vendredi, 29 juin 2007
Grand Prix de l'Age d'Or 2007, les abominables

Nos fidèles lecteurs savent deux ou trois choses de l'Abominable Christian, pourtant peu disert en commentaires, n'apparaissant que rarement sur le blog. Il est l'un des seize membres de l'équipe fondatrice d'où MdS est né, décrite là. Lui en était le pilote, capable de relier Anderstorp ou Zeltweg d'une traite et de nuit, puis, sans mot dire, de sortir son tabouret et de d'installer au bord de la piste. Une sorte de Denny Hulme en civil, supportant à peu près tout sauf les ferrailleurs, les radars et les autos non rouges. Quand ces dernières sont frappées d'un cheval cabré, il s'envole au paradis. Son rêve, une Mondial. Si vous en connaissez une à vendre, n'hésitez pas à le lui faire savoir. Des trois ferraristes recensés ici - Bruno, Gianpaolo et lui, c'est vraisemblablement le plus intégriste.
Pourtant à Dijon, il fit bonne figure, vêtu discrètement pour une fois d'une chemisette verte, couleur Lotus. Il faut dire qu'il sortait dans le monde, accréditation pendue au cou et voisinage de bugattistes distingués. Il est photographié à la terrasse du "Cavalino", le resto du circuit dont le nom rime à ses oreilles avec orgasme, en érodant légèrement les lois de la poésie.
Les photos qui suivent sont de son cru. Abominables, à son image, au sens où Colette entendait l'adjectif. Faute de grives Ferrari, peu présentes à Prenois sinon la 308 GTB 4 d'Alain Pages, et deux 275 GTB, il s'est rabattu sur des rouges-gorges.

En prégrille de l'épreuve PMO Sportscars du samedi, la Chevron B8 de Jerry Hooper. Première apparition à Dijon cette année, ce plateau est une grille ouverte aux voitures de sport d'avant 1968, ce qui offre à de petits protos tels que des Lotus 23, Merlyn MK 6B ou des Elva MK7, de se frotter à des autos plus modernes telles que des Chevron B6 et B8. Il y aussi des GT.

Aucune chance de gagner, la Maserati 250 F de Allan Miles car son plateau est trusté d'un bout à l'autre de l'année par la Jaguar Monzapolis de Rod Jolley. Mais si l'Abominable l'a prise en photo, c'est qu'il avait une bonne raison.

Pour faire bonne mesure, voici l'autre 250 F de Dijon, celle de David Wenman.

Les agiles et légères barquettes Lotus sont taillées pour Dijon, virant à plat dans le gauche en dévers menant au nouveau tracé, taillant des croupières aux Mustang et Cobra qui bataillaient comme des chiffonnières dans la course GT SCC. Ici, Christian a été sensible au charme exotique, selon ses critères, du vert anglais qui pare la 23 du Belge Michel Wanty. Encore que l'habitacle...

Très colorées, ces Bugatti. On dirait une grille d'étalonnage d'un logiciel de retouche d'image. Où sont leurs propriétaires ? Partis s'ôter les moustiques ? Ayant une légère collation ? En tout cas, au hit parade de l'attraction, elles sont au top, suscitant toujours autant de questions, des plus basiques aux plus pointues.

En appui sur ses ressorts droit, l'Aston Martin Speed 2L de 1932, drivée par Richard Lake, donne sa conclusion à cette série d'articles consacrés au Grand Prix de l'Age d'Or. ll est devenu de bon ton, depuis que le GPAO a quitté Montlhéry, de gloser sur son avenir, de fustiger son manque d'ambiance, son public clairsemé, ses clubs qui ne jouent pas le jeu, ses organisateurs qui se succèdent, etc. Ce n'est pas notre avis. Certes, l'anneau parisien offrait un cadre historique irremplaçable, et ça, rien ne le fera oublier. Mais le GPAO a d'autres atouts : un circuit superbe, tant pour les compétiteurs que pour le public et qui héberge les clubs dans un cadre champêtre tout à fait agréable ; une position géographique potentiellement riche ; enfin et surtout, une abondance et une variété de plateaux sans rapport avec l'époque Montlhéry.
Ne crachons pas sur le GPAO, donnons-lui le temps, donnons-nous le temps d'y voir courir l'Histoire !
Grand Prix de l’Age d’Or . Circuit de Dijon-Prenois . 23 et 24 juin 2007
Site officiel : www.gpao.fr
Tous abominables © l'Abominable Christian
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jeudi, 28 juin 2007
Grand Prix de l'Age d'Or 2007, les aventuriers

