mercredi, 04 novembre 2009

Dear François,

 

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Tout d’abord et pour le début, je dois indiquer que sans ne pas reconnaître ta grande capacité de comprendre le langage anglais, j’ai souhaité que ces petits quelques mots adressés à toi par moi sont écrits dans le langage français, par hommage pour ta personne.

 




dear8.jpgJe sais en conscience que ma capacité propre de rédiger dans le langage français a baissé beaucoup – l’époque du team Matra est tant éloignée en arrière du temps ! – et je consens mes excuses en avance pour le caractère imparfait du texte présent écrit par moi. Mais je sais aussi que tu apprécieras à la vérité cet effort que je fais pour que ma sincérité te paraît réelle. Et puis, sois pas inquiet de trop. Comme tu te souviens peut-être un petit peu, je détestais assez me permettre des dépenses que je voyais trop excessives. Pourtant, je n’ai pas connu une seconde entière d’hésitation à payer (cher) un traducteur possesseur de compétence (le neveu du patron de mon pub préféré, qui fait Français en langue première au lycée) afin que sont exprimés dans un français meilleur et plus compréhensif les propos que je souhaite te dire. C’est donc en conséquence, à partir de cet endroit, les mots que ce traducteur m’a vendus contre rémunération (élevée) que tu vas lire. Mais ces mots, j’insiste si je peux me permettre, ils viennent en direct de ma propre pensée. J’ai bien vérifié avec tout le soin que je pouvais imaginer que mon traducteur, il a éprouvé sans interruption du respect pour cette pensée qui m’appartient (avec la monnaie qui est tombée à l’intérieur de sa poche, il pouvait !).

 

Or donc, Cher François, il m’est revenu aux oreilles, par un circuit (!) qu’il est inutile ici de détailler, que dernièrement,  en une ville française nommée Angoulême, où ta présence avait été instamment souhaitée à l’occasion d’une manifestation historique connue sous l’appellation de "Circuit des Fortifications", tu fus amené à prononcer un petit speech devant un aréopage attentif autant que prestigieux, puisque, aussi bien, l’on y reconnaissait notamment un quadruple champion du monde français et deux de mes anciens coéquipiers, français eux aussi.

 

dear2.jpgIl semblerait qu’avec cet exposé fort brillant, ce qui n’est pas pour étonner, tu aies fait ce que l’on nomme en France "un tabac". Tu n’ignores certes pas que j’ai la réputation (très exagérée) de présenter une certaine addiction pour cette substance. Pour autant, l’exposé en question me laisse un arrière-goût légèrement plus amer que mes quatre paquets quotidiens, car il semblerait aussi qu’à cette occasion, tu te sois laissé aller à évoquer ma modeste personne en des termes aussi concis que percutants, la rumeur allant jusqu’à prétendre que tu me décrivis comme "rapide mais idiot".

 

Je me suis tout d’abord demandé si cette description aurait eu la même portée au cas où, en en inversant les termes, tu l’eusses exprimée par "idiot mais rapide", voire "idiot et pourtant rapide". A la réflexion, toutefois, j’ai considéré qu’il convenait de ne pas exagérément s’attacher à ces subtilités linguistiques. Le fond de l’affaire, c’est que tu m’as bel et bien qualifié d’"idiot", devant un parterre choisi comprenant notamment d’anciens collègues à moi. 

 

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Alors, si nous étions encore en ces temps reculés voire lointains où l’ancien tracé du circuit de Spa-Francorchamps pouvait être exploré à l’envi tout au long de ses voluptueuses courbes dépourvues de rails (et dont on pouvait ainsi jouir sans protection… Heureuse époque !), je me serais fait, au titre du droit de réponse, un plaisir de solliciter amicalement la remise en état de l’un des protos Matra du musée de Romorantin et de te proposer le rôle du passager, l’espace de quelques tours accomplis à vive allure, moi-même étant au volant, naturellement. Tu aurais pu ainsi constater de manière privilégiée que, tout en naviguant entre 250 et 300 à l’heure et en contrôlant quelques dérives occasionnelles, je n’étais pas dépourvu de la faculté de percevoir avec une rassurante acuité et une régularité non démentie que Burnenville est une courbe à droite et que le premier point de corde du S de Masta est quant à lui situé à gauche.

 

Hélas ! Ce petit test grandeur nature et plutôt fun, que tu aurais apprécié à sa juste mesure, j’en suis persuadé, demeurera à l’état de fantasme, et, comme toi, je le regrette vivement.

