jeudi, 29 octobre 2009
On recherche cette auto

----- Original Message -----
Monsieur,
Je cherche à retrouver, s'il existe toujours, le prototype dont je vous envoie la photo. Il a été vendu par Louis Pons à mon père, Jean Terramorsi, dans les années cinquante.
On retrouve cette même photo dans le livre sur Jean Rédélé avec quelques infos sur sa fabrication (SCVS, sur une base de 4cv).
Si vous pouviez m'aider dans mes recherches je vous en serais infiniment reconnaissante.
Sincèrement,
Clémentine Terramorsi-Godard
***
Note du TTDCB
- Louis Pons, concessionnaire Renault à Etampes, et Jean Rédélé sont des amis passionnés de mécanique et préparent des Renault 4 CV 1063 pour la compétition. Les deux acolytes vont remporter de manière inattendue leur catégorie dans les Mille Miles de 1952, franchissant la ligne d'arrivée désertée par les officiels partis faire la sieste. Trop rapides, personne ne les attendait si tôt. L'année suivante, ils remportent une nouvelle fois l'épreuve, le Liège-Rome-Liège et surtout, la Coupe des Alpes. Cette victoire sera à l'origine du nom donné par Rédélé à sa future voiture, l'Alpine. L'aventure est lancée. (Source : http://mini.43.free.fr)
C'est Jean Terramorsi, alors directeur adjoint du Service produit qui allait convaincre Bernard Hanon, patron de la Régie, de se lancer dans le moteur turbo qu'il grefferait dans un premier temps sur la R5. Puis ce sera l'aventure du V6 2L, lequel, turbocompressé et réduit à 1,5 L lancerait Renault en F1. Malheureusement Jean Terramorsi ne verrait jamais la concrétisation de ses efforts car une crise cardiaque devait l'enlever en août 1976, un peu moins d'un an avant les débuts de la RS 01 à Silverstone. Avec lui disparaissait un visionnaire qui avait su donner à Renault Sport l'impulsion nécessaire au lancement de la Renault 5 turbo et à l'engagement de la marque en F1.
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| Tags : jean terramorsi, louis pons, jean rédélé, renault, alpine, appel à contributions |



















Commentaires
Pour le moment voici ce que trouvé.
Lire le livre "La saga sportive de la Renault 4CV" François Rivage (RIP), paru chez Pixel Press Studio, février 2007.
page 279 dans le grand tableau des quatre-vingt 1063 fabriquées à Billancourt:
n° de fabrication: 44
n° de série (plaque losange) : 1.608.517
Date de montage : 6/06/52
Date de livraison : 14/03/52 à Louis Pons Paris
Ensuite il y a une date qui ne concorde pas eu égard aux dates ci-dessus:
Dates d'immatriculations: 744 AQ 75 le 25/09/51
Course des Mille Miles en 1952 avec n° 2241, puis Rallye Monte Carlo 1953 n°394.
Immatriculée 2 fois sur Paris en 1958 (certainement une fois au nom de votre père Jean Tarromorsi) puis elle part dans le département de l'Oise et est immatriculée 899 FT 60 le 23/11/60.
L'auteur du livre, disparu il y a peu (info que nous a confiée Jean-Luc Fournier, auteur du livre sur Jean Rédélé, votre photo page 97 de son ouvrage) n'a plus trouvé de trace ensuite, la case intitulée "Subsiste ou en cours selon préfecture ou date de destruction" ????
Ecrit par : jlm | jeudi, 29 octobre 2009
Votre dernière phrase me paraît étrange... mais je ne perds pas courage!!
Merci beaucoup de vos recherches.
Ecrit par : Clémentine Terramorsi-Godard | jeudi, 05 novembre 2009
Tout à fait raison de ne pas perdre courage.
L'auteur a vraisemblablement effectué une démarche auprès de la préfecture de l'Oise pour suivre l'immatriculation de la voiture votre père.
Apparrement (?) sa recherche s'est arrêtée là parce qu'aucun retour.
La dernière phrase que j'ai écrite est empruntée au livre. Beaucoup des 4CV 1063 ont aussi, dans cette colonne, le même point d'interrogation.
François Rivage (RIP) dans sa quête des châssis 1063 authentiques ne les a malheureusement pas toutes retrouvées.
Sur les 80 voitures sorties de l'Usine, identifiées grâce au n° de la plaque losange, seules 32 sont marquées "Subsiste ou en cours selon Préfecture", 1 est marquée "détruite" ( ce qui signifie que les services de la Préfecture ont enregistré sa destruction.
Il n'y aurait qu'auprès de Renault, ou d'un spécialiste, que vous pourriez demander comment vous y prendre pour obtenir un renseignement de la préfecture en indiquant le dernier n° d'immatriculation: 899 FT 60.
Ecrit par : jlm | vendredi, 06 novembre 2009
Clémentine, Jean-Louis,
Jean-Luc Fournier sera à Angoulême le 6 décembre prochain dans le cadre d'un petit rallye appelé l'Hivernale...
Nous lui poserons la question.