On entend ici et là des commentaires négatifs sur Dijon-Prenois mais reconnaissons-lui une qualité rarissime : on y voit bien. Mieux : le spectateur lambda - glacière et bottes de jardinier - y est favorisé, juché sur ses buttes de terre, alors que le happy few circulant sur les pourtours en petite moto, cigare au bec, placé au bord du rail certes, mais à l'altitude zéro, ne voit que ce que sa hauteur personnelle lui permet.
Les fameuses buttes en terre offrent un panorama unique sur la piste qu'on domine et embrasse sur de larges portions. Notre spectateur lambda positionné au sommet du gauche raccordant au nouveau tracé est le roi du week-end ; le spectacle donné par les Lotus XI tournant autour des Cobra était digne du meilleur scénario, en prime gomme brûlée, échappements portés au rouge, travers en tous genres.
Mais cette année nous avons opté pour un point de vue particulier : ce chemin de terre menant à l'espace club. C'est certes pas glamour, mais en embuscade tel le chasseur de gros gibier planqué à la sortie du bois, on se demande avec délice quel sera le prochain fauve que notre téléphone-photo capturera.
Notre première victime est une grenouille qui s'aventure sur le chemin entre deux passages d'autos. Ah non, il s'agit d'une TR3 bondissant d'un nid de poule au prochain, une comme celle que Gianpaolo s'est offerte et qu'il aventure sur les routes de l'Oise. Gianpaolo roulant en anglaise... Un effet du changement climatique ?

Une route de Bourgogne en 43. Cette Traction annonce-t-elle des miliciens ou des résistants ? Instant d'effroi car le laissez-passer délivré par Patrick Quiniou ne résistera pas à l'examen, de quelque bord que soient ces hommes. Il représente une jeune femme prise en sandwich entre deux Cobras et Carole Quiniou, qui l'a dessiné, a poussé le réalisme jusqu'à creuser sous la ceinture de la dame un sillon très évocateur.
La voiture continue, sans un regard pour le modeste piéton qu'on ne prend pas pour un espion, n'ayant pour appareil-photo qu'un bout de réglisse qu'il porte à sa bouche.

Tiens, une Cadillac ! On remarque que les trois spectateurs lambda - dont les glacières sont gardées par un compère demeuré sur la butte - ont rectifié d'instinct la tenue devant la grosse américaine véhiculant deux happy few. Mais qui c'est qui jouira du meilleur spectacle ?

Le bugattiste fournirait un excellent sujet d'étude au sociologue qui plancherait sur le thème "Peut-on être aventurier et happy few ?" La réponse est inscrite sur les nappes blanches sur lesquelles les bugattistes auront une légère collation à l'arrivée de leur rallye traditionnel en Bourgogne organisé le samedi de l'Age d'Or. Mais la sacoche en beau cuir qu'ils suspendent à leur roue de secours ainsi que les moustiques écrasés sur les visières indiquent qu'en eux sommeille un aventurier.

Bob Neyret. Point à la ligne.
Nous avons reconnu dans ce gentil monsieur qui s'entretenait avec le constructeur de la réplique du proto DS châssis court ci-dessus le grand rallyman dont le nom est indissociablement lié à celui de Citroën, d'une part, et de Jean Terramorsi, son compère de toujours, d'autre part. Ces anciens pistards sont d'une modestie et d'une gentillesse ! C'est tout juste s'il voulait poser pour la photo. Vous croyez que ça vaut le coup ? Alors à côté de la voiture !
Bob Neyret, c'est 18 ans de rallyes entre 1954 et 1972 dont la grande majorité sur Citroën, avec des victoires au Rallye du Maroc et au Neige et Glace, des participation aux grands raids de l'époque, Londres-Sydney, Londres-Mexico, le Bandama, l'East African Safary, etc.
L'ex-fondateur du team Aseptogyl profitait de sa présence à l'Age d'Or pour promouvoir la grande réunion de DS et SM prévue à Grenoble les 6 et 7 juillet prochains, le "Citroën Sport Classique" [1].
Grand Prix de l’Age d’Or . Circuit de Dijon-Prenois . 23 et 24 juin 2007
Site officiel : www.gpao.fr
[1] www.citroen-sport-classique.com
Tous aventuriers © MdS
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mercredi, 27 juin 2007
Grand Prix de l'Age d'Or 2007, les égarés

9 heures du matin le samedi 23 juin dans la salle de presse qui porte mal son nom en cette aube blafarde qu'on dirait de fin novembre car ne s'y pressent qu'un blogueur et un commentateur. Un vrai commentateur qui parle au micro. Il s'appelle Marc Aumonier et porte tout le temps une casquette de Sherlock Holmes, sa griffe, comme Chapman sa casquette ou David Thieme son chapeau noir, et c'est ce qui nous le rend sympathique.
Là, comme il est seul, où le croit, il a ôté son couvre-chef. Maintenant on sait pourquoi il le met tout le temps. Pourtant l'égaré de la photo est bien votre serviteur, un oeil sur le moniteur qui crachouille les temps des autos engagées dans le Challenge ASAVE Tourisme, et l'autre sur la piste, où ce qu'il en distingue à travers le rideau de flotte qui frappe au carreau. Il ne faut pas mettre un teneur de blog dehors à moins de 25°, car c'est fragile ces petites choses qui ne sont pas étudiées pour aller sur le terrain. Un teneur de blog, ça pond une note de temps en temps et le reste du temps ça glande sur Youtube.

