vendredi, 23 octobre 2009
T’en fais pas mon copain…

…j’lui ai dit, en confirmant mon engagement, j’vais pas, moi, Jo de Malzéville, vous ruiner en prime de départ. Tu rigoles ! A Belleau, j’vais courir dans mon jardin, pour l’plaisir, le mien et celui de tous les braves zigues qui voudront bien rallier vot’gentil patelin, sans parler d’ceux qu’auront le spectacle devant leur porte !
Combien tu dis ? Trois minutes ? OK.
En même temps, soyons honnête : j’vais pas la jouer faux modeste, j’sais quand même c’que j’vaux dans une bagnole compétitive, et ma bonne vieille Matra, pour sûr qu’elle l’est, et j’sais aussi que même ici, elle a pas vraiment de rivale. Alors, j’refuserai pas le blé de la victoire, même si c’est pas ça qui m’a fait venir. Mais faudra quand même que j’lui tienne les rênes serrées, à la Matra, vu qu’y s’agit d’une course de côte et qu’la piste, elle a pas la largeur d’un circuit ; on est parfois limite pour prendre une trajectoire, alors, un p’tit coup de gaz de trop, un p’tit travers un peu ample, et hop, envolés, le bouquet et le chèque. Sans compter la honte… Donc, mon p’tit Jo, de la maîtrise, de la sobriété. Mais ça, j’sais faire aussi.
Pour en revenir, y m’a dit, l’copain, en m’remerciant, que ma présence allait attirer la grande foule, et qu’j’allais être la vedette qui ferait décoller l’épreuve, après une première édition 66 plutôt réussie. La vedette tout court, notez-bien, pas la vedette locale. Rien que ça. Ouais, j’dis pas, finalement, pour un p’tit gars de Malzéville qu’avait fait ses classes en bouclant des tours de la Place Stan’ dans sa 15 chevaux Citron quand les argoussins étaient pas d’sortie, et qu’avait les poches plus que vides au départ, je m’suis constitué un beau p’tit palmarès. La victoire cette année aux 12 heures de Reims sur la GT 40 avec l’ami Guy, par exemple, vu les adversaires qu’on avait et qu’étaient pas des manches, ça en jette un peu, même que cette veille ficelle de Toto (ficelle : façon d’parler, œuf corse !), en abaissant son drapeau à damiers, le 25 juin à midi, il avait l’air de plutôt jubiler. Finalement, y serait un p’tit peu chauvin sur les bords, not’bibendum préféré, qu’ça m’étonnerait pas.
C’est vrai d’un aut’côté qu’y m’aime bien, l’Toto, et qu’il est pas le seul, j’peux pas dire le contraire. Tiens, pour prendre les loupiots de chez Matra, y m’ont tous à la bonne, y a pas de doute. Et pourtant, y s’ressemblent pas, sauf qu’y sont drôlement ambitieux, façon jeunes loups, c’qu’est normal.
Le Bébel, y suit son plan de carrière, et y sait y faire pour être dans les papiers du patron. Faut dire qu’il a un joli coup de volant et qu’il a payé d’sa personne, à Reims, justement, d’abord dans l’Annie Bousquet, en 64, puis l’année d’après, quand il a joué aux British un tour de passe-passe à sa façon. D’ailleurs, si j’ai bien compris, c’est lui qui conduira la Matra F1 l’an prochain. Bien joué. Le grand Pesca, c’est un cas. Par moments, j’ai cru l’entendre, et même le voir, c’t’année, à la place de Philippe Noiret dans Alexandre le bienheureux. Mais n’empêche, enquiller la descente de Rouen à fond, même en F3, comme il l’a fait début juillet, là, c’était pas du cinoche. Chapeau. Et j’sais d’quoi j’cause, la descente en question, j’la connais et pas qu’un peu. J’y avais donné un récital, j’peux le dire, en 62, sur ma Brabham bleue de Formule junior, et croyez-moi, les spectateurs, y z’avaient apprécié et y me l’avaient fait savoir. J’me souviens même, c’est marrant, qu’après la course, dans l’paddock, y a un type flanqué d’un ado tout mince et tout timide et qui m’reluquait comme si j’étais Jim Clark, pas moins, un type, donc, qui m’avait dit, en m’demandant un autographe : "Vous nous avez fait peur !" ; à quoi j’ai dû répondre, genre : "Mais fallait pas, fallait pas…". En tout cas, la descente de Rouen, j’l’ai à ma pogne. Le Servoz, lui non plus, c’est pas d’la guimauve. Sacré talent au volant, le mec ! Le problème, c’est qu’des talents, il en a plus d’un, et qu’tous les autres n’ont qu’un lointain rapport avec la course. Et pis y a l’père Jaussaud, j’dis l’père parce que c’est sûrement lui qui m’ressemble le plus, c’qui, malheureusement, plaide pas vraiment en sa faveur, parce qu’au fond, il est comme moi, doué mais pas surdoué, trop nature et pas assez politique pour vraiment s’imposer.