 

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Du moins son évocation servira-t-elle d’habile transition vers le cœur de mon propos. Car il est vrai que ce fameux S de Masta aurait pu interrompre ma carrière d’une manière aussi brutale qu’irréversible. Au cours du GP de Belgique 1968, en effet, la Honda de John Surtees y a perdu de l’huile. Et devinez qui la suivait de près à cet instant précis ? Votre serviteur, naturellement ! Lequel, éjecté du droite qui formait la seconde partie de cette redoutable difficulté, pas loin d’être à l’équerre, et à la vitesse que l’on peut imaginer, se demande toujours comment il a fait pour demeurer sur la piste.

 

Le souvenir de cet épisode me conduit (!) dès lors à une interrogation quasiment existentielle sur l’ambiguïté fondamentale de cette notion que l’on nomme « malchance », laquelle, à en croire tous ceux qui m’ont plutôt apprécié, et même les autres, m’aurait collé aux basques tout au long de ma carrière.

 

Plus précisément, ne se traduit-elle pas par des incidents ou accidents qui, s’accumulant, finissent par donner de leur victime, lorsque celle-ci demeure en vie malgré tout, une image susceptible de friser le ridicule ? Or, du ridicule à l’idiotie, il pourrait n’y avoir qu’un pas…

 

Force est de reconnaître que tout s’est passé parfois comme si je me prêtais complaisamment à ce scénario. Il suffit de citer quelques (autres) mésaventures dont je fus victime, et dont certaines, je ne le nierai pas, engagent ma responsabilité.

 

Deux de celles-ci se produisirent sur le circuit de Monza. Tout le monde se souvient qu’en 1971, en situation de vainqueur potentiel du GP d’Italie sur ma Matra, je n’ai rien trouvé de mieux, à quelques tours de la fin, un peu trop pressé d’arracher ma visière souillée d’huile, que d’emmener dans le même mouvement la visière de rechange qui se trouvait juste en dessous ! Certes, la manœuvre n’était pas facile car le GP fut, cette année-là, disputé en peloton bien sûr, mais aussi à une moyenne record, ce qui, à Monza, veut dire quelque chose. Tout de même, quelle gaffe.

 

L’autre épisode est moins connu et survint en 68, lorsque je quittai la route dans le premier Lesmo, et me retrouvai suspendu dans l’un des arbres bordant la piste !  Situation peu commune, mais peu flatteuse aussi, j’en conviens.

 

Difficile encore de prétendre que je n’étais pas seul impliqué dans ce qui se produisit au cours d’une des premières tournées tasmanes. Encore débutant à l’époque, j’éprouvais le plus grand respect pour celui n’était pas encore Sir Jack Brabham et il m’était apparu plutôt intelligent (!) d’essayer de le suivre afin de prendre auprès de ce grand champion une petite leçon de pilotage, l’idée étant bien sûr d’adopter ses zones de freinage et de reproduire aussi exactement que possible ses trajectoires. A un certain moment, malheureusement, alors que j’admirais sans réserve la façon dont, juste devant moi, qui l’imitait fidèlement, l’Australien retardait superbement son freinage, je finis par prendre conscience de ce qu’il avait complètement loupé celui-ci et qu’il allait sortir de la piste ! Je réussis cependant, in extremis, à négocier la courbe en presque totale perdition, et à m’en extraire. Sur ce coup, je n’avais pas lieu, c’est vrai, d’être très fier de mes intuitions (encore que je pouvais l’être tout de même de ma maîtrise de l’auto…).

 

Et puis, il y a eu les circonstances dans lesquelles c’est vraiment la fatalité qui m’en a personnellement voulu. Sans même évoquer les casses mécaniques qui me privèrent de quelques victoires, comme à Barcelone en 1969 - un exemple parmi d’autres, je mentionnerai les 24 heures du Mans de la même année, lorsque l’infortuné John Woolfe, que je suivais en début de course dans le S de Maison Blanche (encore un !), en détruisant sa Porsche 917 et en y laissant la vie, a bien failli m’entraîner dans son funeste destin.

 

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Je citerai quasiment pour l’anecdote ma décision de quitter Ferrari fin 1969, alors que leur F1 allait se révéler l’année suivante comme la plus compétitive depuis la Shark Nose de 1961, tandis que je galèrerais sur ma f… March. Puis-je me permettre d’observer, en effet, que Jacky Ickx, dont l’intelligence est légendaire, eut un comportement pas très différent lorsqu’à son tour il délaissa la Scuderia, fin 1972, si l’on veut bien se souvenir des succès dont, après certes une année blanche, la saison 1974 n’allait pas être avare à l’égard de cette dernière ?

 

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J’en arriverai enfin, sachant ne pouvoir y échapper, à ce fameux GP de France 1972 à Charade. Idiot, peut-être, mais pas aveugle. Je savais bien qu’il y avait des cailloux au bord de la piste. Peut-on croire que j’aie poussé l’inconscience jusqu’à les ignorer, alors que je faisais la course de ma vie ? Ce jour-là, oui, je prétends que la malchance m’a terrassé. Et c’est bien le mot, car c’est ce jour-là que j’ai abandonné tout espoir de jamais épingler à mon palmarès un seul GP officiel.

