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        <title>Mémoire des Stands - circuit_de_reims-gueux</title>
        <description>L'automobile et l'histoire</description>
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                <title>Un homme est passé</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 09 Jul 2008 10:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reims58a.jpg&quot; alt=&quot;reims58a.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;1&quot; id=&quot;qao90&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Trois corbeaux posés sur le toit du pavillon de chronométrage attendent le client. Pas foule aujourd'hui. Un motard solitaire se livre à des runs de folie sur la ligne droite, passant devant eux à des 250 voire davantage. Il&amp;nbsp;faudrait autre chose au plus vieux pour le faire décoller d'un poste de guet qu'il occupe depuis... depuis très longtemps. Un corbeau peut vivre 50 ans. A tous les coups, l'ancêtre aura vu gagner Beltoise en F3.&lt;br /&gt; Tiens, une auto se radine. Un taxi. Les trois loustics tournent la tête de concert.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est une grosse maison bourgeoise posée au bord du lac de Gueux. Une 403 noire patiente devant le portail avant de conduire sur le coup de 14 heures quatre des cinq occupants de la bâtisse sur le circuit de Gueux. Aujourd'hui est jour de fête, 6 juillet 1958, 44e Grand Prix de l'ACF.&amp;nbsp;Le fumet du déjeuner dominical s'échappe des fenêtres grandes ouvertes sur une chaleur estivale. &lt;i goog_docs_charindex=&quot;1033&quot; id=&quot;df6d&quot;&gt;L'Union&lt;/i&gt;&amp;nbsp;a annoncé une grande bataille entre les Ferrari de Hawthorn, Musso et Collins et les Vanwall pilotées par Moss et Brooks, avec un arbitrage possible de la BRM de Harry Schell, &quot;l'Américain de Paris&quot;, mais le jeune homme de la famille, 10 ans mais déjà une connaissance encyclopédique, n'a pas attendu le journal pour connaître ce qu'il y a lieu de connaître d'un sport qui le consumera de l'intérieur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;img name=&quot;media-1114401&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/1214056182.jpg&quot; alt=&quot;reims58d.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114401&quot; /&gt;- Je vais à Gueux, au circuit exactement&lt;/em&gt;.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;45&quot; id=&quot;r.de0&quot; /&gt; - &lt;i goog_docs_charindex=&quot;48&quot; id=&quot;qszy&quot;&gt;Très bien Monsieur.&lt;/i&gt;&lt;br goog_docs_charindex=&quot;70&quot; id=&quot;qszy0&quot; /&gt; L'homme se carre à l'arrière de la Mercedes. Le chauffeur met le compteur à zéro, embraye vers la nationale 31,&amp;nbsp;la route traditionnelle et non l'autoroute heureusement dont la modernité cadrerait mal avec le voyage intérieur qu'il entreprend. Son regard porte par réflexe vers la place d'Erlon. Une tâche noire&amp;nbsp; barre l'entrée du secteur piétonnier. L'homme n'en croit pas ses yeux : une 403 noire est stationnée, comme pour lui signifier que &quot;là-haut&quot; Quelqu'un l'a pris en charge. Comment nomme-t-on ce genre de télescopage du hasard ? Synchronicité c'est ça ?&amp;nbsp;&lt;br goog_docs_charindex=&quot;1464&quot; id=&quot;k0le&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;1465&quot; id=&quot;k0le0&quot; /&gt; Un type longiligne au regard de braise, dont le profil taillé au silex eût&amp;nbsp;inspiré un sculpteur en quête d'icône, sort de l'hôtel du Lion d'or, situé au centre de Reims, à quelques kilomètres de la maison bourgeoise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1114991&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/01/944852550.jpg&quot; alt=&quot;luigi-musso-signed-ferrari-postcard.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114991&quot; /&gt;En 2008 une nuée de photographes l'aurait assailli grimpant dans sa voiture personnelle, en route vers Gueux par la RN 31, direction Soissons, mais en ce 6 juillet 58, seule une mère de famille coiffée comme Gina Lollobrigida lui prête attention.&lt;br /&gt; Il est tendu, fatigué et surtout préoccupé. Le fait qu'il ait arraché la deuxième place de la grille derrière son intouchable compagnon d'écurie ne calme pas ses angoisses. Il doit gagner et empocher les 10 millions.&amp;nbsp;Un télégramme que lui a transmis ce matin le concierge du Lion d'or brûle sa poche. Il y est écrit : &quot; Gagne car la traite doit être payée demain !&quot; Signé Mario Bornigia. Luigi Musso porte le poids de l'Italie sur ses épaules. &quot;Il Drake&quot; lui fout une pression terrible face à ses deux coéquipiers britons. Son affaire d'importation automobile à Rome marche mal, comme vient de le lui rappeler son associé Bornigia. Les 10 briques, putain et c'est bon. Et encore est-il dans l'ignorance de la théorie de la &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/12/22/malediction-01-02.html&quot;&gt;malédiction&lt;/a&gt; de la première ligne, mise au jour un demi-siècle plus tard, faute de quoi...&lt;br goog_docs_charindex=&quot;2629&quot; id=&quot;picf&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;2630&quot; id=&quot;picf0&quot; /&gt; Il a indiqué au taxi un point à la hauteur d'un panneau qui affiche :&quot;Les Amis du circuit de Gueux vous souhaitent la bienvenue&quot;. S'extrait de l'auto en laissant 20 euros au chauffeur qui s'éloigne vers l'auberge de la Garenne qui monte depuis des lustres une garde attentive sur le circuit. Reims-Gueux. Le silence d'un jour où tout se joue à l'écran. Finale de Wimbledon, Grand Prix d'Angleterre, Tour de France, personne dans la vie réelle. Trois corbeaux croassant au sommet du pavillon de chronométrage interprètent un rôle de composition : spectateurs d'un Grand&amp;nbsp;Prix de France 2008 à Gueux.&amp;nbsp;Le costume sombre de l'homme paraît aspirer les couleurs,&amp;nbsp;les dissoudre jusqu'à ce que l'entour s'adapte à l'iconographie en&amp;nbsp;noir et blanc d'un livre d'histoire. Cet homme marche dans l'Histoire.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;3415&quot; id=&quot;ap3b&quot;&gt;Il ne sait où donner du regard le petit Michel Mathieu, le nez au&amp;nbsp;carreau de la 403 noire qui se fraye un chemin entre les Aronde et les Chambord, cahotant sur les nids de poules qui constituent le parking du circuit. Les bruits, les odeurs, les couleurs surtout le fascinent. Le vert BP et celui des Vanwall, le rouge et or de RedEx, la coquille jaune de Shell,&amp;nbsp;symphonie éclatante dont l'accord est donné par le casque jaune du pilote de la ferrari N° 2, Luigi Musso. Cinquante ans plus tard, devenu Professeur Reimsparing, il trouverait les mots pour raconter ce que&amp;nbsp;pour l'heure il regarde à s'en faire péter les pupilles.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;4058&quot; id=&quot;aa0m&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;4059&quot; id=&quot;cvjz&quot; /&gt; Trois minutes du départ. Madame Mathieu est restée dans la grande maison bourgeoise pendant que ses hommes sont partis à la course. Elle fait la vaisselle. Bernard Cahier est photographe. Il s'est faufilé jusque sur la grille de départ et immortalise la première ligne. Son &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/23/reims-1958-acte-ii.html&quot;&gt;image&lt;/a&gt; montre un Musso, au centre de cette première ligne,&amp;nbsp;coulant un oeil inquiet vers son coéquipier Hawthorn. Il sait l'Anglais plus vite que lui, même si lui-même a gagné ici l'an dernier, hors championnat. 50 tours à couvrir à plus de 200 de moyenne, dans une caisse à la sécurité d'un landau. Dix briques au bout. Rembourser demain. Toto Roche présente le drapeau.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;4711&quot; id=&quot;b6v-0&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;4713&quot; id=&quot;zg75&quot;&gt;L'homme a négocié le rond-point qui remplace désormais l'amorce de la courbe de Gueux, renvoyant à l'histoire ce qui constituait l'un des challenges&amp;nbsp;des courses des années 50 et 60.&amp;nbsp;Ses chaussures de cuir&amp;nbsp;crissent sur le bitume,&amp;nbsp;fournissant quelque chose à manger à la&amp;nbsp;bande-son qui sans cela demeurerait coite. Il jette un oeil à sa montre : le jour indiqué est le 6, l'heure, 16 h. Seul un raclement de gorge trahit son émotion.