dimanche, 04 mars 2012

Essai passion #3 : Coupé Cobra Daytona 289

Cobra 1.jpg


Voir aussi :
Ford Mustang Mach 1 
Matra 630



Cobra ressuscité




Cobra2.jpgJe devrais piaffer d’impatience et exulter de joie en arrivant sur le circuit de Reims en ce petit matin de février 1994. Ben non : il fait un temps à hiberner au fond d’un troquet cosy devant un thé chaud (il est un peu tôt pour la mirabelle) et dans ces conditions, la triste découverte des ruines du circuit de Reims-Gueux n’incite guère à l’optimisme béat. Pierre Gary gare son Opel devant les stands et hume, maussade, la bruinasse qui achève de donner à l’endroit un joyeux petit air "post guerre nucléaire'. Christian Bedeï jette un coup d’œil désabusé à sa cellule et affirme qu’il faudra bien faire avec. Vous pouvez rajouter le croassement des corbeaux au-dessus des (mornes – ça va de soi) plaines alentour et le tableau est complet. Bref, on a beau savoir qu’on va essayer un Coupé Cobra Daytona 289 dans quelques instants, on ne se la pète pas pour autant ! On remonte frigorifiés dans la voiture, direction l’auberge de la Garenne.

Le parking du célèbre restaurant est en pleine ébullition : du gros semi estampillé ATS, descend lentement la bêêête, guidée avec soin par l’équipe de restauration de l’atelier du Mans. Et là, nos petits cœurs racornis se réchauffent d’un seul coup. C’est peu de dire que la voiture est impressionnante. Non seulement elle en impose par sa plastique bodybuildée, mais l’éclat de sa carrosserie impeccable et de ses jantes immaculées tranche radicalement avec le gris ambiant. Il faut dire que l’auto est… neuve.

Six coupés furent assemblés par Carroll Shelby dans la première moitié des années soixante pour contrer les Ferrari GTO dans le championnat GT (les fanas des numéros de châssis nous feront peut-être le plaisir de les énumérer dans les commentaires ?) et on en resta là lorsque le boss dût abandonner ses reptiles au profit des nouvelles Ford GT40.

Cobra3.jpgTrente ans plus tard, le patron des ascenseurs ATS, Robert Sarrailh, se coinça au fond de sa caboche de Béarnais l’idée folle de faire assembler un nouveau Coupé Cobra Daytona ! Sponsor de tout ce qui roule vite (il a vendu son activité depuis), Sarrailh est un personnage assez singulier que rien n’effraie : il demande à son équipe restauration de greffer la carrosserie du coupé sur un châssis authentique de roadster Cobra comme cela se pratiquait autrefois, et il convie rien moins que le concepteur de l’auto, Peter Brock, à venir superviser au Mans le montage de ce qui deviendra donc le 7e Coupé Cobra Daytona.

Pour lancer avec l’éclat qu’il se doit le programme VHS à venir de sa nouvelle merveille, Robert Sarrailh n’a pas hésité à inviter la presse spécialisée ainsi que de prestigieux invités sur ce qui fut autrefois le théâtre d’une des victoires du Coupé Cobra : Crombac, Cahier, Pescarolo, Trintignant ont répondu présent à l’appel du Pyrénéen autophile, qui a aussi invité son bon copain Benoît Dauga à venir admirer les belles mécaniques. Et naturellement, Peter Brock est de la fête.

Le temps que tout ce beau monde pose devant la belle bleue à bandes blanches et que les techniciens vidéo installent dans le coffre de quoi enregistrer live les rugissements du monstre, nous poireautons en tapant le sol de nos pieds gourds et en faisant le tour des autres voitures de l’écurie ATS.

