samedi, 12 novembre 2011

Stirling Moss à Goodwood

sm1.jpgSir Stirling sort du Club Pilotes du Goodwood Revival 2011. Son regard croise mon objectif, oeil droit directeur... L’expression de celui qui en a vu beaucoup, il marche difficilement, séquelle bénigne de sa terrible chute l’hiver dernier. Sa canne pliante lui sert d’appui. Son épouse le suit. Un garde du corps les escorte.






Voir aussi :
GRM Part One
GRM Part Two





Les passionnés se pressent à la sortie de l’étroit passage. Fatigue, lassitude, effet de l’âge ? Il prend les stylos tendus et signe machinalement les programmes ou photos, sans un mot, sans un regard, l’air un peu hagard, préoccupé, il s’éloigne, entrainé par le garde du corps, vers la voiture de golf vintage qui va le ramener au calme.  

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Derrière chaque grand homme…

Stirling Moss est probablement le pilote vivant le plus vénéré en Grande-Bretagne. Jeune retraité, cela ne l’empêche pas d’être largement mis à contribution pendant le Goodwood Revival. Que ce soit comme ouvreur des cessions de courses, ou lors de parades, notamment celle en hommage à Juan Manuel Fangio. Il contribue largement au prestige de toute manifestation à laquelle il participe. 

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Sa position de conduite allongée demeure caractéristique. Son pilotage reste d’élégance et de finesse. À bord de la Ferrari 250 GT SWB qu’il a conduite à la victoire ici même en 1961, il revit peut-être sa longue liaison avec Goodwood, sa carrière de pilote de course, une vie dont les contemporains se font rares depuis longtemps déjà… D’où peut–être cette lassitude qui se lit dans ses yeux, dans son attitude. Dépositaire malgré lui de la mémoire de ses pairs disparus, se sent-il un peu déconnecté de ce monde-ci ? Valeurs trop différentes ? Le courage devenu irresponsabilité, l’humour relevant désormais de la justice, la réussite cédant à l’avidité et la bienveillance aux sarcasmes…

Stirling Moss est l’un des derniers de son époque. Toujours sur le devant de la scène des épreuves ou manifestations historiques, il est constamment ramené au passé. A son passé. Passé de course, de joies et de peines.

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La vision qu’il nous donne dans sa combinaison bleue pâle à bord de la Mercedes 300 SLR 1955 lors de l’hommage à Fangio est marquante. La presse a montré certaines photos ; assis dans la voiture, il paraît plus que concentré, recueilli. Sur le circuit ; aucune manifestation de joie, pas de main levée vers la foule qui l’applaudit. Moss est dans l’auto de celui qui fut peut être son seul maître. Il roule. Il conduit. Il pilote. Une bonne vingtaine d’autos participent à cet hommage. Moss semble seul. Que pense t-il ? A quoi pense-t-il ? À Fangio ? À tous leurs copains partis, désormais ? Au crash qui ici même mit un terme à sa carrière ? À toutes ses victoires en ces mêmes lieux ?

sm6.jpgLe programme de Goodwood, dont l'image ci-contre est extraite, livre quelques anecdotes au sujet de Fangio vu par Stirling Moss, nous les reprenons ici : "Il n’était pas seulement le plus grand pilote du monde, mais aussi l’être le plus courtois que je n’ai jamais rencontré. Il était simplement un être authentiquement bien. Un homme calme, très humble, mais rien ne l’empêchait de combattre lorsqu’il le fallait, bien qu’il ne fût en aucune manière "limite". Je pense que ça venait de son éducation qui était très modeste. Dans ce domaine, il était comme Jim Clark, calme, humble et sacrément rapide. 