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;5148&quot; id=&quot;v6x4&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;5149&quot; id=&quot;v6x40&quot; /&gt; George-Michel Fraichard s'est égosillé à l'instant où le gros directeur de course a baissé son drapeau, changeant les tâches de couleurs collées à la piste en ressorts bigarrés lâchés&amp;nbsp;en direction de la passerelle Dunlop. Il ne reste plus face au petit Michel qu'une forte senteur de ricin. Schell a pris la tête, suivi de Hawthorn et Musso. Le garçon écarquille les yeux vers la descente de la Garenne que dans moins de&amp;nbsp;deux minutes les premiers vont dévaler.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;5623&quot; id=&quot;fkk_&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;5624&quot; id=&quot;fkk_0&quot; /&gt; 16 h 35. Luigi Musso, collé à son grand volant, passe à fond absolu devant les stands ; il devine sur l'ardoise de son mécano&amp;nbsp;sa place de deuxième et le retard de dix secondes qu'il concède à ce démon d'Hawthorn. La Ferrari 246 à moteur V6 file telle une balle de fusil sous la passerelle Dunlop. Passer la courbe de Gueux sans soulager, ou alors d'un millimètre à l'accélérateur. Les blés défilent à la hauteur de son casque à quelque 280 à l'heure. Une lointaine tante&amp;nbsp;du petit Michel étend du linge dans son jardin qui jouxte l'extérieur de la courbe. Les courses, elle s'en fiche comme de l'an quarante. Musso a décidé qu'il ne soulagerait pas. Trop de traites sur son bureau. Neuvième tour.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;6334&quot; id=&quot;zg750&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1114406&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/02/02/92415258.jpg&quot; alt=&quot;reims58c.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114406&quot; /&gt;16 h 35. Celui que l'on peut maintenant appeler le grand Michel a franchi la courbe de Gueux de son pas de sénateur puis après avoir marché&amp;nbsp;quelques dizaines de mètres s'est immobilisé devant un court poteau de bois sur l'écriteau duquel est marqué :&amp;nbsp;MUSSO Luigi - Grand Prix ACF 1958 -&amp;nbsp;2008.&lt;br /&gt; Cinquante ans ont passé, exactement&amp;nbsp;heure pour heure. Un monde s'est écoulé entre le petit Michel et son aîné. Les présidents de nos jours&amp;nbsp;épousent des top models ; la banquise se réchauffe au fur et à mesure que se glace la société ; les protos du Mans ressemblent au Nautilus de Jules Verne, lui-même remplacé par les mômes de ce millénaire par les horribles magnas&amp;nbsp;; Gérard Crombac est mort et avec lui l'âme de ce sport mais dans l'oreille du petit Michel sonne encore la déclaration de sa lointaine tante (&lt;i goog_docs_charindex=&quot;7160&quot; id=&quot;whz.&quot;&gt;J'ai vu une voiture rouge s'envoler dans les blés et son pilote éjecté comme un pantin, j'étendais mon linge, j'ai tout vu, mon Dieu, quelle horreur !)&lt;br goog_docs_charindex=&quot;7312&quot; id=&quot;wztp&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;7313&quot; id=&quot;wztp1&quot; /&gt;&lt;/i&gt;Hawthorn a gagné.&amp;nbsp;Il enlèvera le championnat, en dépit de cette unique victoire de l'année, d'un point devant Moss qui remportera pourtant quatre courses. Curieuse mathématique. Maître Mathieu, notaire, son fils de dix ans, un ami de la famile et sa fille se désaltèrent à la buvette derrière les stands. Ils entendent le speaker rabâcher sans arrêt qu'il faut faire comme les champions, qu'il faut rouler Antar molygraphite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1114409&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/02/954338474.jpg&quot; alt=&quot;reims58b.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1114409&quot; /&gt;L'ami de la famille, propriétaire de la 403 qui ramènera ce petit monde dans la grande maison bourgeoise de Gueux, s'amuse à embrouiller&amp;nbsp;la serveuse qui, troublée, se trompe en rendant la monnaie d'un gros billet de dix mille francs. Puis la foule s'égaiera. Papa Mathieu prendra son fils en photo à côté d'une voiture de course.&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;8086&quot; id=&quot;b3pn0&quot;&gt;Dans le taxi du retour, l'homme tourne et retourne la photo entre ses doigts. Son histoire personnelle est tout entière inscrite sur ce papier jauni&amp;nbsp;dont le verso est légendé par Madame Mathieu mère. Pas question&amp;nbsp;de la laisser paraître sur Internet ou ailleurs... De la confiture aux cochons. L'homme écoute distraitement le chauffeur de taxi qui, ayant reniflé en&amp;nbsp;ce drôle de client ramassé sur le circuit un possible ancien pilote ou quelque sommité automobile, en rajoute dans le registre &quot;moi aussi&quot; (&lt;i goog_docs_charindex=&quot;8600&quot; id=&quot;pgcc&quot;&gt;J'ai possédé trois Ferrari et actuellement j'ai une F355. D'ailleurs je pars demain à Sainte-Maxime pour la présentation de la nouvelle California. La semaine dernière j'étais à SpaItalia)&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il fera bon boire une coupe au &quot;Gaulois&quot;.&lt;br goog_docs_charindex=&quot;8866&quot; id=&quot;sm42&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;8867&quot; id=&quot;sm420&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;8868&quot; id=&quot;sm421&quot; /&gt; &lt;br goog_docs_charindex=&quot;8969&quot; id=&quot;eycs1&quot; /&gt; &lt;b goog_docs_charindex=&quot;8970&quot; id=&quot;eycs2&quot;&gt;Commémoration intime du 50e anniversaire de la mort de Luigi Musso . Circuit de Reims-Gueux . 6 juillet 2008 . 16 h 35&lt;/b&gt;&lt;br goog_docs_charindex=&quot;9096&quot; id=&quot;cvjz0&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le circuit de Reims-Gueux, 6 juillet 2008 vers 16 heures&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une 403 place d'Erlon, 6 juillet 2008&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Luigi Musso&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;© &lt;a href=&quot;http://www.maranellomerchandise.com/&quot;&gt;www.maranellomerchandise.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Memorial Luigi Musso en sortie de la courbe de Gueux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le petit Michel pose à côté de la Maserati 250 F de Gerino Gerini, 6 juillet 1958&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, archives Pr Reimsparing 
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                <title>Circuit de Reims-Gueux, 8 juillet 1934</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 20 Mar 2008 10:10:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reims34.jpg&quot; alt=&quot;reims34.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;Mes interventions sur ce blog visent à (essayer de) faire partager les émotions que j’ai ressenties au bord des circuits, plutôt que disserter sur le détail des résultats et des palmarès. Mais encore faut-il bien sûr que ces émotions me soient personnelles. Or, j’imagine que l’on me croira si j’affirme que je n’aurais pu en aucun cas assister au GP de la Marne 1934. C’est pourquoi il m’a bien fallu descendre aux archives pour pouvoir livrer quelques observations sur quelques-unes des&amp;nbsp;remarquables photographies réalisées à l’occasion de ce GP par Jacques Desprez et dont Christian Didier, des &quot;Amis du circuit de Gueux&quot; nous fait un cadeau dont il est vivement remercié.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-797419&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/b632d368c312363582edf5d0d5c75436.jpg&quot; alt=&quot;b632d368c312363582edf5d0d5c75436.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-797419&quot; /&gt;Je me console toutefois à la pensée que ces fières monoplaces et leurs audacieux pilotes, mon père, lui, les avait vus en action. Celui-ci, en effet, originaire de Gueux, a eu le privilège d’assister, entre 1926 et 1969, à l’intégralité des meetings organisés sur le circuit de Reims-Gueux dans ses diverses configurations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Toutefois, il y a fort à parier que pas plus cette année-là que les précédentes, il n’avait mis les pieds du côté de la ligne de départ, car, à l’époque, le tracé empruntait une partie de cette même localité de Gueux et notamment le fameux virage à droite qui épousait l’angle formé par un certain « Familistère ». Or, cet honorable établissement n’était séparé de la maison familiale de mon père (image ci-contre)&amp;nbsp;que par un petit lac, d’ailleurs toujours existant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il suffisait donc d’une minute de marche à l’auteur de mes jours pour se trouver aux premières loges et admirer les « bolides » virant en dérapage, après un interminable freinage, frôlant le mur de la maison de gauche à l’extérieur, puis accélérant en direction de la Garenne – et ce spectacle valait sans doute largement celui de la ligne droite des tribunes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aux premières loges, également, ainsi qu’il me le conta plus d’une fois, pour, à la fin des essais des GP de l’ACF 1938 et 1939, voir de ses yeux certains des pilotes de deux prestigieuses écuries d’outre-Rhin que, charitablement, nous ne nommerons pas, s’immobiliser devant le « Familistère » précité et en ressortir avec une confortable provision de Cognac français trois étoiles (tiens ?).