Peu confiant en la météo, ce propriétaire de Coccinelle venu du Jura, une paire de skis en bandoulière. Positionné à l'attaque des S des Sablières, il se demande quand il faudra les chausser.

Après avoir tutoyé un rail lors de la course des Saloon Cars à l'aube du dimanche, l'Allemand Werner Furh tente de redresser ce qui peut l'être de son Opel Manta A. Pour un peu, comme il est vraiment tôt, son fait d'armes eût passé inaperçu. Las, c'était sous-estimer le teneur de blog qui, dès que le soleil lève un doigt, se met en chasse.

Bien qu'habillée aux couleurs Gordini, cette dame détonne dans l'espace du Belge Marc Valvekens avec sa 2 Chiens. Un modèle haut de gamme, remarquez ! Ce sympathique sujet du Roi des Belges et son non moins affable mécanicien attirent le chaland en quête d'une information sur leur Gordini, la T 16 bien connue qu'on distingue au fond. La barquette T 23 S est celle d'Eddie McGuire.
Un truc en passant : Valvekens a démonté l'horloge de sa T 16 qui marquait 10 h 10 en permanence, ainsi que nous l'avions noté en 2005. Il y a un un trou noir à la place. Cédant à la parano, nous sommes certain qu'il ne veut plus qu'on prenne l'heure chez lui pour l'appliquer chez nous où il est 10 h 10 en permanence.

Bien vu à ce propriétaire de Miura de s'être égaré sur la pelouse de l'Amicale DB. Il n'y en avait que pour sa belle.

Par le truchement d'un de ses clubs de collectionneurs, Citroën, gros partenaire de l'Age d'Or, présentait ce tube aux couleurs d'une administration relevant du ministère de l'Intérieur. Etant donné qu'il est interdit de mettre en circulation à titre privé un véhicule portant les attributs de ladite administration, afin d'éviter toute méprise, son nouveau propriétaire n'eut qu'à modifier l'ordre de quatre lettres pour retrouver l'esprit, sinon les lettres, de l'administration d'origine.

Chez ces Mazda boys, on a beau avoir la "Passion MX5", comme leur club se nomme, on aime aussi les châssis qui ont de la bouteille.
Grand Prix de l’Age d’Or . Circuit de Dijon-Prenois . 23 et 24 juin 2007
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mardi, 26 juin 2007
Grand Prix de l'Age d'Or 2007, les vainqueurs

