samedi, 08 mars 2008

Journée de la femme, la tête ailleurs

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Ah nom d'une pipe, revoilà encore la Journée de la femme que le blog a déjà célébrée en 2005, 2006 et l'an dernier ! Notre époque, si prompte à ne laisser personne au bord de la route, croit bien faire en décrétant des Journées de Tel ou Telle, renvoyant de fait Tel ou Telle à une inconsciente marginalisation.

En 1972 c'était tous les jours la Journée de la femme nous dirait, si elle se reconnaissait 36 ans après, la jeune femme en noir qui s'active vite fait bien fait sur le bout de l'Alpine de Jacques Coche, dans la contre-allée derrrière le paddock de Montlhéry. L'histoire reste muette quant à l'effet de cette manipulation de fortune sur les prestations du blondinet Coche ; toujours est-il qu'il ne perdit pas son capot, ni ne cassa sa tringlerie de boîte de vitesses, comme au Bugatti plus tôt en saison. Non il alla au bout, intercalant son A366 préparée par Roland Trollé entre celle du vainqueur, Alain Cudini ("Cudin", selon Etienne Moity), et la Martini MK 8 de Jacques-Henri Laffite (encore Jacques-Henri).
Difficile de se tailler une route entre ces deux-là qui trustèrent les victoires en Formule Renault en 72, Laffite remportant le Critérium national et Cudini, le Challenge européen, Coche finissant les deux séries à la troisième place.

Mais ce jour-là, à Montlhéry, tout le monde avait la tête ailleurs - à Monaco où un certain JPB entrait dans l'Histoire. Tout le monde sauf une jeune femme en noir dont c'était, comme ses consoeurs femmes de pilote, la fête tous les jours.


Coupes de l'USA . Critérium national de Formule Renault . Autodrome de Linas-Montlhéry . 14 mai 1972


Jacques Coche et la jeune femme en noir
© MdS 

jeudi, 24 janvier 2008

Le Grand Prix de Picardie #02/02, les femmes dans la course

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Voir aussi Le GP de Picardie #01/02



bernie.jpgLa documentation, les nombreuses photos et les résultats obtenus en course  justifient cette note consacrée aux femmes dans le GP de Picardie, tel que l'ouvrage auquel nous nous référons en parle [1]

En prime il y a cette extraordinaire première : en mai 1939, 27 ans avant la coupe R8 Gordini et quelques semaines avant la déclaration de guerre, Renault lançait cette course monotype réservée aux femmes pilotes : la Coupe Juvaquatre [2]. Avec des têtes d'affiche célèbres, comme Mlle Hellé-Nice, qui courut plusieurs années en monoplace avec quelques classements flatteurs.
Cette course avait été intercalée entre les deux courses du dimanche : les monoplaces de moins de 1500 et les plus de 1500cc. 

Dans de longues glissades contrôlées par des dames ou demoiselles au coup de volant précis sous la pluie battante ce jour-là, Mademoiselle Hellé-Nice (image du bas) termina deuxième derrière Madame Simon


bernie.jpgLes femmes n'étaient pas de simples figurantes : Le départ avait été donné par Madame Itier qui venait de remporter  sur sa Bugatti la course des monoplaces moins de 1500cc.


Madame Delorme sur Bugatti et Mlle Hellé-Nice sur Alfa Roméo avaient animé le peloton des monoplaces deux litres en 1935.


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Signé Guy Dhotel


[1] LAVALAR (René) EMBRY (Robert) . - Au temps des courses de voitures dans la région de Péronne, au temps du Grand prix de Picardie, Circuit de Péronne, Somme : 1925-1939, Essais d'histoire locale / Société archéologique de la région de Péronne, Ed. Société archéologique de la région de Péronne, Péronne (Somme), 1989, 185 p., 200,00 FF (ouvrage épuisé, disponible à la Bibliothèque nationale de France et à la médiathèque Louis-Aragon du Mans)
[2] Nul doute que nos amis du forum Juv'amicale, qui ont récemment cité MdS, contribueront à enrichir notre connaissance de cette Coupe Juvaquatre.

jeudi, 08 mars 2007

Journée de la femme : celles de l'ombre

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Après avoir célébré Jacqueline Beltoise l’an dernier, qui succédait à Karine Blanchard, une bugattiste, et Maria Teresa de Filippis, une maseratiste, évoquées en 2005, nous avons pris le parti de dévoiler, à l’occasion de cette Journée de la femme 2007, un peu plus du quotidien de ces petites mains qui s’activent au paddock et s’arrangent pour que celui-ci soit au poil le jour de la course.

