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        <title>Mémoire des Stands - la_photo_du_dimanche</title>
        <description>L'automobile et l'histoire</description>
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        <lastBuildDate>Thu, 24 Jul 2008 21:35:48 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Un homme et une femme devant Guy Royer, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 08 Jul 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/pau76.jpg&quot; alt=&quot;pau76.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Indifférent aux efforts accomplis par Patrick Tambay pour ne pas laisser la pole à René Arnoux, et qui passe Oscar en glissade par une chaleur de quasi 40° - après tout chacun son boulot -, Guy Royer remonte d'un pas lent le boulevard des Pyrénées en direction du Casino. De temps à autre, il jette un&amp;nbsp;oeil en bas où&amp;nbsp;les F2&amp;nbsp;enquillent le long bout droit qui sort de la Gare et tourne à gauche vers le Lycée. Comme il l'a lu quelque part chez un bon auteur, il a l'impression &quot;que les&amp;nbsp;monoplaces sont guidées au sol par une main invisible&quot;, et s'il osait, il le ressortirait au couple qu'il aborde au niveau du pont Oscar.&amp;nbsp;Un couple mythique du genre que le cinéma adore montrer ; Bogie et Ingrid Bergman dans &lt;em&gt;Le Faucon maltais&lt;/em&gt; ou Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée sur la plage de Deauville, bref le couple impossible. Et celui-ci l'est, à plus d'un titre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'abord, la vicomtesse, dont nous avons fait la connaissance à &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/11/10/une-vicomtesse-pour-guy-royer-photographe-du-dimanche.html&quot;&gt;Zandvoort&lt;/a&gt;, avait déjà basculé, par quelque glissement de terrain, dans la zone d'influence de Gianpaolo. Rude concurrence, Gianpaolo&amp;nbsp;: l'aisance latine, la chaussure bien cirée, l'auto qu'il faut. Ensuite, reconnaissons que le jeune homme qui brandit un majeur agressif vers le soleil responsable de la canicule est autant dépourvu du charme imperméable de Bogie (la chemise bleue genre gendarme, pratique pour passer les frontières sans encombre, ça le fait pas niveau séduction) qu'il ne roule pas en Mustang comme Trintignant.&amp;nbsp;Il&amp;nbsp;serre une&amp;nbsp;Carte orange&amp;nbsp;dans une&amp;nbsp;poche de poitrine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Photographe du dimanche, Guy Royer appuie sur le déclencheur, conscient&amp;nbsp;que chaque cliché coûte son pesant de sel d'argent et que celui-ci ne risque pas de lui être acheté par Moity. Tant pis, il le rangera dans une boîte et basta.&lt;br /&gt; C'était le dimanche 6 juin 1976. La course aurait lieu le lendemain. La photo ressortira 31 ans plus tard. Tambay aura grossi, Arnoux aussi, le TTDCB maigri, et la vicomtesse qui, aïe pour elle, regardait le doigt alors qu'elle aurait dû voir au-dessus,&amp;nbsp;vouera aux gémonies ce photographe du dimanche qui prenait le public en photo plutôt que les&amp;nbsp;pilotes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Grand Prix de Pau F2 . Circuit de Pau . 7 juin 1976&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Un homme et une femme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Guy Royer, photographe du dimanche
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                <title>Votons Guy Royer, photographe du dimanche !</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 22 Apr 2007 00:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/vito1.jpg&quot; alt=&quot;vito1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Auteur d'un parcours électoral discret mais suffisant à maintenir à distance son principal adversaire, &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/03/25/jacques-henri-lartigue-photographe-du-dimanche.html&quot;&gt;Jacques Henri Lartigue&lt;/a&gt;, Guy Royer, photographe du dimanche, sollicite nos suffrages en ce jour décisif pour notre pays.&lt;br /&gt; Si on l'a peu vu dernièrement, c'est qu'il battait la campagne, allant de déserts en golfs - ces terrains de prédilection - avec un slogan certes dépouillé de la grandiloquence de ses adversaires mais qui joue la transparence, lui : &quot;Un programme flou mais des images nettes&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si vous votez massivement pour lui et écartez les candidats du passé, Guy Royer s'engage à vous faire bénéficier chaque dimanche ou presque d'une photographie nette, bien cadrée, piquée, non pas à Bernard Cahier mais piquée tout court, représentant une scène du sport automobile des années 70.