mardi, 22 décembre 2009
Vérité sainte, vérité officielle #06/14

Voir aussi :
01 - Préambule
02 - France
03 - Europe libérale
04 - Europe "diserte"
05 - Europe "secrète"
Dans lequel notre limier Jean-Paul Lajarrige s'interroge sur ce que sa petite entreprise a gagné dans la chute du Mur de Berlin.
06 - Europe de l'Est
Les anciens pays d'outre le Rideau de fer ne sont pas, à ce jour, des foyers denses de pilotes de Formule 1. Plus tard, peut-être...
Pour ces pays, il y a avant et après. Avant et après la chute du Rideau de fer. Autant notre travail était facile avant, autant il est maintenant devenu difficile. Faut-il pour autant regretter la chute du Mur ? Aussitôt l'ouverture faite, chacun de ces pays s'est empressé d'emboîter, sur l'état civil, les mœurs allemandes... Et rien n'est pire que les nouveaux convertis...
Avant 89, il nous fut facile de vérifier l'identité des pilotes allemands nés en RDA, sur les territoires allemands accordés à la Pologne ou rétrocédés à la République tchèque. Certes, il fallait verser son obole, mais vous aviez facilement un extrait de naissance certifié pour quelques personnes. Et nous n'en cherchions pas plus.
Depuis, tout est devenu plus difficile, et c'est le parcours du combattant pour faire authentifier les faits pour les jeunes pilotes que sont Enge, Baumgartner ou Kubica... Pourquoi faut-il toujours jeter le bébé avec l'eau du bain ?
Ce développement de la rétention d'informations m'inquiète. Au nom de quel argument se répand-il ? Les droits de l'homme ? Mais il y a peut-être d'autres droits plus fondamentaux que de préserver le secret sur votre naissance...
Enfin, il faudra faire avec...
Il reste deux petits cas particuliers....
Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui de la Croatie. Mais l'ancienne Yougoslavie, même si pas au-delà le Rideau de fer, avait adopté le système des pays du glacis. Pourquoi la Croatie ? Et bien, un champion du monde y est né quand l'Istrie était italienne... Les nouveaux propriétaires ont toujours les documents d'origine...
Jorge de Bagration. Engagé, forfait au G.P. d'Espagne 1968 et peut-être plus, dirait l'ami Felix Muelas, Bagration était l'héritier présomptif de la couronne géorgienne. Certes, il était né à Rome (sous le prénom de Giorgio) et avait grandi en Espagne sous le prénom de Jorge. Après la dislocation de l'Union Soviétique, il retourna vivre au pays de ses ancêtres. Il est décédé en 2008 à Tbilissi. Quel nom portait-il en Géorgie ? Giorgi, comme son grand-père ?
C'est au moment où je voulais vérifier, que Messieurs Saakatchvili, Poutine et Medvedev ont décidé de se chamailler brutalement sur le dos de leurs peuples. J'ai pensé qu'il fallait surseoir. Ceci étant, et si Tbilissi accepte un jour de me faire part d'un acte de décès, j'espère qu'il ne sera pas rédigé en alphabet géorgien, parce que...
Allez, la prochaine fois, on s'évade, on va faire un (petit) tour en Afrique...
Jean-Paul Lajarrige
A suivre…
07 – Afrique
08 - Amérique du Nord
09 - Amérique latine
10 - Asie
11 – Océanie
12 - Autres sources
13 – Conclusion
14 - Bilan et perspectives
Tbilissi © www.nantes.fr
Jorge de Bagration © www.elpais.com
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jeudi, 10 décembre 2009
Vérité sainte, vérité officielle #05/14

