mercredi, 06 mai 2009
Classic Dhotel Days

Chacune des 17 000 personnes qui ont rejoint Magny-Cours ce week-end a une histoire d'auto à raconter. Untel, c'est son coupé 404 qui l'a lâché à cause d'une fouine qui a rongé un fil de bougie ; un autre s'achètera une TR3 quand son dossier de surendettement sera réglé, un troisième, etc. Le blog entier ne suffirait pas à témoigner de cette vie mécanique dont Classic Days a donné le meilleur. Oui, M'sieur Dhotel, vous voulez ajouter quelque chose ?
First Day
1er mai : régulateur à 130 km/h, Lydia au volant, TomTom comme copilote, après 5 h 30 de route, Vous êtes arrivés nous dit la voix féminine du GPS et nous nous engouffrons à deux heures de l’après-midi dans la cour de l’hôtel réservé. But : se rafraîchir avant "d’affronter" le circuit. Le patron nous suit en courant ; il ânonne, essoufflé : non, pas de réservation… fauteuil roulant ? mais non… impossible, toutes les chambres sont à l’étage sans ascenseur.
- Mais nous avons réservé depuis quinze jours ! etc…
- Ce doit être l’employée qui…
Le ton monte, les souvenirs de course, les hôtels pleins, les marchandages, tout me revient quand soudain, le large visage du Nivernais s’illumine :
- Vous n’auriez pas réservé en face ?
- ???
Il nous montre. On comprend. Un autre hôtel pile en face du sien, avec la même entrée, le même parking fermé… le nôtre. Faut pas faire une confiance aveugle au GPS. Et parfois lire les enseignes.

Frais et dispos, nous franchissons l’entrée de l’accueil des Classic Days. L’invitation, les badges, tout est valable le 2 mai, mais pas le 1er. Là aussi, je crains les complications.
- Bonjour, je m’appelle Guy Dhotel. Je…
- Nous vous attendions !
Un accueil comme je rêvais d’en avoir quand je courais. Bon, j’aurai attendu 37 ans pour être chouchouté, dorloté, dirigé en arrivant dans un paddock. Faut jamais désespérer !
Le temps est maussade, frisquet. Mais les quatre parcs fermés sont immenses. Par où commencer ?
- Ah là-bas, les Ferrari (Mon épouse est Italienne et une voiture de sport ne peut être que rouge et… Ferrari) .
- Regarde, la Mondial rouge.
Je n’ai pas le temps d’approcher la carrosserie rutilante qu’un gaillard arrive. Son polo rouge est estampillé Ferrari, je fais connaissance avec l’Abominable Christian. Il est sympa, on commence à parler… Ferrari. Puis on va retrouver Patrice dans les stands.
En passant, je plonge sous le capot de l’Auto Union et son fabuleux V16 à compresseurs – oui, j’arrive - un peu plus loin, je regarde de près les systèmes de renvoi de câbles de freins avant de la Bugatti – non, ça y est je suis là -Dieu, la Brahbam F1 ! Quelle beauté ! 66, 67 ? Faudra que je demande si c’est bien le V8 Repco... Nous remontons la pitlane.
- Bonjour Patrice.
- Bonjour Guy.
Présentations. Voilà aussi Gérard, "GT Dreams", et son téléobjectif majeur.
- Bonjour, Guy, Comment vas-tu ? Je suis heureux de te voir.
- Bonjour Tico !
Politesses, amabilités, puis nous rentrons rapidement dans le vif du sujet, les phrases ponctuées par les hurlements des monoplaces qui tournent sur le circuit.
- Tu vois, Tico, les MK7 et MK9, ce sont les monoplaces les plus faciles que j’ai pilotées.
- Ah c’est vrai ? en 1971 et 1972…
Nous voilà embarqués dans une débat technique sur les suspensions et leur évolution, une discussion commencée en septembre 1970 et continuée maintenant, dans le même courant d’air frisquet des stands ouverts. Rien n’a changé. Le fil n’a pas été rompu. Quoi 37 ans ? Nous n’avons interrompu cette discussion qu’une minute, le temps qu’un V8 crache sa rage. Comment 37 ans ? Nous ne nous étions pas revu depuis 37 ans ? C’est ridicule. Non, c’est vrai.On l’appelle. Tico me fait une mimique gênée, me prie de l’excuser et part en me disant avec un dernier grand sourire : A demain ! Comme s’il n’avait rien d’autre à faire qu’à parler avec moi. Ce qu’il vient de faire pendant un quart d’heure. Il n’a pas changé : toujours souriant, modeste, aimable.
Comment a-t-il pu traverser un demi-siècle de ce sport de brute en conservant son affabilité légendaire ? Mystère.

