mardi, 08 novembre 2011
Science-f(r)iction

6 juillet 2058. Palais de justice de la ville de Rince, anciennement Reims mais débaptisée par le sous-ministre délégué à la Populace pour la zone France, région Champagne-Ardennes, sur l’humble et déférente proposition du président du GRANDCON (groupement des rinceurs automatisés, normalisés et dévoués coopérant à l’œuvre nationale), en hommage aux membres de ce dernier, c’est-à-dire aux travailleurs d’extraction humaine qui nettoyent inlassablement les bouteilles de champagne recyclables, tâche ingrate que même les moins sophistiqués des robots répugnent désormais à accomplir. Il faut dire aussi que 86% de la population humaine active de la ville de Rince est composée de rinceurs.
L’unique audience inscrite à l’ordre du jour (le temps de travail quotidien des magistrats n’est plus en effet que de 20 minutes) a trait, curieusement, au sport automobile. Curieusement, car ce même jour marque par le plus grand des hasards le centième anniversaire de la disparition du pilote italien Luigi Musso, survenue à quelques kilomètres de là, à la lisière de l’ex-localité de Gueux, aujourd’hui englobée dans les deux millions d’habitants de l’agglomération rinçoise, banlieue comprise.
Mais bien entendu, il y a fort longtemps que cet événement, de même que les vestiges de l’ancien "Triangle magique", ont sombré, qui dans l’oubli, qui dans un entrelacs d’échangeurs routiers égayé de-ci de-là par quelques jolies tours.
Demandeurs :
- FIZA (Fédération inter zones de l’automobile).
- Ministre délégué au Pain et aux Jeux pour la zone France.
Tous deux sans assistance d’avocat, sur décision volontaire.
Défendeur :
- M. X, nonagénaire pris en flagrant délit d’atteinte à la moralité publique, non loin de l’ancienne place Drouet d’Erlon, rebaptisée place DSK par le sous-ministre délégué à la Populace pour la zone France, région Champagne-Ardennes, sur l’humble et déférente proposition du président de l’AZFRCAEVDSTPLL (Association pour la zone France, région Champagne-Ardennes, des espèces en voie de disparition, section très provisoire "lecteurs de livres"). Etant précisé que ledit président a vu dans cette nouvelle dénomination le moyen, par une subtile allusion, de rendre un discret hommage à un auteur que les affiliés à la section en question commencent à redécouvrir (il faut bien s’occuper), à savoir un certain Karl Marx, et à son ouvrage DaS Kapital.
Bref. Ce malheureux nonagénaire a cru bon d’arrondir son maigre salaire de rinceur (l’âge de la retraite étant passé à 100 ans en 2051) en proposant sous le manteau les choquantes images ci-dessous dévoilées, et qui, allez savoir pourquoi, avaient été prises en zone belge !

Contexte de l’affaire présentement jugée :
En cette année 2058, le sport automobile n’a pas disparu, Mais il n’a heureusement plus rien à voir avec celui du 20ème siècle, ni avec celui qui avait continué à sévir durant les deux premières décennies du présent siècle. Il en va ainsi grâce à la politique à la fois innovante et réaliste menée par la FIZA (demanderesse aux présentes) sous la houlette de son infatigable président, M’sieur Ecclestodt (toujours vert !).
Tout d’abord, seuls les grands prix du championnat du monde ont survécu (mais sous la qualification de FU : formule unique). Les autres types de compétition automobile ont en effet été jugés sans intérêt, faute d’une audience télévisée suffisante, car il convient de préciser que depuis 2035, ce sont les droits des retransmissions télévisées qui (en dehors de la contribution de quelques sponsors dont il va être reparlé) financent le sport automobile mondialisé Cette même année 2035, la notion de "spectateur" a disparu, interdiction ayant été faite à toute personne non qualifiée de "professionnel du sport automobile" de se rendre au bord des circuits, cette catégorie obsolète (le spectateur) s’étant révélée par le passé avoir nettement plus occasionné d’inconvénients que procuré d’avantages.
