris : il était vital que le Cake eût un volant entre les pognes. Dame, c’est qu’il avait pas grand chose d’autre pour les occuper, ces paluches qui faisaient peur à Monique, et aux autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Un soir d’hiver, il y a de cela une dizaine d’années, il a empoigné un fusil, a attendu derrière sa lourde que le copain a qui il avait demandé de passer se pointât, et se fit exploser la tronche au 12 à canon court après qu’il eut ouvert au coup de sonnette du pote.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Il n’avait pas de famille, sinon un frère resté au pays, là-bas dans l’Est, à Giromagny. Avec qui il était fâché. Son corps est parti à la science. Il a laissé une lettre où n’y avait pas grand chose, sinon que ses potes, nous, disent une messe à sa mémoire.&lt;br /&gt; Nous ne l’avons pas fait. Nous, ses potes, étions disloqués, le temps avait passé. Chacun a dealé comme il a pu avec la mémoire du Cake.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Jean-Paul Copatey&lt;/strong&gt;, toi qui n’a rien laissé sur terre, excepté des impayés, une vague inquiétude aux filles et une 204 qui se dessèche quelque part, j’écris ton nom au bas de ce parchemin électronique.&lt;br /&gt; Google dira la messe qui t’est due.&lt;/p&gt;
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                <title>Les uns et les autres</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Personnel</category>
                                                <pubDate>Sun, 02 Oct 2005 20:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;cb.jpg&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/cb.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Le lascar en rouge jusqu'aux chaussettes qui informe de sa situation conjugale le photographe qui l'immortalise à Monza en 1979 est notre ami &lt;a class=&quot;undefined&quot; href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/12/23/les_autres.html&quot;&gt;Christian B&lt;/a&gt;., dont il est question çà et là sur notre site.&lt;br /&gt; Il est encadré&amp;nbsp;par Freddy H., en jaune, sorte de journaliste canadien et&amp;nbsp;par votre serviteur, espèce de scribouillard que nul ne voyait à l'œuvre et qui déjouait les inquisitions de ses véritables collègues en prétendant travailler sur un annuel. Bien vu le coup de l'annuel ! Comme ça les mains dans les poches et le verre dans l'autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Monza 1979 marque une étape dans nos vies, ferme une parenthèse ouverte dix ans plus tôt avec l'aventure des Grands Prix qui fit se rencontrer notre petite bande d'arsouilles, laquelle se disloqua au retour de cette course. La lassitude, sans doute. Également les conditions d'accès de plus en plus restrictives, bref l'ère des faussaires romantiques était tuée par l'arrivée des cartes magnétiques.&lt;br /&gt; Christian était le pilote et le propriétaire de la Chrysler 180 vert kaki qui servait à nos déplacements dans l'Europe entière, de Donington à Monza, du Mans à Zeltweg. Outre un bon coup de volant, l'homme avait la langue bien pendue. Sa vision du monde était bipolaire, simplifiée. Face à la complexité toujours plus affirmée d'un environnement géopolitique et social, Christian avait opté pour une voie médiane clairement balisée. Il y avait les riches et les pauvres, ceux qui attaquent au volant et les autres, ceux qui ont des passes et les autres, les rouges et les autres (rouge Ferrari et rouge coco), ceux qui magouillent et les autres, etc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous n'avons jamais revu Christian. Hasard de la vie. Hier est arrivé un mail signé de lui, où il fait une analyse de la saison de F1 prouvant sa bonne santé et sa fidélité à sa philosophie. Comme si le trou de 26 ans entre nous n'importait pas plus qu'une heure ou deux passées au café.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le voici&amp;nbsp;: &quot;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ca y est les magouilles de la MAFIA ont réussi, une équipe anglaise managée par un jetsetteur sicilien a réussi à usurper le titre de champion du monde, les gugusses de chez Renault vont avoir la grosse tête alors qu'ils n'ont fabriqué que le moteur et sponsorisé les anglais, ça me rappelle Matra en 1969 qui n'a jamais réussi non plus à être champion du monde tout seul.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'espère que le merdier ou est FERRARI aujourd'hui ne va pas durer encore une fois 20 ans. J'envisageais de mettre des Bridgestone Potenza sur ma voiture mais devant le coup foireux de cette année je vais peut être revenir aux GoodYear, car il n'est pour moi plus tolérable de rouler en Michelin.&lt;br /&gt; J'ai lu dans Auto Hebdo que Bernie commence à s'apercevoir que les tifosi représentent 60% des spectateurs et que ça devient catastrophique pour les organisateurs, sauf Magny-Cours et Barcelone évidemment&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&quot;