François Chambelland eut l'idée du circuit de Prenois en 1968, qui se concrétisa en 1972 après que Jean-Pierre Beltoise et François Cevert furent approchés au titre de consultants. Le public qui assista à l'inauguration par une épreuve du Trophée d'Europe des 2 L fit alors l'étrange constatation qu'il était massé autour d'une paire de couilles, ce à quoi le tracé faisant penser, une paire maousse quand même puisque d'un développement de 3 289 mètres, mais tracé trop short en F1 dont les meilleurs faisaient le tour sous la minute, et même sous les 59 secondes pour Lauda.
Inutile de préciser que les derniers se faisaient ramasser dès les premiers tours.
On érigea donc en 1975 une biroute entre la couille gauche nommée Double Droite de Villeroy et sa consoeur de l'autre bord appelée Courbe de Pouas ; cet ensemble de belle taille fut porté à 3 800 mètres et put accueillir le GP de Suisse pour l'inaugurer. Evidemment, et pas seulement en raison des attributs qu'il évoque, Prenois acquit une réputation de circuit d'hommes. Il fallait voir comment passaient les Matra 670 et les Ferrari 312 P dans les S des Sablières aux 1000 km 1973 pour s'en persuader et admirer à l'Age d'Or 2007 comment Miguel Langin glissait sa 911/22 S à l'attaque de ces mêmes S pour confirmer que Dijon-Prenois a gardé intact son costume trois pièces.Les premiers vainqueurs de cet Age d'Or 2007 sont les spectateurs du samedi, dont quelques-uns sont immortalisés en frontispice, en forme de bande-annonce d'un film de Andreï Tarkovski. Il fallait du courage pour grimper les putes de terre (pardon, les buttes) et donner ainsi encore plus de prise au vent et au froid. Samedi, c'était Brands Hatch pour la Course des champions (la vraie, pas celle de Noël au Stade de France). Dimanche, heureusement c'était Kyalami.
Les vainqueurs tout court, les voici :
FISC (- 1500 cc et antérieur à 71)
Course 1 : Adam Cunnington, AH Sprite MK III
Course 2 : Hans Dullaert, MG Midget MK II
Course 3 : Bert du Toy van Hees, Lotus Elan S3
Challenge ASAVE Tourisme
Course 1 : Patrick Fuet, Ford Mustang
Course 2 : Jean-Marc Maldonado, Ford Capri 3.0
Challenge ASAVE GT
Course 1 : Ludovic Caron, Shelby AC Cobra 289
Course 2 : Alain Pages, Ferrari 308 GTB Gr 4
Formule Ford
Course 1 : Thierry Gallo, Merlyn MK 20 A
Course 2 : Geoffroy Rivet, Brabham BT 28
Formule Junior
Course 1 : Stephane Rey, Lola MK 5 A
Course 2 : Urs Eberhardt, Lotus 27
Formule 5000
Course 1 : Frank Sytner, Lola T332
Course 2 : N. Fowler
Saloon Cars
Course 1 : Miguel Langin, Porsche 911/22 S
Course 2 : Jean-Claude Basso, BMW 30 CSL
HGPCA (Voitures de GP années 30 à 60)
Course 1 : Rod Jolley, Lister Jaguar Monzapolis
Course 2 : idem
U2TC (Under Two Liters Touring Cars)
Course : Dieter Karl Anton, Alfa Romeo GTA
GTC TC 71-81
Course 1 : Timo Scheibner, Chevrolet Corvette
Course 2 : Stefano Rosina, Elva GT 160
PMO Sportscars (Voitures de Sport avant 68)
Course : Charles Alisson, Chevron B8
GT et Sportscars Cup
Course : André Bailly/Thomas Bailly, AC Cobra 289
Woodcote Trophy (Voitures de Sport avant 55)
Course : Michael Steele/Barrie Williams, HWM Jaguar
Racings Legends (Autos années 20 et 30)
Course : Peter Neumark/S. Hope, Alfa Romeo 8 C
Grand Prix de l’Age d’Or . Circuit de Dijon-Prenois . 23 et 24 juin 2007
Site officiel : www.gpao.fr
Les vainqueurs du samedi © MdS
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vendredi, 22 juin 2007
Allons voir courir l'Histoire !
Au moment où tu découvres cette note, cher lecteur, son auteur fait route vers l'Histoire, celle que le Grand Prix de l'Age d'Or reconstitue soigneusement à Dijon depuis 2005, sans toutefois pousser le souci du détail jusqu'à faire sortir des toilettes un clone de François Cevert sur fond de vieux transporteur Matra, tel que l'oncle de Philippe Vogel a pu immortaliser l'original lors des 1000 km de Dijon 1973.
Pisser avec un pilote, un fantasme ou une anecdote, c'est selon, que chacun a pu vivre quand voir courir l'Histoire était le quotidien. Le Pr Reimsparing a ainsi témoigné d'une rencontre compissatoire avec Dan Gurney - sans que l'on sût lequel des deux fut le plus marqué -, et votre serviteur s'est un jour effacé devant James Hunt qui guignait le même urinoir que lui peu avant le départ du GP d'Angleterre 76. L'un des deux est resté dans l'Histoire, l'autre non.
Heureuse époque où l'extrême convivialité qui était la norme offrait à l'amateur de connaître un aspect peu en vue des hommes qu'il admirait.
Bref, le GPAO, ce sera une visite émue aux blocs sanitaires qui égaient le paddock et un oeil sur les plateaux suivants :
- Parade Bugatti (Démonstration)
- Fisc Euro Tour Midget & Austin Healey
- Formule Ford FFord pre 1982
- Trophée Lurani FJunior
- GT & Sports Car Cup GT pré 66 et Sport pré 63
- Grand Prix moteur avant et arrière Grand Prix pré 67
- Motor Racing Legends Avant Guerre
- Championship for Historic GT & Touring Cars Tourisme et GT pré 72 et 82
- Saloon Cars Tourisme et GT pré 81
- PMO Sports Cars Serie Sport-Prototypes moins de 2L pré 19689
- U2TC Tourisme moins 2L pré 66
- Woodcote Trophy GT & Sports-Cars '50
- Formule 5000
Grand Prix de l’Age d’Or . Circuit de Dijon-Prenois . 23 et 24 juin 2007
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François Cevert court vers l'Histoire © l'oncle de Philippe Vogel
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mardi, 27 juin 2006
Grand Prix de l'Age d'Or 2006 en images