Les FU sont exclusivement propulsées par un moteur électrique alimenté par l’énergie solaire et elles ont cessé d’être polluantes et bruyantes.
On soulignera tout de même, sans chauvinisme aucun, que, faisant preuve d’une rare tolérance, le ministre délégué au Pain et aux Jeux pour la zone France (demandeur aux présentes) a autorisé les téléspectateurs qui assistent à un grand prix à brancher simultanément un enregistrement de bruits de moteurs à essence, réalisé au temps des voitures polluantes et bruyantes. Certes, ce branchement témoigne d’une attitude assez peu civique et même à la limite de la moralité (de l’amoralité ?). Mais il est toléré, voire encouragé, pour ne pas dire imposé, car son coût est élevé et les fonds ainsi recueillis sont versés au ministre sus nommé, à titre de juste complément de salaire.
Les FU ont, quelle que soit leur marque, une carrosserie identique, conçue par ordinateur, et qui rappelle furieusement, il est vrai, la "Jamais Contente" de Camille Jenatzy. Mais l’informatique a finalement révélé, après des années de recherche, que ce véhicule incarnait la forme idéale de la voiture de compétition ; ce qui ne saurait étonner puisqu’il fonctionnait déjà à l’électricité ! La couleur des voitures a été elle aussi uniformisée car le président de la FIZA (toujours l’homme des décisions énergiques !) a estimé qu’il eût été illogique que des carrosseries identiques arborassent des couleurs différentes, n’en déplaise aux (rares) sponsors, lesquels sont toutefois autorisés à apposer leur logo sur le casque du pilote, à condition que ledit logo n’excède pas 12,357185 centimètres carrés.
Le super ordinateur de la FIZA, dénommé GAGA (contraction de gigabitsgigabits), a déterminé cette couleur unique, à savoir le noir, ce qui permet aux voitures de se détacher sur le blanc éblouissant du revêtement spécial garnissant désormais les pistes, afin de favoriser la captation de l’énergie solaire.
Par souci de sécurité, comme aussi afin de promouvoir un spectacle de nature à procurer une émotion brève mais intense, telle que l’affectionne le président de la FIZA (quel épicurien !), les courbes et virages ont été bannis des circuits ; chacun de ceux-ci consiste désormais en une ligne droite de cinq kilomètres de long sur cinq cents mètres de large tracée sur l’immense parking de l’un des gigamarkets qui constituent l’ornement le plus flatteur de nos si belles mégalopoles, la piste proprement dite se trouvant ainsi pourvue de dégagements dont l’absence de spectateurs favorise les vastes dimensions.
Accessoirement, cette sage mesure a fait taire les jalousies à relent nationaliste des nouvelles zones qui organisent en nombre croissant de manière exponentielle des grands prix de FU, par rapport à celles, comme la zone France, la zone Belgique ou la zone Allemagne, pour ne citer qu’elles, qui, jusqu’à une certaine époque, se targuaient d’un air supérieur d’être les seules à offrir des circuits dignes de ce nom et possédant une histoire (la belle affaire !).
La largeur de la piste a permis d’aligner tous les participants aux grands prix sur une seule et même ligne au départ, ce qui a rendu inutiles les anciennes et fastidieuses séances d’essais.
Sachant par ailleurs que les performances des voitures sont rigoureusement identiques, grâce à l’unicité – contrôlée par ordinateur – des moteurs, des châssis, du poids de la voiture et de celui du pilote (voir ci-après), ainsi que des carrosseries, la course se joue au millième de seconde, dès que le feu passe au vert. C’est le premier pilote qui accélère qui l’emporte au bout des cinq kilomètres, sauf s’il a eu l’impudence de se rabattre devant l’un de ses adversaires, auquel cas il est déclassé et incarcéré sans délai (d’où il ressort que la course automobile demeure un sport dangereux).