&lt;br /&gt; Certes on ignore tout du financement d'un tel objectif, tout comme il laisse dans la chambre noire certains détails révélateurs comme l'obtention des laissez-passer qui lui permirent de réaliser ces clichés. Ne comptez pas sur lui pour ouvrir devant les caméras du JT la mallette en zinc qui lui bat les flancs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'importe, ne boudons pas notre plaisir. Admirons les images du jour qui montrent deux facettes d'un garçon simple, garagiste à Monza la semaine et pilote de F1 le dimanche ; un pendant mécanique de Guy Royer en somme qui à l'époque était faussai... enfin, maître-imprimeur la semaine et photographe de F1 le dimanche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En franchissant les haies du stade de Montjuich - paddock du GP d'Espagne en 1975 -, sous un soleil de plomb pendant que ses pairs patientaient dans les motorhomes en attendant la fin des négociations avec les organisateurs (on se souvient des rails mal boulonnés que les pilotes voulaient voir resserrés), puis en jouant les passagers de la pluie quelques semaines plus tard en Autriche, le Gorille de Monza, &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/08/24/vittorio-brambilla-1937-2001.html&quot;&gt;Vittorio Brambilla&lt;/a&gt;, introduit la notion d'effort dans le monde d'aujourd'hui qui vit à crédit et en stéréo. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/vito2.jpg&quot; alt=&quot;vito2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Aussi à l'aise sur les haies que sous la pluie, Vittorio Brambilla&lt;/strong&gt; © Guy Royer, photographe du dimanche
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                <title>Jacques Henri Lartigue, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 00:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/lartigue.jpg&quot; alt=&quot;lartigue.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; C’est un jeune homme de 19 ans qui en ce 13 juillet 1913 réalisa le cliché ci-dessus, après avoir planté son ICA reflex utilisant des plaques 9 X 12 au bord d’une route de la campagne picarde, jouant avec un siècle d’avance les photographes du dimanche tels que les conçoit MdS et dont l’ami &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/10/01/ouvert-le-dimanche.html&quot;&gt;Guy Royer&lt;/a&gt; demeure à ce jour le meilleur exemple.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour audacieuse que soit la comparaison entre cette méchante photo, floue, mal cadrée, déformée, ratée en un mot, avec les compositions léchées, taillées au cordeau dues au titulaire de notre rubrique dominicale, elle s’impose, étayée du verdict de l’Histoire grâce auquel l’image légendée officiellement « Une Delage au grand prix de l’Automobile-Club de France de 1912 », entre autres du même acabit, fit passer Jacques Henri Lartigue (1894-1986) du statut de&amp;nbsp;&quot;photographe du dimanche&quot; à celui de&amp;nbsp;&quot;Maître du XXe siècle&quot;, l’égal des Brassaï, Man Ray, Doisneau et consorts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Injuste, n’est-il pas, envers un Royer dont les travaux apparaissent si nets, tellement évidents, mais dont la notoriété ne dépasse pas le cadre de notre page d'accueil… Oui, mais voilà, tout cela provient d’un malentendu, d’un accident de l’Histoire de la photo. Lartigue eut la chance de débuter à une époque balbutiante où l’académisme était la règle, où tout défaut, le moindre raté, renvoyait une image dans des limbes qui la condamnaient définitivement. C’est ce qui est arrivé à celle-ci que son auteur a remisée un demi-siècle dans une boîte à chaussures, jusqu’à oublier son existence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Puis, dans les années 50, alors que la photographie, devenue mature, commençait à se regarder le nombril en se disant qu’elle avait fait le tour de sa personne et cherchait des voies de renouvellement, Lartigue exhuma ce cliché qui, littéralement, alors explosa. On loua l’audace de sa composition, le modernisme de ce filé, et cette déformation extraordinaire qui semble abandonner sur le bord de la route les spectateurs happés par la vitesse de la voiture de course qui, elle aussi déformée mais dans le sens de sa marche, est tellement rapide qu’elle sort du cadre ! Oui, quel chef d’œuvre ! En fait, la photo de Lartigue acquit ce statut grâce à une caractéristique de l’obturateur à rideau qui équipait la chambre, composé de deux lamelles formant fente. Si celle-ci s’obture moins vite que se déplace l’objet photographié, il en résulte une déformation, elle-même amplifiée par le mouvement de la chambre pour suivre l’auto.