Tout sourire, Richard Attwood s’extrait de la BRM P261 qu’il vient de mener à la troisième place, avec un peu de chance il est vrai. Il est cool, Attwood, il ne va pas se tuer alors qu’il est à la retraite depuis l’age de 31 ans (il en a 66). Alors que le speaker évoquait cette BRM comme celle qu’avait Attwood en 1968, précisons que cette P261 est antérieure à la P126 que Dick conduisit en 1968, notamment à la deuxième place du GP de Monaco. L’ancien vainqueur du même GP de Monaco de formule junior en 1962 tient modérément à ce diminutif de « Dick » sous lequel la presse le désignait jadis ; d’ailleurs il ne fut question que de Richard Attwood à l’Age d’Or.
Dame, à 66 balais, il ne reste peut-être rien de la « bite en bois » (traduction à peine fantaisiste de son nom) qui enleva le Mans avec Hans Herrman en 70…

L’Aston Martin DBR4 de Hubert Fabri est l’une des trois encore en service sur un total de quatre autos dont la première apparut en avril 1959 mais dont le développement avait commencé quatre ans plus tôt. Malgré un deuxième temps aux essais du GP d’Angleterre 1959 et deux sixièmes places à ce même GP et au Portugal à l’actif de Roy Salvadori, l’auto ne fut pas compétitive face à la suprématie naissante de la technique du moteur à l’arrière générée par John Cooper. Une DBR5 lui succéda très brièvement en 1960 que Maurice Trintignant pilota au GP d’Angleterre. Ces machines représentent l’unique tentative de la firme de Newport Pagnell en F1.

Cette grosse chose rouge qui ressemble à une voiture de pompier rapide a engendré les commentaires les plus farfelus, chacun y allant de son interprétation. Il s’agit d’une Kurtis Indy véhiculée par un bon gros quatre cylindres Offenhauser de 4,2 l développant quelque 400 chevaux. Nées en 1941, les Kurtis connaissent leur heure de gloire à Indianapolis entre 1950 et 1955 où elles obtiennent cinq victoires. Celle conduite à Dijon par Stuart Harper date de 1957, époque du début d’un déclin dû à l’émergence de marques compétitives comme Watson ou Kuzma avant que tout ce petit monde, tenant de conceptions simples, soit balayé , comme l’Aston Martin vue plus haut, par l’architecture des moteurs avant avec laquelle Colin Chapman, quelque six ans plus tard, jouera les épouvantails chez les Américains.
Il était trop drôle de voir Harper enquiller la ligne droite à fond la caisse, engoncé dans sa caisse dont le moteur est déporté à gauche en raison du centre de gravité dicté par les courses en ovale. En bout de ligne droite, à un petit 270 à l’heure, le freinage faisait tellement vibrer la roue avant droite qu’on aurait dit qu’il allait la prendre dans la tronche, Harper.
La Kurtis Offy, une auto de dessin animé.

Chacun chez soi dans la prégrille des prototypes d’avant 1972. Les agiles Chevron B16 tirèrent leur épingle du jeu sur le tracé « demanding » de Prenois où elles se classèrent première et troisième. Les GT40 et surtout les Lola T70 spider, grosses machines très impressionnantes, faisaient surtout du bruit.

Trois mécanos, la canette à la main, attendent un arrêt au stand de leur patron pour intervenir. On comprend pourquoi on appelle ça l’Age d’Or.

La GT40 conduite par Leo Voyazides et John Young, en prototype d’avant 1966, attend qu’on veuille bien la mettre à l’endroit avant de prendre la piste. Pas toujours très efficaces, et surtout terriblement inconfortables à mener dans la fournaise dijonnaise – on se souvient du malaise d’Adrian Newey l’an dernier sur une auto identique, les GT40 ont pour elles la beauté du diable. Pour faire un tour dans l’une d’elles, votre serviteur vendrait père et mère et même le Pr Reimsparing.

L’une est née en 1965, l’autre est plus jeune. Si deux Anglais, David Fitzsimons et Neil Tolich, drivaient la première, la seconde fit cavalier seul devant l’objectif de MdS. De toute façon, l’une comme l’autre nécessitent doigté et compte en banque pour être menées comme il convient.

Cette belle excite les sens, décidément. 12 trompettes d’admission malheureusement bouchées. Je repasserai plus tard.

Un capot ouvert ne fait pas fantasmer les gars qui ont la lourde charge de faire marcher cette Alpine A220 dont les hauts faits entre 1968 et 1969 se résument à une victoire au Circuit de Casablanca 68 avec André de Cortanze (que notre commentateur Christian Magnanou, qui l’a vécue, a narrée quelque part dans le blog et que nous reproduisons en note de bas de page [1] ). L’auto vue à Prenois était l’une des six assemblées (châssis 1736), conduite en 1969 par Andruet et Van Lennep aux 1000 km de Spa à la 9e place et par Jabouille et Depailler au Mans où ils cassèrent le moteur.

Keith Martin s’est cru malin en collant un bon mot sur la carrosserie de sa Dulon-Porsche LD11P, un proto 2 L de 1971. Total, c’est pas lui qu’on photographie.