Enfin, tout ça pour dire qu’les jeunots en question, j’suis un peu leur grand frère, et qu’y z’ont pour moi, allons-y pour les grands mots, une sorte d’affection respectueuse !
Ca m’rappelle une photo prise à Reims en 56, je crois, où on voyait, devant les stands, Fangio entouré d’ses coéquipiers Collins, Castelloti, Gendebien, auxquels il rendait une bonne dizaine d’années, sinon plus, comme moi aujourd’hui à mes p’tits copains sus nommés. Ce qui frappe, sur cette photo, c’est justement l’affection respectueuse dont l’Fangio est l’objet, c’qu’était quand même d’autant moins évident qu’y savaient bien, les jeunes coéquipiers, qu’le papy, il allait tout faire pour les empêcher d’être champion du monde, et c’est bien c’qui s’est passé.
Ouais. Mais comparaison n’est pas raison, y paraît. D’abord, j’risque pas d’gêner la carrière des Matra boys, car ma propre carrière, elle est largement derrière moi. Faut reconnaître que ça favorise l’amitié. Et puis Fangio, lui, évidemment, il a cinq titres de Champion du monde sur son CV, alors que mézigue, la Formule 1, j’y ai jamais goûté et que, même si j’préfèrerais qu’on m’arrache la langue plutôt que d’l’avouer, je sais que j’y goûterai jamais.
Faut être réaliste, y m’reste quoi, deux ans, trois au plus, à m’allonger dans l’cockpit d’une bagnole de course et à en vivre. Alors, la Formule 1, c’est terminé avant même d’avoir commencé.
Bon, j’arrête, parce que c’est le genre de pensées qui vous conduirait droit à la retraite. Et j’me vois quand même mal revenir ici l’an prochain en costume-cravate, uniquement pour présider le banquet du dimanche soir à la salle des fêtes et féliciter l’vainqueur en lui déclarant, avec toutes les apparences de la sincérité, que j’suis très heureux, mais vraiment très heureux qu’un jeune gars aussi méritant me succède au palmarès.

Faut qu’j’arrête, aussi, parce que l’préposé au drapeau, comme on dit, vient d’me faire signe que c’est à moi. Allez, au boulot, l’artiste. A l’assaut d’ Belleau…

Course de côte de Belleau . 2 octobre 1967
p/o Professeur Reimsparing
Jo Schlesser à Belleau © Professeur Reimsparing
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Commentaires
Deux ou trois lignes font sourire, mais à lire en entier, ce texte est aussi digeste qu'une saucisse dégustée derrière le Karussel. N'est pas Audiard qui veut. Notre cher JS n'aurait certainement pas pondu une chose pareille.
Ecrit par : Patrick Gaillard | vendredi, 23 octobre 2009
Oups !
Le Patrick Gaillard inscrit au palmarès des pilotes de F1 ? Si fait, vous n'aviez que 16 ans et des brouettes ce 7 juillet 1968 ! Sans doute le connaissiez-vous bien pour penser que "votre" cher JS : " n'aurait certainement pas pondu une chose pareille."
Jo Schlesser, bien qu'il n'est qu'une ligne de plus que les deux vôtres dans cette discipline, touchait ce jour là ce dont il rêvait d'atteindre.
Ecrit par : jlm | vendredi, 23 octobre 2009
C’est vrai que le changement de style est radical, un peu comme passer d’une Fulvia HF à une A110 1800.
J’ai vérifié deux fois la signature de la note avant de la relire.
Mais s’il vous plait Patrick Gaillard, ne venez pas nous énerver notre Prof, ne venez pas frustrer un de nos piliers au moment même ou sortant de sa rigueur monacale il nous gratifie d’une note canaille.
