samedi, 09 juillet 2011

Moss gives up

moss1.jpg


Toute passion a une fin, plus ou moins consentie. Un pilote anglais vient de renoncer à la sienne récemment, au terme de trente années de courses historiques. Il n’y a pas gagné grand-chose, si ce n’est son plaisir et celui des gens qui l’applaudissaient ça et là. Il faut dire que le monsieur avait gagné quelques Grands Prix et autres courses d’importance dans sa jeunesse.




moss2.jpgI quit...



Selon ses dires, Stirling Moss retrouva l’intégralité de ses moyens physiques quelques années après ce funeste lundi de Pâques 1962 à Goodwood. Mais il était désormais trop tard. Le retard à rattraper par rapport aux Clark, Hill ou autre Surtees bien établis était beaucoup trop grand, même pour un type de son calibre. Alors, il s’est mis à gagner sa vie dans l’immobilier, tout en commentant des courses automobiles à la télé et en essayant des modèles sportifs pour des magazines spécialisés. Après tout, c’est quand même ce qu’il connaissait le mieux !

Ce n’est qu’à la fin des années 70 qu’il se décida à poser à nouveau son postérieur dans un baquet. On le vit au volant d’une Audi 80 dans le championnat britannique de voitures de tourisme, ainsi que dans sa Chevron-BMW en Super Sport. Stirling n’avait alors pas de "belle" voiture de collection, ("ça coûte trop cher"), juste une 205 GTI pour se faire plaisir. Mais des propriétaires fortunés lui proposaient régulièrement leurs trésors, trop heureux de voir leur belle menée par celui qui aurait dû devenir champion du monde si...

moss3.jpg

Pas question de se la jouer "sérieux", c’était pas à cinquante balais bien sonnés que le bonhomme allait se prendre le chou avec de savants calculs. Le plaisir avant tout ! De son propre aveu, c’était ce même plaisir fondamental de la course qui avait guidé toute sa carrière. "Je préférais perdre une course en conduisant assez vite pour la gagner que la gagner en conduisant assez lentement pour la perdre", avait-il coutume de dire.

moss4.jpgC’est comme ça qu’on le retrouva régulièrement aux côtés des Peter Green, Martin Stretton, Duncan Dayton ou Flavien Marçais sur les manifestations historiques. Et ils bichaient sacrément d’avoir le grand Stirling parmi eux, nos valeureux pilotes du dimanche ! Lui restait cool, serrant les mains, répondant aux sollicitations avec le sourire, blaguant avec Nick Mason et madame, mais veillant toutefois à ce que sa voiture soit préparée au mieux. On ne se refait pas ! Son coup de volant était toujours précis et sa vitesse encore impressionnante.

Le voir passer en dérive Sainte-Dévote dans la même attitude flegmatique qu’il arborait quarante ans plus tôt sur les photos en noir et blanc restait un spectacle unique. Surtout pour ces spectateurs enchantés, trop jeunes pour avoir assisté au combat titanesque de la Lotus 18 contre les Ferrari 156.

Aussi les fans furent-ils douchés de froid lorsque Stirling Moss annonça au Mans en juin dernier sa décision irrévocable de ne plus courir. Nous avons eu le privilège de lui parler au téléphone au sujet d’un article à paraître sur lui dans le prochain numéro d’un jeune magazine en devenir (il n’y en a pas trente six !). Nous n’avons pas résisté à lui demander pourquoi il a décidé en son âme et conscience de raccrocher définitivement son Herbert & Johnson blanc et sa combinaison bleue du BRDC. Sa réponse fut sans ambages : "C’est la dernière fois que vous m’avez vu courir sur une voiture de compétition. Je ferai certainement des démonstrations, je viendrai sur certains Grands Prix, mais je ne courrai plus. J’ai 81 ans, et je ne voudrais pas avoir peur au volant. Je n’ai jamais eu peur par le passé, et je ne veux tout simplement pas que ça arrive maintenant".

Merci pour tout ce que vous avez accompli et… long live, Sir Stirling !