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd’hui, cette image est culte. Une vente récente par Sotheby’s à Amsterdam l’a adjugée 7 800 euros après qu’elle eut été considérée comme une des grandes images du siècle dernier par les différentes rétrospectives photographiques publiées à la fin de 1999.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, last but not least,&amp;nbsp;Lartigue&amp;nbsp;s‘est planté dans les grandes longueurs en légendant sa photo car il n’exista aucune Delage #6 au GP de Dieppe 1912. Selon plusieurs sources, il s’agit d’une Théophile Schneider saisie à l’occasion du GP de l’ACF 1913, couru à Amiens, celle de René Croquet, qui termina 10e. Jacques Henri Lartigue est bien un photographe du dimanche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Une Delage au grand prix de l'Automobile-Club de France de 1912&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. © Ministère de la Culture - France/A.A.J.H.L
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                <title>Un p'tit bonhomme en bleu sur le dépoli de Guy Royer, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 11 Feb 2007 00:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/suede75.jpg&quot; alt=&quot;suede75.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; 1500 bornes d’une traite dans la R16 d’Autorent n’ont pas eu raison de la résistance physique d’un Guy Royer qui le samedi matin tourne déjà autour du circuit d’Anderstorp, le Canon en érection.&lt;br /&gt; Un appareil de bonne composition, pas regardant sur la qualité de sa prestation car Anderstorp, c’est un mot désignant trois baraques planquées dans les pins entre lesquelles serpente un ruban de quatre kilomètres de long ayant emprunté sa forme à un pistolet-mitrailleur. On y loge chez l’habitant vu que l’unique hôtel du coin est réquisitionné par la FOCA ; on y bouffe mal et très cher vu que tout semble partir à l’exportation ; bref on n'est pas ici pour faire du tourisme ; on est là pour en prendre plein la gueule pour pas un rond, se dit Guy Royer en pendant à son cou le morceau de carton orange passant pour un credential, qu’il vient de retirer au « bureau de presse », une casemate de bûcheron le restant de l’année.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/thumb_polargp.jpg&quot; alt=&quot;medium_polargp.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Encore une victoire du nouveau journalisme, encore une part d’influence ôtée aux grands hommes en place, les Rives, Rosinski, Crombac. Justement passe le « Fin José », qui fait le papier à la place de Crombac, en congé avant Le Mans qui se déroule la semaine prochaine. Il croise Guy Royer, sans le regarder ou plutôt en le traversant du regard, qui s’installe à l’extérieur de la courbe du Karusell, un droite à court rayon précédé d’un gauche à 90° et suivi du même ; l’ensemble formant grosso modo la crosse du pistolet, un spot que des buttes de terre le surmontant rendent populaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Photographe du dimanche qui bosse le samedi quand les samedis ressemblent aux dimanches – souvent le cas sur les GP, à une grille de départ près – Guy Royer attend que passe le gibier.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; À 200 mètres de là à vol d’oiseau, un p'tit bonhomme en bleu gare en catastrophe une caisse de loc. derrière les stands, manquant d’emboutir un bidon d’huile marqué Elf. Quelques minutes avant 10 heures. Les essais commencent. Il est relativement décontracté car il a signé hier le deuxième temps, derrière un Brambilla incroyable de facilité, auteur d’une pole provisoire surprenant tout le monde &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt; . Il est arrivé à régler sa 007 au poil, contrairement à Scheckter qui patauge entre un capot trop court et des boudins trop tendres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;How is the car this morning ?