&lt;br /&gt; Comme quoi notre ami Kimi, aussi indifférent soit-il à l’histoire de la course automobile,&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;s’y trouve lié assez intimement, bien malgré lui…&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;Pour en revenir aux documents ci-joints, à notre connaissance inédits, et bien sûr intéressants à plus d’un titre (comme dirait le même Kimi en ce début 2008), il ne peut être ici question d’en tirer toute la substantifique moelle. Nous livrerons donc simplement les quelques observations suivantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reims341.jpg&quot; alt=&quot;reims341.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;La photo ci-dessus nous montre, s’élançant de la première ligne, de droite à gauche : la Maserati n° 2 d’un Phi-Phi Etancelin reconnaissable à sa casquette retournée et qui, pour la petite histoire, occupait la pole, non pas en raison de son meilleur temps, mais en tant que vainqueur de l’année précédente…, et les deux Alfa Romeo de la Scuderia Ferrari respectivement pilotées par Achille Varzi (n° 14) et le jeune français originaire d’Algérie Guy Moll (n° 16). La troisième Alfa officielle, la n° 12 de Louis Chiron, futur vainqueur, ne figurait qu’en deuxième ligne, aux côtés de la Maserati de Tazio Nuvolari.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les photos sur lesquelles apparaît Guy Moll sont d’autant plus précieuses qu’elles ne sont pas extrêmement nombreuses car sa carrière fut aussi prometteuse que brève. Nous ne la relaterons pas ici, chacun pouvant en prendre connaisssance sur Internet. Il suffit de rappeler qu’en ce 8 juillet 1934, Guy Moll, tout nouveau membre de la déjà prestigieuse Scuderia, avait déjà remporté deux victoires fort significatives, au GP de Monaco, le 3 avril précédent, et à l’Avusrennen, le 27 mai, sans parler de sa deuxième place à un souffle de son coéquipier Varzi, lors du GP de Tripoli couru le 6 mai, ni des podiums qu’il avait accumulés depuis ses débuts en compétition, pourtant fort récents. Malheureusement, le 15 août suivant, Guy Moll devait trouver la mort au cours de la Coppa Acerbo disputée sur le long et dangereux circuit de Pescara, sans doute victime d’un coup de vent latéral, comme le serait Bernd Rosemeyer en janvier 1938, lors de sa tentative de record de vitesse sur une autoroute allemande. Ainsi disparaissait à 24 ans le seul homme qui aurait pu contester au grand Jean-Pierre Wimille le rang de meilleur pilote français de l’avant-guerre, après avoir – autre performance peu commune - suscité l’admiration immédiate et sans réserve d’un certain Enzo Ferrari.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reims342.jpg&quot; alt=&quot;reims342.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;La photo ci-dessus, de son côté, est un grand classique des départs rémois puisqu’elle illustre le briefing dispensé par Charles Faroux à hauteur de la première ligne. On reconnaît à coup sûr, de nouveau, la casquette à l’envers de Phi-Phi Etancelin, lequel se trouve, vraisemblablement, aux côtés de Lord Howe, l’un des tout premiers adeptes du casque nous semble-t-il. Pour ce qui est de l’identification des autres pilotes figurant sur ladite photo, j’avoue déclarer forfait. Il serait tout de même intéressant de savoir si Guy Moll en fait partie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-782582&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/00/930b492bd1244ca3a5eccbb6e9b87a9e.jpg&quot; alt=&quot;930b492bd1244ca3a5eccbb6e9b87a9e.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-782582&quot; /&gt;Quant à la troisième photo, elle est également, dans un premier temps, de nature à titiller la curiosité des amateurs, car on y distingue à nouveau l’Alfa Romeo n° 14 de Varzi, mais entourée cette fois de deux voitures de même marque - la n° 30 de Luigi Sofietti et la n° 26 de Renato Balestrero – qui occupaient respectivement les quatrième et cinquième lignes, alors que Varzi, on l’a vu, figurait sur la première !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Petit mystère qui n’en est sans doute pas un car on peut supposer qu’en réalité, la photo en question a été prise lors de la formation de la grille de départ, qui s’opérait parfois dans une certaine confusion, les voitures étant poussées jusque là depuis les stands par les mécanos, dans un ordre souvent assez aléatoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En tout cas, on imagine la profonde incrédulité que refléterait – pour une fois ! - le visage de notre ami Kimi si, par on ne sait quel miracle, il venait à prendre connaissance des photos ci-jointes. Quoique. Depuis aujourd’hui, une recherche Internet sur le mot « Cognac » pourrait (peut-être), après tout, mener à MdS….&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Signé Professeur Reimsparing&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Maison familiale du Pr Reimsparing&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Pr Reimsparing&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Autres Images&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jacques Desprez&lt;br /&gt; Merci à Christian Didier, de l'association &quot;Les Amis du circuit de Gueux&quot;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.amis-du-circuit-de-gueux.fr/&quot;&gt;www.amis-du-circuit-de-gueux.fr&lt;/a&gt; 
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                <title>Malédiction ? #02/02</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Circuit de Reims-Gueux</category>
                                                <pubDate>Tue, 15 Jan 2008 10:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;em&gt;Voir aussi &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/12/22/malediction-01-02.html&quot;&gt;Malédiction ? #01/02&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/male21.jpg&quot; alt=&quot;male21.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;br /&gt; Alors, existait-il, à Reims, une malédiction du centre de la première ligne, parfois à effet immédiat et parfois suffisamment perverse pour différer de plusieurs mois son impitoyable pouvoir de destruction ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En fait, il est aisé de livrer des arguments en sens contraire. Ainsi, les deux pilotes qui encadraient Luigi Musso sur cette &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/23/reims-1958-acte-ii.html&quot;&gt;première ligne&lt;/a&gt;, au départ du GP de l’ACF 1958, ne lui survécurent-ils pas durant des lustres : Mike Hawthorn devait se tuer au volant de sa Jaguar en février 59 sur une route anglaise, en cherchant à semer la Mercedes 300 SL de Rob Walker ; quant à Harry Schell, il trouva la mort à Silverstone, début 60, sur sa Cooper, lors des essais d’une modeste course de F2.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans un autre registre, on observe que, des trois pilotes de pointe au départ du GP de l’ACF 1966 – le dernier disputé à Reims -, seul John Surtees, deuxième temps, a survécu et qu’il a, aux dernières nouvelles – on ne peut que s’en réjouir - toujours bon pied bon œil ; alors que Lorenzo Bandini, auteur de la pole, allait se tuer à Monaco l’année suivante, tandis que Mike Parkes, troisième temps, serait quelques semaines après cette disparition, lui-même victime d’un très grave accident à Spa.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A titre de variante, on constate qu’au départ des Trophées de France F2 courus en septembre 1968 (image en intro), c’est Jochen Rindt, l’auteur de la pole (comme d’ailleurs trois ans auparavant), qui devait être victime d’un accident mortel à Monza, deux ans plus tard. Sir Jackie Stewart, quant à lui, bien que parti du centre de la première ligne, allait remporter non seulement cette course mais également trois championnats du monde et nul n’ignore qu’il est toujours débordant d’activité…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Terminons en évoquant le cas de Robert Mieusset (image de fin de note). Parti du même fameux emplacement en 1968 sur sa Grac Formule France, le prometteur Français vit sa course brutalement interrompue dès le 4e tour, en pleine ligne droite, entre le Thillois et les stands, impliqué qu’il fut dans un accrochage multiple qui allait l’expédier à l’hôpital, inconscient. Mais cet adepte de la devise « plus ça va vite, mieux c’est » n’en reviendrait pas moins en juillet 69 signer la pole !