Amicalement
Etienne
Ecrit par : era | samedi, 07 novembre 2009
Hello "era"
Depuis que le "Moïse" (pour sa table de loi) a coupé la mer, moins aisé de communiquer.
Merci pour cette excellente information.
Jean-Luc va être content; nous venons de terminer le montage de la vidéo (un petit résumé de trois minutes) qui sera bientôt déposé sur la page d'accueil du site des Remparts; vous l'y apercevrez à côté de Jean-Pierre Nicolas lors de la présentation des Alpines A110 1800 Gr4.
Ecrit par : jlm | samedi, 07 novembre 2009
Cher Jean-Louis,
Je rebondis pour signaler ici les très belles et impressionnantes photos des Remparts dans le dernier Classic & Sport Cars version française.
Ecrit par : era | samedi, 07 novembre 2009
Bonjour,
Je ne serai d’aucune utilité au propos du devenir de cette automobile.
Par contre, je puis apporter rectificatif à la mention « fabriquées à Billancourt », relative à la SCVS (Société de Construction de Voiture de Sport), puisque cette voiture à été assemblée à Champigny-Sur-Marne, en sous-traitance, chez DB.
Ce fut mon ami André Renault qui en forma la carrosserie et longtemps la maquette de soufflerie est restée au dessus de son armoire vestiaire. Le dessin original en était du à Jean Dupuis, ingénieur chez Dassault et ami de Charles Deutsch..
Fort hélas, cette première SCVC payait sa finesse aérodynamique par une instabilité rédhibitoire. Sa première sortie à Monthléry, convainquit ses commanditaires de prudemment renoncer à participer avec aux Mille Miles, comme cela était prévu.
Cordialement.
Dominique Perruchon
Ecrit par : Dominique Perruchon | mardi, 10 novembre 2009
Merci Dominique Perruchon pour ces très importantes précisions historiques.
Toutefois il n'est nulle part écrit que ce fut à Billancourt que la 4CV 1063, 1.608.539 n° 44 dont il est question, fut recarrossée après une courte vie avec sa carroserie d'origine; qui plus est vainqueur des Mille Miglia 1952, dans sa catégorie - sport 750cc -, pilotée par Louis Pons et Jean Rédélé n° de course 2241.
Lire le paragraphe de cette épopée page 95 de l'ouvrage.
Ecrit par : jlm | mardi, 10 novembre 2009
Au tout début des années 50 Louis PONS, garagiste à Paris, rêve de fabriquer des voitures sportives à mécanique Renault. Inspiré sans doute par les réalisations de D.B il commanda début 1951 une barquette D.B Antem avec laquelle il participa aux 24 Heures du Mans (barquette aujourd'hui au Musée du Mans). En septembre 1951 il prend la décision de faire construire un coupé chez D.B, coupé pour lequel il fournira le châssis et le moteur. Son objectif est de participer aux Mille Miles 1953 avec cette voiture et en compagnie de Jean REDELE. Malheureusement la finition et la mise au point prirent beaucoup de temps (problèmes de suspension arrière) et la voiture sans moteur fut livrée chez PONS quelques jours avant le départ. On installa aussitôt le moteur d'une 4cv préparée pour la course et on lui donna les n° d'immatriculation de cette 4cv à savoir 744 AQ 75. REDELE fit des essais à Montlhéry et la voiture étant parfaitement inconduisible, il fut décidé en catastrophe de remettre le moteur dans la 4cv et de partir aux Mille Miles avec cette 4cv. Bonne décision puisque PONS et REDELE gagnèrent leur catégorie.
Par la suite on entendit plus parler de cette voiture qui avait été référencée comme châssis Renault 1065. La barquette construite en même temps chez DB pour REDELE et qui a fait le Mans en 1953 fut référencée 1066. En 1954 Renault fera construire 3 barquettes à moteur Renault chez DB référencées 2001, 2002 et 2003.
Il nous reste une photo qui pose quelques interrogations :
Ou est quand a été prise la photo ? Peut-être au moment des essais à Montlhéry ?
L'immatriculation 744 AQ 75 doit être provisoire puisque par la suite la 4cv a retrouvé son moteur et son immat. A la suite des recherches que j'ai effectué en Préfecture, les informations doivent concerner la 4cv et non le coupé, d'autant plus que je crois me souvenir que le nom de TERRAMORSI n'apparaissait pas parmi les propriétaires successifs.
On a dit depuis longtemps que Jean TERRAMORSI avait acheté cette voiture et pendant longtemps je l'ai cru. Mais se faire photographier à coté d'une voiture ne veut pas dire automatiquement que l'on est son propriétaire. La famille TERRAMORSI a-t-elle une facture d'achat ou d'autres photos que l'on pourrait dater ?
Alors finalement Jean TERRAMORSI a-t-il vraiment acheté cette voiture a PONS ? Aujourd'hui j'en doute car :
- je vois mal PONS vendre à un bon ami une voiture inconduisible.
- on a plus jamais revu la voiture en course ou dans la rue après les essais malheureux de Montlhéry.
- si achat, l'immatriculation devrait être différente car depuis les Mille Miles la 4cv avait repris son identité 744 AQ 75.