Voir aussi :
01 - Préambule
02 - France
03 - Europe libérale
04 - Europe "diserte"
Dans lequel notre limier Jean-Paul Lajarrige se frotte aux agréables archives d'Etat germaniques alors qu'il pourrait siroter une 8.6 en regardant Thalassa.
05 - Europe "secrète"
Il existe une série de pays qui légalement refuse de lâcher quoi que ce soit. Ils sont emmenés par l'Allemagne. Il n'est pas surprenant que ceux qui suivent soient l'Autriche, la Suisse et le Danemark... Tous limitrophes. On verra que la politique allemande gagne du terrain et que les changements politiques successifs poussent les états à suivre un exemple peu favorable à l'historien documentaliste...
Quelques mots sur chacun ?
L'Allemagne mène la danse avec son "§61des Personenstandsgesetzt"... Si vous lisez cette mention dans un de leurs courriers vous savez que vous n'avez pas grand chose à espérer... C'est celle qui explique que ces informations sont réservées aux seuls ayant droits... Même un extrait n'est pas obtenable. Et parfois, c'est un peu kafkaïen... Une amie allemande qui avait entrepris une généalogie familiale s'est vu refuser les informations concernant... son frère. Ce refus des "Standesamt" (Bureau d'état civil) est d'autant plus étrange que si vous écrivez à je ne sais plus quel autre "amt", ils vous délivrent sans barguigner l'adresse précise de la personne recherchée. Donc, pas question de vous laisser connaître ses date et lieu de naissance, mais vous pouvez toujours aller les enquiquiner à leur porte avec un carnet d'autographes... Délirant.
Ceci étant, les fonctionnaires ne sont pas tous bourrins. Et s'ils ne peuvent pas vous communiquer un acte en bonne et due forme, ils ne rechignent pas tous à utiliser du papier à en-tête pour vous indiquer nom complet, date et lieu de naissance de la personne qui vous intéresse... Au pire si vous leur soufflez la réponse, et si elle n'est pas fausse, ils consentent à la confirmer...
Ainsi, dès son apparition au G.P. de Belgique 1991, Hürth accepta de me confirmer les faits pour Michael Schumacher. Quand, quelques années plus tard, Ralf accéda lui aussi au pinacle, Michael était devenu entre temps Champion du Monde, puis pilote Ferrari... People ! Il nous fallut des années pour convaincre Hürth que ce qu'il nous avait consenti pour Michael pouvait l'être aussi pour Ralf... Ah ! La nature humaine... Mais il y en a d'étranges. J'avais écrit à Mayence pour Jochen Rindt. Réponse calibrée "§ 61 das Personenstandsgesetzt"... Avec autorisation de faire appel de la décision... Comprenant mal la langue de Gœthe, appel je fais. Mal m'en pris. Le tribunal de première instance de Mayence m'a condamné à 300DM- d'amende.. Que je n'ai jamais réglé... Suis-je tricard à Mayence ? Je fus récompensé par une bonne âme qui m'envoya sous enveloppe anonyme et sans un mot, un extrait de naissance de Rindt. D'époque et en jolis caractères gothiques !!! Voilà pour l'Allemagne, un pays que j'aime beaucoup mais qui est parfois étrange...
L'Autriche : ça ressemble bougrement à l'Allemagne. Vous y trouverez les mêmes difficultés et les mêmes bonnes volontés. Je voudrais en profiter pour remercier toutes les personnes tenues à des lois restrictives qui s'efforcent aimablement de vous venir en aide. Ils sont majoritaires, fort heureusement. Un détail auquel les francophones sont modérément attachés. Nous avons un corpus d'accent et de trémas assez limité. Beaucoup de pays en font un usage plus large. Cette méthode permet souvent de savoir où il faut ou pas placer ces petites choses qui modifient la prononciation...
Le Danemark : nous aurions pu croire qu'ils se seraient alignés sur la tradition scandinave plus ouverte. Et bien non. S'ils consentent à vous informer de l'identité complète d'un pilote pas question qu'ils confirment date et lieu de naissance...