Je rêve déjà, pour une prochaine intervention, d’un Professeur paillard.
Quoi qu’il en soit faire revivre Jo Schlesser est un devoir et devrait être inscrit au cahier des charges de Mds, donc…
Ecrit par : gianpaolo | vendredi, 23 octobre 2009
ayant assisté en 1962 à Rouen à la course formule junior, il est vrai que le récital de Jo dans la descente était fabuleux. malheureuselent le 07 juillet 68, spectateur aux abords du Nouveau Monde, j'ai appris ce qui s'était passé ...
Ecrit par : daniel | vendredi, 23 octobre 2009
Je ne sais si Jo eût employé ce style mais son neveu Jean-Louis sait quand à lui porter le sien au niveau d'un art; laissons donc notre imaginaire courir ! Il est vrai que le Professeur a délaissé un temps son cher Champagne pour quelque boisson plus canaille ... mais l'ivresse provoquée par ses écrits reste bien présente.
Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 23 octobre 2009
Professeur Reimsparing, ou peut-être quelqu'un d'autre : qu'est-ce que cet appendice circulaire qui sort de la carrosserie à l'arrière du cockpit (et qui masque un peu le sigle Matra) juste au-dessus de l'implantation du triangle supérieur ? Une prise d'air (j'en doute) ou bien l'objectif d'une caméra pour filmer la cote ? Curieux en tout cas ...
Ecrit par : pierre ménard | vendredi, 23 octobre 2009
Quand j'étais ado, je bavochais tous les matins et tous les soirs en route pour le lycée devant le bouclard de Jo Shlesser et de Guy Ligier et dimanche 7 juillet 1968, j'ai vu l'énorme panache de fumée grise monter au loin sur le circuit de Rouen.
C'est plus tard qu'on a su ....
Alors comme dit Patrick Gaillard, n'est pas Audiard qui veut et respect pour le grand Jo
Jean-Pierre Roudeix
Ecrit par : JP Roudeix | vendredi, 23 octobre 2009
Pierre Ménard; si, si c'est une prise d'air, de mémoire qui refroidissait la "boite" à éssence, appelée aussi boite "tranquilisatrice", sauf erreur.
Patrick...Gaillard c'est Toi?, qui est "rabat-joie" à propos du texte du Professeur? Texte que je trouve... "super"!, super temps bien sûr!
Amitiés à Tous.
François.
Ecrit par : François Libert | vendredi, 23 octobre 2009
A François Libert : Merci, on en apprend tous les jours !
Ecrit par : pierre ménard | vendredi, 23 octobre 2009
Je me suis permis de transférer une photo et la question de P.Ménard sur Autodiva pour avoir l'avis du "gourou" de la mémoire Matra, à savoir Jean-Paul Humbert.
Réponse : "boa de refroidissement pour la pompe à essence".
A noter qu'Hervé Delaunay, grand restaurateur de monoplace devant l'éternel, suggérait :"refroidissement du metering d'injection".
Bon, on doit pas être loin de la vérité !
Ecrit par : Christian Burdet | vendredi, 23 octobre 2009
Pierre Ménard; précision encore...ai-je besoin? C'est pour éviter le "phénomène" de "Vapor lock" de l'essence, qui, quand il se déclenchait en cours d'épreuve était très "pénalisant", occasionnant des "coupures" à l'accélèration et même "flat out" en ligne droite, avec le pied droit. Celui-çi surtout se produisait en circuit et donc chez Matra il avait été trouvé ce "système" simple, l'annulant, sinon le minimisant. Nous n'étions pas les seuls à employer cet "artifice", cette parade. Plus l'essence qui arrive aux carburateurs ou aux injecteurs est à basse température, plus le "berlingot", le moteur délivre de puissance.
Ecrit par : François Libert | vendredi, 23 octobre 2009
Christian Burdet, via Jean-Paul Humbert, le "Pape" des Matra, et Hervé Delaunay m'ont pris "la pôle"...J'ai été trop lent dans la réalisation de mon commentaire. La vérité est dans nos trois précisions, qui se recoupent complètement. à mon avis.
Ecrit par : François Libert | vendredi, 23 octobre 2009
Merci à tous quand même
Ecrit par : pierre ménard | vendredi, 23 octobre 2009
Entièrement d'accord avec Patrick Gaillard.
Une fausse note pour le professeur.
Ecrit par : L'étroit mousquetaire | samedi, 24 octobre 2009
LE Patrick Gaillard?...