&lt;/em&gt; lance-t-il à un grand type au faciès décalqué dans une revue hippique qui lui rétorque&amp;nbsp;&lt;em&gt;Patrick, aren’t you late, this morning ?&lt;/em&gt; Deux minutes plus tard, il s’encadre sur le dépoli de Guy Royer, photographe du dimanche qui n’a qu’a appuyer son doigt sur le déclencheur pour gagner sa vie. En négociant Södra, l’image de son paquet de clopes oublié sur la table de nuit du High Chaparral s’imprime dans la boîte crânienne du p'tit bonhomme en bleu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Grand Prix de Suède . Scandinavian Raceway Anderstorp . 8 juin 1975&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Fiche technique : &lt;a href=&quot;http://www.grandprix.com/gpe/rr257.html&quot;&gt;www.grandprix.com/gpe/rr257.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; [1]&lt;/font&gt; On apprendra plus tard que cette pole fut moins catholique que ce qu’en rapportèrent les journaux de l’époque. En effet, le stand de l’équipe March était situé à côté de la cellule de chronométrage et les gars de Bicester eurent tôt fait de remarquer qu’en tapant dans le rail, ça faisait jouer le chrono dans un sens ou un autre… Anecdote dévoilée par Gérard Crombac il n’y a pas longtemps.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Numéro quatre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Guy Royer, photographe du dimanche
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                <title>Un drôle de paroissien pour Guy Royer, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 07 Jan 2007 00:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/jesusaves.jpg&quot; alt=&quot;jesusaves.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Alex Dias Ribeiro&lt;/strong&gt; est un mystique et l’affiche, contrairement à son compatriote Ayrton Senna dont la foi s’intériorisait, même s’il s’appuyait sur elle pour réaliser des tours de rêve, comme à Monaco en 1988. Mais Alex Dias Ribeiro était un mystique qui avait aussi besoin de faire carrière, ainsi l’avait-on vu, deux ans avant que Guy Royer prît ce cliché, courir aux USA sur une Hesketh sponsorisée par &lt;em&gt;Penthouse&lt;/em&gt;, une bible qu’on lit à la verticale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Qu’importe le parfum pourvu qu’on ait l’ivresse&quot;, doit-il penser alors que sa March 782 Hart décolle des quatre roues au Nurburgring. Il s’en fout, il a confié à son principal sponsor le soin d’assurer sa réception ; pas chien, ce dernier lui a offert à l’issue de ce qui fut la plus belle course de sa carrière, la victoire, son unique en F2.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après une très moyenne saison 1977 de F1, où son moins mauvais résultat se solda par une 17e place, sur une March 761, le Brésilien décida de redescendre en F2 l’année suivante, discipline qu’il avait abordée en 1975 et animée en 1976.&lt;br /&gt; Aujourd’hui est son jour. Quatrième temps aux essais, il s’élance en tête devant les March officielles à moteur BMW de Marc Surer et Bruno Giacomelli – des épouvantails -, qui sauteront le petit mystique à la faveur des deux erreurs qu’il commit ce jour-là. Mais il reprendra son bien pour ne plus le lâcher au long des 205 km sur ce Nurburgring qui foutait la trouille aux pontes de la F1&amp;nbsp;mais que les mercenaires de la F2 arpenteront à un rythme comparable à celui soutenu au&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/07/25/et-pourtant-tout-avait-bien-commence.html&quot;&gt;GP de 1976&lt;/a&gt;, le dernier sur le Ring. 6/10e de seconde sépareront les trois premiers à l’arrivée : Ribeiro, Keke Rosberg sur sa Chevron-Hart et Eddie Cheever sur la March-BMW officielle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous sommes le 30 avril 1978. Troisième manche du championnat d’Europe de cette spécialité, très florissante alors. Troisième course de F2 de la saison également pour Guy Royer qui les enchaînait sans se poser trop de questions au volant de sa 504, avec ou sans l’aide de Jésus. Plutôt sans, ce qui jusqu’à aujourd’hui, 7 janvier 2007, ne lui a pas posé de problème particulier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Adac Eifelreinnen F2 . Circuit du &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/05/25/nurburgring_histoire.html&quot;&gt;Nurburgring&lt;/a&gt; . 30 avril 1978&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Voir le &lt;a href=&quot;http://www.formula2.net/F278_5.htm&quot;&gt;classement&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Jesus saves but Alex drives&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Guy Royer, photographe du dimanche