Je vais terminer par la Suisse. L'état fédéral par excellence. Chaque canton pouvait décider de sa législation. Depuis quelques années il semble que la tradition alémanique l'emporte sur la tradition romande et tessinoise... Une loi fédérale a dû venir coiffer tout ça, défavorablement. Dans le passé, les cantons francophones et le Tessin italophone collaboraient de bon gré. Je ne peux que constater avec regret que le poids de la Suisse alémanique, très inspirée de l'Allemagne gagne du terrain. Les dernières tentatives ont été peu fructueuses. Ceci étant, là aussi, les bonnes volontés peuvent éclaircir un horizon assombri.
Nous finirons l'Europe avec les pays desquels nous fûmes séparés par un rideau de fer...
Jean-Paul Lajarrige
A suivre…
06 - Europe de l'Est
07 – Afrique
08 - Amérique du Nord
09 - Amérique latine
10 - Asie
11 – Océanie
12 - Autres sources
13 – Conclusion
14 - Bilan et perspectives
Jean-Paul Lajarrige aux prises avec un foutu "§61des Personenstandsgesetzt" © Jean-Paul Lajarrige
les sympathiques archives d'Etat autrichiennes © www.austria.gv.at
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mercredi, 25 novembre 2009
J’habite à l’écurie
Vivant dans le Sud-Ouest, Bernard Corrège goûte naturellement aux belles ressources de sa région. Après le souvenir ému d'une Connaught jaune, il évoque aujourd'hui les beaux jours d'une des plus anciennes écuries de France, l'Ecurie Atlantique.
Je repense souvent à cette pièce de théâtre de Robert Lamoureux où il est question de quelqu’un qui habite allée Curie... Marie et Pierre Curie bien sûr. Nous n’avons pas habité à l’écurie même si, parfois, il s’en est fallu de peu… Je ne saurais trop vous dire à quoi servait une écurie par rapport au sport qui nous est cher, un club sportif sans doute, une deuxième famille peut-être, un art de vivre certainement.
Une réunion une fois par semaine n’était pas de trop, chacun exposait ses projets devant un boc, parlait de ses passages à la Von Brauchitsch dans la courbe Storez ou dans Marquay. La bourse des coéquipiers fonctionnait sans mal, les plans d’assistance s’échafaudaient sur place. Le siège de l'Ecurie Atlantique se situait 47 rue des bahutiers à Bordeaux, belle et très vieille maison dont la cave servit de lieu de réunion pendant de nombreuses années, une sorte de club house. Un repas par mois pour parler du challenge de l’écurie et un gala annuel pour la remise des prix à forte dotation en bouteilles de vin et couvre-volants en cuir de sapajou.
Son histoire est intimement liée à celle des courses à Bordeaux, ainsi lors des Grands Prix de F1 des années 51 à 55 beaucoup de ses pilotes passaient en lever de rideau, de Raymond Rispal à Lucien Barthe, de Georges Molina à Alain Grand dont le père Léon était le fondateur de cette écurie et lui-même président jusque dans les années 80. Nous étions admiratifs de ceux qui faisaient les 24 h du Mans, le Tour Auto, les grandes épreuves internationales. Bien sûr il y avait ceux qui couraient après les secondes qui les séparaient des meilleurs, et eux justement les meilleurs : Maurice Dupeyron coéquipier d’André Simon, Francis Murac coéquipier de Guy Verrier, les frères De Miguel, Michel et Joël, les frères Depons, Henri et Dominique, Jean Egreteaud, Raymond Lopez, Jean-Claude Labeyrie, actuel président de l’ASA et directeur de course du Grand Prix de France de F1, etc.
Je ne vais pas tous les citer, ils ont fait la gloire de cette grande famille. Des étudiants du campus de Talence, venaient nous voir en voisin, un certain Eric Bath, puis Serge Martin. Le temps n’a pas suspendu son vol, certains nous ont abandonnés, ceux qui sont encore là sont presque tous restés en contact, les plus jeunes ont la cinquantaine mais la renaissance de l’écurie Atlantique est en bonne voie par le biais du VHC et des épreuves de régularité, pour preuves l’excellente deuxième place de Dominique Depons et Jean Bourgoin au Tour de Corse historique 2009, et Alain Grand, petit-fils du fondateur, devenu depuis peu champion de France 2009 de la Legends Cars Cup, vous savez ces petits bolides qui ressemblent à de vieilles autos.
Il y a bien sûr d’autres cas de renaissance comme l’Ecurie lorraine, etc. Mêmes autos donc, mêmes épreuves, mêmes organisateurs, mêmes concurrents et peut-être bien mêmes spectateurs…