L'hypothèse la plus probable est que Jean TERRAMORSI se soit fait photographier à côté de la voiture de son ami PONS, que le coupé soit resté quelques temps sans moteur dans le fond du Garage PONS et qu'ensuite il est été ferraillé.
PS - jlm doit faire une confusion dans sa première intervention. PONS a utilisé 744 AQ 75 pour équiper le coupé 1065 et il a possédé aussi une des 1063. Ce sont bien deux voitures distinctes.
On peut se reporter au livre D.B 1932-1962 que j'ai fait paraitre en 2008. Les pages 231 à 235 sont consacrées au châssis 1065 immaticulé 744 AQ 75 et on y retrouve la photo avec Jean TERRAMORSI.
Ecrit par : Gaillard | samedi, 14 novembre 2009
Il faudrait demander à Dominique Pascal qui travaille sur un livre de 4CV spéciales ......
Ecrit par : Bouzanquet | lundi, 07 décembre 2009
Cher Alain Gaillard je n'avais pas lu votre réponse.
J'ai sous les yeux votre ouvrage (acheté chez un bouquiniste britannique au Mans Classic 2008 et dédicacé de votre main.) ainsi que celui du très regretté François Rivage; je ne vous contredirai pas eut égard aux recherches que vous avez effectuées.
Mais de grâce Alain Gaillard, ce n'est pas à jlm qu'il faut imputer la confusion, après lecture de ce que j'ai avancé parce que recopié, je ne retirerai donc rien pour la mémoire de l'auteur disparu. Le livre est toujours disponible; titre, c.f. la première intervention.
p.s. Louis Pons et Jean Rédélé, Mille Miglia 25 et 26 avril 1953, la voiture n°2229 n'est pas "forfait", comme écrit dans le cartouche de la page 235 de votre ouvrage, puisqu'ils termineront 151ème du classement général, 8e de la classe sports 750cc et 1ère de Renault 4CV poujr laquelle le temps enregistré est de 15h 14mn 51s.
Ecrit par : jlm | lundi, 07 décembre 2009
Je pense comprendre ce que vous avez voulu écrire, en fait c'est le coach immatriculé 744 AQ 75 qui sera forfait car Jean Rédélé après l'avoir essayé à Montlhéry s'est rendu compte qu'il ne tenait pas du tout la route; après en avoir référé à Louis Pons ils décident d'engager une autre voiture, une 4CV, l'auteur pense et écrit qu'il pourrait s'agire de la n°37 châssis 1.608.544 qui appartenait à Jean Pages. Ainsi ce serait cette 4CV 1063 qui portera la n°2229;
une inconnue toutefois, avec une plaque d'immatriculation 714 AQ 75 délivrée le 21/09/1951 soit 4 jours avant 744 AQ 75 ?
Lire aussi le livre de Jean-Luc Fournier "Jean Rédélé" pages 86 et 87 dans une version pas complètement identique. Allez savoir !
Ecrit par : jlm | lundi, 07 décembre 2009
vous avez bien compris, j'ai voulu dire que dans le cadre du livre sur DB, le coach 744 AQ 75 avait été forfait pour lesz Mille Miles.
J'apporterai trois autres précisions :
1 - j'ai une photo qui montre que la 4cv 744 AQ 75, équipage REDELE et PONS, a participé au Rallye de Monte Carlo 1953 (?) avec le n° 394
2 - Jean REDELE m'avait confirmé l'aventure décevante de ce coach et le démontage, montage, démontage et remontage de ce moteur sur la 4cv 744 AQ 75 pour l'engager aux 1000 Miles.
Mais aux Mille Miles, d'après les photos, il semble que ce soit la 714 AQ 75 qui ait été engagée. Alors que penser ? Jean REDELE a-t-il fait une confusion ou le moteur préparé de la 744 AQ 75 a-t-il été monté sur la 714 AQ 75 ?
Je ne saurais répondre.
3 - François RIVAGE m'avait offert son livre à RETROMOBILE (1ere version publiée par RENAULT au format 21x29,7) et nous avions évoqué l'histoire des RENAULT montées chez D.B. François RIVAGE avait du interroger l'Amicale D.B car d'après lui, les archives RENAULT étaient peu renseignées sur ce sujet.
Ecrit par : GAILLARD | jeudi, 10 décembre 2009
Donc plus d'ambiguité quant à la notion de forfait écrit dans votre ouvrage; en fait pour ne pas perdre leur engagement et afin de ne pas être forfait - non partant -, une 4CV est bien sur le podium de départ, toutefois habillée d'une caisse normale portant le n°2229 attribué par l'organisation des Mille Miglia.
A propos du Rallye Monte Carlo 1953, Maurice Louche, dans son ouvrage éponyme, montre bien une photo de 744 AQ 75 portant la plaque n°394, page 131 du premier tome.
Quand on apprend qu'en terminale S l'Histoire ne sera plus qu'une option ! Et celle qui anime notre passion, où est-elle enseignée.... ce n'est pas une question.
Merci de votre réponse.
Ecrit par : jlm | jeudi, 10 décembre 2009
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