dimanche, 29 janvier 2012

François Migault n'est plus

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FM2.jpgFrançois Migault, ce grand garçon athlétique qui avait choisi l'auto parmi beaucoup d'autres sports qu'il pratiquait avec aisance, s'est éteint le 29 janvier 2012 à 67 ans, victime du cancer qui a réussi là où nombre des pièges qu'il mena en course échouèrent.




Vainqueur du Volant Shell en 1968, François Migault enlève un volant en F3 chez Tecno en 1970 et 1971. Puis à l'issue d'un bout de saison en F2, il est remarqué par "La Hutte", sponsor manceau, comme lui l'est, qui l'appuie pour obtenir en 1972 le volant d'une poubelle [lire monoplace]  nommée Connew, construite par Peter Connew.
Ne disposant que d'argent de poche comme budget, l'équipe n'aligne sa PC1 qu'à deux GP, Angleterre et Autriche mais François parvient tout de même à qualifier sa brouette [lire sa monoplace] en 25e et dernière position. C'est évidemment l'abandon. 1973 le voit revenir à la F2 au sein de l’écurie Pygmée. 

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Mais toujours attiré par la F1, Il retrouve en 1974 un baquet en Grand Prix chez BRM où il est troisième pilote derrière Pescarolo et Beltoise. Héritant d'une auto modeste, douce litote dissimulant mal une réalité à peine supérieure à la Connew de 72, François Migault fait son moins mauvais résultat au GP de France où il est 14e. Mis à pied par BRM, le pilote réussit à se faire embaucher l'année suivante par l’équipe Embassy-Hill, dirigée par Graham Hill. Au volant de la GH1, il arrive à ramener deux qualifications. Las, la sorcière aux dents vertes qui semblait manager sa carrière se manifeste le 29 novembre 1975 en envoyant au tapis le patron, ce qui met fin à l’aventure Hill Embassy, et à celle de Migault dans ladite équipe.  

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En 1976, il retourne en Formule 2 chez Enzo Osella où ses performances sont moyennes. Mais c'est Le Mans qui l'attirait et il décide alors de de se consacrer à l'endurance. Dans cette discipline, il réussira alors une fort belle carrière, disputant à vingt-sept reprises les 24 Heures du Mans au volant des machines les plus diverses : Ferrari Daytona, Porsche 962, Ligier JS2, Cougar, Rondeau M379, la WM et bien sûr Matra 670 sur laquelle, en 1974, il finit 3e en compagnie de Jean-Pierre Jabouille.
Sa toute dernière participation remonte à l’édition 2002, avec la Dome.

C'est lors de son temps en F2 que nous avions connu François Migault, par l'entremise de son club de fanatiques, animé par l'excellent Jean-Pierre Herlin. Agréable quoique distant, il avait su fédérer autour de lui quelques centaines d'inconditionnels dont quelques-uns le suivaient sur les courses. Loin d'un Beltoise qui fuyait le contact du public ou d'un Pesca qui ignorait qu'un public assistait aux courses, Migault se comportait en star qu'entourait une cour tout entière dévouée. Il fallait le voir prier untel de faire ci, un autre de faire ça. Il avait le chic, une façon unique d'exister. 

A sa famille, et ses trois enfants, Céline, Antoine et Florent, nous présentons nos sincères condoléances.



François Migault

France
Né le 4 décembre 1944 au Mans (Sarthe)
Décédé le 29 janvier 2012 à Parigné-L'Evêque (Sarthe)



Sur l'Osella FA 2 en NB
, DR
Portrait © FORIX
Hill GH1, GP d'Espagne 1975 © Guy Royer
Osella FA 2, GP de Pau 1976 © Guy Royer

21:49 Publié dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : françois migault, memorial, osella, connew, hill gh1 |

Commentaires

Encore un grand nom du sport auto qui disparaît, victime de ce maudit crabe! RIP, François.

Écrit par : emmanuel delay | dimanche, 29 janvier 2012

En effet,encore une idole de jeunesse qui disparait...Triste nouvelle.

Écrit par : Jacques Rivaud | dimanche, 29 janvier 2012

RIP Mr Migault. Il n'avait pas son pareil pour dégotter chaque année le bugget nécessaire à sa participation aux 24 Heures du Mans. Une sorte de Guy Edwards à la française. J'ai fait sa connaissance alors qu'il gérait un atelier de carrosserie à Bois d'Arcy au milieu des anées 80.

Écrit par : passion91 | dimanche, 29 janvier 2012

Quelques précisions dans son parcours: A sa présentation au "Show Boat" de Londres,
la "Connew" ne fut pas considérée comme une poubelle par les critiques sportifs de
l'époque. Le journal "l'automobile"(N° 309 - Février 1972) disait : "..la Connew PC.1 est une
voiture simple aux lignes harmonieuses,employant des techniques traditionnelles dont on
appréciera tout le soin apporté à la finition..". Mais le manque de budget fit que ...

Chez BRM(avec la vieille P.160 E),François obtiendra,dans son épreuve nationale,le "ruban
bleu" de l'écurie de Bourne,en se qualifiant à la 14° place,très en avant de ses deux
équipiers qui,pourtant,disposaient d'un meilleur matériel.
A "l'international trophy" de Silverstone,François va étonner son monde en prenant une
excellente 5° place,toujours avec la P.160 E.