Les pilotes, dont le poids est uniformément fixé à 61 kilos après passage imposé au PC (la pudeur interdisant d’insister sur ce point), n’exercent leur activité qu’entre 13 et 16 ans (sans autorisation parentale, la majorité ayant été abaissée à 12 ans en 2032), car, au-delà de cette tranche d’âge, leur vitesse de réaction lorsque le feu passe au vert n’est plus suffisante ; admettre des pilotes plus âgés compromettrait la stricte égalité des chances. Or l’on sait que le président de la FIZA (un exemple à suivre !) n’a jamais cessé d’être un farouche partisan de l’équité la plus absolue.
Motifs de la décision :
Il apparaît, dans ces conditions, que la diffusion en nombre du type d’images proposées par le nonagénaire défendeur aux présentes entraînerait des conséquences désastreuses.
Tout d’abord, l’environnement agreste et riant ainsi exhibé est de nature à faire naître un embryon de sensations diffuses assez agréables même (surtout ?) chez les individus – désormais l’immense majorité – qui n’en n’ont jamais connu de tel, et à les faire s’interroger, bien que, fort heureusement, cette fâcheuse inclination soit en voie d’éradication, sinon sur le sens de la vie, du moins sur celui de leur condition personnelle au sein de nos si belles mégalopoles ; ce qui serait gravement préjudiciable à la cohésion sociale de la zone France dont le président délégué à la Populace pour ladite zone est le garant inflexible.
En deuxième lieu, cet absurde échelonnement des concurrents sur une interminable « grille de départ » laisse supposer, en complète contradiction avec la philosophie du sport automobile actuel, que des séances d’essais avaient eu lieu et que des dépassements avaient été susceptibles d’intervenir durant l’épreuve, vraisemblablement non sanctionnés.
En troisième lieu, cet étalage impudique de voitures aux carrosseries harmonieusement dessinées et parées de couleurs diverses et chatoyantes pourrait faire naître chez certains (voire chez beaucoup) une amorce de plaisir esthétique d’autant plus frustrante qu’elle n’aurait peut-être pas tout à fait son équivalent actuel, ce qui serait susceptible de compromettre la future audience des retransmissions télévisées des grands prix de FU.
Il s’ensuivrait :
D’une part, une grave atteinte aux légitimes intérêts de la FIZA, qui pourrait aller jusqu’à mettre en péril son existence même ainsi que l’utilité de son président (insoutenable perspective !) ;
D’autre part, au détriment du ministre délégué au Pain et aux Jeux pour la zone France, une sérieuse perte de revenus alors que celui-ci demeure débiteur de 102 annuités d’un montant exorbitant pour le remboursement du prêt contracté lors de l’acquisition de sa villa lunaire.
Dispositif :
Accusé, votre compte est bon. En application de l’article 21384 bis, ter, quater et quinquies du Livre 9728 du Code de la Populace pour la zone France, vous êtes condamné :
A la privation de tout droit à la retraite et par conséquent au rinçage des bouteilles jusqu’à la fin de votre existence, que l’on souhaite aussi éloignée que possible ;
A verser, à titre de dommages-intérêts symboliques, tant à la FIZA (superbement présidée !) qu’à M. le ministre délégué au Pain et aux Jeux pour la zone France, l’équivalent d’un an de votre salaire annuel, soit la somme de 1 000 WC (nouvelle unité monétaire mondiale depuis 2037, pour ceux qui l’auraient oublié).
Bien entendu, les images litigieuses sont confisquées pour être remises à M. le ministre délégué au Pain et aux Jeux pour la zone France (dont je me suis laissé dire qu’il ne détestait pas les spectacles un peu lestes…). Greffier, veuillez supprimer la parenthèse qui précède.
Gardes, faites sortir l’accusé !