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors, deux constatations. D’une part, aussi bien Peter Ryan que Luigi Musso n’avaient pas pour unique point commun de partir du centre de la première ligne : ni l’un ni l’autre n’étaient dans les meilleures dispositions pour disputer une course automobile sur une piste ultra rapide dépourvue de tout dégagement et d’une largeur n’excédant pas neuf mètres. Ryan était épuisé physiquement, on le sait. Musso, de son côté, ainsi que cela est évoqué &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/02/23/reims-1958-acte-ii.html&quot;&gt;ailleurs&lt;/a&gt; dans ces colonnes, avait de sérieux ennuis financiers que seule une victoire lors de ce GP richement doté aurait pu en partie résorber. Or, Sir Stirling Moss lui-même l’a souligné à plusieurs reprises, la terrible courbe à droite qui leur fut fatale constituait la difficulté majeure du circuit de Reims-Gueux de l’après-guerre. Ce n’est donc sans doute pas un hasard si les deux accidents survinrent à cet endroit, et cela, relativement peu de temps après le départ, alors que l’effort, transcendé par l’adrénaline générée lors de ce moment-clé, pouvait aller jusqu’à devenir aveugle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et puis, ne l’oublions pas, durant la longue période d’activité du circuit de Reims-Gueux, le métier de pilote de course fut l’un des plus dangereux que l’on puisse imaginer. Et il n’est pas impossible qu’un logiciel de statistiques un peu pointu établirait que sur l’échantillon constitué par les divers occupants de la première ligne à travers les âges, le nombre de victimes réelles correspond très exactement au nombre de victimes potentielles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Seule certitude : le problème ne risque guère de se poser à propos du circuit de Bahrein, celui-ci dût-il demeurer en activité au cours des cinquante prochaines années. Et c’est ma foi tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/male22.jpg&quot; alt=&quot;male22.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Signé Professeur Reimsparing&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Trophées de France F2 et FF 1968 à Reims&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Pr Reimsparing
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                <title>Malédiction ? #01/02</title>
                <link>http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/12/22/malediction-01-02.html</link>
                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Circuit de Reims-Gueux</category>
                                                <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 10:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/male1.jpg&quot; alt=&quot;male1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;br /&gt; La &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/11/17/mes-578-grands-prix-les-bonnes-feuilles-02-04.html&quot;&gt;deuxième&lt;/a&gt; livraison des&amp;nbsp;bonnes feuilles de ce que l’on peut d’ores et déjà appeler « le Crombac », nous apprend que Peter Ryan, lorsqu’il fut victime à Reims, le dimanche 1er juillet 1962, peu après le départ de la première manche des Formules Junior, d’un accident qui devait se révéler fatal, paya de sa vie une nuit de frasques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La photo ci-dessus, prise au départ de cette manche, révèle que la Brabham du jeune Canadien occupait le centre de la première ligne &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt;. Il est assez remarquable de noter que c’est du même endroit que Luigi Musso s’était élancé vers son tragique destin en 1958 ; et que les deux hommes furent semblablement victimes de la fameuse grande courbe à droite après les tribunes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La question un peu morbide qui vient à l’esprit est la suivante : cet emplacement au centre de la première ligne était-il frappé d’une sorte de malédiction ? Assurément, certaines constatations ne laissent pas d’être troublantes. Est-il besoin de rappeler que c’est une courbe, &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/05/14/une-courbe-l-air-de-rien.html&quot;&gt;l’air de rien&lt;/a&gt;, de ce même circuit, qui brisa en 1964 la trajectoire flamboyante de Peter Arundell ? Or celui-ci s’était trouvé au centre de la première ligne au départ de la finale des Formules Junior, quelques heures après l’accident de Ryan. Dans la même veine (si l’on peut dire), Nino Farina, qui occupa cet emplacement en 1950, 1951 et 1952, trouva la mort au volant de sa Cortina-Lotus en se rendant à… Reims pour assister au meeting de 1966.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Son successeur à cet endroit au départ du &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/11/21/grand-prix-de-l-acf-1953.html&quot;&gt;GP de l’ACF 1953&lt;/a&gt;, Felice Bonetto, se tua quelques mois plus tard, au cours de la Panaméricaine. Quant à Guisepe Campari et à Wolfgang Von Trips, partis du même endroit, respectivement en 1933 et 1961, ils devaient l’un et l’autre trouver la mort au mois de septembre suivant, sur l’autodrome de Monza, le premier alors qu’il avait décidé de se retirer de la compétition à l’issue de la course, le second alors que tout portait à croire qu’il allait être sacré champion du monde !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Trois autres pilotes ayant démarré du centre de la première ligne ont par ailleurs connu une fin tragique, non pas durant l’année en cours, mais l’année d’après :&lt;br /&gt; - Eugenio Castelloti, deuxième temps des essais du GP de l’ACF 1956, et mort à Modène au début de 1957 ;&lt;br /&gt; - Stuart Lewis-Evans, deuxième temps des essais du GP de F1 1957, hors championnat, et qui décéda des brûlures subies lors du GP du Maroc 1958 ;&lt;br /&gt; - Enfin, Piers Courage, deuxième temps des essais du GP de F2 en 1969 et auquel, lorsque Toto Roche abaissa son drapeau tricolore pour l’avant-dernière fois, le 29 juin, il restait un peu moins d’un an à vivre d’ici le GP de Hollande 1970 ; étant observé que cet indomptable gentleman, qui portait si bien son nom, avait déjà occupé le même emplacement en 1965 et 1966, lorsqu’il courait en F3 !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Voir aussi &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/12/22/malediction-02-02.html&quot;&gt;Malédiction ? 02/02&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Signé Professeur Reimsparing&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; [1]&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;Elle était entourée de la Lotus de Peter Arundell, auteur de la pole, et de la Brabham de Franck Gardner. En deuxième ligne : la Gemini de Bill Moss, avec laquelle Peter Ryan devait s’accrocher une dizaine de minutes plus tard et la Cooper de John Love. En troisième ligne : la Cooper du « fin José », la Cooper de Denny Hulme et la Lotus de « Michel Vaillant ».&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; Départ de la première manche de la Coupe internationale de vitesse, Formule Junior, Reims 1962&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;© Pr Reimsparing
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                <title>C'était un temps...</title>
                <link>http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/10/30/c-etait-un-temps.html</link>
                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Circuit de Reims-Gueux</category>
                                                <pubDate>Fri, 30 Nov 2007 10:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/maggs.jpg&quot; alt=&quot;maggs.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;... Où l’écurie Cooper, Anglaise bon teint, avait pour piliers un Néo-Zélandais, Bruce Mac Laren, et un Sud-Africain, Tony Maggs (pilote de la voiture ici représentée). A quoi l’on pourrait ajouter qu’au sein de l’écurie Lotus, le marqueur de points attitré était un… Ecossais volant. Et puis, en cherchant bien, on aurait sûrement dégoté, dans l’une ou l’autre, un mécano gallois, voire irlandais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Où l’on pouvait tranquillement dépasser, sur la N 31, du côté de Tinqueux, dans le sens Reims-Soissons, une F1 remorquée à 80 à l’heure par le biais d’une vulgaire corde à bétail et la retrouver un peu plus tard, rendue à sa vocation et dévalant à plus de 250, vers le Thillois, une autre portion, toute proche, de cette même N 31, cette fois dans le sens Soissons-Reims.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Où l’on aurait pu imaginer que ce joli cigare à quatre roues avait peut-être subi un léger accroissement de son empattement, à naviguer ainsi dans le sillage d’une séduisante berline dotée d’une aussi jolie croupe. Mais nul relevé télémétrique n’aurait de toute façon enregistré le phénomène.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’était un temps dont on a peine à croire qu’il ait effectivement existé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Signé Professeur Reimsparing&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt; C'était un temps...&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Professeur Reimsparing