 

J’ai pourtant continué, vaille que vaille. Et l’ultime vacherie en tant que pilote de GP, je l’ai vécue à Zolder, en 1976. Alors que je marchais comme un avion, sur ma modeste Ensign, je suis sorti très fort, suite à une (nouvelle) casse mécanique. On comprend dès lors que, quelques semaines plus tard, au Nürburgring, après avoir mis pied à terre comme tous les autres, en raison de l’accident de Niki Lauda, je n’aie pas pris le second départ, mettant ainsi un terme à ma carrière en F1, avant de raccrocher définitivement mon casque et mes gants lors de la course Canam de Sainte-Jovite, en 1977, confronté à l’inconduisible et dangereuse Dallara engagée par Walter Wolf. Elle était pleine, cette coupe qui – pourtant… – s’était sans cesse refusée.

 

dear6.jpgAlors ? Peut-on avoir été constamment très rapide au volant de voitures exigeantes et variées, sur des circuits souvent terrifiants, n’avoir finalement subi que très peu d’accidents de sa propre faute, tout en en évitant pas mal par la seule grâce de son coup de volant, lorsqu’on est franchement idiot ? Sir Jackie Stewart et Jochen Rindt m’auraient-ils adoubé comme leur égal et pair si j’avais été idiot à ce point ? Le Commendatore – eh oui ! - aurait-il conservé son affection à un idiot au point de continuer à lui souhaiter son anniversaire longtemps après son départ de Maranello ? Aurait-il pris en considération, pour engager Gilles Villeneuve, l’avis de ce même idiot, qui lui vantait le diamant brut qu’il avait décelé en la personne de son remplaçant chez Wolf ? Accessoirement, aurait-il été possible, pour un simple Kiwi, d’avoir réuni sur son nom, au cours de sa carrière et même après, des fans de tous les pays, en étant manifestement idiot ? Après tout, chacun est libre de répondre comme il l’entend.

 

Mais je ne m’inquiète pas trop. Quelque chose me dit qu’aujourd’hui encore, un sondage me concernant et mené auprès de certaines générations d’amateurs de sport auto à travers le monde pourrait n’être pas trop décevant (understatement : N.d.T.) pour ce qu’il faut bien appeler mon ego.

 

Alors, Dear François, tu me permets s’il te plait ici de reprendre le stylo moi-même pour mettre fin à ce petit mot destiné à ton intention. Ma conscience est aiguë de l’importance de ton rôle que tu as tenu dans « le renouveau du sport automobile français » et mon respect sincère pour toi est proportionnel. C’est pourquoi j’ai éprouvé un petit peu de la peine et aussi de la déception en connaissant les mots que tu as dits sur moi à Angoulême.

 

Tu es pourtant bien placé pour savoir que, à notre temps, la course automobile était vraiment très dangereuse (et pas la F1 seulement…) et que chacun de tous les pilotes qui s’asseyaient dans un cockpit risquait sa vie à chaque fois. Et tu sais bien lesquels l’ont perdue. Cela simplement mériterait je crois toujours le respect pour ces pilotes, vivants ou disparus. Mais comme j’ai la chance d’être vivant, je veux maintenant arrêter avec cette histoire, en espérant seulement que nous nous rencontrons encore une fois un jour et que nous prenons ensemble "le verre de l’amitié" (l’addition pour moi, of course…).


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Yours sincerely,

 


Chris

 


p/o Professeur Reimsparing




Toutes images de Chris Amon, "rapide mais idiot"
© Pr Reimsparing

10:10 Publié dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (53) | Envoyer cette note | Tags : chris amon, françois guiter |

Commentaires

Chris Amon , l'élégance de l'esprit alliée à l'élégance de la plume... un homme de coeur à l'évidence!
Un grand parmis les grands que j'ai eu le bonheur de voir au volant....
Merci Monsieur Amon, votre courrier est une grande leçon d'humilité et d'humanité toute simple!...

Ecrit par : j.brauer | mercredi, 04 novembre 2009

Comment ne verser des larmes d'émotion après cette lecture? Chris Amon a signé des belles pages sur une auto, ces mots les font plus belles!

Ecrit par : Delfi | mercredi, 04 novembre 2009

Cher Chris,

Des idiots comme vous ont fait l'histoire du sport auto..et le bonheur de ses fans.