Bon les gars, on bâche ! A l’année prochaine, si Dieu prête vie à un Age d’Or 2007…
Grand Prix de l’Age d’Or . Circuit de Dijon-Prenois . 24 et 25 juin 2006
Site officiel : www.gpao.fr
[1] "Les 60 minutes de Casablanca" : épisode peu connu à la fois de l'aventure ALPINE et de la saga André GUELFI, ce dernier a grandement contribué (financé...) à la venue en 1968 de deux ALPINE A220 V8 à Casablanca. Elles ont couru sur un circuit non permanent situé sur la corniche de Casablanca (à environ 5 km de l'ancien circuit du Grand Prix de 1958) pilotées par GUELFI lui même et André DE CORTANZE. Amédée GORDINI en personne s'était déplacé, je me souviens lui avoir parlé à cette occasion.
Mon père étant proche des organisateurs, j'ai eu ce jour là "l'énorme responsabilité" de passer le panneau indiquant à chaque passage le nombre de tours restants au pilote en tête , j'avais 17 ans ... parmi les engagés il y avait Giorgi sur une Lola T70 qu'il a cassée aux essais, Dutoit avec une déjà vieille Porsche 904, Kerguen (Français de Casablanca vu plusieurs fois au Mans, notament avec une Aston Martin Zagato) sur une Porsche 911S et le reste du plateau était composé de pilotes locaux sur Matra Jet6, Alpine Berlinette Tour de France, Alfa Giuletta Veloce et autres antiques Tank DKW ...GUELFI (il devait avoir à l'époque 48 ans) qui n'a jamais été très tendre avec la mécanique a explosé la boite de vitesses au bout de quelques tours ; DE CORTANZE s'est promené dans ce qui était plutôt une opération publicitaire pour RENAULT MAROC et AFRIQUIA ELF, les deux autres "sponsors "de l'opération avec GUELFI ...
Je n'ai jamais trouvé trace de cette victoire dans une revue et pourtant elle a bien eu lieue, j'y étais et je possède une photo prise par un photographe local sur la ligne de départ me montrant tenant les panneaux du tour par tour à côté de DE CORTANZE assis au volant de l'ALPINE V8, la porte relevé à cause de la chaleur, dans l'attente du départ."
Par Christian Magnanou (Commentaire original du 28/10/05 sur André Guelfi).
Images faites avec un appareil attaché à un porte-clé © MdS
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lundi, 26 juin 2006
Grand Prix de l'Age d'Or 2006, les podiums
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dimanche, 25 juin 2006
Grand Prix de l'Age d'Or 2006, trucs, grisgris et bouts de ficelle

A l'image de la caillasse que ce concurrent de F3 Classic a mise devant sa roue arrière pour éviter que sa Ralt glisse dans la pente de la prégrille, la course automobile historique en général et l'Age d'Or particulièrement ne tiennent que grâce à des bouts de ficelle, des trucs, voire des grisgris.
Le meilleur truc pour se prémunir de la chaleur, l'ombre du seul arbre du Village.
L'Age d'Or, c'est cette Maserati 6CM, qui une fois le meeting terminé, regagne le camping improvisé à l'entrée du circuit, au moteur, provoquant dix sorties de têtes d'autant de tentes.
L'Age d'Or, c'est un nounours abandonné à l'arrière de Pump 6, l'Aston Martin DB2 de Chris Jolly, sans doute un porte-bonheur. Gagner du poids en ôtant sièges et garnitures, d'accord, mais pas au point d'y sacrifier un plantigrade.

Le Suisse Félix Haas a trouvé un truc pour s'attirer la chance, un numéro 13 collé sur sa Lotus 23. Voilà qui lui vaut à coup sûr des photos, à défaut d'une veine spéciale.
Nous-même avons trouvé l'astuce permettant de voir toutes les autos durant la réunion : camper en pré-grille, quitte à sacrifier la grand-messe du départ, la dynamique de la course et la cérémonie du podium. "Cérémonie" comme une figure de style car les témoins en furent le plus souvent officiels et commissaires. Mais cela est une autre histoire.
C'est en pré-grille que concurrents et autos présentent leurs meilleures faces car le temps joue pour eux. Ils sont décontractés, nu-tête les pilotes et ouvertes les autos. On les perçoit dans leurs intimités, on joue les voyeurs, on accède aux cérémonials privés.

Deux hommes conduisant une Austin Healey 3000 dans la course des Gentlemen Drivers nous fascinent. Nous nous en approchons, attiré par leur noms dans le programme. Ce sont Richard Knight et Simon de Lautour, les anciens instructeurs de l'école Winfield de Magny-Cours, bien blanchis sous le harnais et que personne ne paraît avoir remarqués. Le pare-brise de l'Austin est scotché d'un bout à l'autre. Bout de ficelle.
Knight, qui prend le premier relai de cette épreuve d'endurance, rate la mise en route du moteur. De Lautour aussitôt gicle à ses côtés et bidouille un truc au tableau de bord ; l'auto s'ébroue alors. Il donne une tape amicale sur le casque de Knight qui déjà referme sa portière. Ces deux-là sont unis comme deux frères, c'est évident.