Pierre Ménard




Images
© Pierre Ménard
1- Monaco 2000, sur Cooper T53 1960
2- Monaco 2000, sur la grille de départ
3- Monaco 2000, sur Frazer-Nash 1953
4- Monaco 1997, sur Maserati Tipo 61 1959

Commentaires

J'étais étudiant en Angleterre, à Cambridge en 1962, étant allé à Goodwood avec des amis, étudiants Anglais, comme moi à Trinity Collège, j'ai vu sa BRM s'encastrer dans le terre-plain de ce grand gauche (?), sauf érreur. Je me souviens que ce fut long, très long pour le désincarsèrer, bloqué que Stirling Moss était dans sa BRM de couleur "vert d'eau" métallisée. Je vis, comme tout le public, qu'il avait un enfoncement de la boite crânienne, au-dessus de l'oeil gauche, sauf érreur, à l'emplacement du sinus, tout son visage était en sang, pénible... Je ne me rappelle pas que le Gd Prix se fusse arrêté, autre temps, dur, autres moeurs. C'est vraiment un immense pilote qui eut mérité, tellement son talent était grand, d'être plusieurs fois Champion du Monde...Il ne le fut jamais. C'est un "Maitre à piloter" qui se "retire". Bonne fin de vie, Sir, heureuse et paisible.
Merci à Pierre Médard et MdS de ne pas oublier ce "Monument" du Sport Automobile.

Écrit par : François Libert | samedi, 09 juillet 2011

Très sympa ton article,Pierre,concernant le" Champion sans couronne ". Je ne sais pas
si tu connais le site "Dunlop Inside Racing",mais Stirling Moss fut interrogé par le journaliste
sur le fait qu'il ne fut jamais champion du monde. Il répondit ,avec philosophie et avec une
certaine dérision,qu'il préférait avoir été un "looser" !!!! que d'avoir conquis la couronne !!
Comme quoi,ce champion hors du commun,ne se prenait guère au sérieux..Et ,c'est heureux!!
Voilà.Bien à toi.

Écrit par : Michel LOVATY | samedi, 09 juillet 2011

Le dernier souvenir que j’ai en course (historique bien sur) de Sir Stirling Moss, c’est lors du 6ème Grand Prix de Monaco Historique en 2008.

La Série C - Voitures de Sport avant 1953 clôturait cette manifestation, et après une bonne journée à avoir fait le tour du circuit je m'étais installé dans la tribune surplombant la Rascasse, occupée en grande partie par une colonie d’anglais.
Stirling Moss, qui pilotait la Frazer Nash Le Mans Replica Mk I #421/100/119 de 1950, est resté bloqué quasiment toute la course derrière Stephen Dudley, sur Ferrari 166 Inter Coupe Vignale #0071S de 1950, pour finalement arriver à prendre le meilleur à la Rascasse dans les deux derniers tours me semble-t-il. Juste après ce dépassement il brandit son poing en l’air comme s’il venait de gagner la course, toute la tribune était debout pour l’applaudir.

Quelques photos:

Stirling Moss et de la Frazer Nash Le Mans Replica Mk I
http://www.gtdreams.com/_GPH_Monaco08/GPH_Monaco08_0625.jpg
http://www.gtdreams.com/_GPH_Monaco08/GPH_Monaco08_0601.jpg
http://www.gtdreams.com/_GPH_Monaco08/GPH_Monaco08_1684.jpg

La Ferrari 166
http://www.gtdreams.com/_GPH_Monaco08/GPH_Monaco08_0615.jpg

Écrit par : GT Dreams | samedi, 09 juillet 2011

Un grand bonhomme... Souvenir de ma rencontre avec lui, un matin à Rétromobile... http://goo.gl/UPi0e

Écrit par : David Bénard | samedi, 09 juillet 2011

4 fois vice-champion du monde " FAUT LE FAIRE ''

Mille Miglia de 1955 " 157 DE MOYENNE " FAUT LE FAIRE "

Descendre dans la cage de l'ascenseur de trois étages " FAUT LE FAIRE "

QUEL GRAND CHAMPION

Lui STIRLING MOSS et JUAN MANUEL FANGIO deux idoles de la course

Écrit par : CHARRIER | samedi, 09 juillet 2011

Dommage qu'il n'ait pas été champion du monde ! Quelle est cette jeune revue en devenir ?

Écrit par : Jacques Rivaud | dimanche, 10 juillet 2011

Sir Stirling Moss était respecté par tous ses pairs, même par le grand Fangio.

En 1958, lors de la dernière course du Championnat du Monde de F1, Moss pouvait toujours être sacré. Son rival, Mike Hawthorn effectue une embardée et cale son moteur. Pour le redémarrer, il se laisse glisser à contre-sens sur la piste, ce qui pouvait lui valoir la disqualifixation si un adversaire déposait plainte. Sir Stirling Moss a refusé de le faire. Hawthorn fut sacré Champion et Moss ne le fut jamais, cela ne l'empêche pas d'être considéré comme l'un des plus grands au Panthéon des légendes du sport moteur.