Merci pour cette lettre rafraîchissante et longue vie à vous

Ecrit par : alain grevot | mercredi, 04 novembre 2009

Chris Amon, un très Grand Monsieur de la course automobile ...
Un coup de volant "magique" et à n'en plus douter un très bon rédacteur.
Formidable d'avoir des nouvelles de quelqu'un dont les prouesses vous ont fait vibrer !

Ecrit par : daniel | mercredi, 04 novembre 2009

Très beau texte en effet. Seul une (petite) correction: Ickx n'a pas quitté la Scuderia fin 1972 mails plus ou moins au cours de la saison 1973. Il a en tout cas encore disputé le GP d'Italie le 9 septembre 1973. Mais ce n'est qu'un détail puisqu'il est vrai que Ickx a quitté la Scuderia à l'aube de la saison 1974 qui allait marquer la renaissance pour plusieurs saisons!

Salutations amicales
Franky Hungenaert

Ecrit par : franky hungenaert | mercredi, 04 novembre 2009

Remerciements pour ce texte accordé à Chris Amon un grand pilote de l'époque sachant régler une voiture ainsi que la développer estimé de ses camarades de GP, la seule déception à son égard c'est qu'il était comme certains actuels pilotes actuels le Monsieur la poisse qu'il l'a acompagné souvent sans pour cela que se soit un casse mécanique, pour Matra il aura gagné un GP hors championnat en Argentine et les 24 heures du Mans avec Bruce Mac Laren, je garde un bon souvenir de ce garçon et qu'il jouisse du bien que l'on peut avoir de lui.

Ecrit par : mauricelaunay | mercredi, 04 novembre 2009

On ne sait pas ce qu'il faut louer le plus : le texte ou les photos ?
Exceptionnels dans les deux cas.
Mais pour le texte, j'ai le pressentiment qu'il faut dire bravo Professeur ! (au moins celui là ne sera pas contesté)
Ce que j'ai lu de meilleur sur MdS depuis quelques temps. (sur MdS et ailleurs)
Bravo.

Ecrit par : Christian Burdet | mercredi, 04 novembre 2009

Pourquoi ne pas envoyer (traduit ?) cet excellent texte à notre Kiwi national ?

Ecrit par : Philippe83 | mercredi, 04 novembre 2009

Dear Chris,
you certainly were neither stupid nor slow !
Best regards
Jean-Pierre

Ecrit par : Jean-Pierre Roudeix | mercredi, 04 novembre 2009

merci Christopher pour ce magnifique récit.
vous avez été le premier pilote pour qui j'ai vibrer, et même lorsque vous avez quitter (au plus mauvais moment) la Scuderia, je vous ai toujours suivit.
vous souvenez vous du jour ou vous vous êtes vu la tête en bas, dans le cockpit de votre 312/F1 de l'autre coté du rail, dans les arbres de Lesmo?
vous avez dit: "à ce moment très précis j'éteignais le coupe-circuit" ce jour là, c'est John Surtees qui vous suivait de près et qui est venu à votre secours.

Ecrit par : Bruno | mercredi, 04 novembre 2009

Ce texte est épatant. Bravo Professeur !
Et cette belle histoire que Chris Amon écrivit ! Que d'espoirs en rouge puis en bleu il fit naitre !

Et il devait avoir une bonne tronche : ayant réussi à entrainer une amie sur le circuit du Mans (aux essais, faut pas exagérer...) et lui faisant traverser le paddock, nous croisâmes le-dit Chris. Et moi d'expliquer à cette belle amie qui il était, écuries et palmarès à la clef... Réaction bien féminine : "Il est beau ce gars !".

Nous quittâmes l'endroit vite fait, je devais lui montrer Mulsanne sans tarder.

Ecrit par : Hubert Baradat | mercredi, 04 novembre 2009

Splendide !
Je ne connaissais pas l'épisode Lesmo 68. Ce jour-là, la réalité (C.Amon) a rejoint la fiction (JP.Sarti) mais Chris ayant chipé le casque de P.Aron (à moins que ce ne soit celui de...), il hérita apparemment aussi de sa baraka.

Ecrit par : Francis Rainaut | mercredi, 04 novembre 2009

Texte pertinent, d'autant que j'avais été le seul me semble-t-il à relever le commentaire idiot de Guiter à propos du Kiwi dans la fameuse note !

Ecrit par : Marc Ostermann | mercredi, 04 novembre 2009

Comme d'habitude, superbe papier du Professeur.
Je n'ai rien contre Chris Amon, bien au contraire, mais j'aurais préféré que Pesca reste chez Matra.
JL Lagardère n'a pour une fois pas eu la main heureuse.

Ecrit par : tipo 151 | mercredi, 04 novembre 2009

Dernière photo dans la 914 et sans la ceinture ! Bravo Chris Amon, bel exemple...