Pardon ? Votre avocat nommé d’office n’est pas intervenu ? Quelle insolence, quelle ingratitude, alors que, par égard pour votre misérable personne, nous avions désigné un spécialiste reconnu du sport automobile, à savoir Maître Max Rosselet. Est-ce notre faute si par suite d’incidents indépendants de notre volonté, sa décryogénisation est toujours en cours à ce jour et ne paraît pas devoir (sans garantie du résultat d’ailleurs) aboutir avant quatre mois ?
Cet outrage à la Cour vous vaudra une amende supplémentaire de 500 WC, nets.
Aparté : A moins, tout à fait entre nous, que vous ne me livriez l’identité de votre fournisseur, lequel ne sera pas inquiété, vous avez ma parole. Rapprochez-vous un peu. Vous dites ? Jojo la Casquette fils, brasserie "Les Colonnes", Place DSK, tous les jours entre 13 et 14 heures ? Il n’est pas trop cher, au moins ? Vous me rédigez à l’instant même une courte recommandation ? Je l’empoche. Merci cher ami. L’amende supplémentaire est rapportée.
Greffier, veuillez supprimer l’accusé, pardon, l’aparté qui précède… Quoique…
Professeur Reimsparing
Images © Honoré Daumier, Pr Reimsparing, DR
10:10 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
| Tags : fiction, 1000 km de spa-francorchamps, 1964, la jamais contente, 2058 |








Commentaires
Ma journée grâce à vous Professeur commence bien !
Comme le dirait mon petit fils "c'est trop bon".
Encore merci,
Votre fidèle et admiratif lecteur.
M.Guitton
Écrit par : guitton | mardi, 08 novembre 2011
bel article, superbe.
mais vous ne nous avez pas dit s'il nous reste à nous, téléspectateurs, suffisement de temps pour voir ces sublimes automobiles en dehors des pages de pub.
Écrit par : Bruno | mardi, 08 novembre 2011
Il m’a semblé trouver en arrière plan de cette magnifique note du fin lettré Professeur Reimsparing, l’influences du Procès de Kafka et de 1984 de George Orwell ( Georges Houel = Jojo la casquette, ??).
Bravo Professeur, ne changez rien à votre tournure d'esprit.
Écrit par : gianpaolo | mardi, 08 novembre 2011
Cher Professeur, grâce à vos prévisions je n'aurais aucun regret si, faute d'être centenaire, je ne suis plus de ce monde en 2058!
Écrit par : J.P. Squadra | mardi, 08 novembre 2011
Chapeau bas !
Écrit par : Didier Ritter | mardi, 08 novembre 2011
Cher Professeur , n'hésitez pas à me faire citer comme témoin d''immoralité , je n'aurai à près tout que 108 ans et serai un jeune retraité !
Écrit par : Christian Magnanou | mardi, 08 novembre 2011
C'est une note, au final, positive car il est dit qu'il y aura toujours quelque part un "Jojo" qui saura nous ramener au temps des 30, les glorieuses, voire même au-delà. Merci pour les pas encore centenaires.
Écrit par : JYM | mardi, 08 novembre 2011
@"Professeur Reimsparing": Excellent !! Je dois dire. J'aime beaucoup ce mélange entre les
références au passé,à aujourd'hui et à ce qui peut etre demain...
Science Fiction ? Pas si sur ! Car,si l'on visionne les GPs actuels,il existe pas mal de
similitudes.
Finalement,Cher Professeur,serais tu en avance sur ton temps ??
Dans tous les cas,un immense bravo pour ton texte,à allure d'érudition. Bien à toi.
Écrit par : Michel LOVATY | mardi, 08 novembre 2011
« Merdre ! » comme eut dit le Père Ubu. Le professeur Reimsparing aurait-il été influencé par Alfred Jarry ? Ou alors par Frantz Kafka ? Par Boris Vian ? Par Marx (Groucho) ?