D'accord avec vous, en tout cas. Il y a une gêne à lire des pensées trivialement formulées, dans des codes aussi périmés, à propos de quelqu'un qui n'est plus là. Disons que la reconstitution d'époque est un peu inadéquate et embarrasse.
Le naturalisme a déjà très peu de pertinence comme mode de relation du monde ; avec quarante ans de recul, il perd tout sens.
Comme mémoire des stands est un endroit où nos héros sont toujours traités avec soin et passion, je crois qu'on ne vous en voudra pas de cette tentative.
Ecrit par : sue | samedi, 24 octobre 2009
Heureusement qu'il y a de la plus belle prose sur le site car celle-ci est vraiment indigeste...
Ecrit par : Jacques Rivaud | samedi, 24 octobre 2009
C'est le droit de chacun de ne pas aimer un texte. Pour ma part si je n'aime pas je ne dis rien, ne serait-ce que par respect pour celui qui a passé du temps à l'écrire et qui y a souvent mis le meilleur de lui-même.
Car je sais ce que c'est que d'essayer de pondre quelques lignes un peu originales et bien tournées.
En l'espèce, même si ce n'est sans doute pas le meilleur cru du Professeur, je trouve que ce texte a le mérite de l'originalité et qu'il n'est pas désagréable à lire. Il suffit de s'attarder un peu dans une maison de la presse, voire dans une librairie, pour constater qu'on ne peut pas en dire autant de la majorité des publications qui y draguent le quidam.
Ecrit par : Olivier Favre | samedi, 24 octobre 2009
Bon ce n'est pas le meilleur du Professeur, de facto, ce texte, mais il a la valeur d'avoir éssayé. En revanche, il semble avoir bien connu Jo Schlesser. Personnellement j'ai eu ce plaisir, cet honneur, Jo était quelqu'un de simple, d'abordable, il avait un côté "titi", direct, franc. Je ne sais s'il avait ses "têtes", comme tout le monde...Mais quand çà "collait", il était d'une simplicité désarmante, en dehors d'un très beau "coup de volant". Dans le jeu de mes photographies qui ont été transmises à Patrice Vatan, trois relatives à Rouen, Jo est avec un groupe de connaisances qui lui posent des questions, amis, journalistes, derrière les stands après les séances d'éssais. Sur l'une son épouse est derrière lui et lui est de dos, l'autre il est de profil et réponds à des questions, votre serviteur est à droite sur la photo, à sa gauche, avec mon parka bleu nuit. Je rappelle je lui ai posé cette question: " Jo, comment tient ton auto? ". Cette question je la lui avais posé tellement cette Honda RA...en magnésium m'avait éffaré par ses dimensions, fausse ressemblance à une Formule Super Vée...Mais surtout je l'avais vu "débouler", à fond, aux éssais qualifs, dans la ligne droite des stands avant d'aborder "les six frères"...alors que cette auto ne tenait pas même son cap...en ligne droite!, elle changeait de ligne, éffarant!, Jo, n'avait de cesse de corriger son cap donc, même en ligne droite!. Je lui est donc posé cette question, (très) inquiet : "Jo, comment ton auto tient la route?". Il me répondis: "Elle veut bien tenir parterre parce que je veux bien m'asseoir dedans!..."sic. J'étais consterné de sa réponse et celà confirmait mon impréssion visuelle, malheureusement...John Surtees avait refusé de la piloter tellement elle était instable, après un "galop" d'éssai sur piste en Angleterre, ce que chacun sait...La troisième photo, j'étais debout, à l'épingle des "Six Frères" où je m'étais rendu afin d'assister au Grand Prix de F1.
Debout, car je m'étais dréssé, ayant tout vu avec des jumelles, le choc à grande vitesse dans la butte, le feu, les pompiers désemparés du fait que quand il actionnaient leurs lances à eau le feu redoublait en gerbes d'étincelles, n'ayant pas été prévenus de l'éffet de l'eau sur le magnésium enflammé... . J'ai vu Jo tenter de s'extraire, il remuait sa tête dans le cockpit, tentait de s'extraire, et puis, dans la fournaise redoublant d'intensité, sa tête s'est affaissé sur la droite...le feu a redoublé...Jai compris que c'était fini. Je me suis fais engueuler par des voisins, spectateurs, comme moi, afin que je m'assoie...Je leur ai répondu vertement: "Mais je m'en fous, Jo c'est fini!, il n'y a plus de course!". La seule excuse que j'accorde à ceux qui me firent ces remarques "déplacées", c'est qu'ils n'avaient pas de jumelles et, peut-ête, n'avaient pas compris la gravité du crash et que Jo nous avait quitté...