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                <title>Clay Regazzoni et Guy Royer travaillent le dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 17 Dec 2006 00:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/ensign22.jpg&quot; alt=&quot;ensign22.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Mosport, une espèce de Brands Hatch en&amp;nbsp;plus mal entretenu,&amp;nbsp;plus tortueux aussi bien qu’il soit aussi rapide,&amp;nbsp;plus dangereux donc,&amp;nbsp;plus beau enfin car tracé en Ontario, dans un vallonnement de collines boisées qui s’enflamment en automne ; l’un des circuits les plus enthousiasmants que Guy Royer, notre photographe du dimanche, ait connus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En toute logique, il est en place dès le vendredi matin, alors que ses collègues en sont encore aux pancakes au sirop d'érable, dans le confort douillet du Bond Place Hotel de Toronto. Un froid glacial, descendu du Pôle durant la nuit, enferme le circuit dans un frigo. Il n’en a cure. Il s’est posté dans la longue portion sinueuse faisant suite à la ligne des stands, sachant y trouver, sinon la chaleur, du moins quelques beaux gestes sportifs à se mettre sous la lentille. Et à cette vue, Clay Regazzoni est le partenaire idéal.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En cette fin de saison 1977, le Tessinois, passé chez Ensign en début d’année pour… incompatibilité d’humeur avec son employeur historique depuis 1970, Ferrari (sauf un intermède BRM en 1973), a le couteau entre les dents. En dépit d’une auto difficilement exploitable à cause d’un sous-virage chronique, et de moulins plus fragiles que du cristal, il a accompli des merveilles lors des Grands Prix précédents. Guy l’a vu faire cinquième à Monza et surtout, surtout, cinquième également au Glen la semaine dernière, à l’issue d’une remontée éblouissante. C’est ce qui a de bien chez lui, ce sens de l’attaque permanente.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur le doc que le photographe du vendredi a arraché à la légalité (on voit bien qu’il est sur la piste), Clay ne va pas aux champignons. En fait il appuie sur le sien, tentant par tous les moyens d’attraper un pas mauvais temps de qualif car il sait que la météo annonce de la flotte pour le week-end. Ce qui sera pris ne sera plus à prendre. Et tout ça en tâchant de rester sur le tarmac totalement dégradé à cause du climat extrême qui règne tant en été qu’en hiver, et sur lequel, d’après Ken Tyrrell, on est plus souvent en l’air que par terre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Rega se qualifiera en milieu de grille, devant son team mate Patrick Tambay qui conduit l’Ensign engagée par Teddy Yip, mais n’ira pas plus loin que le premier tour, dimanche, puisqu’il goûtera à l’herbe&amp;nbsp;en voulant éviter Alan Jones et Jody Scheckter, en perdition devant son Ensign. Clay quittera Mo Nunn, le constructeur des Ensign, à la fin de l’année – après un fantastique GP du Japon où il ratera la deuxième place par la faute d’une fuite d’huile -, pour mieux revenir dans son giron en 1980.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Grand Prix du Canada . Circuit de Mosport . 9 octobre 1977&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/10/08/28-ans-jour-pour-jour-grand-prix-du-canada-1977.html&quot;&gt;28 ans jour pour jour, le Grand Prix du Canada 1977&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Clay Regazzoni n’est pas aux champignons&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © Guy Royer