En tout état de cause, il est un élément extraordinairement positif, réjouissant, voire même jubilatoire dans cet océan de visions apocalyptiques : la survie de la région Champagne Ardennes en 2058 ! J’en suis tombé sur mon séant (j’allais écrire « cul », mais j’ai remplacé par « séant », pour ne pas choquer Michel Lovaty, qui déteste les gros mots tels que « cul »). De plus, le pullulement de rinceurs dans la région semble également clairement indiquer que je pourrai déboucher une roteuse pour fêter mon cent onzième anniversaire. Et si d’ici-là je me lance dans la politique, peut-être serai-je nommé Ministre des Femmes de Chambre et des Palaces Lillois.
Professeur Reimsparing, puis-je me permettre de vous déclarer que votre présente note troue le séant (voir ci-dessus) ? ? ?
Écrit par : JaC | mardi, 08 novembre 2011
Bonsoir. Tres belle note cher professeur ,mais une petite question cependant ,les rallyes de régularité existeront'il toujours ...dans ces années la.Merci et bonne soirée.
Écrit par : D.Robin | mardi, 08 novembre 2011
Mon Cher D.Robin, vu l'état actuel, en cette année 2058 des finances mondiales, les Etats ne sauraient supporter davantage des épreuves qui ont l'audace de se prévaloir de "régularité" alors même que la notion de dérégulation est la seule admise depuis des lustres.
Votre question vous mène tout droit aux Assises -vu nos âges respectables- à moins que , vous aussi, ne possédiez par devers votre veston quelques affichettes de ces voitures rouges qui...
Les romans de science fiction ont toujours été dépassé par la réalité. Voilà qui promet !
Écrit par : guy dhotel | mardi, 08 novembre 2011
Grand!!!
L'histoire aurait pu se passer en 2084...
PhilO.
Écrit par : Wakajawakash | mardi, 08 novembre 2011
@"JaC": Merci,Cher Ami,de ta prévenance à mon égard !! Néanmoins,pour l'heure ,rendons
grace à notre cher Prof' pour son excellent sujet. Et,oublions les "gros mots" !!
Bien à toi.
Écrit par : Michel LOVATY | mardi, 08 novembre 2011
Bravo pour ce joli morceau d'humour pince sans rire. Mais finalement vos prévisions ne sont pas si futuristes que cela. En effet, vous dites "Tout d’abord, seuls les grands prix du championnat du monde ont survécu (mais sous la qualification de FU : formule unique). Les autres types de compétition automobile ont en effet été jugés sans intérêt"
Voila qui ne manquera pas de faire plaisir à quelques acteurs d'un précédant forum parlant de "courses de merde" et qualifiant de "Bidon" des catégories comme l'Intersérie.
Écrit par : Michel Delannoy | mercredi, 09 novembre 2011
Bonjour !
Bravo aussi pour votre note Professeur. Permettez-moi de partager la remarque de Michel Delannoy relative à l'Intersérie ; que vive la vraie diversité !
Bien sportivement ! Philippe Vogel
Écrit par : Philippe Vogel | mercredi, 09 novembre 2011
Bravo pour cette belle note rétro futuriste. Elle m'inspire la lecture ancienne d'albums de l'Illustration dans lesquels chemine ce climat empreint d'une atmosphère très Société des Nations (Belle du Seigneur) où pour faire le bien de la planète, on se préparait au mal en dépit de quelques discours d’illustres Illustres. Voyons d'ailleurs la consistance de ce qui se dit aujourd'hui dans nos conférences internationales. Pourvu que ça tienne !
Pour reparler de cette fiction, le temps n’a-t-il pas été plus rapide que notre bien considéré intervenant.
Écrit par : Daniel DUPASQUIER | mercredi, 09 novembre 2011
Jubilatoire. Autant à la lecture qu'à l'écriture je pense.
Écrit par : Olivier Rogar | mercredi, 09 novembre 2011
Bonsoir et merci beaucoup Guy Dothel pour la réponse ,au plaisir de vous lire.Si par bonheur vous revenez faire Chamrousse faite moi signe j'habite dans le coin et saurais heureux de vous serrer la main.A plus.