Ecrit par : François Libert | dimanche, 25 octobre 2009
C'est un concours de textes indigestes ou bien .... ?
François Libert, vos souvenirs sont des trésors pour les anciens gamins que nous sommes.
Mais, de grâce, aérez vos écrits.
Revenez à la ligne.
Laissez des espaces, pensez à nos petits yeux...
Merci. Et respects.
Ecrit par : L'étroit mousquetaire | dimanche, 25 octobre 2009
Excusez-moi "l'étroit mousquetaire", je vais tenter d'"aérer" mes textes...j'ai déjà eu la remarque du créateur du site, de plus,; Patrice Vatan. Je suis doublement "fautif" donc!.
Ma seule, mauvaise excuse est que je ne suis pas un écrivain...
Vous me faites extrêment plaisir, néanmoins, d'apprécier mon, mes (?) "textes", merci à vous, car ils sont exacts et sincères. Celà m'a joué des "tours", ma sincèrité...mais je n'ai jamais été un "intrigant", un "calculateur", même auprès de la Presse Automobile...et celà m'a joué bien des "tours"...pour la suite de ma "carrière".
Car je ne savais jamais "pleurer" auprès des journalistes spécialisés. J'en exclus grand nombre, les meilleurs; Johnny Rives, Christian Courtel, et d'autres...tout de même!, et j'en oubli.
Auprès des écuries qui me proposaient un volant, s'ils ne me rappelaient pas, je ne rappelais jamais...par timidité.
Celà n'a pas empêché, un pilote Français, paix à son âme, qui avait appelé la Lenham Motor Company, fin 1969, ayant lu l'info dans la revue Autorsport l'annonçant, je l'avais dit à personne, quant il sut donc que j'avais le 1er Volant d'Usine, disant des sottises à mon encontre, au "Staff" Anglais.
Celà les avaient dégoûtés et ils me firent même part de ses propos "écoeurants", indignes éfectivement, se proposant à ma place, stupidement, de plus, à la fin de son entretien télèphonique...
Ecrit par : François Libert | dimanche, 25 octobre 2009
Ce texte ...Jo ne parlait pas comme ça ,sa memoire meriterait autre chose que cet infantilisme.
Ecrit par : tarpon | dimanche, 25 octobre 2009
Eh bien moi je dis bravo Mr françois libert votre texte est pour quelqu un comme moi qui aime les témoignages sur la course automobile de ces années là un vrai trésor, car je n avais pas l age pour les vivre comme vous .
Peut etre aussi suis je moins blasé que certains ce qui explique que "votre absence d 'aération de texte" ne me pose aucun probleme.....
Ecrit par : tonton néné | dimanche, 25 octobre 2009
Professeur,
Bravo, votre note a réveillé les commentateurs de tous poils.
Ceci étant, je crois que je vous préfère en Jim Clarck qu'en Jo Schlesser.
Fascinant Jo, je le revois à Reims, sortant de sa monoplace à l'issue des essais F2 en 65, 66? Demandant le résultat de l'étape du jour, et si Leblanc était toujours maillot jaune.
Ecrit par : tipo 151 | dimanche, 25 octobre 2009
Cette note nous montre trois superbes photos inédites de Schlesser. Il se positionne sur la ligne, ajuste les lunettes, et c'est parti ! Rien que ça c'est déjà pas rien.
C'est toujours délicat de faire parler un pilote disparu. Ça brouille l'image que l'on s'en fait.
On va dire qu'écrire c'est comme la course, il faut parfois savoir prendre quelques risques.
Ecrit par : Christian Burdet | lundi, 26 octobre 2009
Confirmation que Jo ne parlait pas ainsi. Peut-être dans sa prime jeunesse, du temps des terrasses de Nancy et du muguet dans le bois de Malzéville avec les Greder (ils étaient deux), Bathelier, Vigneron, Hazard, et encore! Vous en aurez confirmation en cherchant bien sur le site de l'INA, (essais du Mans 1967), même si l'échange est bref.
Ceci dit, à défaut de la forme, merci pour le fond ... et les photos.
