jeudi, 21 mai 2009
Ces merveilleux fous volants… 01#02

Léognan, la région des Graves, son Château Haut-Brion classé premier cru en 1855… Aujourd’hui nous n’accompagnerons pourtant pas une lamproie à la bordelaise d’un de ces vins à la robe foncée et aux arômes floraux et fruités ; aujourd’hui c’est le 30e anniversaire de l’Aéroclub de Bordeaux et son meeting aérien célèbre d’autres millésimes.

En aviation comme pour l’automobile ou la moto, peut-être plus d’ailleurs, une sorte d’alchimie relie l’homme à sa machine et il est réjouissant de voir qu’il reste des amateurs préservant de belles mécaniques. L’atmosphère bon enfant de la manifestation, différente d’un meeting tel que celui de la Ferté-Alais que nous évoquerons une autre fois, permet d’approcher les avions, de discuter avec leurs pilotes et même de se voir proposer un petit baptême en fin de journée par certains : franchement imaginez-vous un participant du récent Tour Auto vous encourager à monter dans sa 910 pour un petit run…
Quel plaisir de voir un T6 voler, le War Bird "école" par excellence, Papy Boyington n’était pas loin !

Le moment d’émotion est venu quand le Bréguet XIV s’est présenté, évoquant pour tous la ligne Toulouse – Casablanca – Cap Juby, Saint-Exupéry et ses pairs.


J’avoue avoir eu un élan de cœur pour le superbe Boeing Stearman P17 et son magnifique moteur en étoile : cet avion, s’il n’est pas le plus fin aérodynamiquement, évoque la nostalgie des biplans de la plus belle manière et il faut louer la disponibilité de son propriétaire, pilote d’Airbus dans le civil.


Sans être exhaustif, il ne faut pas oublier quelques machines représentatives de ces époques comme le Nord 1100 ou ce joli biplan "Forever Young" dont la marque m’a échappé. Toutes ces machines présentent un niveau de finition que n’aurait pas renié en son temps Roger Penske pour sa fabuleuse Ferrari 512 Sunoco.
Enfin, instant surréaliste, un ULM escorté d’oies sauvages effectua plusieurs passages et c’est sans doute à ce moment que le plus de têtes se levèrent vers le ciel…Il y avait bien sûr beaucoup d’autres avions mais au moment de repartir, stationné à l’écart, un engin plus moderne attira mon attention : Jaguar, ce nom me dit décidément quelque chose…

30e anniversaire de l'Aéroclub de Bordeaux . Aérodrome de Bordeaux-Léognan-Saucats . 9 mai 2009
www.aero-club-bordeaux.com
Christian "Boyington" Magnanou
Images © Christian Magnanou
10:10 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : aviation, christian magnanou, 2009 |




















Commentaires
Ces meetings aériens ont la fraicheur que leurs frères automobiles ont parfois perdu. L'accessibilité délicate au pilotage des engins rend sans doute modeste...
La diversité de ce qui est montré et le côté épatant - des machins de cent ans en toile de rideaux agrafée qui volent, gracieux ! - et la gentillesse de tout ce monde fait du bien à l'esprit et chaud au cœur.
Il arrive parfois d'y voir "les acrobaties Guinot"... De belles jeunes femmes font de la gym' sur les ailes d'un biplan. En vol bien sûr. La règlementation y ajoute son piment : décollage et atterrissage doivent se faire assis et attaché. Donc les donzelles quittent leur siège en plein vol pour rejoindre le dessus de l'aile ! Et retour avant de se poser.
On préfère toujours les filles qui n'ont pas froid aux yeux. J'ajoute que celles-là - marque représentée oblige - sont tout sauf des garçons manqués...
Ecrit par : Hubert Baradat | jeudi, 21 mai 2009
Merci cher Christian pour ces Memoires des Stampe
Ecrit par : gianpaolo | samedi, 23 mai 2009
Très joli Gianpaolo, j'apprécie ! Toujours OK pour Montlhéry en septembre ?
Ecrit par : Christian Magnanou | samedi, 23 mai 2009
Ah le T6, le Breguet 14, Saint Ex, Ces noms sonnent doux aux amateurs de belles mécaniques volantes et des très braves qui les pilotèrent.
On prend toujours de l'altitude sur MdS, et tant mieux !
Faudrait un jour faire l'inventaire de toutes ceux qui conjuguèrent la passion de l'auto et celle du plus lourd que l'air dans un but autre qu'utilitaire, pour le meilleur et parfois le pire, faucheurs de marguerites fauchés à leur tour. Je pense au motoriste Paul Morgan (Illmor) disparu lors d'un meeting dans le crash de son Hawker "Sea Fury".
Ecrit par : Marc Ostermann | dimanche, 24 mai 2009
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