Écrit par : D.Robin | mercredi, 09 novembre 2011
Bonsoir,
Reimsparing à l'habitude de nous pondre des contributions aussi pompeuses et ampoulées sur la forme qu' intéressantes et documentées sur le fond.
Une fois pondues sur MdS, il monte sur son piédestal et boit du petit lait à la lecture des commentaires élogieux qui ne manquent pas de s'aligner (merci, bravo, formidable, encore.....)
Qu'un impudent ose émettre une critique négative, et Reimsparing se place de fait au dessus de la mêlée en se gardant bien de répondre pour laisser ses "supporters" répondre au contradicteur.
Il ne s'abaisse pas à ferrailler avec le "vulgum pecus".
Écrit par : Chris | mercredi, 09 novembre 2011
Je ne sais pas si le portrait psychologique que Chris fait du Professeur est exact, mais ce que nous pouvons constater c’est que, tout récemment, le Professeur est descendu de son piédestal, ou de son Aventin, pour venir à la rescousse du rédacteur de la note « les renards de Brands Hatch ». Et de quelle façon ! On peut donc en conclure que quand le Professeur daigne descendre dans l’arène, ce n’est pas pour sa propre gloire, mais pour autrui. Par conséquent, l’orgueil peut aller aussi avec la générosité et l’attention envers les autres.
C’est d’ailleurs une chose que j’ai souvent remarqué dans la vie : les personnes qui s’aiment bien aiment les autres également. Ce sont souvent des gens généreux et ouverts au monde, nullement égoïstes. Et c’est le contraire pour les gens qui ne s’aiment pas. Quand j’ai commencé dans la vie professionnelle, mon supérieur hiérarchique m’a dit : « Monsieur Fiévet, évitez à tout prix dans votre carrière de travailler avec un chef qui n’a pas très bonne opinion de lui-même. A tous les coups, il aura encore moins bonne opinion de ses subordonnés. Ce n’est pas bon pour la promotion. Cette règle ne souffre pratiquement aucune exception. » Sage recommandation, dont j’ai pu apprécier par la suite toute la pertinence.
Pour revenir au portrait psychologique du Professeur Reimsparing, il me semble qu’il occupe dans notre domaine la place qu’occupe dans les médias le philosophe-publiciste Alain Finkielkraut, qui peste sans cesse contre l’évolution du monde contemporain et ne voit rien de bon dans l’avenir qui s’annonce. Ce qui lui a valu d'être surnommé le « mécontemporain », une expression qui conviendrait bien au Professeur, je trouve.
Mais il me semble que sur ce site, il y a beaucoup de « mécontemporains » également.
Écrit par : René Fiévet | jeudi, 10 novembre 2011
J'écoute et je lis toujours avec intérêt Alain Finkielkraut, il arrive que ses propos me déconcertent.
C'est ce qui vient de m'arriver avec le Professeur qui pour la première fois ne m'a pas intéressé.
Écrit par : tipo 151 | vendredi, 11 novembre 2011
Tordant. Et même poilant, si j'osais en ce 11 novembre.
Nous sommes en 2058 après JC ; toute la zone France est occupée par la mortelle platitude d'un monde aseptisé… Toute ? Non ! Car un blog peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahissant ennui...
Écrit par : Hubert Baradat | vendredi, 11 novembre 2011
Très bel article du Professeur et bien vu ci-dessus de la part de Hubert Baradat !
Écrit par : Marc Ostermann | samedi, 12 novembre 2011
Je découvre, ce Dimanche 04/03/2012 ce "bijou" du Professeur, quelle merveille !. Même si sa "projection Kafkaiènne", certes d'un triste futur...semble excessive, elle est loin d'être inconcevable à la vue, la "préssion", des écolos, "suceurs de poireaux", autophobes pathologiques du "futur" (?), de toute modernité, qu'ils nous "réservent"...
Écrit par : François Libert | dimanche, 04 mars 2012
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