Ecrit par : passion91 | lundi, 26 octobre 2009
Au moins, ce billet aura eu le mérite de faire écrire à François Libert son très bon commentaire. Merci à lui!!
François, 2 coups de la touche entrée et ça fait une ligne d'espace! Bien plus sympa à lire!!
@ passion19: il y a aussi un doc audio où JS commente un tour du Mans, au volant de sa Cobra; génial! On se rend compte, même à l'oreille, que Monsieur Jo se garde bien d'ouvrir en grand en virage; devait pas être simple à conduire, la Cobra...
PS: je vais essayer de vous mettre le lien
Ecrit par : Philippe | lundi, 09 novembre 2009
Merci Philippe, je vais éssayer de bien "cliquer" pour aérer mes textes...éssayer. A propos
de la Cobra 427 cubic inches je crois, j'en ai le souvenir suivant; c'était avant les 24 heures
du Mans, j'en ai oublié le millésime, Jean-Pierre Beltoise en avait une à disposition et il me
dit: "Viens François, je t'emmène faire un tour, cette auto est exceptionnelle elle "vaut" à
peine; 4" de 0 à 100 Km/h"!!!. La robe de la "bête", de mémoire, était bleue foncée
métallisée, pas très "visible" sur les petites routes aux abords du Mans...Vous vous doutez
celà allait vite et bien, la "tête" des conducteurs des voitures croisées sur les Nationales, je
crois à l'époque limitées à 210/220, je me trompe? Sûrement, il n'y avait pas encore de
limitations de vitesse...même sur nos Nationales en 66/67 ? Heureux temps...Je l'ai ramenée,
au retour, à bon port, mais pas au même rythme, à la même cadence, d'autant que j'avais un
observateur avisé, pour le moins, au retour, assis sur le siège de droite.
(Le texte est toujours aussi "serré", indigeste, ou bien trop espacé, pourtant ce n'est pas faute d'avoir éssayé, Philippe, ce doit être un réglage basique des clics de la molette des amortisseurs...Je viens, en plus de le constater un ressèrement du texte en cliquant sur Aperçu.)
Ecrit par : François Libert | lundi, 09 novembre 2009
J'écris tout en réécoutant le bruit simplement fabuleux de cette Cobra...
Merci François pour ceyye nouvelle anecdote! :-)
Voici le lien: un tour en Cobra avec JS:
http://pollux06b.free.fr/recherche/1965%20-%2024h%20du%20mans/Disque%20mini%2033T/Tour%20dans%20Cobra%20Jo%20Schlesser.mp3
Ecrit par : Philippe | lundi, 09 novembre 2009
Merci Philippe, on ferme les yeux, on s'y croirait.
On est en Avril ou en Juin, en 64 ou 65?
Ecrit par : tipo 151 | mardi, 10 novembre 2009
Avril ou juin, je n'ai pas de précisions; en revanche le doc' est taggé 65. :-)
Ecrit par : Philippe | mardi, 10 novembre 2009
Merci Philippe pour ce document exceptionnel éffectivement; par la voix de Jo Schlesser décrivant parfaitement ce tour du circuit des 24 h avec calme, méthode, chaque courbe, chaque virage du circuit des 24 h d'alors, je pense 1965, un régal et quel calme...chapeau l'artiste!. A ce propos, Philippe, ce document remarquable avec le "souffle" du gros V8, les montées en régime, l'enclenchement net, précis, de chaque rapport, la description de Jo, propre à chaque virage, chaque difficulté spécifique à ce circuit exceptionnel, atypique, du fait qu'il se développe sur des Nationales...Quelques tours, dont personne se privait quelques jours avant que la fermeture ne fusse éffective...au milieu de la circulation !!!. La "tête" des usagers des usagers locaux doublés dans leurs Peugeot 203, 11 "légère", quatre "pattes", etc... dans la ligne droite de la route de Tours à des vitesses inavouables!. Philippe, ce document, est un magnifique document sonore. Je n'ai jamais pu "ouvrir" la moinde image, est-ce normal?, je le pense.
Encore un grand Merci, Philippe.
Ecrit par : François Libert | mercredi, 11 novembre 2009
Patrick Gaillard est monté directement au filet et il a smatché : jeu, set et match. En un commentaire l'affaire était pliée. Je reconnais bien là mon pote, affûté, vif comme l'éclair, le sens de la formule, tout pour être en pole position... en se faisant autant d'amis que d'ennemis. Brillante carrière, fulgurante, brève aussi. Sur ce texte le débat était lancé, ce mérite n'est pas mince.