Cobra4.jpgNous admirons la GT40 verte ex-Whitmore, le roadster Cobra régulièrement piloté par Pesca en Historique, et une Lotus Seven devant laquelle fume une grosse pipe reliée à un Gérard Crombac méditatif sous sa casquette. Bernard Cahier a allumé un Cohiba et plaisante avec tout le monde tandis que Maurice Trintignant se tient timidement un peu à l’écart, son jeune fils et sa femme à ses côtés. Robert Sarrailh décrit avec passion la GT40 à son pote "le grand Benoit" qui semble se dire qu’on doit plus facilement entrer en mêlée que dans l’habitacle de cette drôle de boîte de conserve. Henri Pescarolo discute le bout de gras avec nous et, tout en nous désignant sa vieille Mercedes 190 2.3 qui affiche 260 000 km au compteur, nous dit qu’il a bien fallu un temps de chiottes pareil pour qu’il délaisse son fidèle petit hélico vert. Devant la prolifération des radars et des encombrements routiers, le grand Henri ne jure plus que par la voie des airs pour ses déplacements, mais aujourd’hui, avec ce plafond, hein ?... Tout est enfin prêt, et tout le monde se dirige vers… la salle de restaurant où nous attend un bon déjeuner. Nous sommes alors désolés d’annoncer à Robert Sarrailh notre forfait pour les agapes : nous avons deux heures devant nous pour profiter égoïstement du Coupé, et c’est ce que nous allons faire.

Cobra5.jpgPierre Gary s’installe à bord de la Daytona et fait vrombir le moteur. Les gros échappements latéraux libèrent sauvagement leurs décibels à en faire tourner les sauces dans les cuisines de l’auberge ! Une fois la mécanique réchauffée, nous convoyons sagement l’auto jusqu’aux stands pour une première séance photos statique. La présence de cette superbe voiture parfaitement restaurée au milieu de ces bâtiments délabrés fait réellement mal au cœur (avec le recul, on ne peut que se féliciter de la récente initiative de rénovation de l’ensemble par les "Amis du circuit de Gueux").

Pour des raisons de tranquillité (et de paysage pour les filés photos) nous avons décidé de tourner sur la partie du circuit qui emprunte l’ancienne montée de la Garenne du temps où les voitures passaient dans Gueux et rejoignaient la nationale Soissons-Reims par cette route. D’un regard, j’interroge Gary sur ma présence à bord et il me répond affirmativement par le même biais. Nous voici enfermés dans l’habitacle de la Cobra et la première chose surprenante venant d’une voiture dite historique est l’odeur : ça sent le cuir neuf comme la dernière Audi dans la concession (je dis Audi, mais en fait je m’en contrefiche ; mettez ce que vous voulez). On sent par contre tout de suite la vocation sportive de la belle : les baquets sont vraiment enveloppants et l’instrumentation complète. Face à moi, la plaque constructeur sur laquelle s’étale le nom célèbre : Cobra ! 

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Le pouce ganté de Gary appuie sur le démarreur et, simultanément au bruit, les vibrations envahissent l’habitacle. Le martellement sourd des échappements résonne entre les murs fantomatiques de ce qui fut autrefois le plus grand circuit de France et nous quittons les stands dans un grondement qui va bientôt se transformer en rage ! J’avais qualifié de "tonnerre" la voix du V8 de la Mustang Mach 1, mais à côté de celui de la Cobra, ce n’est plus qu’un petit orage. Il faut dire que l’une est censée être un minimum civilisée tandis que l’autre est entièrement dévouée à la course. La montée vers la Garenne est ahurissante. L’absence totale d’isolation phonique rend l’ambiance grisante, mais à peine supportable pour les oreilles. On comprend mieux les protections auditives des pilotes d’aujourd’hui, et la surdité de certains de leurs congénères des années "héroïques". La puissance quant à elle est phénoménale ! Tout est dans le couple, énorme. D’ailleurs la boîte n’a que quatre rapports, qui étaient bien suffisants pour entraîner les 380 chevaux du V8 4,7 litres.
Maurice Trintignant nous racontera plus tard dans l’après-midi qu’il utilisait uniquement la trois et la quatre en course, la deux servant pour les rares épingles lentes comme le Nouveau Monde à Rouen, et la une pour sortir des stands. Le Coupé Cobra s’extrait des virages comme une balle et la poussée donne l’impression de ne jamais s’arrêter. Hélas, nous ne sommes pas à Rouen ou à Spa en 1964 ou 65, mais bel et bien sur une route ouverte en 1994, sur un bitume correctement gras-mouillé et avec en face de nous des R25, des XM et des Renault Trafic dont les propriétaires font tout de même de sacrées tronches en nous voyant débouler avec notre engin à bandes blanches venu d’un autre âge.