Ecurie Atlantique
8 Place des Quinconces
33000 Bordeaux
www.ecurie-atlantique.net
Bernard Corrège
Images, archives Bernard Corrège
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dimanche, 22 novembre 2009
Vérité sainte, vérité officielle #04/14

Voir aussi :
01 - Préambule
02 - France
03 - Europe libérale
Dans lequel notre limier Jean-Paul Lajarrige se collette à la perfide Albion dont il contribue à l'enrichissement de l'état civil, à défaut de celui de son tailleur. Encore une fois vos commentaires le rasséréneront.
04 - Europe "diserte"
Les actes de décès sont de véritables certificats médicaux et reportent les causes de la mort. C'est un peu gênant à mon sens. On a accès à des informations qui devraient être réservées aux ayant droits...
Le cas le plus emblématique de ces dernières années est l'excellent David Coulthard que d'aucuns veulent faire naître à Twynholm. Une simple lecture de l'acte montre que DC est né à l'hôpital de Dumfries alors que ses parents vivaient à Twynholm. Peut-on raisonnablement imaginer que DC est de Twynholm et que la famille vivait à l'hôpital de Dumfries ??? Dans les années 50, les maternités s'étaient énormément répandues Et ce n'est pas la santé publique qui s'en plaindra... Mais... Vérité sainte et vérité officielle....Quelques désaccords amusants émaillent les discussions des spécialistes...
Il doit y avoir en Grande-Bretagne (et en France certainement) une administration qui regroupe les gens qui changent légalement d'identité au cours de leur vie... En Angleterre il y en a quelques-uns : Horace Gould, Les Leston, Stuart Lewis-Evans, Archie Scott-Brown sont ceux qui me viennent à l'esprit... Et inutile de chercher Johnny "Dumfries" sous ce nom. Il est "Comte de Dumfries" mais est membre de la famille Stuart qui donna des rois et reines d'Ecosse...
La prochaine fois, les états européens très restrictifs, et parfois étranges...
A suivre…
05 - Europe "secrète"
06 - Europe de l'Est
07 – Afrique
08 - Amérique du Nord
09 - Amérique latine
10 - Asie
11 – Océanie
12 - Autres sources
13 – Conclusion
14 - Bilan et perspectives
Images permanentes © Jean-Paul Lajarrige et DR
David Coulthard © Wikipedia
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vendredi, 06 novembre 2009
Vérité sainte, vérité officielle #03/14