François Libert a la mémoire extraordinairement vivace. Une belle tendance à jouer au casque et à la plume. Je connaissais son coup de volant, somme toute fort honarable, mais il aurait fait également un redoutable journaliste : les jumelles toujours fixées sur l'événement, et le commentaire prêté à JS la veille de sa mort vaut son pesant de cacahuètes : "Ma Honda veut bien tenir parterre parce que je veux bien m'asseoir dedans." Voilà de la mise en scène de génie, c'est du Audiard pur sucre !
Les loulous, je vous ai adorés jadis sur les grilles de départ, et je me régale aujourd'hui à vous lire.
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 11 novembre 2009
Le tour dans la Cobra de Jo Schlesser vient d'un disque sur les 24H du Mans 1965 dont les commentaires sont assurés par Gérard Crombac(on entend sa voix au tout début).On y entend aussi notamment les vainqueurs Jochen Rindt et Masten Gregory(en français pour celui-ci car il vivait à Paris)et Lorenzo Bandini racontant ses problèmes mécaniques et répondant lui aussi en français " Je ne sais pas...Une minute...Deux minutes".
Par ailleurs sur YouTube,il y a d'affreuses images de l'accident de Schlesser à Rouen comme celui de Bandini à Monaco,on y voit les pompiers retirant les corps des voitures brûlées.C'est horrible !!!
Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 11 novembre 2009
Bonjour Eric Bhat, et tous, Patrick Gaillard n'est pas un pseudonyme d'emprunt? C'est bien "le" Patrick Gaillard qui fit de la Formule 1?, qui intervient sur MdS ? Qui m'acheta mon Bem-Muller pour sa future saison, en fin 1976, auprès de mon Ecurie Europ-Racing? Si c'est le cas, je le salue.
Eric, pour ce qui est des propos, la réponse que m'a confié Jo schlesser lorsque les photographies ont été prises derrière les stands à Rouen, j'affirme qu'après ma question je transcris EXACTEMENT, la réponse de Jo Schlesser, au mot près, telle que fut sa réponse, remplie de clairvoyance, d'analyse juste.
Il était donc parfaitement conscient du danger qu'il y avait à piloter une telle auto (trop?)innovante sur de nombreux points, mais dangeureuse, parce que pas du tout au point..
Je crois que Jo avait alors 37 ans en 1968, il s'est dit que Honda France avait pris en charge les frais d'engagement de cette RA302, au Grand Prix de France. Mais piloter une Formule 1, comment refuser? impossible!
Je rappelle que John Surtees l'avait éssayée, la semaine précèdente, "brute de décoffrage", sur le circuit de Siverstone, cette RA302, son verdic fut sans appel: "Inconduisible!"...
Ecrit par : François Libert | mercredi, 11 novembre 2009
Cher Jacques Rivaud,
J'ai lu votre narration et concernant You Tube, je vous invite à vous rendre sur ce site au sujet Jean Pierre BELTOISE 1968.
On y voit dans un premier sujet, Jacqueline et jean pierre BELTOISE sillonner la campagne normande à cheval.
Ensuite une interview de BELTOISE qui se déroule certainement dans un village situé pres des Essarts qui se nommait le Bec Hellouin (un petit musée de l'automobile était présent, aujourd'hui disparu et une superbe Abbaye toujours presente)
Les pilotes venaient à cet endroit se mettre "au vert" la veille des Essarts, et d'ailleurs on y voit de nombreux Pilotes réunis et jouer aux cartes dans une ambiance de camaraderie (ambiance aux antipodes de la course automobile de nos jours)....
Sur la 2éme partie de ce document on y voit, les Pilotes effectuer le tour de circuit de rouen à bord de voitures, avant le GP de Rouen 1968 et saluer le public.
L'émotion est intense de voir Jo SCHLESSER Radieux, Hilare , Heureux Saluer ce Public lors de ce tour, alors que la "faucheuse" l'attendait peu de temps apres.....
A travers ce document tourné certainement en "super 8" et repris, on y voit entre autres une Pléiade de Pilotes dont un certain juvénile Francois CEVERT, foncant sourire carnassier vers la camera à bord d'un cyclomoteur....Bref, le temps du bonheur dans les stands forestiers de Rouen les Essarts.