Mon souvenir préféré à son sujet date de 1952. Je pilotais une HWM et me faisait rattraper par Fangio et Farina. Farina précédait Fangio. Farina était un pilote "limite" et il m’a serré plus que de besoin pour prendre ce virage. En faisant cela, il se mit en survirage. Il perdit du temps, je réussis à me dédoubler à la sortie du virage. En quelques centaines de mêtres il m’avait repassé et Fangio, au passage me sourit, l’air de dire "mais que diable voulait faire Farina ?". Et cela me parut être une réaction tout à fait typique de Fangio. 

Si vous observiez Fangio il était un pilote très fluide, comme Farina, bien sûr, ce n’était pas leur style de lutter contre leur voiture. D’autres pilotes auraient beaucoup plus bataillé avec leur volant. Fangio était un homme solide, avec une ténacité exceptionnelle et il ne souffrait pas de la chaleur. A cette époque les courses de F1 duraient 3 heures au minimum, maintenant c’est juste un sprint. Il était très affuté, non parce qu’il faisait de l’exercice, mais parce qu’il conduisait beaucoup. Lorsque vous faisiez de la course à cette époque – j’en fis jusqu’à 52 par an – vous n’aviez pas à vous maintenir en forme, vous étiez automatiquement en forme."
 
Les liens de Sir Stirling avec Goodwood sont forts, sans prétendre à la moindre exhaustivité, la lecture des programmes de Goodwood est édifiante :

Easter Glover Trophy 23 mars 1962 : Il est très gravement accidenté alors qu’il pilote une Lotus Climax 18/21. En 1963, toujours à Goodwood, à l’issue d’un test sur Lotus 19, sur piste humide, il décide de ne pas reprendre sa carrière en F1.

Earl of March Trophy : Stirling Moss remporte la première course de F3 – 500 cc sur Cooper. Nous sommes en 1948, il a 19 ans. Il gagne à nouveau en 1949 sur Cooper Jap et en 1952 sur Kieft Norton. En 1954 il finit second sur une Beart Cooper.

Richmond Trophy : Vainqueur en 1954 et 1956 sur Maserati 250 F. Au sujet de cette auto, Stirling Moss, interviewé par ITV en 2008 dira : "La Maserati était belle, si vous la sentiez bien, vous pouviez la piloter en glissades constantes, dans les lignes droites vous cherchiez les filles et toute cette sorte de choses, mais lorsque vous alliez prendre un virage, là il fallait vraiment être concentré."

Royal Automobile Club – Tourist Trophy Celebration : Cette course est créée en 1905 sur l’île de Man. En 1928 elle migre vers le circuit de Ards en Irlande du nord jusqu’en 1936. En 1937 et 38 elle a lieu à Donington avant de revenir en Ulster sur le circuit de Dundrod jusqu’en 1957.
Après avoir triomphé trois fois à Dundrod, Moss poursuit sa série de victoires lors du transfert à Goodwood. Il gagne ainsi en 1958 et 1959 sur Aston Martin DBR1 et enchaîne par deux nouvelles victoires sur Ferrari 250 Swb en 1960 et 1961 lorsque les prototypes laissent la place aux GT.

Ses 16 victoires en championnat du monde de F1, ses 12 victoires en championnat du monde des voitures de sport et ses innombrables victoires dans toutes les catégories inférieures, aussi bien que dans de prestigieuses épreuves hors championnat ont fait de lui l’un des plus grands champions de tous les temps. Un concours de circonstances exceptionnelles ne lui a cependant pas permis d’être Champion du Monde de F1. Malgré cela – ou peut être à cause de cela – vécu comme une criante injustice – 49 ans après s’être retiré de la compétition, Sir Stirling Moss jouit d’une aura incomparable en Grande Bretagne.

sm7.jpgA 82 ans, il vient d’annoncer sa retraite des compétitions commémoratives auxquelles il participait encore activement…Son explication ? : "Je ne voudrais pas avoir peur, ce qui ne m’est jamais arrivé dans ma carrière".

Chapeau bas Sir Stirling.