Those were the days...

Écrit par : Ed Kroy | dimanche, 10 juillet 2011

Cette nouvelle revue, qui vient de sortir son n°4, s'appelle "Grand Prix", tout simplement.

Écrit par : Pierre Ménard | dimanche, 10 juillet 2011

Merci !

Écrit par : Jacques Rivaud | dimanche, 10 juillet 2011

J’espère que l’on me pardonnera d’évoquer pour la (censuré)ème fois la grande courbe à droite après les tribunes qui constituait l’une des caractéristiques majeures de feu le circuit de Reims-Gueux, d’autant que j’ai déjà fait état dans ces colonnes de ce qui suit. Mais la personnalité exceptionnelle de Sir Stirling Moss et la portée hautement symbolique de sa décision de ne plus « piloter en course », que Pierre Ménard a pris l’heureuse initiative de souligner ici (avec de bien belles photos à l’appui), me vaudront peut-être les circonstances atténuantes…

Même si, pour des raisons indépendantes de sa volonté, Sir Stirling Moss s’est trouvé empêché de participer aux meetings de 1957 et 1960, il n’en a pas moins fréquenté assidument l’ex-Triangle Magique, entre 1952 et 1961.

Cela l’avait conduit (!) à une confidence dont la revue MotorSport, à la fin des années 80, je crois, avait fait état dans le cadre d’un article consacré aux courbes et virages les plus marquants de l’histoire de la course.

Il y était mentionné que selon Sir Stirling Moss, qui avait fréquenté tous les circuits de la planète, l’une des courbes les plus remarquables à ses yeux était celle dont il est présentement question et qu’il qualifiait de « very demanding », ce qui, de sa part, était un sacré compliment. Il en allait ainsi en raison de sa longueur, de la vitesse à laquelle elle était négociée et du fait que son revêtement se révélait, à cette vitesse – personnellement, bien sûr, bien que l'ayant moult fois parcourue, je ne m’en suis jamais aperçu – légèrement bosselé (ce qui pourrait expliquer l’accident de Luigi Musso) ; par ailleurs, les cultures bordant la piste interdisaient d’en apercevoir la sortie et d’anticiper le moindre incident éventuellement survenu en aval.

La description de la manière dont, tour après tour, il maîtrisait ladite courbe, valait à elle seul le détour, si j’ose dire : sitôt franchi le sommet de la légère montée que formait la ligne droite des tribunes – sommet marqué par la passerelle Dunlop – il soulageait très brièvement l’accélérateur et, juste avant l’amorce de la courbe, plaçait l’auto, par une simple impulsion du volant, en légère dérive, dérive qui était normalement appelée à se poursuivre jusqu’à la ligne droite suivante menant à Annie Bousquet, en dépit, donc, des inégalités du revêtement et d’une visibilité précaire !!

Manifestement, Sir Stirling Moss avait toujours beaucoup apprécié l’exercice. Cela en dit long sur l’homme et sur le pilote, ce qui ne saurait étonner, et cela constitue également un bel hommage à l’ex-Triangle magique, venant d’un champion qui s’est joué, entre autres, des difficultés de Monaco, de l’ancien Spa et de l’ancien Nürburgring – sans parler (en 57) de l’extraordinaire Pescara dont la seule évocation rejette Bahrein et consorts dans les ténèbres extérieures...

La présente note constitue donc, encore une fois, un hommage fort bienvenu.

Professeur Reimsparing

Écrit par : professeur reimsparing | dimanche, 10 juillet 2011

C’est bien difficile d’écrire derrière un commentaire du Professeur sur une note de Pierre Ménard, et pourtant…
Et pourtant cette nouvelle du « retrait » de Stirling Moss m’émeut totalement puisqu’elle est la fin d’un cycle, mon cycle et m'oblige a m'exprimer, meme maladroitement.
Le 26 juillet 1959 j’assistai à ma première course automobile, je venais d’avoir 8 ans, Sir Stirling Moss sur une Cooper Borgward la remportait devançant de près d’une minute Henri Taylor et Bruce Mac Laren.
C’était à Charade que Stirling Moss a qualifié de « Plus beau circuit du Monde ».