Hélas!! le triomphe Ferrariste de Jacky ICX lors de ce dernier GP de France de F1 disputé à Rouen les Essarts, fut Estompé par la disparition d'un des plus Fideles Serviteurs du sport-atomobile de son Epoque.............
Monsieur JO SCHLESSER.
Ecrit par : patricelafilé | mercredi, 11 novembre 2009
Ce document est extrait de "La course en bleu", un excellent DVD que l'on peut trouver à moins de quinze Euros.
Concernant la "fameuse" Honda RA302 de Jo, j'ai toujours trouvé qu'elle avait de la "gueule". Mais là, le ramage ne valait pas le plumage. Petite précision, Schlesser avait quarante ans révolus ce jour-là.
Surtees avait déclaré que si Honda ne s'était pas acharné sur la mise au point de cette monoplace, il aurait pu jouer le titre cette année-là.
PS: J'apprécie toujours les écrits de François Libert.
Ecrit par : Marc Ostermann | mercredi, 11 novembre 2009
Ce film en super 8 est encore plus émouvant à voir quand on connaît la suite...
Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 11 novembre 2009
A Marc Ostermann,
Concernant la "course en bleue", merci pour l'information, je m'empresse de me l'octroyer. Cela n'enleve rien au document alternant le noir et le blanc sur BELTOISE 1968 filmés aux alentours de Rouen et ce terrible document de SCHLESSER effectuant la présentation des Pilotes avant ce maudit GP de Rouen les Essarts 1968.
La semaine précedant le GP de Rouen les Essarts en l'occurence à Silverstone, voici la déclaration de "sir" John SURTEES concernant la Honda de SCHLESSER : "Voiture interessante mais Inapte à conduire!!"
Ecrit par : patricelafilé | mercredi, 11 novembre 2009
A JO SCHLESSER en Souvenir de 1968:
-GP Afrique du Sud : Surtees Honda 8éme.
-GP Espagne : Surtees abandon 75éme tour
-GP de Monaco : Surtees abandon 17éme tour
-GP de Belgique : Meilleur tour Surtees mais abandon 12éme tour.
-GP des pays Bas : Surtees Abandon 51 éme tour.
-GP de France : Surtees 2éme mais mort de JO SCHLESSER, y avait il la place pour 2 monoplaces eu égards les résultats précédents ?
-GP de grande bretagne : Surtees 5éme tour
-GP Allemagne :Surtees abandon 4éme tour
-GP Italie : Surtees abandon 9éme tour
-GP canada : Surtees abandon 1er tour
-GP states: Surtees 3éme
-GP du Mexique: Surtees abandon 18 éme tour
Eu égard ce palmares, je ne vois pas où Honda aurait pu jouer le titre Mondial en cette année 1968 et ce malgré des mises au point.
Ecrit par : patricelafilé | mercredi, 11 novembre 2009
C'est Surtees qui le dit. On peut constater qu'il abandonne 8 fois sur 12 courses dont 7 pour raisons techniques.
Il termine quatre fois dont deux fois sur le podium et marque 12 points, à comparer avec les 48 points du champion du monde. Avec une RA301 plus fiable, "Big John" pense à tort ou à raison qu'il aurait pu faire beaucoup mieux.
Ecrit par : Marc Ostermann | mercredi, 11 novembre 2009
Cher Marc Otermann,
Il y a une chanson de BREL qui dit " mais on a beau dire, mais on a beau faire un homme averti en vaut deux..." John Surtees a eu beau dire, mais les Résultats sont Présents tant sur les circuits , que dans nos Ames...............La mort de JO SCHLESSER, ni vous, ni moi ni la Motorisation HONDA ni Peuvent rien je le Concede...............
Mais des écrits de motivations en cette année 1968 aurait certainement eviter cette saison 1968 bien pietre et moribonde car avoir un seul Pilote pour une saison (SURTEES) ne suffit pas.
jOHN SURTEES avait beau dire mais les Résultats parlerent d'eux meme en cette saison 1968, et des écrits justifiants les possibilités de la marque HONDA en cette année aurait certainement permis quiétude et logique de Résultats plus adaptés aux moyens de cette Ecurie et Marque à cette époque.
Bien à Vous.
Ecrit par : patricelafilé | mercredi, 11 novembre 2009
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