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                <title>Scoop</title>
                <link>http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/10/30/scoop.html</link>
                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Circuit de Reims-Gueux</category>
                                                <pubDate>Fri, 09 Nov 2007 10:10:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/scoop.jpg&quot; alt=&quot;scoop.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;Comme l’on sait, Gianpaolo a entrepris, pour notre plus grand plaisir, la tâche ardue mais passionnante de « décortiquer » le feuilleton TV&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/tag/les+aventures+de+michel+vaillant&quot;&gt;Michel Vaillant&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, personnage dont Henri Grandsire fut, nonobstant la blondeur de sa chevelure, une incarnation plutôt réussie. Sans vouloir le moins du monde déflorer les chroniques encore à venir, qu’il nous soit permis de livrer ici un scoop, dont la source, on le comprendra, doit aujourd’hui encore demeurer confidentielle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La photo ci-dessus a été prise lors du départ de la Coupe internationale de vitesse F3 disputée sur le circuit de Reims-Gueux dans le cadre du meeting de 1964. Les lecteurs de ce BTT auront bien évidemment reconnu, sur la première ligne, les Cooper vertes à bandes blanches de Jackie Stewart et de Warwick Banks, qui encadraient l’Alpine toute bleue d’Henri Grandsire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-653070&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/01/0ff78628507be0616274533f417509fd.jpg&quot; alt=&quot;0ff78628507be0616274533f417509fd.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-653070&quot; /&gt;Il est flagrant, sur ce document, que le Français démarre nettement moins bien que ses collègues anglo-saxons et semble plus préoccupé par quelque chose situé dans son cockpit que par ce qui se passe sur la piste.&lt;br /&gt; Nous sommes en mesure de révéler que le « quelque chose » en question n’était autre qu’un exemplaire de l’album de Jean Graton intitulé&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le pilote sans visage&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est assez peu de temps auparavant, en effet, qu’Henri Grandsire, jeune et séduisant espoir du sport automobile français, s’était vu proposer, dans le plus grand secret, ce rôle de Michel Vaillant qu’il devait finalement accepter. Et l’intégralité des albums déjà parus lui avait été remise à cette occasion, afin de le convaincre de l’intérêt du script susceptible d’être tiré de ces aventures.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsque survint le rendez-vous rémois, Grandsire venait d’entamer la lecture du&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pilote sans visage&lt;/em&gt; et, pas plus qu’un lecteur lambda, il ne put échapper à la magie de cette histoire culte. Son désir de connaître l’identité du pilote masqué s’exacerba tout au long du week-end, au fil de sa lecture – il n’est d’ailleurs pas exclu qu’il ait légèrement fait durer le plaisir… Las ! En ce dimanche 5 juillet 1964, parvenu aux pages qui précédaient la dissipation du « Mystère », il lui fallut bien obtempérer à l’injonction de &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/02/06/histoire-de-toto-1-2.html&quot;&gt;Toto Roche&lt;/a&gt; et rejoindre la ligne de départ des F3, sur laquelle, suite à sa magnifique performance des essais, il n’était précédé, pour quatre petits dixièmes, que par le nouveau prodige écossais Jackie Stewart.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu’à cela ne tienne. Notre homme dissimula habilement l’album dans sa combinaison et, sitôt allongé dans sa monoplace, l’extirpa discrètement afin de continuer à le dévorer. Et c’est précisément au moment où, penché sur l’ouvrage, comme on le voit sur la photo, il allait tourner l’ultime page avant la révélation, que le départ fut donné ! On ignore, à vrai dire, si cette révélation, il la reçut à cet instant précis ou s’il dut pour cela patienter jusqu’à ce cinquième tour qui vit se terminer sa course en raison d’un radiateur d’huile explosé. En revanche, on peut légitimement se demander si cet épisode n’aura pas été lourd de conséquences.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tant qu’il demeura en course, en effet, Grandsire, après s’être repris, fut le seul à pouvoir suivre le train de Stewart. Imaginons que, pleinement concentré sur son départ, il ait réussi à devancer ce dernier. Qui sait si son radiateur d’huile, dès lors mieux refroidi, n’aurait pas tenu le coup, et notre « grand blond », en état de grâce, dominé l’Ecossais ? Leurs carrières respectives eussent pu s’en trouver infléchies, sans compter que la future victoire de JPB sur sa Matra, l’année suivante – que le TTDCB me pardonne… –, n’aurait peut-être pas revêtu la même portée chez les fans français si ces derniers s’étaient précédemment amourachés d’un François Cevert avant la lettre caracolant sur sa sémillante Alpine !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En tout cas, il n’y a pas à dire, il s’en sera passé des choses sur le « triangle magique ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Signé Professeur Reimsparing&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Coupe internationale de vitesse de F3 . Circuit de Reims-Gueux . 5 juillet 1964&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Voir le &lt;a href=&quot;http://www.formula2.net/F364_E31.htm&quot;&gt;classement&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Image&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © Professeur Reimsparing
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                <title>Excellence automobile de Reims : longtemps</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 27 Sep 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/longtemps.jpg&quot; alt=&quot;longtemps.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Longtemps, longtemps, longtemps&lt;br /&gt; Après que les autos ont disparu&lt;br /&gt; Leurs frissons courent encore dans les rues&lt;br /&gt; La foule les chante un peu distraite&lt;br /&gt; En ignorant le nom du conducteur&lt;br /&gt; Sans savoir pour qui battait leur cœur&lt;br /&gt; Parfois on change un mot, une phrase&lt;br /&gt; Et quand on est à court d'idées&lt;br /&gt; On fait la la la la la la&lt;br /&gt; La la la la la la&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-569925&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/8068c6cb69e63ae361c2cec11a72fa67.jpg&quot; alt=&quot;488ffd1b232a020ebd2ffcfce41042b9.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-569925&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1er week-end de l'excellence automobile de Reims . Circuit de Gueux en Champagne . 22 et 23 septembre 2007&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.weea-organisation.com/&quot;&gt;www.weea-organisation.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Charles Trenet quittant le circuit de Gueux,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; idée et&amp;nbsp;image de&amp;nbsp;Pascal Bisson
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                <title>Excellence automobile de Reims, figures libres</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Circuit de Reims-Gueux</category>