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                <title>Didier Pironi au pied de Guy Royer, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 10 Dec 2006 00:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/pironi.jpg&quot; alt=&quot;pironi.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Didier Pironi, sérieux et appliqué,&amp;nbsp;stoppe sa monoplace au pied d’un Guy Royer qui n’en demande pas tant. Quand on arbore un pass découpé dans du Letraset, on a assez d’énergie pour aller soi-même à la rencontre des pilotes, mais notre photographe du dimanche a toujours eu une veine de cocu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le soleil ras indique une fin ou un début de saison et le décor trahit Silverstone, du moins le Silverstone d’avant son émasculation des années 2000. Pironi à Silverstone et pas dans une F1, il s’agit donc de 1977, l’année où, fort de son titre de champion de Formule Renault Europe avec onze victoires en 1976, il est monté en F2 rejoindre René Arnoux en prenant le baquet libéré par Patrick Tambay, passé en F1. Silverstone&amp;nbsp;en F2 cette année-là&amp;nbsp;; alors il ne peut s’agir que du Daily Express Trophy, disputé en lever de rideau de la saison de F2 et pour la première fois non ouvert aux autos de Grands Prix. La fin des années soixante-dix marquait le déclin de ces courses de F1 hors-championnat. On sentait poindre le formatage actuel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après avoir ramé le vendredi à cause de différents pépins, comme les supports d’aileron arrière qu’il fallut renforcer, l’allumage défaillant sur la voiture de Didier, le team Martini-Elf (officiellement Renault-Elf) gagna en compétitivité le lendemain avec trois secondes grignotées au chrono. La course fournie par le bleu de l'équipe sera à l’image de ce que Silverstone réserve à ses rookies : hard. Pironi aura du mal à se défaire des furieux Ray Mallock, Eddie Cheever et Alberto Colombo, puis un pneu crevé l’enverra sur l’herbe à six tours de la fin.&lt;br /&gt; Arnoux l’emportera. Comme il emportera enfin ce Trophée d’Europe de F2 qui lui avait échappé d’un point l’an dernier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Daily Express Trophy . Circuit de Silverstone . 6 mars 1977&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Voir le &lt;a href=&quot;http://www.formula2.net/F277_1.htm&quot;&gt;classement&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Didier au pied&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Guy Royer
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                <title>Le double Graham Hill de Guy Royer, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 03 Dec 2006 00:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/hillroyer.jpg&quot; alt=&quot;hillroyer.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Comme d’habitude, Guy Royer est tombé pile poil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’espace d’une photo, d’un battement de rayon solaire entre les nuages, Graham prit une décision qui mûrissait depuis Zolder et qu’il officialisera à Silverstone, devant une foule en délire :&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je vais m’arrêter, Jackie a raison, je vais m’occuper un peu plus de Bette et des gamins, et puis Tony a besoin de moi. Ok, it’s done, I quit&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; Que lui a murmuré Stewart, dont on aperçoit le nez à gauche ? Oh, certainement des banalités, si tant est que deux ex-champions du monde puissent en échanger,&amp;nbsp;en tout cas des banalités de Flugplatz, de Masta, de Crowthorne, du taf, quoi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En ce samedi après-midi, pour la seconde fois de sa carrière Graham Hill n’est pas qualifié, après Kyalami en début de saison. Il se fait vieux ; 46 ans pour un pilote de course en Grands Prix, ça équivaut sur notre échelle personnelle à 18 ans pour un chat, 80 ans pour un fonctionnaire. C’est enrageant de rater sa qualif au GP de Monaco, ici même où on a débuté en F1 en 1958 et qu’on a remporté à cinq reprises, dont trois d’affilée, mais que peut-on y faire ?&amp;nbsp;Que c’est bête également&amp;nbsp;de n’avoir jamais enlevé mon Grand Prix national ; j’en avais pourtant été très près en 1960… Si je n’avais pas effectué un tête à queue dans le dernier tour ! Et si en 64 Bandini ne m’avait pas tapé dans le cul au Mexique, j'aurais une couronne mondiale de plus à inscrire sur ma carte de visite. Et si, et si, et si !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Avec des si, je mettrais mon Piper Aztec en bouteille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me demande pourquoi ce gars s’évertue à charrier une telle mallette en zinc, le cuir serait plus léger, non ? &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/hillroyer1.jpg&quot; alt=&quot;hillroyer1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Grand Prix de Monaco . circuit de Monaco . 11 mai 1975&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Graham Hill en penseur de Rodin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Guy Royer, photographe du dimanche