Enfin,en 1975,après les deux expériences malheureuses dans l'écurie de Graham Hill,
François effectuera une dernière "pige" pour le compte de Frank Williams mais ne
dépassera pas le tour de chauffe(casse moteur).
Voilà.Le Manceau laisse dans mon souvenir celui d'un pilote opiniatre,passionné,tendu vers
un seul objectif : vivre sa passion. Paix à son ame ...

Écrit par : Michel LOVATY | lundi, 30 janvier 2012

Une figure du sport auto des années 70 qui s'en va trop tôt. Paix à son âme
Mais pourquoi cette appréciation extrême, et àmha totalement injuste sur la Connew?

Écrit par : Jean-Christophe Pret | lundi, 30 janvier 2012

Bonjour !

Je transmets une pensée à sa famille car son départ est bien sûr trop tôt. J'ai vu François Migault courir à plusieurs reprises et lui ai touché quelques mots à propos de Mike Beuttler au Mans Classic 2008 je crois. J'ai échangé aussi avec lui sur le livre des visages et failli le compter comme lecteur de Privé de gloire.

Respect aussi pour quelqu'un qui a tant de fois participé aux 24 heures du Mans tel un mercenaire et c'est cela qui le rendait singulier, je crois. Il avait sans doute aussi des défauts, comme chacun.

Enfin, néanmoins respectueux de l'avis d'autrui, je pense quand même que Peter Connew et Barry Boor seraient un peu "vexés" de voir qualifiée leur monoplace de poubelle. Vous pouvez aller vous renseigner à http://server17.dedicateduk.com/~bruce/cgi-bin/ Sachez enfin que Privé de gloire évoque cette voiture, photo à l'appui, dans ses chapitres.

Bien sportivement ! Philippe Vogel

Écrit par : Philippe Vogel | lundi, 30 janvier 2012

A l'invitation de sa famille, je l'ai revu la veille de sa mort samedi en compagnie d'amis proches, Camille Letierce, Jean Daniel Jakubovski et Lulu Guitteny.

Une dernière rencontre poignante...

Terrible

RIP François

Écrit par : gilles Gaignault | lundi, 30 janvier 2012

Salut François !
On peut dire que tu m'as tout fait ! Jamais je n'aurais accepter ça de personne d'autre ! Voyages à la con, excès de vitesses et infractions en tout genres, rendez-vous bidons, déplacements dans des camions délabrés ou des voitures en panne dans les 10 minutes qui suivaient le départ. Mais avec ton sourire d'ange tu savais toujours me mettre dans ta poche.
Quels souvenirs ! C'était la belle époque et on rigolait bien.
Tu occuperas forcément une place de choix au paradis des pilotes.
Je transmets une pensée à toute ta famille avec qui on se retrouvait régulièrement au Chateau de Bellefille.
Adieu mon François.

Écrit par : THEPENIER Jean-Loup | lundi, 30 janvier 2012

Fichue cochonnerie de cancer. Je te déteste bien cordialement. Un pilote qui fait partie de mon univers des 24 Heures du Mans s'en va... Une grande pensée va vers sa famille, ses proches et tous ceux qui l'ont bien connu.

Écrit par : Olivier L. | mardi, 31 janvier 2012

A l'image de Bob Wollek, dont il était un contemporain, François Migault n'a pas seulement pratiqué la course auto en tant que sportif. Plus jeune il avait débuté par l'athlétisme. Sprinter de qualité, il s'était spécialisé dans le cent mètres. Je crois me souvenir qu'il m'avait dit avoir parcouru la distance en 11 secondes en Junior. Sans doute quelqu'un de sa famille pourrait-il en dire plus à ce sujet..?

Écrit par : Johnny Rives | mercredi, 01 février 2012

Eh oui, que de souvenirs nous laisse François !. J'en ai un en commun, particulièrement; François m'avait ouvert la possibilité de faire les 24 h du Mans dans l'écurie Luigi Chinetti, en 1977, mais à ma charge de trouver un budget, même petit. En 1977, ou bien 1978 ?, il était venu déjeuner chez ma compagne d'alors, qui avait un poste chez le plus grand Annonceur français. Je devais faire équipe avec un grand pilote Américain, mais surtout un immense acteur, Paul Newman. J'avais eu Mauro Forghéri au télèphone qui m'avait assuré que l'auto préparée l'était à l'usine et qu'elle était donc "au top". J'ai rencontré des candidats annonceurs, leur ayant expliqué qu'il "ferait jour" en pleine nuit durant les 24 h lors du Mans lors des relais, du fait que je ferai équipage avec Paul Newman, ce qui fut éffectivement...mais l'année suivante, en 1978 ?, sauf érreur sur l'année. Aucun Annonceur n'a saisi cette opportunité en 1977, de façon totalement incompréhensible, des "visionnaires" sûrement !. Mais en 1978 ou 1979, toujours appelé pour faire équipage, écoeuré j'ai refusé. Merci à François d'avoir "pensé" à moi...alors.

Écrit par : François Libert | dimanche, 04 mars 2012

Francois Migault pilota à l'occasion d'une épreuve de F2 à rouen les essarts en 1971, une Lira Lotus 69 sur laquelle il termina 5éme. Il était l'équipier de Reine Wisell, et couru sur la Lira Lotus habituellement piloté par Richard scott. Ce team Lira lotus était drivé par deux jeunes phénomenes, se nommant Chris Witty et Ian Philips. Ce team emportera qu'une victoire à Pau en cette meme année 1971 par Reine Wisell. Cette équipe ne fera qu'une saison en l'occurence 1971, faute de budget.

Écrit par : patricelafilé | samedi, 10 mars 2012

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