Nous effectuerons ainsi quelques tours prudemment au milieu de la circulation, et Pierre Gary ne se permettra des accélérations franches que sur la portion calme du circuit. Thillois négocié en contre-dérapage à fond les ballons, ce sera pour une autre fois. Il n’empêche, nous aurons l’occasion de passer à deux ou trois reprises la courbe du Calvaire à une allure relativement élevée, et le maintien en adhérence de l’auto par l’accélérateur avec la relance qui suivra me laisseront des frissons dans l’échine bien longtemps après que je ne me sois extrait du baquet passager !

Cobra7.jpgVers les deux heures de l’après-midi, une fois que Christian s’est assuré d’avoir bien tout "dans la boîte", nous bouclons un ultime tour de circuit pour ramener le reptile vers le parking de la Garenne où les convives sortent petit à petit du restaurant, l’œil brillant et les joues un peu rouges ! L’opération promotionnelle peut commencer, avec Sarrailh en maître de cérémonie. Tout le monde rejoint les stands du circuit pour une nouvelle séance photo. Pescarolo prend le volant du roadster Cobra tandis que Pétoulet s’installe aux commandes du Coupé, évoquant devant les caméras son Tour Auto 1964 avec un modèle semblable à celui-ci. Puis Peter Brock se met en devoir d’offrir quelques sensations à bord du roadster aux invités du jour. En fin d’après-midi, j’aurai droit moi aussi à mon petit tour aux côtés de mister Brock. Après le coupé, le roadster. Ma journée "Cobra" aura finalement été complète. Mais le gentil Peter n’est visiblement pas là pour faire peur à ses passagers et après un paisible aller-retour jusqu’à la courbe Annie Bousquet, nous sommes déjà de retour sur la ligne droite des stands où la nuit tombante annonce la fin des festivités. Les serpents sont rangés dans le camion ATS et nous dans l’Opel en direction de l’autoroute de l’Est avec des souvenirs plein la moelle !

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Pierre Ménard



(A suivre…)



Photos & Illustrations
2, 4, 5 & 6 © Christian Bedeï
1 & 3 © Pierre Ménard
Auto-Passion n°90, photo couverture © Christian Bedeï
Planche parue dans Auto-Passion n°90 mars 1994

Commentaires

Superbe essai dans un lieu mythique ! Heureusement, les anciennes installations de Reims ont retrouvé un peu de leur lustre d'antan.

Écrit par : Arnaud M | dimanche, 04 mars 2012

Merci Pierre Ménard pour ce bel essai de cette superbe voiture !

Et pourtant Dieu sait si j'ai maudit ces Cobra à l'époque où elles voulaient bouffer du cheval cabré tout cru ! On avait ses favoris et on se les défendait becs et ongles contre "l'ogre américain"...

A l'apparition de ces épatants coupés, au Mans pour moi, j'avais été étonné par un détail plus administratif que technique : elles portaient sur leur magnifique arrière à pan coupé, un beau "USA", comme on se pose un "F" au derrière chez nous.

Peut-être un mélange de règlements US et GT. En tous cas, j'avais alors pensé que l'américain avait ainsi trouvé le moyen de copier le célèbre "Prova" à l'arrière de mes chéries rouges. Rien à voir, mais ça m'agaçait.

Les résultats des ces coupés bleu métallisé m’agacèrent bien plus encore...
Mais quelles belles et impressionnantes voitures !

Écrit par : Hubert Baradat | lundi, 05 mars 2012

Je me souviens que lors des 24 h du Mans, vers le milieu des années 60, JPB, disposait d'un Roadster Cobra bleu foncé métallisé avec... un 7 Litre !. Il me dit que c'était une auto exceptionnelle, moins de 4 secondes de 0 à 100 km/h départ arrêté...C'était lors des 24 h du Mans, il m'emmena, "en sac de sable", à sa droite donc, faire un "tour" sur les petites routes...mancelles, souvenirs inoubliables concernant la maitrise du pilote et de la Cobra. Quelques années plus tard j'eus la chance d'en prendre le volant et je fus étonné, non pas de la facilité de conduite car il fallait rester sur "ses gardes" du fait du couple du V8 notamment, quel "souffle" !, mais l'auto restait "conduisible", totalement "exploitable", à l'inverse de ce que j'imaginais, de ce que je pensais à priori, surpris que je fus.