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                <title>Un podium de pro pour Guy Royer, photographe du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 26 Nov 2006 00:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/hock76.jpg&quot; alt=&quot;hock76.jpg&amp;quot;&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Fucking suitcase&lt;/em&gt; &lt;em&gt;!&lt;/em&gt; maugrée le grand David Phipps en butant contre une mallette en zinc abandonnée par son propriétaire désireux de gagner les premiers rangs, allégé&amp;nbsp;(c’est l’impression qu’a eue Phipps, que c’était du zinc, alors que la plupart de ses confrères embarquent des sacoches de cuir, plus légères). Il a évité le looping grâce à ses immenses jambes de faucheux qui l’ont rétabli dans le sens de la gravité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En cette magnifique fin d’après-midi illuminée d’un soleil qu’on a connu plus avare à l’occasion du Deutschland Trophäe – surtout en 1968, n’est-ce pas -, la bousculade autour des vainqueurs du jour est telle qu’une hiérarchie s’est vite dessinée entre les bons et les mauvais photographes, entendre les gonflés et les autres, ceux dont l’image passera dans le canard, et les autres qui auront droit à une pub&amp;nbsp;Facom à la place.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le photographe du dimanche Guy Royer appartient au premier groupe, on l’aura noté, mais aujourd’hui, délesté de sa valise, il est encore plus redoutable que d’habitude. Il s’est collé en pole position, carrément sous le nez du trio &lt;strong&gt;René Arnoux,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Hugues de Chaunac&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Patrick Tambay&lt;/strong&gt;, qui exhibe faces hilares et coupes célébrant la première et deuxième place provisoire du Grenoblois et du Cannois au championnat d’Europe de F2 1976. Guy s’est toujours demandé comment s’y prenaient ses consoeurs pour s’extraire correctement de ces mêlées de podium comparables en muflerie et en brutalité à celles du rugby. Il cherche du coin de l’œil Jutta Fausel, l’Allemande, en vain. La pauvre doit être engloutie dans la masse grouillante, indistincte, hérissée de télés blessant les côtes, qui s’appelle les photographes de Grands Prix, l’élite de la profession. A ses cotés, Manou Zurini, évidemment, Ercole Colombo – celui-ci est d’une audace !&amp;nbsp;Il y a aussi Franco Lini, bien sûr, ce grand balèze au physique de playboy, c’est Giorgio Piola, puis Jeff Hutchinson, qui parcourt l’Europe en combi Volkswagen, etc.&lt;br /&gt; Sont rassemblés à Hockenheim, lever de rideau de la saison 1976 de F2, tous ceux qui ont estimé leur présence non indispensable au Daily Express Trophy qui se court à Silverstone le même week-end.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ancien prof de maths Hugues de Chaunac est aux anges. Après avoir enlevé le championnat l’an dernier avec Jacques Laffite sur une Martini MK 16 imbattable (six victoires et une deuxième place), il espère le doublé cette année avec la nouvelle MK 19 produite par le sorcier de la Nièvre, Tico. La concurrence sera rude, il ne se le cache pas. Stück et sa March 762 d’usine – heureusement hors-championnat car pilote gradé, et aussi les lascars Jabouille et Leclère sur leurs Elf 2 au moteur semblable au sien, le V6 Renault 2 L. Tous ces gars-là ne traineront pas en route. Mais surtout, Hugues se garde de ses homologues de l’autre écurie française, Jean-Claude Guénard, le directeur de course et surtout le retors Jean Sage, un team manager à la stratégie hors pair, comme il le vérifiera à ses dépens en fin de saison, douze courses plus tard, ici même à Hockenheim.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ancien mécano &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/01/10/rene-arnoux.html&quot;&gt;René Arnoux&lt;/a&gt; est aux anges. Il se paye une deuxième place à 200 de moyenne sur ce billard tout con mais qui prouve qu’on ne l'est pas en y restant dessus, alors qu’il n’avait que la vieille MK 16. Il vient de la Formule Renault Europe dont il enlevé le titre en 1975. Tout va bien pour lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ancien skieur Patrick Tambay est aux anges. Troisième du championnat l’an dernier avec une victoire à Nogaro, il compte mettre en avant son expérience pour prendre l’ascendant sur cet Arnoux qui l’agace. Il l’a toujours dans les pattes, cet Ostrogoth qui lui rafla en 1973 le titre national en Formule Renault. Un bon point, Chaunac lui a attribué la nouvelle MK19 alors que le Grenoblois s’est vu coller la 16 de l’an dernier – il en a d’ailleurs tiré un bon parti, l’animal.