                                                <pubDate>Wed, 26 Sep 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsc.jpg&quot; alt=&quot;reimsc.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Au moment où sont cités ici ou là les gens qui inventèrent le WEEA, n'oublions pas&amp;nbsp;Gérard Cuif et Alain Paqueraud, chevilles ouvrières de l'association &quot;Les amis du circuit de Gueux&quot; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt;&amp;nbsp;qui depuis quelques années oeuvre à remettre en état ce qui reste du circuit. Ils ont abattu un travail de titan. Nettoyage de la grande tribune où avaient poussé une forêt, rénovation des réclames peintes sur les structures - ce qui ne va pas de soi car il faut en demander l'autorisation aux marques, ce qu'elles n'accordent pas forcément -, réhabilitation du pavillon Lambert et du panneau d'affichage, etc. Sans cette petite mais incisive association, rien n'eût été possible.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsb.jpg&quot; alt=&quot;reimsb.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; La personne qui avait abandonné au beau milieu du terre-plein central cette discrète mais splendide Alfa Romeo 1900 Sprint Touring Superleggera tenait-elle, même sans se l'avouer, à ce qu'elle ne passât point inaperçue d'un média ? C'est chose faite.&amp;nbsp;S'agissait-il de Mauro Caldi, le héros de la bande dessinée de Constant et Lapierre qui en conduit une&amp;nbsp;?&amp;nbsp;En tous cas, elle n'attirait pas autant les regards que le vulgaire Hummer parqué&amp;nbsp;à côté, preuve, d'après Jean-Claude Arnold, que la marge de progression de la culture automobile du public du WEEA est certaine. &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-566961&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/02/01/2b5438ec5727ba8fda0bb39ebd1ff5e3.jpg&quot; alt=&quot;2b5438ec5727ba8fda0bb39ebd1ff5e3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-566961&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-566962&quot; src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/01/00/ee4e6a272376f0422c2bb940456984c0.jpg&quot; alt=&quot;ee4e6a272376f0422c2bb940456984c0.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-566962&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, vous avez reconnu&amp;nbsp;le fin José à son volant. L'histoire ne dit pas si le fin José change d'auto à chaque déplacement, comme Mauro Caldi dont la teinte de sa 1900 varie selon les épisodes. Gianpaolo s'est souvenu d'une image identique enregistrée 42 ans plus tôt pour la série télé &lt;em&gt;Michel Vaillant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/em&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsa.jpg&quot; alt=&quot;reimsa.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; Autre spécialiste du télescopage temporel, le Pr Reimsparing, qui a soumis à David Piper deux photos de sa 250 LM qu'il avait&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/11/26/non-seulement-prives-mais-chauvins.html&quot;&gt;faites&lt;/a&gt;, également 42 ans plus tôt, aux 12 heures de Reims 1965 que le pilote britannique avait terminées à la quatrième place avec Dick Attwood. David Piper est le plus charmant des êtres, toujours disponible pour la causette, et le plus pur aussi, allant de meeting en meeting au volant de son Range Rover tractant une remorque verte contenant sa Ferrari.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsf.jpg&quot; alt=&quot;reimsf.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Quand deux pilotes des années soixante ayant couru à Reims se rencontrent, il y a fort à parier qu'ils parlent d'histoires de pilotes des années soixante qui se passent à Reims. Bien vu. Jean-Pierre Moroni fait les honneurs de sa Tecno F2 de 1969 à... François Libert himself, que le Pr Reimsparing avait immortalisé sur un &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2006/07/04/vieux-docs-remois-du-pr-reimsparing-3-ethuin-fait-la-gueule.html&quot;&gt;document&lt;/a&gt; datant de 1968. Vainqueur à Gueux la même année, Jean-Pierre Moroni est l'un des rares à avoir conduit à la victoire une Elina, la Formule France construite par JPB. Le très sympathique François Libert fonctionne maintenant sous Windows Vista. Pour avoir un aperçu de ses possibilités&amp;nbsp;encyclopédiques, faire -&amp;gt; Démarrer, programmes, Libert et commandez une bière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsg.jpg&quot; alt=&quot;reimsg.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Impressionnante démonstration de force de Mercedes qui a commis un sans-faute égal à celui du GP de l'ACF 1954, dominé de bout en bout par les deux W 196 de Fangio et Kling. Les autos furent par la suite souvent débarrassées de leur carrosserie Streamline qui ne s'accordait pas à certains tracés. Elles étaient d'ailleurs perfectibles, avec leurs freins à tambours, une supension aléatoire et leur empattement long, imposé par le huit cylindres en ligne, qui rendait l'auto difficile à maîtriser sur certains tracés. La foule de Gueux porta littéralement Jean Alesi sur ses épaules à chacune de ses démonstrations, détail qui dut ravir les hommes&amp;nbsp;au sourire en forme d'étoile. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsh.jpg&quot; alt=&quot;reimsh.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Propriétaire d'une TR3 immatriculée 911, Antoine Sire démontre qu'il n'est pas à l'abri d'une erreur, et même de deux si l'on considère qu'il faillit manquer son départ pour s'être fait bloquer par des bottes de paille. Ah&amp;nbsp;! les bottes de paille du WEEA ! Antoine est heureusement plus à l'aise lorsqu'il évoque son week-end dont le point d'orgue fut son dépassement par Alesi. Antoine, le fils de Gérard Sire, est tombé en auto en sautant sur les genoux de Jean-Louis Trintignant dont il interprétait le rôle du fils dans &lt;em&gt;Un homme et une femme&lt;/em&gt; de Claude Lelouch.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsd.jpg&quot; alt=&quot;reimsd.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; En voyant sortir du parking ce cabriolet aux marques d'un pilote anglais assez connu des années 70, quelques spectateurs moins ignorants que la masse se sont laissé aller à griller un ou deux jpeg, histoire de ne pas rater celui qu'ils pensaient pourtant mort, Mike Beuttler, mais sait-on jamais... Ils eurent à la fois raison et tort. Certes Mike est bel et bien décédé, mais il a trouvé une réincarnation efficace en la personne de Philippe Vogel, que l'on voit ici au volant. Phil avance dans son manuscrit à la vitesse d'un escargot ralentissant dans une pente à fort pourcentage, c'est qu'il ne veut pas s'en défaire de son gros manuscrit, Phil, qui le trimballait à Gueux, le montrant çà et là, au fil de ses rencontres. Nullement défait par certains commentaires de jaloux (&lt;em&gt;T'en vendras 10, mon père, pas plus !,&lt;/em&gt; dixit Zurini), Phil Vogel ira au bout de son rêve. Il a MdS derrière lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimse.jpg&quot; alt=&quot;reimse.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; De gauche à droite,&amp;nbsp;un coureur automobile, un teneur de blog et un teneur de site. Pour éviter le culte de la personnalité, les noms ne sont pas cités. Cette image est&amp;nbsp; émouvante car elle est signe le 40e anniversaire de la rencontre entre le pilote et son auteur, le fils d'un gros marchand de meubles de l'Est de la France. Ces deux-là firent connaissance à Reims en 67, et de cette rencontre naquit un partenariat mais aussi une amitié forte qui subsiste intacte 40 ans plus tard.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/reimsi.jpg&quot; alt=&quot;reimsi.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; De gauche à droite, votre serviteur, Jean-Claude Arnold, Francis Rainaut, Christian Magnanou, la vicomtesse, Gianpaolo. Une belle brochette de MdSiens qui a confié à un quidam le soin de réaliser ce cliché tout en priant qu'il ne se tire pas avec l'appareil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; 1er week-end de l'excellence automobile de Reims . Circuit de Gueux en Champagne . 22 et 23 septembre 2007&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.weea-organisation.com/&quot;&gt;www.weea-organisation.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; [1]&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.amis-du-circuit-de-gueux.fr/&quot;&gt;www.amis-du-circuit-de-gueux.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Amis de Gueux&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Alfa Romeo rouge du fin José&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le fin José&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jean-Paul Orjebin&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Ferrari verte de David Piper&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tecno rouge de Jean-Pierre Moroni&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jean-Claude Arnold&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Mercedes grise de Jean Alesi&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jean-Claude Arnold&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La triumph rouge d'Antoine Sire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jean-Paul Orjebin&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'opel Speedster rouge de Mike Vogel et de Philippe Beuttler&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;© MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Portrait de groupe avec pilote&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jean-Claude&amp;nbsp;Arnold&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Portrait de groupe avec dame&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © un quidam&lt;/p&gt;