Écrit par : gianpaolo | dimanche, 10 juillet 2011

Je pense réellement que la conduite de Sir Stirling Moss a été un art !
Dire que l’on arrête à presque 82 ans est un sacré moment pour cet homme.
Sans bien sur vouloir battre de record, la dernière fois que j’ai aperçu Stirling Moss était au Tour Auto réplica (il y a deux ans ?) sur sa modeste MGB et la première au grand prix de Bordeaux le 9 mai 1954 sur sa 250F «british racing green » du Alfred Moss racing qui deviendra quatre ans plus tard le British Racing Racing Partnership.
J’avais huit ans mais je m’en souviens comme si c’était hier. Quelque chose pendouillait sous l’arrière de l’auto. Moss avait du s’arrêter pour réparer.
Il avait terminé quatrième après une chevauchée fantastique de la dernière à la plus mauvaise place, celle qui n’apporte pas de podium, juste la gloire mais quelle gloire.

Écrit par : AG | lundi, 11 juillet 2011

Cher Gianpaolo, votre modestie n’est de mise, ni au regard de votre collaboration à ce blog, ni au regard de votre vécu.

Fort de ce dernier, vous parlez de « fin d’un cycle » ; dans la mesure où nous appartenons, à un poil près, à la même génération, laissez-moi vous dire que vous exprimez de la sorte, aussi justement que sobrement, le sentiment que pas mal de passionnés (voire d’ex-passionnés…) issus de ladite génération éprouvent aujourd’hui.

Nous ne nous sommes pas croisés à Charade le 26 juillet 1959 ; nous ne nous sommes pas non plus croisés, le 5 juillet précédent, à Reims-Gueux. Mais, ce jour-là, j’avais eu le plaisir, moi aussi, d’assister à une victoire de Sir Stirling Moss sur cette fameuse Cooper Borgward (plaisir juste un peu terni par le fait qu’Hans Herrmann, sur la Porsche-Behra mise au point par mon idole, avait finalement dû s’incliner après un duel homérique). « We were there », comme on dit dans MotorSport. Cela marque et cela rapproche.

Professeur Reimsparing

Écrit par : professeur reimsparing | lundi, 11 juillet 2011

Et lorsqu'il courait Stirling Moss n'a jamais bouclé une ceinture de sécurité !!!
Dans le Marabout-Service N° 104 intitulé : "les routes de la victoire",il rédigera un excellent
article dont le titre était : "la volonté de vaincre". Tout un programme qui reflète bien la
personnalité de ce diable d'homme.
Bien à vous.

Écrit par : Michel LOVATY | lundi, 11 juillet 2011

Moss était souvent le seul à participer aux courses historiques avec des casques d'époque. Dérogation ? En tout cas, du bord de la piste, on avait vraiment l'impression d'y être !

Écrit par : Marc Ostermann | lundi, 11 juillet 2011

@Marc, oui Moss avait obtenu une dérogation de la FIA, via Bernie Ecclestone, de courir avec ses accessoires d'époque, casque et combi. Il partait du principe qu'il avait toujours couru avec, en des temps où la course était bien plus dangereuse que maintenant.

Écrit par : Pierre Ménard | mardi, 12 juillet 2011

J'ai eu très peur en lisant le titre de la note. Je suis rasséréné et souhaite à Sir Stirling Moss toute la quiétude d’une retraite bien méritée. Pour moi, il a été plus que Champion du Monde. Il reste parmi les plus grandes légendes de ce sport qui est indissociable à jamais de son patronyme.

Écrit par : Daniel DUPASQUIER | mardi, 12 juillet 2011

" La jeunesse est un art " Oscar Wilde .

Écrit par : Pascal Bisson | mercredi, 13 juillet 2011

Un hommage vraiment mérité. Merci Pierre.
En lisant ta phrase "Le voir passer en dérive Sainte-Dévote dans la même attitude flegmatique qu’il arborait quarante ans plus tôt ", je me suis rappelé qu'en 2008 je l'avais pris à cette endroit. Mon point d'observation préféré en historique à Monaco. Et effectivement il avait l'air très cool.

J'espère que ces liens fonctionneront.

http://img841.imageshack.us/img841/8830/2008monacogph029a.jpg

http://img838.imageshack.us/img838/9686/2008monacogph028b.jpg

Écrit par : Olivier ROGAR | jeudi, 14 juillet 2011

La seconde image, ce n'est pas Moss, juste à titre de comparaison.

Moss d'un peu plus près :
http://img718.imageshack.us/img718/7696/2008monacogph030a.jpg

Écrit par : Olivier ROGAR | jeudi, 14 juillet 2011

Silverstone Classic 2009
http://youtu.be/XqFXKnS-wIE

Écrit par : GT Dreams | jeudi, 14 juillet 2011

Merci à Pierre pour les précisions et à Olivier et 'GT" pour les photos et vidéos. Le style n'a pas changé, et la combinaison bleue estampillée BRDC, quelle classe...