Olivier Rogar


Images © Olivier Rogar, Goodwood Estate Company Limited

Commentaires

c'est quoi ce bouton de manchettes! en honneur de 2735GT, dans laquelle il écoutait la BBC retransmettre sa course victorieuse de 1961 au TT?
ou alors la 2119GT avec laquelle il remporta aussi trois victoires

Écrit par : Bruno | samedi, 12 novembre 2011

@ Olivier Rogar : Belle note en vérité. Bravo ! C'est sur,Sir Stirling doit se sentir bien seul.
Tous ses compagnons d'antan ont disparus l'un après l'autre. Et quand on sait les liens
étroits (loyauté,fidélité en amitié...) qui unissaient les pilotes(mais aussi : les managers,
les journalistes,les mécaniciens...) de cette époque, j'imagine ce peut ressentir notre champion.
Jacques Brel chantait : "Mourir,la belle affaire !! Mais vieillir ...".
Ce qui m'a toujours stupéfié chez ce diable d'homme : Il refusera,catégoriquement,de boucler
sa ceinture de sécurité jusqu'à la fin de sa carrière. Inconscience ? Non. Il avait foi en lui,
tout simplement...
Dernière anecdote : Jim Clark aimait rappeler que Sir Stirling avait débuté en course à l'age
de 17 ans. L'écossais déclarera : " Si je l'avais imité,j'aurais pu suivre le meme chemin et
devenir Champion beaucoup plus jeune...". Bel hommage,non ?
En attendant,je te renouvelles mes remerciements.Bien à toi.

Écrit par : Michel LOVATY | samedi, 12 novembre 2011

Très belle note, chapeau ! (Pas celui de Stirling bien-sûr)

Écrit par : Marc Ostermann | samedi, 12 novembre 2011

En complément de cet excellent reportage, il ne me paraît pas hors de propos de vous communiquer ce reportage de la télévision française ("Les coulisses de l'exploit" en date du 19 juin 1963) dans lequel Stirling Moss explique les raisons pour lesquelles il décide de se retirer du sport automobile, un an après son terrible accident de Goodwood (voir le texte ci-dessus: "en 1963, toujours à Goodwood, à l’issue d’un test sur Lotus 19, sur piste humide, il décide de ne pas reprendre sa carrière en F1").
http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPF04007168/il-ne-pilotera-plus.fr.html
Comme on le voit, il l'explique de façon très clair, et dans un français tout à fait acceptable.
On notera le commentaire du journaliste, pas si élogieux sur le caractère de Stirling Moss (qui n'accepte la supériorité de Fangio que pour mieux dénier la possible supérioté sur lui d'un quelconque autre pilote britannique). On notera aussi que le commentaire s'étend sur le fameux Grand Prix de Monaco 1961 ... avec des images du Grand Prix de Monaco 1960.

Écrit par : René Fiévet | dimanche, 13 novembre 2011

Merci Monsieur Stirling Moss.

Écrit par : guy dhotel | dimanche, 13 novembre 2011

@ René Fiévet : J'ai visionné la vidéo de l'INA . Très,très bien. Personnellement,je trouve que
Sir Stirling , dans ce reportage,est touchant,spontané,sans fioritures,sincère... Pas comme
aujourd'hui,hélas ...
Un grand merci à toi de nous avoir communiquer ce lien.

Écrit par : Michel LOVATY | dimanche, 13 novembre 2011

@ Michel Lovaty : pourrais tu en dire davantages sur le Stirling Moss que tu évoques ? Merci.

Écrit par : Olivier Rogar | lundi, 14 novembre 2011

Bel hommage effectivement au dernier des géants encore en vie. Mais qui, comme tout à chacun, vieillit. Sa chute l'an passé n'a rien arrangé et je reste persuadé qu'à son âge, ce fut le coup de grâce pour son activité de pilote historique.

Écrit par : Pierre Ménard | lundi, 14 novembre 2011

Monsieur Moss a malheureusement l'âge de ses artères. Même si le temps passe, je trouve qu'il demeure sacrément disponible pour ses fans. Respect.