Qu’elles soient attachées de presse, cuisinières, masseuses, préposées à l’accueil des motorhomes, assistantes des team managers, logisticiennes, voire mécaniciennes comme les trois spécialistes immortalisées ci-dessus, elles ont bien gagné d’être enfin visibles, elles que la gloire attachée aux pilotes condamne à l’ombre.

C’est vrai quoi, on ne parle que des grandes bonnes femmes et jamais d’elles, les chevilles ouvrières qui vous servent un jus d’orange ou vous resserre un boulon avec le sourire ! Dans les articles de journaux ou les livres, il n’est jamais question d’elles mais toujours des mêmes, les Camille du Gast, qui montait indifféremment chevaux, bateaux, dirigeables ou autos et avait choqué l’intelligentsia en prenant part à la course Paris-Berlin de 1901, les Elizabeth Junek, une Tchécoslovaque un brin scandaleuse mais assez vite au volant pour avoir gagné sa classe en deux litres au Grand Prix d’Allemagne en 1926, faisant d’elle la seule femme avoir remporté un Grand Prix, ou encore les Kay Petre, minuscule bout de femme noyée dans une énorme Delâge 10,5 L qu’elle menait à fond la caisse sur l’anneau de Brooklands dans les années trente.

La Femme telle que la voit MdS est une femme de tous les jours, une femme de terrain qui prend les choses en main, une femme qu’on devine plus qu’on voit. Pas une vedette.



Trois préposées à la gomme, photo DR

vendredi, 03 novembre 2006

En voiture, Madame Lioncel !

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Madame Lioncel a décidé de s'offrir un cadeau à la hauteur de l'événement, on n'a pas tous les jours quarante ans, même si on ne les fait pas, d'après Giorgio, le coiffeur. Elle a demandé à son époux, un gros marchand d'articles de pêche, la faveur d'utiliser la 4CV du magasin "pour faire une folie", lui a-t-elle minaudé, alors que celui-ci déchargeait de la banquette arrière deux caisses de gros lombrics entrelacés.
- Quoi donc ma Georgette, quèque tu veux n'en faire de c'te 4 CV ?
- Tu vas rire, j'ai envoyé un bulletin d'inscription au rallye de la Charente, au rallye international de la Charente, s'il te plaît, qu'elle a osé lui sortir tout en lissant du plat de la main la permanente sur laquelle Giorgio avait travaillé toute la matinée.

Pour simplifier, sinon ce blog n'y suffirait point, disons que Hilaire Lioncel n'avait pas rit du tout, dans un premier temps. Pas davantage dans un second temps. Madame Lioncel dépensa un mois pour amener son bonhomme à ses vues.

La 4 CV qu'Hilaire Lioncel avait achetée neuve au Salon de l'auto 1953, il y a trois ans de cela, est une type R1062 Service, c'est-à-dire dépouillée au maximum, une version d'appel, utilitaire. "Parfait en plus pour la compétition" a souligné Madame Lioncel pour qui le poids est l'ennemi, comme elle l'a lu dans le supplément "Sport mécanique" du magazine L'Automobile, qu'elle fait venir maintenant tous les mois. Hilaire a senti une goujaterie monter aux bord de ses lèvres, malgré tout réprimée. Après tout la compétitivité de sa 4 CV et surtout celle de sa femme étaient le cadet de ses soucis. Il avait toujours aimé que ses épouses fussent du genre enrobé. Il n'allait pas reprocher à Georgette ce qui l'avait séduit chez elle.

Le 9 juin 1956, la lumière s'est faite dès potron-minet devant la boutique "Au joyeux gardon", Quai Saint-Martial à Limoges. Le cheveu en bataille, Hilaire a embrassé sa femme, a multiplié les conseils de prudence, a exhorté Odile, sa vendeuse, promue navigatrice pour l'occasion, à la sagesse, etc.