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                <title>Excellence automobile de Reims : boum !</title>
                <link>http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/09/24/excellence-automobile-de-reims-boum.html</link>
                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
                                                <category>Circuit de Reims-Gueux</category>
                                                <pubDate>Tue, 25 Sep 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gueux070.jpg&quot; alt=&quot;gueux070.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Samedi en fin d’après midi. Les autos réduites au silence en attente du starter, Charles Trenet en profite pour placer son cœur qui fait boum sur la ligne des stands noire de monde, monde au balcon s’entend. La ritournelle, qui eût été raccord avec le triplé Mercedes de 1938 ici à Gueux, glisse le long des&amp;nbsp;réclames écaillées qu’un coup de pinceau a ravivées ; Caltex, Sicli protection incendie ou encore &lt;em&gt;Moteurs&lt;/em&gt;, le magazine du sport automobile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gueux074.jpg&quot; alt=&quot;gueux074.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Quand notre cœur fait Boum&lt;br /&gt; Tout avec lui dit Boum&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; Le portable de Gianpaolo (au centre) &amp;nbsp;sonne, brisant ce voyage dans le temps auquel nous sommes conviés depuis le matin. &lt;em&gt;C’est Pascal, il arrive&lt;/em&gt; annonce-t-il à la cantonade,&amp;nbsp;qui consiste en la vicomtesse et votre serviteur, attablés au pied du pavillon Lambert en attendant que ça se passe tandis qu’un agréable soleil d’automne allume les carrosseries qui dorment pour l’instant sur la grille de départ. On distingue la prise d’air de la Courage, le cul d’une Cobra Daytona. De l’arrière du pavillon, par delà les blés, les mêmes qu’il y a cinquante ans, grossit une silhouette qui s’affine, se précise et finit par s’asseoir à nos côtés :&amp;nbsp;Pascal Bisson, arrivé en Harley, en pleurs. Un biker en larmes. On craint quelque événement tragique. C’est tout simplement le choc de Reims où la vie renaît après un trou noir de 38 ans. Pascal le rémois qui entre deux courses culbutait les filles derrière les frondaisons.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un choc imprévisible qui en a secoué plus d’un au cours de cet extraordinaire week-end, à commencer par le Pr Reimsparing qui s'est consacré à la recherche de l’emplacement des loges de piste qu'il occupa entre 1959 et 1969. Une madeleine de Proust que le WEEA a réussi l'exploit de livrer en paquet-cadeau aux innombrables nostalgiques ayant convergé vers les champs de Gueux qui ont servi, comme il y a cinquante ans, de parking.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gueux072.jpg&quot; alt=&quot;gueux072.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Tout a changé depuis hier&lt;br /&gt; Et la rue a des yeux qui regardent aux fenêtres&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Abrités par des dais genre Goodwood, les automobiles se laissent désirer, dans l’attente de se mettre en pré-grille. Elles sont réparties en quatre séries. Série 1, les monoplaces. On remarque la Balsa F2, une machine rarement montrée qui fit 9e de la Coupe des petites cylindrées à Reims en 1950, aux mains de &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/tag/marcel+balsa&quot;&gt;Marcel Balsa&lt;/a&gt;. Elle ressemble à s’y méprendre à une Gordini. Une Gordini, Sport celle-là, est alignée par Jean Sage en série 2 alors qu’à sa gauche David Piper a établi son campement : une table de camping, un réchaud et la 275 LM attaquée par la poussière, derrière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Gueux, ce week-end se déclinait en passion et poussière, cette dernière coûtant son prix d’excellence à cet événement qui devra la dompter, ainsi qu’il lui faudra changer sa paille en paillettes s’il veut mériter totalement l’excellence qu’il s’autoattribue. Dans la série 3, le président des Amis de Gueux, Gérard Cuif, a engagé sa Porsche 914/6 GT, qui roule au méthanol. Lui qui avait apprécié modérément qu’on parlât de &quot;&lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/07/05/12_heures_de_gueux_2005_la_croisiere_jaune_a_bulles.html&quot;&gt;comice agricole&lt;/a&gt;&quot; à l’endroit des 12 heures de Gueux 2005 s’inquiète de savoir à quelle sauce MdS accommodera ce WEEA. Nous ne parvenons guère à le rassurer en lui confiant notre satisfaction sous laquelle il devine quelque piques cachées. En fait non, hormis une organisation un poil relâchée, des plateaux hétéroclites et des bottes de paille sur la ligne droite des stands pour ralentir les autos, l’ensemble est une vraie réussite. Enfin nous dénichons dans la série 4 un authentique dinosaure en René Ligonnet, vieille gloire des années 60 et 70 en F3, F2 et protos.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gueux075.jpg&quot; alt=&quot;gueux075.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; Le vent dans les bois fait hou hou hou&lt;br /&gt; La biche aux abois fait mê mê mê&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; La star du week-end, les stars plus exactement, furent Jean Alesi et l’extraordinaire Mercedes W 196, auteur d’un doublé au GP de l’ACF 1954 dû à Juan-Manuel Fangio et Karl Kling, ce dernier figurant sur la photo de la plaquette, et non Fangio comme indiqué, ce qui coûte un point de moins au WEEA. En déclarant à &lt;em&gt;L’Union&lt;/em&gt; son souhait de voir la F1 revenir à Gueux, Jean Alesi a contribué à y drainer un très large public, majoritairement local nous a-t-il paru, qui l’assaillit à chacune des cinq exhibitions de la Streamliner à l’étonnant bruit de pétrolette deux temps.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gueux071.jpg&quot; alt=&quot;gueux071.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;em&gt;&lt;br /&gt; La pendule fait tic tac tic tac&lt;br /&gt; Les oiseaux du lac font pic pic pic pic&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Parmi les 300 autos figurait cette BRM P 261 de 1965, ex-Stewart avec laquelle ce dernier gagna notamment le GP d'Italie 1966. Conduite par Michaël Ostroumoff, on jurerait qu'elle a inversé la flèche du temps pour se placer sous les ordres de Toto Roche, n'était la décontraction post-moderne des photographes.&lt;br /&gt; Chacune des participantes avaient à accomplir quelques tours du tracé de 1952, long de 7 km, reconstitué pour l'occasion, la route à quatre voies qui emprunte l'ancienne ligne droite de la Garenne, ayant été neutralisée sur deux voies. Dans le contexte autophobe actuel, c'est un pur exploit qu'à réussi l'organisation d'avoir obtenu de la préfecture qu'un roulage ait eu lieu à Gueux, oh, un roulage modeste, limité à 70 km/heure devant les stands et bridé par des chicanes matérialisées par des bottes de pailles. Et pas question de course. Mais enfin il s'est dit à mots couverts que d'aucuns emmanchaient pas mal sitôt hors de&amp;nbsp;vue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En conclusion, un coup d'essai très prometteur qui sera un coup de maître dans les années à venir si l'organisation apporte de la rigueur dans le timing, de la cohérence dans les plateaux&amp;nbsp;(on notait une TR3&amp;nbsp;avec deux Jaguar C) et de la modestie dans l'appellation de sa manifestation. L'excellence se marie mal avec poussière et bottes de paille. Faiblesses mineures qui ne sauraient entraver l'avenir que nous entrevoyons à Reims-Gueux, certes pas un circuit de F1 mais un site préservé et si possible reconstruit - nous pensons aux stands ayant été détruits sur la droite du panneau d'affichage, qui hébergerait avec bonheur ce Goodwood à la française qui manque tant. Notre coeur fait boum, rien que d'y penser.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a name=&quot;media-565045&quot; href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/media/00/02/c4da11596c9ca4913528a03d0ce67b99.pdf&quot; title=&quot;media-565045&quot; id=&quot;media-565045&quot;&gt;listeparticipants.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/gueux073.jpg&quot; alt=&quot;gueux073.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1er week-end de l'excellence automobile de Reims . Circuit de Gueux en Champagne . 22 et 23 septembre 2007&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.weea-organisation.com/&quot;&gt;www.weea-organisation.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Toutes images sauf la BRM&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © MdS&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La BRM&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Jean-Claude Arnold