Merci pour ce billet !

Souvenir de ma rencontre avec lui : http://davidbenard.free.fr/index.php/2008/02/10/ma-rencontre-avec-stirling-moss/

Écrit par : David Bénard | lundi, 14 novembre 2011

Tout à fait en phase avec David Bénard !

Écrit par : De Passage | lundi, 14 novembre 2011

Tres beau sujet sur un des Seigneurs du Sport automobile. J'avais eu le bonheur de l'approcher lors de retromobile, mon émotion fut réelle de voir cet élégant homme converser au stand Ferrari. Il apparaissait d'une totale disposition à ses invités.

Écrit par : patricelafilé | lundi, 14 novembre 2011

Voilà une note, texte et photos, que l’on ne trouverait pas ailleurs que sur MdS, comme dirait, avec un sourire gourmand, le TT dudit blog …

Que son auteur soit vivement remercié de nous avoir offert cette belle et intelligente synthèse de la très longue relation ayant uni, pour le meilleur et pour le pire, Sir Stirling Moss et Goodwood.

Je souhaiterais seulement ajouter que le contraste est frappant entre l’aura qui entoure Sir Stirling Moss lorsqu’il apparaît à l’occasion de ce genre d’événement qui réunit passionnés et connaisseurs de tous âges (et de toutes nationalités), et l’indifférence dans laquelle, par deux fois, je l’ai vu évoluer sous les verrières du Grand Palais, parmi les autres concurrents, lors du départ du Tour Auto « new look » auquel il prenait part. C’était tout de même assez étonnant, ainsi que j’ai eu l’occasion de le souligner dans ces colonnes. Alors, longue vie à Sir Stirling Moss et au Goodwood Revival, et longue carrière aux « envoyés spéciaux » de MdS sur lesdits événements.

Pour l’anecdote : Sir Stirling Moss n’était pas totalement dupe de l’exceptionnelle résistance de Fangio, notamment par grosse chaleur (cf. GP d’Argentine 55). Il s’était vu offrir par celui-ci des « petites pilules » - qu’il avait refusées – sans doute pas étrangères à la chose. Mais cela ne retire rien, naturellement, à l’immense talent et à l’immense palmarès du « Maestro »…

Professeur Reimsparing

Écrit par : professeur Reimsparing | lundi, 14 novembre 2011

@ Olivier Rogar : J'ai lu ton post. En dire plus ? Certes ! Mais par quoi commencer ? Bon...
Je me lance: Comme tout enfant passionné par la mécanique,Moss conduisit(en cachette) la
voiture de son père. Au meme titre que Fangio ou Brabham,et bien d'autres...
Il montrait,déjà,un talent particulier pour la mécanique et pour la conduite !

Devenu adulte(et pilote),en 1958,Moss fait équipe avec Brabham en endurance sur une
"Aston Martin" au Nuburgring. Il conduira pendant 36 tours. Jack:seulement,8 tours.
Le sens de l'effort,il connaissait... !

Quand Fangio annonça son retrait,Moss fut déstabilisé. A Monaco,il disposait de 3 voitures :
deux "Cooper" et une "BRM". Pendant tout le week-end,il va passer de l'une à l'autre sans
arriver à se décider. A tel point qu'un journaliste le qualifiera ...d'instable!!
En fait,Moss montrait,tout simplement,son désarroi de ne plus voir son ami,sur les circuits,
à ses cotés.
Il se reprit la course suivante,menant pendant 60 tours.

L'an passé,Sir Stirling était l'invité d'honneur du site "Dunlop Inside Racing". Quand l'animateur lui demanda s'il n'avait pas de regrets de n'avoir jamais conquis le titre,il répondra,en riant : "Non ! Je voulais rester...Looser" !!
Ce diable d'homme sait,aussi,manier l'humour avec dérision...