L'instrument le plus utile en pré-grille est le parapluie (en version parasol). Jean-Claude Andruet cuit dans sa Grac MT14 comme un os sur le sable. Il demande à un gars de son équipe un parapluie. Branle-bas de combat dans le petit bahut stationné tout près. Puis le verdict tombe : Y'en a pas, Jean-Claude !
Une petite dame du public se présente alors, frémissante, rosissante et tend au triple champion de France des rallye une ombrelle à fleurs délicatement ouvragée. C'est l'ombrelle à ma fille, dit-elle, désignant une petite gamine photocopiée sur la mère, frémissante, rougissante.
Ah je vais la garder alors en souvenir, fait Jean-Claude tandis que le coup de sifflet du préposé à l'entrée des stands met un terme à la scène.
Christophe Lavielle, le libraire palois, représentait seul son honorable profession à Dijon, vu que son honorable confrère Michel Delannoy était resté sous son palmier. Motors Mania, sa boîte, est toujours à la pointe de l'actualité ; elle exposait déjà Les Ronds rouges arrivent, l'ouvrage de Jean-Marc Chaillet juste sorti, qui narre l'aventure Elf depuis ses débuts jusqu'avant qu'elle se gâte. Nous avons noté aussi la mise en vedette du bouquin de Jean-Claude Hallé sur François Cevert, pourtant vieux de trente ans. Lavielle lirait-il MdS ?
Dans la course des F1, le pilote de la Trojan numéro 4 a trouvé le truc pour passer son devancier, Peter Wuensch dont la Wolf filait pourtant bon train : le pousser à la faute, comme dans les vraies courses de F1. Résultat, Wuensch part en fumée dans le terrible double droite de Villeroy mais le pilote de la Trojan, dont le nom nous échappe, y laisse un bout de capot et abandonne. La chance est avec lui car la course est aussitôt arrêtée et le classement définit au tour précédent. Il est troisième.
Il n'y pas de morale en course automobile, que des trucs.
Grand Prix de l'Age d'Or . Circuit de Dijon-Prenois - 24 et 25 juin 2006
Site officiel : www.gpao.fr
Images hésitantes et de basse qualité © MdS
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samedi, 24 juin 2006
Grand Prix de l'Age d'Or 2006, un samedi split screen


Au cinéma on appelle split screen la technique visant à éclater l'écran en une multitude de petites images pour raconter une action trop riche, trop dense, pour être supportée par une image classique.
Sans en être conscients, les organisateurs ont fait de même de cet Age d'Or 2006, beaucoup plus gras que ses homologues du passé qui eux, il est vrai, disposaient de l'écran géant de l'anneau de Montlhéry pour faire oublier un programme maigrelet.
Malgré ce que disent les commentateurs que se sont exprimés sur la note précédente, cette édition 2006 s'avère si intense qu'il faudrait être partout à la fois pour l'appréhender en globalité.
Inventons donc la technique du split pen pour la donner en pâture à nos lecteurs restés devant leur télé ou faisant leur valise pour le Mans Classic (où nous n'allons pas).

Au moment où un faucon crécerelle chasse en faisant du surplace un mulot improbable qui se serait égaré à la sortie du double droite de Villeroy, Dick Attwood enfile son casque blanc. Il a eu le bon goût d'en conserver la couleur et le type, comme du temps où il gagnait les 24 heures du Mans sur Porsche. Anonyme dans un peloton de F1 1500 cm3, il conduit une BRM P261 de 1964.
Les types qui tiennent le stand Dakota (vous savez ces fringues calquées sur l'imaginaire Gulf/Steve McQueen des années 70), déballent leur matériel, suspendent leurs blousons déjà blanchis à la terre bourguignonne. Déjà un client se pointe, demande un article manquant.
Lassé, le faucon vire sur l'aile et va se positionner au milieu de la courbe de Pouas. C'est pas mieux mais allez lui faire comprendre ça...
"- Eric pour Bernard, tu me reçois ?
- Oui Bernard je te reçois.
- Ecoute il y a un problème avec la C6 qui ne pourra pas suivre les F1 lors du premier tour. Il faut résoudre cela au plus vite !
- Qu'est-ce que c'est que ce problème ? C'est pas la première fois qu'on a des F1 ici et il n'y a jamais eu d'ennuis avec la voiture suiveuse. On a un contrat d'exclusivité avec un constructeur. Est-ce à dire qu'on veut une autre auto ? Débrouillez-vous avec la C6 !
- Ok, Eric, bien reçu."
Mary Grant-Jonkers est une délicieuse vieille dame dont la manière noble et délicate trahirait une pratique assidue du five o'clock tea si à cette heure là elle n'était pas au volant d'une Cooper Bristol MKII de 1953 lancée en bout de ligne droite et "négociant" Villeroy. Ces guillemets un tantinet vachards indiquent qu'au lieu de négoce, c'est d'abdication qu'il faut parler tant elle se traîne. Son époux, Paul Grant, au volant de la même auto, est un poil plus vite. On espère pour ses invités que Mary manie sa théière plus efficacement que sa Cooper.