Voir aussi :
01 - Préambule
02 - France
Dans lequel notre limier Jean-Paul Lajarrige s'acharne à conquérir l'Europe de la généalogie à coups de timbres postaux et où l'on verra que ça l'énerve. Vos commentaires le rasséréneront.
03 - Europe libérale
L'Espagne et le Portugal, l'Italie, les pays du Bénélux et, mais je ne suis absolument affirmatif, car le Yalta de la recherche a laissé à Christer ces pays, la Suède et la Finlande.
A l'occasion des recherches j'ai été amené à trouver et utiliser les références légales pour faire tomber la plupart des barrières. Je n'ai pas en tête ces références pour chacun de ces pays, mais elles sont accessibles. Les moteurs de recherche ne sont pas inutiles...
Beaucoup de ces pays sont signataires de la "Convention de Vienne du 8 septembre 1976" qui réglemente les échanges d'informations sur l'état-civil. Cette mention suffit souvent à lever les problèmes...
A la différence de la France, ces opérations ne sont pas toujours gratuites, même si ça reste assez peu coûteux. Parfois les sommes prêtent à sourire, mais comment passer outre. Avec le temps, on s'aperçoit que les administrations comprennent le ridicule de réclamer des petites sommes. Deux solutions : abandonner les frais, augmenter les sommes requises...
Italie : le problème majeur a été de bien localiser les lieux de naissance. Beaucoup de pilotes italiens sont milanais. Mais il en est des Milanais comme des Parisiens. Enormément sont originaires des communes environnantes. Turin et Rome s'ingéniaient à me réclamer des frais de timbres ridicules... Si les frais de port étaient de 0,60 €, ils voulaient 0,40 € pour s'acquitter de la délivrance... Ça donnait à peu près ça : je leur fait une demande = 0,60 €. On me retourne un courrier affranchi à 0,60 € pour me réclamer 0,40 €. Je leur adressais leur requête, affranchie à 0,60 €. Ils me retournaient mon document en affranchissant à 0,60 € Les gros bénéficiaires de l'affaire étaient quand même les services postaux... Et pour éviter les frais de mandat, de virement ou autres (impossible de faire un chèque en international sans frais de conversion de banque, même avec l'euro, c'est incroyable) j'avais dû faire, auprès d'amis italiens, une provision de timbres postaux que j'utilisais comme mode de paiement... Il semble que les administrations en soient un peu revenues...
Enfin, c'était vrai il y a encore quelques semaines !!! Des choix politiques amènent certaines municipalités à faire flèche de tout bois pour récupérer localement ce qu'elles perdent nationalement... Ainsi, Turin vient de me notifier que je devrai, à l'avenir payer 25 € (oui, 25 euros) par acte... L' abolition de l'impôt foncier n'est pas sans conséquence pour les ressources des communes... Mmmmh...
J'imagine que, comme en France, il existe un endroit où sont rassemblés tous les gens nés hors du territoire national et dans les anciennes colonies, mais je ne me suis jamais posé la question.
Aucun problème avec l'Italie sinon que plus on va vers le sud et plus le temps de latence est long. Ce phénomène traverse les frontières...
Espagne : toutes les communes concernées ont toujours joué le jeu à la perfection. Du moins jusqu'aujourd'hui. Avec une belle exception : Sabadell. Un grosse ville dans la grande banlieue de Barcelone. Je n'ai jamais pu avoir confirmation des informations concernant Marc Gene. Lettre simple, lettre en recommandé. Rien. J'ai réussi à impliquer deux amis de Barcelone. Rien. La seule réponse fut donné aux amis catalans. Une loi de la Généralité ne permettrait pas la divulgation de ces informations... Soit. Mais alors pourquoi Tarragone, Sitges et surtout, surtout Barcelone, la Capitale de Catalogne et une des plus importantes villes de l'Etat Espagnol ne m'auraient jamais refusé des informations et pourtant, j'ai parfois été pénible !). C'est une bonne question pour Sabadell ? Même le tribunal d'instance local semble s'être rangé à leur avis...Je ne suis pas un spécialiste du droit international, et en aucun cas je n'ai les moyens de me lancer dans des démarches dispendieuses mais quand même, pour autant que je sache la Loi d'un état fédéral - dans ce cas l'état espagnol - est toujours supérieure aux lois des états fédérés, sauf, si bien évidemment, l'état fédéral n'a pas légiféré sur le sujet. Et dans ce cas la Loi de l'Etat espagnol est claire : la communication des extraits d'acte est autorisée. Loi du registre civil du 8 Juin 1957, article 6, pour autant que je comprenne le castillan... Oh, qu'ils m'énervent...
Pour les curieux voir http://esede.mjusticia.es/cs/Satellite/es/1200666550200/T...
au paragraphe : quien pue solicitarlo...
Portugal : les actes ne sont pas gratuits... Mais ça marche bien. Avec de la patience... Et la structure complète des patronymes portugais est encore bien plus fascinante que celles des noms espagnols...
Pays-Bas : ça marche bien. Il a un peu fallu forcer la main de Montfort... Merci à l'officier d'état civil de Haren qui a bien voulu me donner les clefs. Trois jours après ma demande circonstanciée, l'extrait d'acte de naissance de Verstappen était dans ma boîte... La référence est, il me semble : "article 23b, section 5 BW and article 6 un de r7, and article 7 under 1 of the " Algemene wet bestuursrecht"...
Belgique : à première vue facile. Mais les actes ne sont pas totalement gratuits. Difficulté de régler une somme modique à l'inter... Seconde difficulté : quand vous écrivez en Flandres, et en français parce que le néerlandais... les autorités locales tordent le nez et vous répondent en flamand que ce n'est pas possible. Merci à la dame de l'état civil La Calamine qui m'a indiqué comment régler élégamment le problème (Chapitre,IX. A Art. 121 du code l'état civil)... Comme pour Montfort, la réponse de Bree (Bas Leinders) arriva in petto... Que de temps perdu...
Luxembourg : je n'ai pas eu le plaisir d'essayer. Le seul pilote né au Luxembourg est aussi français (ou binational ou tri ? ou seulement français ?) et est donc enregistré à Nantes... Mais je suppose que le Grand Duché ne dépareillerait pas face aux royaumes de Belgique et des Pays-bas...
Suède et Finlande : comme dit précédemment, je ne connais pas les arcanes précises, mais jamais ne nous fut refusé les informations demandées...
Je ne voudrais pas oublier mes ex-collègues, amies, fidèles et dévouées traductrices qui ont eu à me supporter (et me supportent encore) : Anna-Maria Marano pour l'italien et Maria Faure García pour l'espagnol castillan.
La prochaine fois, un bref coup d'œil sur les états européens plus libéraux (plus indiscrets ?) que la France...
A suivre…
04 - Europe "diserte"
05 - Europe "secrète"
06 - Europe de l'Est
07 – Afrique
08 - Amérique du Nord
09 - Amérique latine
10 - Asie
11 – Océanie
12 - Autres sources
13 – Conclusion
14 - Bilan et perspectives
Jaime Alguersuari © Wikipedia
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mardi, 20 octobre 2009
Vérité sainte, vérité officielle #02/14