Pour conclure,deux anecdotes révélatrices de son aura :
- Quand Jack Brabham obtint son second titre consécutif,un reporter lui demanda quel
était ,selon lui,le meilleur coureur. Peu bavard de nature,"Old Jack" répondra,sobrement:
"Moss,pour son style ". Sacré paradoxe,non ?

- Jim Clark découvrit le sport-auto à l'age de 16 ans à Brands Hatch. La seule et unique
photo dédicacée qu'il demandera à un pilote fut...Moss! L'écossais conservera,pendant
très longtemps,cette image,y compris lorsque,à son tour,il accèdera à la célébrité.

Une chose est acquise: Tout au long de sa carrière,Sir Stirling ne laissera jamais personne
indifférent.

Voilà.On pourrait,sans doute,dire beaucoup de choses... Bien à toi.

Écrit par : Michel LOVATY | lundi, 14 novembre 2011

Je ne suis pas sûr que Michel Lovaty ait compris le sens de l'interrogation d'Olivier Rogar. Le Moss d'aujourd'hui est "moins sincère, moins touchant, moins spontané", nous dit Michel Lovaty dans sa communication du dimanche 13 novembre.
J'ai la même impression: le Moss de 1963 montré dans le reportage suscite une formidable empathie. On voit bien que le Moss d'aujourd'hui, tel que nous le voyons dans les multiples reportages videos où son témoignage est solllicité, n'a rien de spontané. C'est en fait un business pour lui, qu'il accomplit de façon assez professorale (mais nous aimons bien les professeurs à MdS, n'est-ce pas ?).
Autre aspect: dans le reportage de 1963, il s'exprime dans un français hésitant, ce qui le conduit à être assez modeste dans l'expression. Je dis cela parce que Moss en anglais est un sacré bavard, qui aime parler et s'écouter parler (un peu comme Gendebien en français, si vous voyez ce que je veux dire ...). J'ai pu remarquer cela dans un reportage video datant de 1951 ("Moss, the first ten years") où le jeune Moss explique le comportement dynamique d'une voiture dans une courbe. Il est stupéfiant d'aisance et d'assurance, et il a à peine 21 ans. On remarque dans ce reportage que c'est un homme remarquablement intelligent, dôté d'une puissante capacité analytique.
Pour finir, je me permets de vous communiquer une courte video de Moss ... à Goodwood en 1961. Je trouve cela très impressionnant: il y a un sentiment de vitesse et de danger que je ne retrouve pas dans les caméras embarquées des grands prix de formule un de nos jours.
http://www.youtube.com/watch?v=FLL_OwKF6cU&feature=results_video&playnext=1&list=PLDB695E8E500D84AE

Écrit par : René Fiévet | mardi, 15 novembre 2011

Tout à fait d'accord avec René Fiévet, la petite vidéo de Moss à Goodwood en 1961 donne un sentiment de vitesse et de danger que l'on ne retrouve plus avec les caméras embarquées dans les voitures de Grand Prix aujourd'hui.
J'ai commencé à m'intéresser au sport automobile en 1963, je n'ai donc pas suivi en direct la carrière de Stirling Moss; c'est pourtant le pilote qui m'a le plus fasciné depuis tant et tant d'années.

Le Professeur rappelle l'anecdote de Moss déambulant dans le Grand Palais, dans l'indifférence générale il y a 5/6ans. Le lendemain, je l'ai trouvé seul avec sa femme, le long du grillage, à l'extérieur du paddock du circuit, au Mans, appuyé sur sa MGB qui reposait sur une remorque, embrayage grillé dans les monstrueux embouteillages du Pont de Sèvres qui avaient suivi le départ du Tour Auto. Incroyable solitude.