Une petite centaine de kilomètres par la N 141 jusqu'à Angoulême a conduit l'équipage féminin aux vérifications techniques de ce 3e rallye international de la Charente. Une plaque officielle ajoutée à un gros numéro, et voilà la petite Renault changée en une Gordini de Grand Prix. Un quidam passe, leur lance qu'il y a des cadors en lice, Robert Buchet et Jojo Houel, entre autres, et qu'elles ont intérêt à garer leurs miches. Ses miches, Madame Lioncel, elle les garderait bien pour ce petit photographe qui la prend en photo et lui tend sa carte pour qu'elle puisse en acheter des tirages. Claude Saffier de Bard qu'il s'appelle. Encore un gars de la haute.
Va falloir qu'elle soigne sa montée en voiture.


 

3e rallye international de la Charente . 9 et 10 juin 1956
Voir les images sur le site de Claude Saffier de Bard



Madame Lioncel © Saffier de Bard - Reproduction et copie interdites (http://christian-claude.com)

samedi, 12 août 2006

Quelque chose en plus

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Affirmer que les femmes pilotes ont quelque chose de plus que leurs collègues masculins contredit les sciences naturelles qui démontrent le contraire, aussi plaçons-nous sous l’angle de leur féminité, traduite par charme, séduction, dans le cas de Marie-Claude Beaumont, pour faire mentir l’anatomie.

Oui, les femmes ont d’autres atouts qu’un coup de volant précis ou un sens naturel des trajectoires pour tailler leur route dans ce milieu machiste par définition. L’image ci-dessus le montre. Henri Greder est un homme comme les autres. Nul doute que la blondeur vaporeuse de celle qui était la navigatrice de Claudine Boucher en 1964 et 1965 a séduit le Titi, en sus de sa hargne et sa détermination, avec un légendaire mauvais caractère en prime, lorsqu'il la convainquit de monter dans sa grosse Ford Mustang qui se changera au fil des ans en Opel Commodore, Chevrolet Camaro et Chevrolet Corvette. 

À partir de leur association qui dura dix bonnes années, Marie-Claude saura bâtir une carrière unique en rallye comme en circuit, ponctuée de quatre titres de championne de France des rallyes, un titre européen équivalent et deux titres de championne de France des circuits. Et tout ça sans ressembler au camionneur qu’était Lella Lombardi, ou au mec qui se cachait dans la combinaison de Divina Galica. Pilote et Femme est le titre du bouquin qui lui fut consacré ; un titre bateau mais qui révèle sa nature vraie.

Un détail révélateur : lorsqu’elle accéda en 1975 à la conduite des rapides protos 2 L Alpine A441 dans le contexte du championnat du monde des marques – où pour la première fois elle tournerait à 300 à l’heure dans des pelotons formés d’Alfa Romeo TT12, de Gulf-Mirage ou de Porsche 908-3, elle refusa de se muscler le cou plus que le strict nécessaire, "pour ne pas ressembler à une nageuse est-allemande," disait-elle.
Toujours est-il qu’elle se partagea avec Lella Lombardi 166 tours du circuit de Monza à près de 200 de moyenne cette année-là et finit première 2 L et quatrième au général des 1000 km.

Alla-t-elle jusqu’à se recoiffer avant de monter sur le podium ?

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MCB aux quatre heures du Mans 1972 avec "La Durite" (?) © MdS
MCB aux 1000 km de Paris 1971 avec John Wyer © MdS

mercredi, 08 mars 2006

Une parmi 31 millions

medium_jb.jpgLe hasard l'a désignée aujourd'hui, Elle, parmi les 31 137 149  Françaises recensées au 1er janvier 2005, par l'Insee. Enfin le hasard...
L'Insee a-t-il des statistiques sur les soeurs de pilotes, les épouses de pilotes, les mères de pilotes ? Sans doute. Et quand une femme est les trois à la fois ? Sans doute moins. C'est beaucoup demander à une seule femme d'avoir trois familles de pilotes dans sa vie. C'est trop rare pour qu'on étudie ce genre de cas.
Elle s'est donc débrouillée toute seule.
La vie n'a pas eu raison de son sourire, de l'éclat de son regard et de l'humanité qu'on y devine.