Écrit par : Marc Ostermann | samedi, 16 juillet 2011

Merci pour cette belle note.
Sir Stirling Moss n'était pas qu'un simple pilote , il était un racer qui donnait le maximum de lui-même et de la voiture dans chaque course, regarder le sur les photos au départ de courses d'endurance par rapport aux autres pilotes.
Son palmarès et le nombre de victoires en pourcentage des départs est éloquent.
Il n'a pas été Champion du Monde,peu importe, il ne courait pas pour cela.
Il avait une élégance et une classe naturelle.
Je me souviens d'une course de VHC en prologue des 24 Heures 1973 ou sur une Maserati 250 F,
au premier tour, il avait une avance de 30 secondes sur les poursuivants pilotant comme à ses plus grandes heures.
C'est un mythe vivant du sport automobile et il faut lire et relire les livres qui lui sont consacré.

Écrit par : Daniel Holz | dimanche, 17 juillet 2011

Hé oui, le titre « Moss gives up » pourrait laisser croire que Sir Stirling s’en est allé vers la connaissance universelle… Mais non, ce ne sera pas pour cette fois-ci…

Je me souviens de sa photo, qui parut dans la presse après sa victoire aux Mille Miglia 1955. Son visage maculé et la trace blanche laissée par ses lunettes lui conféraient un air de hibou ébahi. Cette photographie plongea le petit garçon que j’étais dans un abîme de perplexité. Son coéquipier, le brave Jenkinson, cachait sans doute la boue dans son opulente barbe ! J’écris le mot « brave » pour qualifier Denis Jenkinson, ce qui, dans mon esprit, correspond à « courageux »…

Beaucoup plus tard, je vis Sir Stirling piloter une Mustang 350 GT au Grand Prix de l’Age d’Or à Montlhéry. Ses sorties de la chicane Nord étaient impressionnantes… La suspension arrière de la brave Ford doit s’en souvenir encore…

Et comme on dit dans certains de nos métiers : « Salut l’Artiste » ! ! !

Et merci beaucoup à Pierre Ménard pour l’info !

Écrit par : JaC | dimanche, 17 juillet 2011

Désolé Mr Libert mais ce jour du 26 avril 1962 je n'ai pas eu la joie de vous rencontrer à ce fameux Glover Trophy de Goodwood. Ne sont-ce pas les souvenirs les plus lointains qui sont souvent les plus précis, en effet ce jour-là Monsieur Stirling Moss ne pilotait pas une BRM mais bien une Lotus de l'écurie UDT Laystall (Union Dominious Trust) ex BRP.
Cette Lotus Climax était encore du type 18/21. Un chassis de 18 avec une suspension et carrosserie de 21 sachant que l'écurie Lotus alignait déjà des 24 voir des 25 monocoque pour Jim Clarck et Trevor Taylor.
D"après Chris Lawrence cet accident aurait été provoqué par un disfonctionnement de la transmision et toujours d"après cette source le pilote aurait abordé cette courbe très rapide au point mort donc sans motricité sans aucune possibilité de power slide. Cette version n'a jamais été confirmé par Mr Moss suite aux troubles de mémoires.
Cordialement.

Écrit par : Poupy | vendredi, 22 juillet 2011

Cher Monsieur Poupy vous avez certainement raison, celà doit être écrit dans un, les livres. O.K je me suis trompé sur la Marque de la monoplace. Merci pour les précisions qu'en au fait que c'était une Lotus 18, "hybride", avec un ensemble de suspensions et carrosserie de 21. Effectivement aborder cette courbe rapide au "point mort" c'était "injouable" même pour un Champion de la classe de Stirling Moss. Lotus 18, je crois connaitre... En Novembre 1964, "soleil" dans la grande courbe à Magny. Les toubibs ont constatés enfoncement du groupe orbital gauche, 2 fractures de la face, 2 à la base et deux du nez, tempe gauche mise à nue de peau, etc, en Nov. 1964. Je vous assure celà n'est pas "livresque", je m'en souviens "comme si celà s'était passé hier". Veuillez m'excuser de ma grave érreur quant à la Marque de la "Mono", BRM était-ce celle de Graham Hill à ce même meeting de Goodwood ? Comment aurions nous pu nous rencontrer ce 26 Avril 1962, je n'avais pas le plaisir de vous connaitre et il y avait beaucoup de public...?. Je crois me souvenir qu'il ne pleuvait pas, rare en Angleterre.

Écrit par : François Libert | vendredi, 22 juillet 2011

Écrire un commentaire