René Fiévet, vous me faites un peu de peine en comparant Moss s'écoutant parler à Gendebien.
Je viens de relire il y a quelques semaines dans la foulée "Quatre fois vainqueur au Mans" et" Un des 20 au départ". Autant Paul Frère est simple et clair, autant Gendebien est ampoulé, content de lui, et de mauvaise foi. Certes grand champion, mais chaque fois que je pense à lui, je le vois, et le trouve ridicule, avec ses bottes de cow-boy au départ du Mans 62. Mais, pardon, je suis hors sujet.

Écrit par : tipo 151 | mardi, 15 novembre 2011

@ René Fiévet : Je n'ai jamais dit ,dans ma communication du 13 courant que Moss était
moins sincère,moins touchant,moins spontané...mais le contraire !!!
C'est quoi ce délire ??
Tu prétends ,également,que je n'ai pas compris le sens de l'interrogation d'Olivier Rogar(!).
Qu'en sais tu ??

Écrit par : Michel LOVATY | mardi, 15 novembre 2011

Mais enfin, Michel, je ne délire pas ! Tu écris ceci: "Sir Stirling , dans ce reportage (celui de 1963), est touchant, spontané, sans fioritures, sincère... Pas comme aujourd'hui, hélas ..." C'est bien toi qui as écrit cela, je ne rêve pas.
En plus, je suis assez d'accord avec toi, et je m'en explique. Et il m'a semblé que l'interrogation d'Olivier Rogar portait justement sur ce point précis (en quoi le Moss d'aujourd'hui est-il différent du Moss d'il y a 50 ans ?).
Je me suis peut-être trompé, mais en toute bonne foi, je peux t'assurer.

Écrit par : René Fiévet | mardi, 15 novembre 2011

Michel,
J'ai compris ! Quand tu dis: "Pas comme aujourd'hui, hélas", cela ne se rapporte pas à Stirling Moss, mais aux champions d'aujourd'hui, et leur langue de bois. Franchement, ce n'était pas évident à te lire. Tu m'as "enduit avec de l'erreur", comme on dit, et je ne serais pas étonné de ne pas être le seul. Vraiment, ma bonne foi est totale.

Écrit par : René Fiévet | mercredi, 16 novembre 2011

@Michel, je t'ai demandé de préciser car effectivement ta phrase pouvait avoir deux significations différentes. Dont act. Pour ma part je dois dire que la vue de Stirling Moss si indifférent à ses "fans" m'a laissée une impression contrastée. D'une part l'âge, bien évidemment, d'autre part aussi la part du rêve qui fuit avec les contingences matérielles. Je me demande en effet, comme René, si la présence de Moss aux courses historiques ne relève pas désormais davantage du business que de la passion. Full time job. Peut on le lui reprocher, certes non, mais l'image d'une icone vivante est toujours fragile...

Écrit par : Olivier Rogar | mercredi, 16 novembre 2011

@ René Fiévet: C'est vrai,je faisais référence aux champions d'aujourd'hui et comme tu le dis
à "leur langue de bois". Désolé de ce quiproquo entre nous !!J'ai mal rédigé ma pensée...
Mais comme tu es quelqu'un d'intelligent,tu as su rectifier de toi meme !Bien à toi.

@Olivier Rogar: Tu as raison ! Il faut que je fasse attention à la rédaction de mes posts,car
plusieurs interprétations sont possibles.
Quant à la présence de Sir Stirling aux courses historiques où le seul but recherché est le
"business" plutot que la passion,là...je ne sais pas ?? Mais,peut-on lui "jeter la pierre" ??
Je préfère garder dans mes souvenirs les quelques exemples que je t'ai posté ,lundi dernier,
sur l'excellent parcours de Sir Stirling,où meme auprès de ses pairs ,il jouissait d'une
renommée peu commune...N'est-ce pas le plus important ??

Vu l'age "canonique" auquel Sir Stirling est parvenu,est-il besoin de lui chercher des "poux
dans la tonsure" ?? Laissons le vieillir tranquillement ... Foutons lui la paix !!!

Écrit par : Michel LOVATY | mercredi, 16 novembre 2011

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