Ecrit par : L'étroit mousquetaire | mercredi, 04 novembre 2009

Ah, ça fait plaisir. La petite phrase n'était pas passée inaperçue, un peu dommage cette fausse note gratuite dans une journée consacrée à un grand bonhomme. Le prof "remet les compteurs à zéro", mais avec toute l'ironique indulgence qui convient à la situation. Bravo.

Ecrit par : zapata | mercredi, 04 novembre 2009

"Un retraité nageur combattant peut être aussi vif dans sa parole que dans l'eau jusqu'à raconter des méchantes bêtises comme quand il est ivre dans les profondeurs."

Ecrit par : f.Coeuret | mercredi, 04 novembre 2009

Un très grand pilote,sans doute un des meilleurs de sa génération...Mais hélas,un petit palmarès par malchance et aussi par de mauvais choix dans sa carrière

Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 04 novembre 2009

Jacques Rivaud me semble traduire élégamment la sortie un peu lourde, mais probablement fondée de Dear François.

Ecrit par : tipo 151 | jeudi, 05 novembre 2009

Bonjour à tous,
Gerard Combrac avait reconnu dans Sport Auto que Chris Amon etait surtout
"un peu idiot", se souvenir de certains Grands Prix qu'il aurait dû remporter
(le coup de la visière à Monza,.....)
je suis assez d'accord avec lui, pourtant j'aimais bien ce pilote.

Ecrit par : Denis BOURQUARDEZ | jeudi, 05 novembre 2009

Comme l'écrit le Pr Chris Reimsparing, la compétition automobile de cette époque relevait de l'équilibrisme avec souvent comme seule échappatoire, le néant. Chris Amon était un de ceux que Jackie Stewart craignait pour sa vélocité. Il a forcément manqué de chance, il n'a pas gagné le grand prix de Monaco sous la pluie, il a surement fait quelques bêtises qui ont altéré son standing de très grand pilote. Mais il n'a pas oublié de gagner les 24 heures du Mans en 1966 et d'offrir une superbe victoire à Ferrari à Daytona en 1967. Paradoxalement qu'il n'est pas gagné de Grand Prix n'est pas si gênant. Un peu comme Stirling Moss qui n'a jamais coiffé la couronne mondiale. J’ai toujours eu cette sensation étrange que Moss avait été champion du Monde et que Amon avait gagné des Grands Prix. En tout cas, Chris Amon était un grand et il a enchanté l'adolescent que j'étais durant ces années 60' ! C’est vrai que les années 70 furent, disons, plus erratiques. Mais, quel casque !

Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 05 novembre 2009

Bonsoir. Quoique qu'on dise ou faire Chris Amon restera toujours dans la legende des grands pilotes. Bonsoir a vous Chris.

Ecrit par : d robin | jeudi, 05 novembre 2009

Est-ce que la victoire au Mans décidée par l'ACO au grand dam de Shelby, et le triplé des P4 à Daytona apportent beaucoup à l'image de Chris Amon pilote de légende? Je n'en suis pas sur.

Paradoxe que ce Chris Amon qui a plus fait rêver que Dennis Hulme ou Alan Jones, mais beaucoup moins apporté au sport automobile que Jack Brabham ou Bruce McLaren.

Ecrit par : tipo 151 | jeudi, 05 novembre 2009

Quelque-chose m'intrigue sur la deuxième photo, pouvez-vous nous en dire plus sur les circonstances où elle a été prise?

Ecrit par : seb | jeudi, 05 novembre 2009

Cher Daniel, je rejoins tout à fait votre avis et puis surtout, quel casque ...

Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 06 novembre 2009

Extraordinaire texte de l'extraordinaire pilote Chris Amon! Fabuleux

Totalement hors sujet, je profite de cette occasion inespérée (si Chris lit ces lignes):
J'aurais aimé savoir si Chris A. pratique la simulation de course automobile GPL (Grand Prix de Légendes) car un adepte, dont on dit qu'il s'agit bien de Chris, est enregistré sous ce nom sur la base donnée "GPL Rank". Rumeur ou vérité ?

Ecrit par : Cevert | vendredi, 06 novembre 2009

Cher Professeur,
Votre texte est aussi exceptionnel que le "bon mot" sur Chris Amon est insupportable.
Si les pilotes devaient "balancer" tous les indispensables idiots ou/et incapables rencontrés dans les bureaux, les réceptions et même parfois dans les stands...
Encore toutes mes félicitations, Professeur, de développer un tel sens de l'humour pour un "mot" qui m'a mis de fort mauvaise humeur!
Et merci à Chris Amon de nous avoir fait profiter de l'immense étendue de son talent.

Ecrit par : guy dhotel | vendredi, 06 novembre 2009

Allez,gamin comme moi ou plus âgés on a tous été des admirateurs de Chris Amon et il faut dire une chose...On aurait tellement aimé le voir gagner un GP de F1 !!!