Image prise en septembre 2005 lors d'un vernissage, extraite du site www.lemaitre-leroux.com

lundi, 29 août 2005

Michèle Dubosc n'est plus

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Stéphane Muller, le neveu de Michèle Dubosc, nous communique une bien triste nouvelle.

Voici le texte de son courrier :
"Le chrono s'est arrêté pour "la Maîtresse des temps". Michèle DUBOSC s'est éteinte vendredi 26 août, des suites d'une longue maladie.
Du baquet de copilote, avec entre autre Bernard Consten, José Rosinski, Henri Pescarolo, Marie-Claude Beaumont, Annie Soisbault, ..., en passant par plus de 20 ans sur tous les circuits de F1 et des 24 heures du Mans, sans oublier 25 ans chez Matra, Michèle était reconnue pour son professionnalisme, sa droiture, sa gentillesse et sa joie de vivre.
Du haut de son escabeau ou de sa pile de pneus, un chrono dans une main, un lap chart dans l'autre, une icône des circuits nous quitte aujourd'hui. Une page de plus du sport automobile se tourne."

****

Née le 15 avril 1933 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) d’un père ingénieur agronome, Michèle Dubosc a baigné dès son enfance dans le milieu où elle devait s’illustrer plus tard car son parrain, Robert Brunet, était coureur avant la Guerre. Alors qu’elle s’ennuie ferme devant des planches à dessin (elle est dessinatrice industrielle), elle fait la connaissance d’un jeune homme qui l’emmène assister aux 1000 miles en 1956. C’était la dernière édition. Michèle est conquise.

Les deux amis écument tant et si bien les courses qu’on propose à Michèle de participer à un rallye. Le hic est qu’elle n’a pas son permis de conduire. Qu’à cela ne tienne, elle le passe sur le champ, le décroche sur celui d’après. Second hic : on ne peut avoir une licence qu’à la condition d’avoir plus d’un an de permis. Qu’à cela ne tienne, Michèle retaille son permis tout neuf en un document ayant passablement crapahuté (un tel fait d’armes lui ouvre une place particulière au panthéon de Mémoire des stands). Bref l’heure du rallye arrive, il s’agit du rallye des Forêts. Elle a pour coéquipier Jean-Claude Georges.
L'expérience étant positive, elle persévère dans d’autres épreuves sur route, rencontre Claudine Boucher notamment, alors qu’elle est censée poursuivre ses travaux de dessin industriel. On lui offre de courir le Tour de Corse. Le hic c’est qu'il lui faut huit jours de liberté, que son patron lui refuse. Qu’à cela ne tienne, elle démissionne ! Même si son père est vert de rage, elle vient de se condamner à faire son trou dans le sport automobile.

En compagnie d'Annie Soisbault, elle poursuit une carrière de coéquipière de rallye jusqu’à une rencontre avec José Rosinski en 1961 qui s’avère décisive. Le fin José vient d‘acheter une Cooper de formule junior et demande à la dame de le chronométrer. Mais on ne naît pas avec cette science infuse. C’est au contact de Ken Tyrrell et surtout de Gérard Crombac, le spécialiste du lap-chart, qu’elle s’est initiée à l’art du chronométrage à rattrapante. Elle devait en devenir la reine.

Rosinski passant chez Alpine avec Michèle Dubosc dans sa soute, celle-ci est appointée par la firme de Dieppe durant trois ans comme chronométreuse. En 1965, elle entre chez Matra par l’entremise de son beau-frère, Jean-Claude Muller, qui y connaissait Claude Leguezec, alors chef du service compétition qui venait de se créer. Elle y fera sa carrière, attachant son nom à la légende Matra au même titre que les Bruno Morin, Bernard Boyer, Georges Martin, Jean-François Robin ou Gérard Ducarouge.

Elle obtient de Jean-Luc Lagardère, lorsque cessent les activités sportives de la marque, de travailler au chronométrage d’autres écuries de F1, tout en restant salariée chez Matra.
C’est ainsi qu’on la verra assise sur des piles de pneus chez Tecno, puis chez Hesketh et enfin chez Ligier.