Voir aussi :
01 - Préambule
Dans lequel notre limier Jean-Paul Lajarrige explore les arcanes de l'administration française afin d'y débusquer ses chers états civils. Où l'on verra un pilote rajeuni de dix ans qu'il ne nomme pas mais que rien n'empêche de tenter d'identifier...
02 - France
La France, pour la communication des actes d'état civil, me semble, après plus de 20 ans d'expérience, assez bien équilibrée. En résumé notre vie civile est rythmée par trois (plus ou moins) actes fondamentaux : naissance, mariage, décès, NMD comme disent les spécialistes en généalogie, par opposition aux BMS (baptême, mariage, sépulture) de l'ancien régime.
A suivre…
03 - Europe "libérale"
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10 - Asie
11 – Océanie
12 - Autres sources
13 – Conclusion
14 - Bilan et perspectives
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jeudi, 08 octobre 2009
Vérité sainte, vérité officielle #01/14

Il y a presque une dizaine d'années une recherche d'état civil concernant Jean Lucienbonnet nous avait mis sur la voie de Jean-Paul Lajarrige, une de ces personnalités oeuvrant à la marge du sport automobile, entre histoire et généalogie. Plus sûrement rencontré devant un fichier de bibliothèque qu'à l'extérieur d'une courbe rapide, Monsieur Lajarrige poursuit une quête du Graal - connaître l'âge du capitaine, plutôt du pilote - qui nous fascine à Mémoire des Stands. Nous l'avons distrait de sa chapelle peu fréquentée des amateurs lambda pour qu'il nous livre les secrets de son art.
01 - Préambule
La recherche a démarré assez inopinément quand, en 1987, j'ai contacté un jeune suédois qui travaillait dans son coin autour des Formula 1 Registers du Dr. Paul Sheldon [1]. Celui-ci m'avait écrit que je trouverai certainement ce que je recherchais à l'époque auprès de Christer Svensson. Christer avait en effet ce que je souhaitais, et en échange de ces informations me demandait si je voulais bien l'aider à confirmer les informations biographiques des pilotes français de formule 1.Une autre ? Spatiale ? Je suis né 15, rue Lafayette à Grenoble. Tout vieux grenoblois vous dira que ce devait être chez Madame Rousset, sage-femme. Si fait. Vérité sainte. Mais en lisant mon acte de naissance on peut noter : 11 rue des Clercs (à 200m). J'ai posé la question à ma mère. L'explication est simple : pour des raisons liées à la couverture sociale, j'ai été déclaré né au domicile de mes parents. Vérité officielle.
Donc, même les actes d'état civil doivent être manipulés avec précaution (sans compter les inévitables erreurs de transcription), mais ils sont infiniment plus sûrs que les meilleures sources imprimées spécialisées...
La prochaine fois je parlerai un peu sur ce qu'il est possible d'obtenir, dans le respect de la Loi, en France et dépendances...
A suivre…
02 – France
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08 - Amérique du Nord
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11 – Océanie
12 - Autres sources
13 – Conclusion
14 - Bilan et perspectives
[1] Duncan Rabagliati, Paul Sheldon, John Thompson, Richard Page, Robert Barker. A Record of Grand Prix and Voiturette Racing. Vol 1 à 13. Ed. Formula One Register. Londonwww.formulaoneregister.com
Images © Jean-Paul Lajarrige et DR
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dimanche, 16 août 2009
Du côté de chez Guy (Fréquelin)