Écrit par : François Libert | mardi, 06 mars 2012

.Je pense que c'était alors une 289 Cubic Inches, donc une 4 L 7 Roadster, et non une 7 Litre...Je rectifie avant que les historiens de MdS me "rectifient"... Celle dont je pris le volant, qq années plus tard, elle, était bien une 7 Litres Coupé, d'où mon humilité "au départ" à son volant...

Écrit par : François Libert | mardi, 06 mars 2012

Une américaine boursouflée par les ice-cream, les pancakes et les hamburgers.

Écrit par : L'étroit mousquetaire | mardi, 06 mars 2012

Une évocation très attachante de personnalités devenues mythiques et d'un beau monstre qui ne l'est pas moins. J'en ai croisée une en voiture à Düsseldorf voici quelque temps et, me retournant la tête à 180° comme Lucky Luke pour la suivre des yeux plus longtemps, je fus surpris par la relativement petite taille de l'auto par rapport aux super cars modernes. Mais pour ce qui est de la montée en régime cardiaque, cette brêve rencontre laissa les modernes loin derrière.

Écrit par : Jean-Marc Creuset | mardi, 06 mars 2012

Bonjour "L'étroit mousquetaire", votre commentaire à propos de la Cobra Daytona se veut humoristique. En ayant pris le volant, je puis vous assurer que ce n'était pas seulement une américaine "boursouflée par les ice-creams, les pancakes et les hamburgers", mais une auto sacrément éfficace, supers chassis rigides et supers trains roulants !. Carroll Shelby, via mon Père, m'avait dédicacé son livre non sans y mettre un petit mot et son télèphone, attendant mon appel aux USA. Je n'ai pas su prendre cette "perche"... obnubilé que j'étais par les monoplaces et donc l'Europe. Je regrette encore mon érreur, quitte à "rebondir" et revenir, plus tard, en Europe. A propos de sa Cobra, Carroll Shelby, avait réalisé une "sacrée" auto avec ce qu'il avait "sous la main", en motorisations, des "gros" V8, Ford en l'occurence, Firme avec laquelle il avait fait un "deal". Sûr, pour nous Européens, voir les merveilleux V12 Ferrari s'épuiser derrière ses très éfficaces Cobra, avait quelque chose d'iconoclaste... Mais René Bonnet et Charles Deusch n'avaient pas faits autre chose avec les Twin Panhard de 850 cc dont ils disposaient. Quant au son, le "chant" des moteurs bi-cylindre, ce n'était pas spécialement le nirvana... L'Anti-Américanisme primaire vous guète cher "étroit mousquetaire", mais vous êtes un habitué des avis "à l'emporte-pièce" sur MdS, à chacun son plaisir...

Écrit par : François Libert | mercredi, 07 mars 2012

Monsieur Libert; mon jugement peu nuancé aura permis de recueillir une belle anecdote de plus
sur votre parcours en sport automobile dont je suis un admirateur comme beaucoup ici j'imagine.

Écrit par : L'étroit mousquetaire | mercredi, 07 mars 2012

A Goodwood en septembre 2011, Kenny Brack, vainqueur avec Tom Kristensen sur Cobra Daytona Coupé 1964, dira qu’il avait l’impression de piloter une voiture de rallye. Effectivement le travail des pilotes était manifeste, leurs bras corrigeant en permanence les échappées du pure sang Us. ( Chaussée bien humide). Beau témoignage François Libert. Merci.

Écrit par : Olivier Rogar | mercredi, 07 mars 2012

Le premier volant de voiture de course que j'ai tenu, c'est celui de la Cobra Daytona... C'était en 1964 et je n'avais que... huit ans. Ma maman avait eu la gentillesse de m'amener derrière les stands (je découvrais ainsi l'ambiance des paddocks) entre le pesage et les essais des 24 heures du Mans. Et au cours de ce tour d'horizon, je reste en arrêt devant cette Cobra Daytona bleue à bandes blanches...
Bob Bondurant , présent et déjà en "tenue de combat" himeself me propose alors avec un grand sourire de monter à bord (son visage est resté dans ma mémoire vous pensez-bien)... Je me souviens parfaitement le plaisir et la fierté de me retrouver au volant d'une voiture qui allait participer à l'épreuve... Faut-il s'étonner si contrairement à Hubert Barada, j'ai toujours eu un faible pour cette voiture beaucoup impressionnante à mes yeux de l'époque que la GTO ? Il faudra attendre les Ferrari... Daytona également pour réorienter ma passion pour les grosses GT en direction de Maranello, 8 ans plus tard.