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Michèle Dubosc, travaux d'aiguille, 15 avril 1933 - 26 août 2005


(Notice biographique inspirée d'un papier de Jean-Louis Moncet paru dans Sport-Auto, numéro 173, juin 1976)



Michèle Dubosc au GP d'Albi 1967
© Jean Dieuzaide

lundi, 18 juillet 2005

La femme de trente ans

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Hors sujet sur Mémoire des stands ?

Cette jeune femme pilote de course l’est trop, jeune, trop actuelle aussi, avec sa serviette entre les jambes et sa petite bouteille d’eau minérale, pour être l’une de celles qui entrent dans notre champ d’action, depuis Camille du Gast à Hellé Nice en passant par Annie Soisbault, Michèle Mouton, Marie-Claude Beaumont, et d’autres encore, sans compter les cinq dames qui ont touché à un volant de F1.

Elle vient d’avoir trente ans. Son père venait d’avoir trente ans et préparait le Grand Prix d’Afrique du Sud 1975 lorsqu’elle se présenta au monde. Comment ne pas déceler derrière ce minois, même creusé par l’effort d’une course de 24 heures, que Philippe Graton a magnifiquement capté, l’âme, l’esprit, la beauté, de celui qui illumina notre jeunesse.

Hors sujet Vanina ? [1]

Vanina (toute reproduction interdite) © Philippe Graton (www.philippegraton.com)
(Avec l’aimable autorisation de Philippe Graton qui prie nos lecteurs de ne pas télécharger cette image, si belle soit-elle. Nos lecteurs, puisqu’ils le sont, ont l’éthique comme ligne de conduite. )


[1]
www.vaninaickx.com

jeudi, 14 avril 2005

Le diable est dans les détails

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Il n’avait pas ceci sous les yeux lorsque Voltaire a dit que le diable était dans les détails. Pourtant ça colle.
C’est l’occasion pour Mémoire des stands de sortir des pages jaunies d’où il extrait ses chroniques pour aller voir ce qui se passe à notre époque, ici saisie par le voltairien Paul-Henri Cahier, dont les lentilles s’avèrent plus diaboliques que celles de son père.

Grid girl © http://www.f1-photo.com

mardi, 08 mars 2005

Journée de la femme

Evoquer la Femme sur un support comme le nôtre qui traite d’un milieu où elle n’existe pas, ou mal, relève de la corde raide, à moins de verser dans le phénomène pit-babe, à quoi notre éthique, alliée surtout au manque d’iconographie libre de droits, nous empêche de céder. Un site néanmoins permet de déterminer les contours du sujet.

De telles créatures, dont les mensurations infernales servent de laissez-passer, étaient (hélas ?) inconnues au temps où nous sévissions dans les paddocks des années 70, hantés seulement par quelques rudes silhouettes, telles celles de Anne Boisnard (Elf), de Michèle Dubosc (chronométreuse), de Norah, épouse de Ken Tyrrell, dont la cafetière était la plus franche séduction, de Bette Hill, la débonnaire épouse de Graham, voire de telle ou telle groupie dont nous tairons le nom, ce que nous n’avons pas fait ici.

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En sport automobile, les femmes doivent saisir le bout de bois pour exister. La compagne du pilote de cette Austin croisée à Montlhéry une de ces dernières années, doit encore évoluer, au risque alors de devoir changer de coéquipier après avoir mis sur la paille celui-ci.

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Rencontrée au Circuit des Remparts d’Angoulême 2004, Karine Blanchard conduisait une Bugatti née sans doute avant son père. C’était sa journée.

Comme le fut le 15 juin 1958 pour Maria Teresa de Filippis qui amena sa Maserati 250 F à la 10e place au GP de Belgique disputé sur le terrible circuit de Spa-Francorchamps. Tourner en F1 à près de 190 de moyenne sur ce toboggan de 14 km à fond partout, où des fermes et des poteaux télégraphiques tenaient lieu de glissières de sécurité, où en guise de dégagement, les pilotes n’avaient que l’espace de leur foi, est une chose qu’aucune femme n’a faite, sinon ce petit bout d’Italienne, toujours belle, que nous avons rencontrée à Monaco au printemps dernier.
C’était notre journée.

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