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ancien, actuel et éternel photographe du dimanche Guy Royer serait aux anges s’il se rappelait où il avait laissé sa putain de mallette en zinc, et d’autre part si c’était dans sa nature d’être aux anges. Il est simplement zen ; dimanche prochain ce sera &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/04/18/30-ans-jour-pour-jour-jochen-rindt-memorial-trophy-1976.html&quot;&gt;Thruxton&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Deutschland Trophäe F2 . &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/10/29/hockenheim_ring_histoire.html&quot;&gt;Hockenhein Ring&lt;/a&gt; . 11 avril 1976&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Voir le &lt;a href=&quot;http://www.formula2.net/F276_1.htm&quot;&gt;classement&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Un sacré bon podium&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © Guy Royer, photographe du dimanche (qui en a oublié de siffloter un air à la mode)
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                <title>Un beau cul pour James Hunt, photographe du dimanche, mais pas pour Guy Royer, photographe officiel du dimanche</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>La photo du dimanche</category>
                                                <pubDate>Sun, 19 Nov 2006 00:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/photohunt.jpg&quot; alt=&quot;photohunt.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Il en a vu de toutes les couleurs, Guy Royer le photographe qui hante les circuits le dimanche. Des &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/11/03/chaud-derriere-pour-guy-royer-photographe-du-dimanche.html&quot;&gt;accidents&lt;/a&gt;, des &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/11/10/une-vicomtesse-pour-guy-royer-photographe-du-dimanche.html&quot;&gt;vicomtesses&lt;/a&gt; alanguies, des Brambilla courant le 400 mètres haies à Barcelone, Tyrrell bouffant une banane, votre serviteur bouffant gratos chez Parmalat et s'en mettant jusque-là (image à jamais censurée), Forghieri, braguette ouverte - sa spécialité -, etc., mais ce qu'il a vu à Monaco en 1976 dépasse tout.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; James Hunt avait arrêté aux essais sa M 23 dans l'épingle du Loews, puis sifflotant un air des faubourgs de Londres, probablement &lt;em&gt;I Want You&lt;/em&gt; de Marvin Gaye, voire &lt;em&gt;Songs In The Key Of Life&lt;/em&gt; de Stevie Wonder, il avait tiré du cockpit une énorme mallette de zinc - du moins a-t-il paru à Guy que c'était du zinc - dont il dégaina un 24 X 36 comme le sien pour saisir sur la pellicule le beau cul qu'il avait repéré depuis quelques tours, bronzant sur un balcon du Loews, et que Guy Royer, photographe officiel du dimanche, rappelons-le, avait envisagé de prendre lui-même en photo, de façon à être raccord avec une conscience professionnelle à laquelle cette rubrique rend hommage chaque dimanche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vexé d'avoir été grillé sur le poteau par un Hunt violant les règles de l'exercice de la photographie du dimanche, pour goûter à son tour, mais sans en payer le prix, à la gloire qui s'attache à l'exercice de la photographie du dimanche, et de surcroît, dépourvu d'accès piste &quot;photographe&quot;, il avait envisagé de porter l'affaire devant le Tribunal international de la FIA avant qu'une âme charitable de son entourage ne l'eût convaincu de n'en rien faire pour des raisons tenant à l'authenticité de son propre brassard, détail que Guy Royer tendait à oublier parfois, tellement ce document se balançait à sa ceinture aussi naturellement qu'un pendu sur une route du Moyen-Age.&lt;br /&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cas flagrant d'exercice illégal de la photographie du dimanche&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Guy Royer, photographe officiel du dimanche&lt;/p&gt;
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