Ecrit par : Jacques Rivaud | vendredi, 06 novembre 2009

Comme seb, je suis interpellé par la deuxième photo : l'environnement général fait penser à Zeltweg , et par un curieux effet d'optique on a l'impression que l'hélico est posé en plein sur la trajectoire d'une grande courbe à droite....mais je pense plutôt que la Matra déboule de la droite du cliché, que l'hélico est posé sur une voie perpendiculaire à la piste ( dont le revètement apparait noir ) , que les marques blanches que l'on devine sur le bitume sont les positions d'une grille de départ, et que Chris est peut être en train de rentrer aux stands ( ou d'en sortir ) en empruntant cette voie de décélaration en ciment , sur le coté droit de la piste en bitume....

Donc, Chris rentre aux stands au grand Prix d'Autriche 71......j'ai bon, Professeur ?

Ecrit par : Philippe7 | vendredi, 06 novembre 2009

A Chris Amon,

Passionné de cinéma, Chris Amon fait penser à "M. le maudit" de Fritz Lang. Certes il n'y a d'aucunes mesures avec le Film mais une certaine démesure avec le pilote.
N'oublions Jamais qu"en dehors les " TEAMS" fréquentés, il fut le 3éme pilote de Tyrrell (à la place de Patrick DEPAILLER), qui vécut la mort de CEVERT à Watkins-glen le 6 octobre 1973....... il rencontra la femme de sa vie peu de temps apres. Il est a ce jour gentleman-farmer en Australie. Comme quoi qu'importe la carriere en Formule 1 et diverses courses, cela lui permet une vie sereine au dela de toute esperance et de divers sujets le concernant....

Ecrit par : patricelafilé | vendredi, 06 novembre 2009

Bonjoour !

La photo avec l'hélicopère est prise au GP d'Allemagne 1971 sur le Nürburgring (sans doute à l'endroit derrière les stands où il y avait une bretelle de liaison entre les deux boucles sud et nord.

Bien sportivement !

Philippe Vogel

Ecrit par : phinorman | vendredi, 06 novembre 2009

Une petite précision, Chris Amon avec lequel j'ai eu le privilège de correspondre assez récemment n'est plus gentleman farmer ayant cédé depuis quelques années ses terres et cheptels; il conseille Toyota New Zealand dans des opérations promotionnelles ayant trait aux courses locales.
Il reste l'incarnation d'un certain style de pilote au talent naturel, associant à son implication une paradoxale distanciation bien éloignée des robots programmés actuels ... Sic transit gloria mundi !

Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 06 novembre 2009

Bonjour !

A mon avis
A l'amont
De ce kiwi
Fruit poison
Cette poisse
De démon
Sans répit
Sur Amon
C'est écrit !

Bien sportvement !

Philippe Vogel

Ecrit par : phinorman | samedi, 07 novembre 2009

Juste une anecdote supplémentaire dans le long périple de Chris Amon en course automobile : les 24 heures du Mans 1972 où il fait équipe avec notre JPB national.
Ce dernier qui vient juste de faire taire les railleurs de tout poil à Monaco quelques semaine auparavant se voit contraint devant la foule et en direct devant les caméras de télévision à garer sa Matra en bord de piste au début du 3ème tour (panne moteur).
On saura plus tard mais juste dans les milieux autorisés, que Chris Amon a fait son mea culpa : il a constaté un problème moteur à la toute fin des essais sans se montrer assez persuasif pour que celui-ci soit remplacé.
J'ai toujours voué à Chris Amon une grand admiration, et faute avouée est à moitié pardonnée. J'interviens surtout pour citer là un excellent exemple de désinformation entre les faits réels et leur répercussion dans les médias. Cet abandon plus que prématuré a causé un tort énorme à la réputation de JPB qui a longtemps traîné comme un boulet cet abandon plus que prématuré (n'oublions pas que c'est la première année où Matra est venu au Mans pour gagner et que le Président de la République de l' époque a fait le déplacement).
Puisse mémoire des stands rétablir la vérité pour les générations futures...

Ecrit par : Eric | samedi, 07 novembre 2009

Exact,dans son livre sur Le Mans 72,Gérard Crombac dit bien que Chris Amon regrettait de ne pas avoir assez insisté devant les techniciens de Matra sur le fait que le moteur vibrait à la fin des essais...Et donc de ne l'avoir pas changé

Ecrit par : Jacques Rivaud | samedi, 07 novembre 2009

Cette histoire est.Hélas ! Hélas ! Hélas ! A l'image de la carrière d'Amon.