Écrit par : Patrick Martinoli | jeudi, 08 mars 2012

@François Libert. Je suis d’accord avec vous sur l’émotion provoquée par la musique distillée par les multicylindres en V, qu’ils soient américains ou italiens, voire anglais. J’ai aussi un faible pour le chant des « 6 en ligne ». Je suis d’accord avec vous sur le fait que les flat-twins Panhard, avec leurs échappements de série, n’ont jamais évoqué le bolide de course, ni provoqué chez moi aucune forme d’émoi intense. Et croyez-moi, je les ai fréquenté de très près (voir « Bleu de France DB Panhard). Mais…. Mais…. La chansonnette guerrière poussée par certains Monomill n’est pas si anodine. Elle me rappelle celle émise par quelque teutonne bécane équipée de pots Vatier… Dans le genre mécanique modeste mais hurlante, je vois (et j’entends) parfois passer dans ma rue une Fiat 500 (l’originale…) qui sonne comme une Norton Commando en mégaphones….

Écrit par : JaC | vendredi, 09 mars 2012

JaC oui, même le flat twin avait un son "rageur", j'ai conduit la blanche à deux bandes bleues foncées, double carbus, quand j'étais chez René Bonnet, celle du "divin" puisatier...je laisse aux passionnés de MdS de celui qui, alors, sauf érreur, venait de gagner la Coupe des Alpes dans sa catégorie, avec ce Coach Surbaissé, beau et éfficace, dont le son du Flat Twin n'était pas désagréable, j'en laisse aux passionnés d'en trouver le talentueux pilote. Je précise, humour, il n'y a rien à gagner, sinon l'admiration, pour sa culture du Sport Automobile, des "fanas" de MdS.

Écrit par : François Libert | vendredi, 09 mars 2012

François, je mets une pièce sur Jean Vinatier, croisé à Rétromobile.

Écrit par : Francis Rainaut | vendredi, 09 mars 2012

Oups, plutôt Gérard Laureau.

Écrit par : Francis Rainaut | vendredi, 09 mars 2012

Bonsoir Francis,
et...bravo !, dès que tu as mis la cinq, enfin le deuxième rapport, la, ta deuxième réponse est bien la bonne, c'est bien Gérard Laureau.

P.S: Je n'oublie pas que si je peux te répondre c'est encore, une fois de plus !, du fait que tu sois venu me remettre beaucoup d'ordre...dans mon PC, avec lequel je suis "fâché". J'étais le pilote que j'étais, mais je n'ai jamais fait de "salade" avec une B.V d'aucune auto de course...mais avec l'informatique je suis "fâché"... définitivement !.

Écrit par : François Libert | vendredi, 09 mars 2012

Le « divin puisatier » était aussi un « divin fermier ». Gérard Laureau dirigea de 1957 à 1983 les fermes de Vauluceau et de Gally, fondées par Louis XIV dans la plaine de Versailles, et dont les terres jouxtent le parc du Grand Canal. On lui doit aussi la création de l’un des premiers élevages de poules pondeuses en France, installé à Bois d’Arcy dès 1957. Il était également administrateur au G.I.E. « Eau et patrimoine hydraulique de Versailles ». Affaire de famille depuis des lustres, ces établissements sont maintenant dirigés par les fils de Gérard Laureau, décédé en 2008.
J’ai découvert ces informations – à ma grande surprise - il y a peu de temps, en cherchant de la doc pour ma note sur les DB Panhard… Entre nous, la Ferme de Gally est mon « fournisseur officiel » de pommes, salades et autres radis à cueillir : je peux même y aller à pieds ! ! !

Écrit par : JaC | samedi, 10 mars 2012

Carroll Shelby est décédé dans sa 89ème année le 14 mai. Qu'il repose en paix là haut après nous avoir tant fait vibrer au propre comme au figuré.

http://www.ina.fr/media/entretiens/video/CPF04006485/les-quatre-grands-du-mans.fr.html

Écrit par : passion91 | mercredi, 16 mai 2012

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