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                <title>La gare de Knittelfeld</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 21 Apr 2005 20:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_knittelfeld.jpg&quot; alt=&quot;medium_knittelfeld.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Elle n’est pas le centre du monde, comme celle de Perpignan, n’a pas sa réplique en Afrique comme celle de Deauville, la gare de Knittelfeld, simple cube de béton posé dans une vallée de Styrie, en Autriche, dont l'intérêt n'est lié qu'à sa proximité du circuit automobile qui s’appelait Zeltweg dans le temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une Simca rallye 2 immatriculée 93 stationne devant la gare un jour d’août 1974. L’apercevant, Guy arrête sa Fiat 128 rallye immatriculée 93. &lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Tu crois que c’est eux ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;On va le leur demander !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Nous descendons, marchons à la rencontre d’un gars qui attend, adossé à la portière. Vif, sec, le genre qui enchaîne.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Ne seriez-vous pas un certain Pierre Pastore qu’on cherche depuis deux ans ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Moi non, moi c’est Jean-Paul, mais le voilà qui arrive &lt;/em&gt;fait le petit sec en désignant son pote qui sort de la gare. Lui est plus onctueux, le genre patelin.&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Ces messieurs te cherchent Pierrot !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Notre camarade se présente :&lt;br /&gt;- &lt;em&gt;Guy Royer… depuis le temps qu’on vous cherche ! Mon père et votre mère sont des collègues de travail et elle lui dit sans cesse que son fils et un copain font tous les Grands Prix, on savait que vous rouliez en rallye 2 immatriculée dans le 93…&lt;br /&gt;… et moi je savais par votre père que vous étiez deux à faire tous les Grands prix dans une Fiat 128 rallye immatriculée dans le 93&lt;/em&gt;, coupe le dénommé Pierre Pastore. &lt;em&gt;Le monde est petit. C’est super qu’on se soit tout de même rencontrés !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette rencontre, née d’un hasard que nous avons su apprivoiser, a façonné l’existence d’une bonne part du groupe d’amis que nous présentons &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/12/23/les_autres.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, en a influencé les destins plus profondément que nous n’en avons conscience. La vie est une grosse pelote de laine. Nous avions commencé d’en tirer un fil devant la gare de Knittelfeld, lequel, se dévidant, a libéré d’autres torons, eux-mêmes changés en filaments qui sont devenus des bouts de laine dont des éléments ont pu revenir au fil premier. &lt;br /&gt;Bref, le bazar de la vie, apparemment aveugle, mais qu’une sorte de logique semble structurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces nœuds de connexion ont noms Pascal Bisson, Michèle de Courteix, Patrice Vatan, Dominique Wypart, et d’autres encore. Des couples se sont aimés, d’autres se sont trouvés. Nous savons tous ce que nous devons à Monsieur Royer père qui a dit un jour à sa collègue un truc, un truc anodin. &lt;br /&gt;Monsieur Royer ne parlera plus. &lt;em&gt;Mémoire des stands&lt;/em&gt; n’existerait pas s’il s’était tu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maurice Royer (1921-2005)&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_jpo_pierre_patrice_guy.jpg&quot; alt=&quot;medium_jpo_pierre_patrice_guy.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>&quot;Reviens, c'est pas la bonne couleur !&quot;</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 12 Mar 2005 10:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_passes_monaco.jpg&quot; alt=&quot;medium_passes_monaco.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;L’intérêt était très élevé à l’orée de la saison européenne 1978. Lotus et Ferrari s’étaient partagé les victoires des quatre premières épreuves de la saison de F1. Le Grand Prix de Monaco serait la première course du grand cirque en Europe, mais Monaco n’a que faire d’un enjeu sportif pour faire fantasmer ; ses yachts, ses belles filles y pourvoient.&lt;br /&gt; D’après nos archives, nous voyageâmes dans la Chrysler 180 de Christian et logeâmes à l’hôtel Claridge à Menton. Nous, c’était Martine, Guy, Christian et votre serviteur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Chacun sa spécialité. Martine, elle, parlait allemand – utile pour négocier un hôtel au Nurburgring. Vous rétorquerez qu’à Monaco on parle français, oui mais Martine aimait beaucoup Monaco.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Christian était le pilote de cette bande d’arsouilles. Il était efficace et agréable, enfin surtout efficace, capable d’enfiler ses 1000 bornes sans lâcher le bout de bois et sans pisser. Le prix à payer, en sus de la « caisse commune » qui était le système économique qui régissait nos finances ? Sa cassette de Pink Floyd qui passait en boucle tout au long de la saison, entre mars et octobre. Ca tombait bien, nous adorions (dorons) Pink Floyd.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous-même étions chargé d’une sorte de logistique : réservations d’hôtels, écrire aux journaux, relations publiques, etc. Pas grand-chose au final. Ah ! si un truc : nous savions tout, lisions tout, étions abonné à tout ce qui paraissait en Europe sur la course automobile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et Guy, sa spécialité ? Dans la mallette en zinc qui ne le quittait pas, il n’y avait pas que des pellicules et des Nikon…&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/medium_pass_monaco_78.jpg&quot; alt=&quot;medium_pass_monaco_78.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Le GP de Monaco a vu la première victoire de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/03/06/patrick_depailler_1944-1980.html&quot;&gt;Patrick Depailler&lt;/a&gt; en F1. Grâce à Guy qui avait la bonne couleur (orange) en réserve dans sa mallette, nous vîmes tout ça en gros plan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Grand prix de Monaco . &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/12/20/circuit_de_monaco_historique.html&quot;&gt;Circuit de Monaco&lt;/a&gt; . 7 mai 1978&lt;/strong&gt;
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