Ecrit par : Jacques Rivaud | samedi, 07 novembre 2009

Quand un type n'est pas assez persuasif, c'est aussi parfois parce qu'il n'a pas la confiance de son équipe.
Les cultures anglo-saxone et française étant ce qu'elles sont, nos pilotes ont souvent eu à souffrir dans des équipes anglaises (voir Depailler et Oncle Ken), mais cette histoire dit qu'Amon a peut-être payé aussi pour la langue et les méthodes de travail. C'est même à peu près certain.
C'est pour cela que si monsieur G. avait pu expliciter son jugement, celui-ci aurait sans doute paru moins arbitraire.

Ecrit par : sue | dimanche, 08 novembre 2009

Fabuleux texte sur un pilote de légende que seuls les (nouveaux) vieux peuvent comprendre .
Il parait trop beau pour être écrit par Chris lui-même...
Mais les réactions engendrées sont merveilleuses à l'image d'une époque de libertés où l'on pouvait admirer ceux que les bons esprits actuels auraient considéré comme des ratés .
Chris comme Stirling Moss avait l'étoffe des héros de romans, et j'attends avec impatience une suite à cet article ...

Ecrit par : jeanmarch2005 | lundi, 09 novembre 2009

Sans rentrer dans le détail de son palmarès plus que respectable qui doit être consultable par ailleurs, deux autres éléments :
Ce n'est pas resté dans les annales, mais Amon a conduit sa propre F1 en 1974, en ne parvenant à la qualifier qu'une fois (Espagne)
Par ailleurs à la fin de cette saison 1974, il évince Pescarolo (once more!) de sa BRM pour les 2 derniers GP, et fait ainsi équipe avec JP Beltoise. Le monde est petit...

Ecrit par : Eric | lundi, 09 novembre 2009

Eric, c'est un peu sévère quand même d'accuser Chis d'avoir "évincé" Pescarolo de chez BRM... il me semble plutôt que "Big Lou" Stanley cherchait désespérément un dernier coup d'éclat pour sauver BRM, et , dans l'idée de convaincre son public briton que la mauvaise saison 74 n'était due qu'àux carences de ces bons à rien de pilotes français, il s'est empressé, sitôt encaissé le dernier chèque de Motul, de recruter un anglo-saxon bon teint, parcequ'avec un pilote de l'empire britannique au volant, goddammit, on allait voir ce qu'on allait voir....


On n'a pas vu grand chose en fait, d'abord parceque JPB a mis un point d'honneur à devancer nettement Chris en qualifs à Mosport , avant hélas de devoir renoncer au Glen suite à une blessure aux essais . Et les années qui ont suivi ont consacré une inéluctable descente aux enfers de BRM, qui n'a plus jamais retrouvé la place qu'elle tenait encore en 73 ou 74...

Ecrit par : philippe7 | mardi, 10 novembre 2009

Le terme évincé est effectivement exagéré même si je n'y voyais pas à mal. J'étais surtout amusé de cette situation à répétition (sachant qu'en venant chez Matra en F1, il a indirectement mis fin également au tandem JPB/Pescarolo en Sport Proto... en attendant Inaltera).

Sinon, encore au crédit de Chris Amon le fait qu'il a précédé la mode actuelle en débutant en F1 à moins de 20 ans.

Un petit rappel également : sa deuxième place au GP de Belgique 1970 à 1 seconde de Pedro Rodriguez. Dernier GP de F1 sur le "grand" circuit de Spa que le vainqueur a remporté à la vitesse moyenne de 241,308 km/h : record de l'époque en attendant le fameux GP d'Italie 1971, sa fameuse histoire de visière, et le nouveau record de Peter Gethin... qui tiendra jusqu'en 2003.

Ecrit par : Juglaret | mercredi, 11 novembre 2009

Elle a bon dos, l'histoire de la visière !

L'équipe Matra de Formule 1 était alors à bout de souffle. ce dont Chris Amon a fait les frais. Après avoir touché des sous de la part de Pompidou, Jean-Luc Lagardère avait décrété que la priorité, c'était de remporter les 24 Heures du Mans. L'accent fut alors mis sur les protos, service auquel étaient systématiquement affectés les meilleurs éléments des bleus.

Cette politique n'a pas tardé à porter ses fruits. Outre les succès Manceaux, Matra a remporté le championnat du monde des protos en 1973 et 1974 en raflant à peu près tout. Pescarolo parle aujourd'hui encore de cette époque avec des trémolos dans la voix : "Si elle avait été en F1, notre équipe aurait remporté plusieurs fois le championnat du monde. Sur le grand Nurbürgring, les protos Matra roulaient plus vite que les F1 !"

Chris Amon, le malheureux, avait été en F1 le dindon de la farce.

