vendredi, 08 mai 2009

Elle a tourné tout l'après-midi

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Elle a tourné tout l'après midi ; un vrai bonheur pour les quelques 200 privilégiés qui s'agglutinaient derrière les photographes officiels !
Amicalement,
Gérard Cuif
 

autou2.jpgL'Auto Union Type D 1938/39 V12 avait été développée pour répondre aux nouvelles règles  régissant les courses de Grands Prix. Cylindrée maximale de 3 litres et un poids minimum de 850 kg. Suspension arrière de Dion et réservoir de carburant réparti en deux outres de part et d'autre du châssis. Le 3 L V12 développait 420 CV en 1938, atteignant 485 CV à 7000 tr/min l'année suivante par l'adoption d'un compresseur double étage. 

Au cours de la saison 1939, ultime d'avant guerre, Auto Union déploya onze châssis Type D dans les six Grand Prix de l'année. En plus de la deuxième place de Nuvolari à l'EifelRennen, Hasse termina deuxième du GP de Belgique, avant que ses coéquipiers Hermann Paul Müller et Georg Meier apportent à l'équipe un magnifique un doublé au GP de l'ACF à Reims où Hans Stuck se classa sixième.

C'est l'auto donnée pour le numéro 19 qui fut présentée hier sur la piste de Gueux par la maison de ventes aux enchères Bonhams [1] avant qu'elle soit convoyée à Carmel (Californie) pour y être vendue le 14 août prochain. Cette voiture avait été refusée par Christies en 2007 en raison de doutes quant à son originalité. Rappelons brièvement son passé tourmenté. Un Américain d'origine russe, Paul Karassik, retrouva dans les années 90 en Ukraine deux des dix-huit Auto Union qui avaient été éparpillées en Russie au sortir de la Deuxième guerre mondiale. La Type D s'avéra une des deux. Sa restauration demanda plusieurs années de travail à l'atelier britannique Crosthwaite & Gardiner.

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Roulage de l'Auto Union Type D #19 . Circuit de Reims-Gueux . 7 mai 2009



[1]
Voir la notice 



Images
© Gérard Cuif (Les Amis du circuit de Gueux)

Commentaires

Un évenement publi, mais sans doute joli!

Ecrit par : Delfi | vendredi, 08 mai 2009

A cette époque les voitures traversaient le village de gueux en passant devant le " familistere "

Ecrit par : tonton néné | vendredi, 08 mai 2009

A l'heure de l'apéro, on partagera volontiers un verre avec cette "Typ D".

Et pour elle, ce sera un coktail :

• Alcool 86 %
• Acétone 8,8 %
• Nitrobenzène 4,4 %
• Ether sulfurique 0,8 %
• Ricin

J'ai préféré éteindre mon cigare...

D'autant qu'il y a aussi la quantité, au bas mot si la belle est en forme, 120 à 140 litres pour une centaine de kilomètres. Ca lève sérieusement le coude, on est loin de l'alcoolisme mondain...

Ecrit par : Hubert Baradat | vendredi, 08 mai 2009

Fabuleux !!!

Ecrit par : David Bénard | vendredi, 08 mai 2009

Cette voiture est superbe, difficile de dire autre chose quand on n'en est pas expert de peur de ternir cette très belle allure

Ecrit par : Olivier Leschiera | vendredi, 08 mai 2009

dites moi Hubert, et les Hommes qui pilotaient ces monstres, ils devaient en avoir des gros % dans leurs pantalons.

Ecrit par : Bruno | samedi, 09 mai 2009

Pour les pantalons, je ne sais pas, je n'y étais pas. Mais pour les bras c'est certain, et un gros cœur aussi car il ne faut pas croire que ce moteur central donnait une grande stabilité au machin. Comme d'hab, le derrière voulait toujours passer devant. 58 % du poids sur l'arrière, sacré sac à dos.

A preuve, les trois pilotes à s'en sortirent furent exceptionnels. Hans Stuck qui, sans se monter du col, gagnait en course de côte depuis le milieu des années 20 avant de tâter de l'Auto-Union dans le même exercice dès 1934. Piloter sur une route de chèvre les 400 bourrins du suppo gris demandait un fort savoir-faire.
Puis ce fut Bernd Rosemeyer qui aurait été le grand de ces années-là s'il avait eu des ailes pour mâter ce sale coup de vent qui plaqua au fossé la mauvaise aéro de son monstre.
L'autre, c'est simplement Tazio, l'artiste qui semblait piloter du bout des doigts.

Ecrit par : Hubert Baradat | dimanche, 10 mai 2009

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