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                <title>Ténèbres</title>
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                <author>noreply@ (Mémoire des stands)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 22 Aug 2007 10:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/nuit1.jpg&quot; alt=&quot;nuit1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il a été fait &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2007/07/13/lm-story-2007-3-corse-clienti.html&quot;&gt;allusion&lt;/a&gt; récemment à la victoire de Graham Hill et Joachim Bonnier aux 12 heures de Reims 1964 sur leur Ferrari 250 LM. Or l’anglais à l’élégante moustache consacre dans son autobiographie&amp;nbsp;&lt;em&gt;Life at the limit&lt;/em&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[1]&lt;/font&gt;&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; déjà citée dans ces colonnes &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[2]&lt;/font&gt;, un assez long passage à cette course qui les vit s’opposer, son équipier barbu et lui, hérauts des couleurs rouge et bleu du colonel Hoare, aux glabres Surtees et Bandini sur une machine identique, mais d’usine et arborant une robe rouge et blanche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il m’a paru intéressant de proposer une synthèse de ce récit mettant l’accent sur les conditions de conduite qu’impliquait une course dont le départ était donné de nuit. A cette occasion, j’ai pris quelques libertés avec le texte anglais mais je pense que la teneur n’en est pas fondamentalement altérée. Cela valait mieux, de toute façon, qu’une tentative de traduction au sens technique du terme, dont le résultat aurait pu me faire passer pour l’auteur des traductions « Solar » de sinistre mémoire…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or donc, sur le coup de 23 heures 59, en ce samedi 4 juillet 1964, notre héros ainsi que ses collègues faisaient face aux voitures alignées en épi le long des stands du circuit de Reims-Gueux baignés de lumière tandis que le reste du parcours stagnait dans une nuit d’encre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/trou1.jpg&quot; alt=&quot;trou1.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;br /&gt; Au baisser du drapeau, Graham Hill joua semble-t-il les Stirling Moss puisque sa Ferrari, lancée en un superbe travers, jaillit la première de son emplacement de départ, suivie de près par la Ford 4,5 litres de Richie Ginther. Le scénario de la course, toutefois, ne tarda pas à se dessiner. Avant même la fin du premier tour, au moment où il abordait le virage de Thillois, le pilote de la Ferrari rouge et bleue fut doublé par John Surtees, lancé « like an express train » et qui n’eut d’autre ressource que de s’engouffrer sur une voie de garage, autrement dit, dans l’échappatoire ! Le ton était donné. Allait s’ensuivre une farouche bataille, qui se déroula sur une piste plutôt étroite, à des vitesses frisant parfois les 290 kilomètres-heures (« 180 mph ») et surtout, durant les premières heures, essentiellement dans l’obscurité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Déjà, lors du départ, Hill avait pu expérimenter la difficulté de la chose. Aussitôt après avoir quitté la zone des stands et le temps que ses yeux s’accommodent, il éprouva le sentiment d’affronter un trou noir : ses phares se révélaient à la limite de l’inutilité et, pour ne rien arranger, sa rétine était titillée par les éclats de lumière dispensés, via son rétroviseur, par les optiques des voitures qui le suivaient !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On sait que ce moment délicat fut cependant surmonté. Mais il se renouvela inéluctablement, quoique, dès lors, anticipé. Les voitures franchissaient à pleine vitesse la zone des stands violemment éclairée puis se retrouvaient sans transition dans le noir, dès le sommet de la légère bosse qui marquait la fin de cette zone. Exactement à cet instant, il fallait lever le pied une fraction de seconde puis inscrire la voiture, en une belle et bonne dérive, dans la fameuse courbe à droite qui suivait et se négociait quasiment à fond, tout en veillant à ne pas être déstabilisé par l’effet de l’aspiration. Et cela, tout après tour, jusqu’au lever du jour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est pourtant avec une certaine jubilation que Graham Hill a livré ces souvenirs. C’était pour lui la course automobile dans toute sa splendeur, même si l’exercice présentait un côté « hair-raising »…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/trou2.jpg&quot; alt=&quot;trou2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;La course se joua cependant de jour, au cours des deux dernières heures. La menace Ford ayant fait long feu, l’équipage anglo-suédois réussit à prendre l’avantage à la faveur d’un arrêt prolongé de Surtees, dont les plaquettes de freins étaient « worn out ». Lequel Surtees reprit la piste déchaîné (« going like a dingbat »), revenant sur Bonnier à raison de 3 ou 4 secondes au tour. Mais, tout à coup, la Ferrari rouge et blanche se fit attendre, puis finit par apparaître au ralenti. Dans son rush désespéré, le futur champion du monde avait bloqué une roue au freinage et l’un des pneus avant, déjà bien fatigué, avait explosé ! Le chemin de la victoire était grand ouvert aux tenants de la pilosité (mais non de la frilosité…).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Laissons Graham Hill conclure :&amp;nbsp;&lt;em&gt;It was a most exciting race and one of those unforgettable experiences&lt;/em&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;[3]&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Signé Professeur Reimsparing&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; [1] &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;strong&gt;HILL (Graham)&lt;/strong&gt;.- &lt;em&gt;Au Seuil du danger&lt;/em&gt; &lt;em&gt;(Life at the limit).&lt;/em&gt; Préface de Gérard Crombac. Coll. “Sport 2001”, Ed. Solar. Paris, 1971, 318 p.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; [2] &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Voir la &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/10/22/bibliographie_citee_en_note.html&quot;&gt;bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; [3]&lt;/font&gt; &amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ce n’est pas l’auteur de ces lignes qui le contredira, même s’il a ici une petite pensée pour Jean-Pierre Beltoise, dont l’accident survint cette même nuit, et si, spectateur anonyme de la tribune principale, et littéralement frigorifié, il dut déclarer forfait sur le coup de 2 heures du matin, sans s’être douté une seconde des exploits auxquels les ténèbres qu’il venait de côtoyer contraignaient les pilotes…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#663333&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;12 heures de Reims 64 by night&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © Pr Reimsparing&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Graham Hill/Jo Bonnier, Ferrari 250 LM, 12 heures de Reims 64&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; © Pr Reimsparing&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;John Surtees/Lorenzo Bandini, Ferrari 250 LM, 12 heures de Reims 64&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; © Pr Reimsparing&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Accéder aux &lt;a href=&quot;http://memoiresdestands.hautetfort.com/archives/&quot;&gt;archives&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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