C'est cette fois-ci en Haute-Savoie que se situe le côté de chez Guy (Fréquelin), en butte à une décision de justice qui vise à démolir le chalet qu'il y possède depuis 13 ans. Une nouvelle affaire "gentils écolos contre méchants bâtisseurs, pollueurs ou vrombissants" qui symbolise le fossé qui sépare deux approches de la vie en société. Explications.
Guy Fréquelin découvre le site du désert de Platé, au-dessus de Passy, en 1996 par l'intermédiaire de Pierre Pagani, ancien journaliste à Echappement, reconverti rédacteur en chef à Parapente Magazine. Le site est inscrit sur la liste des sites pittoresques et deviendra classé par la suite. Guy Fréquelin se met au parapente. Son ami James Mogeny, un des pionniers du site, le met en contact pour acquérir un pied-à-terre là-haut.
Il acquiert une ruine de 65 m2 dans le hameau de Platé qui compte une dizaine de chalets à 2000 m d'altitude. Ruine pour laquelle le vendeur lui fait transférer une autorisation écrite du maire de l'époque, obtenue pour reconstruire ce chalet. Suite à l'acceptation par la commission d'urbanisme, il entame les travaux.
En 1999, un des propriétaires voisins à Platé, Emile Mogeny, frère de James Mogeny avec lequel il est en différend familial, porte plainte contre Fréquelin, l'ami de son frère. Outre la querelle familiale, le conflit est exacerbé par des avis divergents sur la gestion du site et l'utilisation d'une benne ravitaillant Platé. La plainte vise la construction sans permis de Fréquelin. Le milieu environnemental est sensibilisé. La Fédération Rhône-Alpes de la protection de la nature (FRAPNA) se porte partie civile.
Le tribunal de Bonneville demande en octobre 1999 la démolition du chalet. Le maire de Passy, Gilbert Perrin, est condamné à 15 000 francs d'amende pour complicité de construction sans permis. La défense de Guy Fréquelin fait valoir que 40 autorisations identiques ont été délivrées dans la région et qu'il y a une seule poursuite, pour celui qui vient de la Haute-Marne ». Le 27 juin 2001, la cour d'appel de Chambéry confirme le jugement et le 15 octobre 2002, la cour de cassation rejette le pourvoi de Guy Fréquelin. Huit mois après, le pilote est soumis à une astreinte de 3 000 francs par mois pour non exécution de peine.
Après avoir épuisé tous les recours, Guy Fréquelin se retourne contre la commune de Passy au tribunal administratif et au civil contre le notaire qui avait procédé à l'acte de vente, lui reprochant de ne pas l'avoir informé de la nécessité d'un permis de construire. En avril 2009, la préfecture engage la procédure de démolition. Le 20 juillet, la Direction départementale de l'équipement et de l'agriculture demande l'autorisation d'occuper le domaine communal aux alentours du chalet pour la durée du chantier de démolition.
(Source Le Dauphiné Libéré)

Guy Fréquelin a lancé une pétition [1] au travers d'un site Internet [2] et d'une page sur Facebook [3] que nous nous faisons un devoir de relayer. Merci d'avance pour lui.
[1] Signer la pétition
[2] www.chaletplate.fr
[3] Voir la page sur Facebook
Guy Fréquelin aux Classic Days 2009 © MdS
Le chalet de Platé © Le Dauphiné Libéré
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vendredi, 17 juillet 2009
Vous ne viendrez plus chez nous et ce n’est pas par hasard…

Fieffé maître-queux, Christian Magnanou sait comme personne accommoder les restes. Un garage périmé, un zeste de Rosinski, et hop servez chaud !
Une belle station-service située dans un quartier résidentiel entre la Défense et Bagatelle… En vingt cinq années se nouent des liens et s’affirment des habitudes. La complicité autour de la cérémonie de gonflage des pneus ou du lavage du samedi matin, les diverses considérations échangées sur les mérites respectifs des mécaniques, la gentillesse de la gérante, le véritable savoir faire mécanique et la disponibilité de son mari, tout ici contribue à l’animation d’un fidèle microcosme.


Vendredi 5 juin, "Big Brother" a fermé la station ; plus de pompes urbaines a-t-il été signifié au gérant dépité !

Le champagne offert lors d’un dernier pot amical a paru bien amer aux habitués. Maintenant il faudra se rendre dans une zone commerciale emplir simultanément son coffre de victuailles conditionnées en barquettes et son réservoir de carburant anonyme…

Chronique d’une mort annoncée, vous ne viendrez plus chez nous et ce n’est pas par hasard.
Christian Magnanou
Images © Christian Magnanou
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vendredi, 29 mai 2009
La fin des ravitos