Ecrit par : eric bhat | mercredi, 11 novembre 2009

Idiot, Amon? C'est un adjectif qu'on attribue rarement à un champion automobile et c'est dommage que ça tombe sur lui qui ne le mérite aucunement.
Je ne suis pas croyant mais parfois, comme Brassens, j'ai la nostalgie des dieux de l'Olympe. J'ai envie de croire qu'à l'Open Britannique de golf en 99, Jupiter et ses copains ont décidé qu'après quatre jours et 71 trous en tête c'était fini pour le petit Français inconnu qui menait depuis le début et qu'on allait s'amuser un peu.
L'intérêt des dieux pour Chris Amon a duré plus longtemps. En voyant sa bouille d'adolescent sur la tribune du Mans, je suis sûr que l'expression "béni des dieux" est venu à plusieurs. Pas si vite! Jupiter, Mercure et leurs copains lui accordent plus de temps qu'à Baghetti qui les a bien fait rire mais la malédiction est là : des conditions de rêve pour commencer, un talent fou, du succès tant que ça peut, la reconnaissance de ses pairs, une veine quasi insolente pour éviter la mort, une vie privée distrayante et paf, dans 15 ans, on le fait repartir dans son île comme un Ulysse moderne qui n'aura pas connu une seule victoire en Grand Prix dans le championnat qui compte le plus pour lui. Grandiose, non ? Faites venir le Grand Pan et l'hydromel !

Je préfère clairement ma théorie à celle de l'idiotie qui ne tient vraiment pas la route .

Ecrit par : Pierre Demarle | jeudi, 12 novembre 2009

une vidéo fort intéressant concernant Amon, McLaren, Hulme

http://www.nzonscreen.com/title/trio-at-the-top-2001

Ecrit par : ct | jeudi, 12 novembre 2009

Merci "CT" pour ce lien : sept épisodes passionnants d'environ 10 minutes chacun et des images fabuleuses concernant les trois kiwis. Chris est présenté comme "the survivor" et ce n'est pas le moindre de ses mérites en effet lorsque l'on voit certaines images, les F1 au Nurbugring en 1967 particulièrement ...Et le dernier plan montrant notre kiwi préféré en bouseux néo zélandais n'est pas pour me déplaire !

Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 13 novembre 2009

en effet c’est passionnant ;

peut-être MDS peut créer un lien en évidence ou le mettre en ligne directement ?
à bientôt

Ecrit par : ct | vendredi, 13 novembre 2009

Monsieur Demarle, j'aurais voulu avoir eu les mêmes mots que vous .

Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | vendredi, 13 novembre 2009

La video néo-zélandaise permet également de rappeller que Chris Amon a quand même remporté la course F1 (hors championnat du monde) de Silverstone en 1970 avec la March et la fameuse série Tasmane qu'il a dominé une année avec sa Ferrari (extrapolée de la F2 de l'époque) face à la plupart de ceux qu'il cotoyait en grand prix. Ceci ajouté à la course de F1 (également hors championnat) gagnée en Argentine avec la Matra MS 120 fait que son palmarès en monoplaces n'est pas resté vierge de toute victoire comme on semble parfois le croire.

Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 13 novembre 2009

Cette vidéo est exceptionnelle: la simplicité, le "friendship" entre les pilotes, l'attaque sur le béton, la pirouette de John Cooper sur la ligne d'arrivée, à même le sol... Je n'ai pas rêvé, cette époque a bien été la plus belle, Chris Amon "a great one" et nous avons eu la chance de pouvoir dire: "J'y étais!"

Ecrit par : guy dhotel | samedi, 14 novembre 2009

oui, il est exceptionnel et super rare

(…demain j’irai à Ledenon pour une stage en f.ford ..et
je y penserai et ,aujourd’hui, je me suis inscrit au website de Bruce McLaren..
http://www.bruce-mclaren.com)

Ecrit par : ct | samedi, 14 novembre 2009

la carrière de notre Dear Old Chris me rappelle irresistiblement celle de Jean-Pierre Jarier, n'est il pas ?

Ecrit par : Philippe83 | lundi, 16 novembre 2009

"L'investive ne déhonore que son auteur" (C'est de Confucius, mais lu dans Lucky Luke...)
Je pense que Chris avait le chic pour être au mauvais endroit au mauvais moment; mais delà à en faire un idiot...
Que dirait Dear François de tous ceux qui étaient moins rapides que le kiwi pendant toute la longue période où il a écumé les pistes, et qui n'ont pas survécu à cette période ?
Jochen RINDT est mort de ne pas avoir correctement attaché son harais; quelle idiotie!
Et la multitude qui n'a jamais eu les couilles pour s'installer dans un baquet et entrer dans la bagarre alors qu'elle en crève de passion, c'est des abrutis qui admirent un idiot ?

Ecrit par : Bernie | vendredi, 20 novembre 2009

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