Quand elle peint, elle s'expose davantage que quand elle court, Carol Quiniou. Connue comme "la femme aux Lotus", elle l'est moins par les oeuvres qu'elle vend au village, ma foi assez cher. Mille euros pour certaines. Son affiche du GPAO 2006 n'est pas la plus réussie mais nous confessons un trouble plaisir devant son "Helle-Nice and me", composition sous cadre avec objet montrant une paire de gants censés avoir été ceux de l'égérie des années 30, placés devant une toile qui dévoile les mains de sa propriétaire posés sur un volant, dûment gantées. Nos pauvres mots s'avèrent impuissants à restituer la magie de cette oeuvre qu'il faut acheter pour la comprendre.

Pas respecteux pour deux sous, ces furieux en Lotus Cortina et autre Alfa Romeo Giulia Sprint qui déboulent à mort au fond de la ligne droite en tassant un de leur collègue sur une BMW 1800 TI sans aucun égard pour son passé. Il s'agit pourtant de Jackie Oliver ! Ca allume sec en Tourisme, témoin cette Fiat Abarth 1000 TC, le cul à l'air, qui s'y met aussi et passe Villeroy en glissade totale.
Dans les bois au centre du circuit, ça sent la merguez et la blague lue sur Internet. Souvent l'ambiance d'un club reflète la classe sociale symbolisée par la marque chérie par ledit club. Chez Les pipes et manivelles sanclaudiennes on rigole plus fort qu'au Jaguar Enthusiast's Club où l'ambiance est davantage "cuir Connolly". Quelques curieux font bloc autour de deux Jaguar type C immatriculées en France et harcèlent de questions les deux propriétaires.
- Vous êtes venus par la route ?
- Oui, c'était merveilleux sur ces petites routes de Bourgogne baignée par un soleil rasant.
- Ca doit couter bonbon un engin comme ça, non ?
- Mon cher, la passion n'a pas de prix.
Grand Prix de l'Age d'Or . Circuit de Dijon-Prenois . 24 et 25 juin 2006
Site officiel : http://www.gpao.fr/
Images moyennes qu'on ne risque pas de voler © MdS
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vendredi, 23 juin 2006
Quatre bonnes raisons d'aller au Grand Prix de l'Age d'Or
1 - La première bonne raison tient au circuit de Dijon-Prenois qui en dépit de son tracé intéressant et d'une bonne visibilité pour ses spectateurs ne fait pas oublier Montlhéry, ne fera pas oublier Montlhéry, même si on y chiait dans les bois et si on explosait son bouilleur dans la côte. Dijon-Prenois, en somme, pour mieux se souvenir du diplodocus de Linas.
2 - La deuxième bonne raison tient au circuit de Dijon-Prenois, qui avec un tracé intéressant et l'excellente visibilité qu'il offre, a permis au public d'échapper aux autres choix possibles dès qu'il fallut remplacer Montlhéry : le Bugatti ou Magny-Cours.
3 - La troisième bonne raison tient au programme des réjouissances : 15 plateaux alignant quelque 400 autos parmi lesquelles des F1, ce que, il faut le concéder à Prenois, Montlhéry ne permettait pas. On y attend des Matra, des Tyrrell, des McLaren, mais ausi des protos (Ford GT40, Lola T70, Matra 650...) et des voitures toujours agréables à toucher du doigt comme des Ferrari 250 et 275, Aston Martin DB4, AC Cobra, Chevrolet Corvette, etc.
D'ailleurs, les toucher du doigt, le public sera admis à le faire car cette année il pourra accéder à la ligne des stands durant la pause méridienne des deux journées. Rendons en grâce à l'organisateur, "aux" organisateurs, convient-il d'écrire, depuis qu'Eric Helaine n'est plus seul sur le coup, épaulé par Patrick Quiniou qui prend en charge la partie compétition alors que l'organisateur "historique" veille sur les clubs et le village. En gros. Comment les repérer ? Le premier nommé est mieux habillé.
4 - La quatrième bonne raison tient au club Bugatti France qui fera salon à Dijon, avec pas moins d'une trentaine de modèles de Grand Prix, Type 51, 35 et 37. Là encore, chacun pourra flatter les carrosseries et envier les propriétaires, où l'inverse suivant son degré d'intimité avec le club.
Grand Prix de l'Age d'Or . Circuit de Dijon-Prenois . 24 et 25 juin 2006
Site officiel : www.gpao.fr
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