En 2010, les Formule 1 n’auront plus le droit de refaire le plein deux ou trois fois par Grand Prix. La fin d’une ineptie ? Malheureusement non, puisqu’elles devront repasser par les stands pour le changement obligatoire de semelles.
On a pu penser un instant que la raison l’avait enfin emporté : interpellée par la vilaine crise venant perturber son petit manège doré, la FIA a décidé de suspendre les ravitaillements en carburant pour pousser les motoristes à concevoir des blocs propulseurs moins gourmands. Fini donc les stratégies des génies de la calculette et les dépassements dans les stands, place à nouveau au célèbre "le premier qui freine est un lâche" ? Que nenni ! La FIA n’oublie pas le "show" de ces braves mécanos changeant les quatre roues en moins de temps qu’il n’en faut pour chercher son portefeuille dans sa veste à la station service et qui plait beaucoup aux sponsors qui se voient ainsi à la télé. La case "Stands" a donc encore de beaux jours devant elle ! Et pourtant il faut le répéter : dans une course de vitesse en 2009, les ravitaillements n’ont aucune utilité. Pire ! Ils sont la négation complète de la célérité pour atteindre le premier le drapeau à damiers.
Répondant à la vague d’indignation qui accueillit en 1993 sa remise au goût du jour des ravitaillements à compter de 1994, l’ineffable Bernard Ecclestone répondit avec son célèbre aplomb qui lui sert à expliquer qu’un A et un B sont identiques, qu’ "à l’orée du championnat on s’arrêtait pour remettre de l’essence et changer de pneus". Ce qu’il se garda bien d’ajouter, c’était qu’à cette époque, les voitures étaient purement et simplement incapables techniquement parlant de boucler les 500 km de comptait un Grand Prix sans s’arrêter.
Hérités des années d’avant-guerre, les moteurs de compétition fonctionnaient alors grâce à un mélange d’essence, d’alcool et de méthanol seul apte à donner un taux de compression digne de ce nom et faisaient preuve de consommations à faire piquer une attaque cardiaque à un écologiste, de l’ordre de 140/150 litres aux 100 km. A moins d’embarquer une citerne en remorque derrière l’Alfetta ou la 375, point de salut hors de la pompe ! Les pneus étaient pour leur part taillés en charpie au bout d’une heure et quelque, et un réassortiment de gommes neuves s’imposait donc également en cours d’épreuve. Puis, les carburants et les pneumatiques progressèrent en qualité, les moteurs devinrent moins gourmands et la distance des Grands Prix fut diminuée d’un bon tiers. A compter de la fin des années cinquante, on ne s’arrêta plus qu’en cas de nécessité absolue. Jusqu’à ce début des années 80 où Gordon Murray observa avec intérêt Alain Prost être obligé de perdre un tour au stand à Kyalami pour un pneu crevé et repartir le couteau dans les dents pour finalement gagner la course une trentaine de tours plus tard.

Repensant en parallèle à la démonstration historique de Fangio au Nürburgring en 1957, l’ingénieur de chez Brabham réinventa la tactique du "partir léger, prendre de l’avance, ravitailler et gagner en souplesse". Dès lors, il devint évident pour tous les concurrents que la victoire passait par l’allée des stands. Mais que vaut un avantage dès lors que tout le monde l’utilise ? En 1983, le ravitaillement en carburant appliqué par toutes les écuries ne rapportait plus rien, une fausse manœuvre pouvait a contrario tout ruiner, la notion de consommation n’était, comme au début des années cinquante, plus prise en compte et la dangerosité de l’opération restait omniprésente. Avec sagesse, la FISA décida de l’interdire à compter de 1984. Jusqu’à ce que Mister E ne les réimpose en 1994 pour des raisons purement mercantiles.
Restent les pneus. Peut-on imaginer un Grand Prix disputé avec le même train du départ à l’arrivée ? Si la FIA le décide, les manufacturiers concevront des gommes qui tiendront la distance. On peut se rappeler qu’on changeait de pneumatiques dans les années quatre vingt, mais qu’on pouvait aussi parfois tenter la course non-stop. Rien n’était figé dans le marbre : tactique libre et part belle aux pilotes fins sachant préserver leurs semelles. Mais en ces temps actuels de standardisation forcenée, on peut toujours rêver, on ne sera hélas guère écouté…

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GP de Grande-Bretagne 1950, ravitaillement Fangio © DR
GP d’Europe 1983, ravitaillement Patrese © DR
GP d’Europe 1994, ravitaillement Verstappen © DR
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