Second Day
Une nuit agitée par des sentiments mitigés après ce premier contact. Si demain, je ne revoyais personne ? S’ils étaient tous trop occupés ? Il y a bien sur l’invitation, les rendez-vous obligés mais…
A dix heures, devant le stand 1, personne.
- C’était bien là le rendez-vous pour les invités ?
- Mais oui, calme-toi.
Lydia me connaît par cœur.
Et soudain, tout se déroule : Clémentine, organisatrice omniprésente, nous regroupe à force de patience et de sourires : On se retrouve tous à 11 h stand 25 avec Tico ; Puis à 12 h au 3e étage. L’ascenseur est là-bas.
Et d’un coup, tout s’enchaîne comme dans un rêve. Tout le monde se retrouve au hasard des Méandres Des Stands sur la pitlane.
- Patrice, excuse-moi, on s’est perdu de vue hier !
Christian, toujours le sourire au dessus de son tee-shirt Ferrari (à moins que ce ne soit un tatouage ?), Max Mamers, Guy Frequelin, Patrick Langlois, Les frères Knight, et machin, il n’est pas là ? Si, je l’ai vu. Tiens Jean-Pierre ! Jaussaud en pleine forme, On se fait la bise, Lydia ! Ben tiens !
Un appui sur l’épaule, je me retourne, Jacques Laffite souriant, heureux, la bande se reconstitue.
Pierre-François Rousselot !
-Tu te souviens Clermont… Évidemment… Vrooaaaaarrrrr !
Guy Fréquelin dédicace son livre, mais où ? Par là, bon en route.
- Bonjour, je vous lis sur MdS. C’est… Vrooaaaaarrrrr !
Un lecteur passionné ; je bredouille, maladroit, je ne sais plus trop quoi dire. Trop de sollicitations alors que j’ai quitté la course depuis si longtemps. Acceptez toutes mes excuses, s’il vous plaît.
En route, je tombe sur Paul Belmondo. Spontanément, il vient me serrer la main. Je le vois pour la première fois, je me présente, il me connaît ou fait si bien semblant : un homme tranquille mais souriant.Guy Fréquelin. On se revoit pour la première fois depuis… Il est le plus sérieux de nous tous mais pas le moins ému. Simplement, ce n’est pas un expansif, Guy. On discute. J’oublie le temps, les gens qui attendent derrière moi une dédicace du pilote et manager d’exception.
Lydia me fait remarquer à l’oreille que de plus en plus de gens attendent. Je regarde, surpris. Tant, en si peu de temps ? Si peu… Salut Guy, grizzly peut-être mais grand bonhomme sûrement.
Le tourbillon continue. Jean-Pierre Paoli à côté de la Martini BP de l’époque de ses exploits, début d’une autre conversation, coupée par un grondement de V8, puis une rafale de monoplaces F2 et F1 ; mes oreilles sont en stéréo : une pour l’interlocuteur, l’autre pour le chant retrouvé des moteurs.
Vous arrivez à reprendre votre souffle ? Pas moi.
- Vite, Guy, tu dois être au stand 25 !
- On file !
Quelques pointes de pieds écrasés plus loin - mon fauteuil roulant, avec ses 4° de carrossage, trompe le piéton – et nous sommes tous regroupés, presque sages. Presque.
Et vite, au 3e étage pour l’apéritif. Ca se bouscule, ça se débride.
Guy Ligier, tranquille, installé devant un beau plateau de charcuterie. Il m’arrête, on discute en riant.
Le monde, la planète sur laquelle j’ai vécue, tout s’est soudain rétréci à cet étage, hors du temps. Les générations s’y côtoient, se reconnaissent, rires, discussions entrecroisées, on n’y comprend plus rien mais on se comprend tous. Heureux d’être ensemble.
Une belle tablée avec Patrice (MdS), Gérard (GT Dreams), Christian (Ferrari) et deux couples dont aïe, une combinaison Alfa-Roméo. Hum, Enzo a commencé chez Alfa, dit Patrice pour éviter une nouvelle guerre de religion. Le vin rouge met tout le monde d’accord. Mais pas de sieste ; à 14 h 30, dédicaces dans un stand .
Vous arrivez à reprendre votre souffle ? Pas moi.
- Vite, Guy, tu dois être au stand 25 !
- On file !
Quelques pointes de pieds écrasés plus loin - mon fauteuil roulant, avec ses 4° de carrossage, trompe le piéton – et nous sommes tous regroupés, presque sages. Presque.
Et vite, au 3e étage pour l’apéritif. Ca se bouscule, ça se débride.
Guy Ligier, tranquille, installé devant un beau plateau de charcuterie. Il m’arrête, on discute en riant.
Le monde, la planète sur laquelle j’ai vécue, tout s’est soudain rétréci à cet étage, hors du temps. Les générations s’y côtoient, se reconnaissent, rires, discussions entrecroisées, on n’y comprend plus rien mais on se comprend tous. Heureux d’être ensemble.
Une belle tablée avec Patrice (MdS), Gérard (GT Dreams), Christian (Ferrari) et deux couples dont aïe, une combinaison Alfa-Roméo. Hum, Enzo a commencé chez Alfa, dit Patrice pour éviter une nouvelle guerre de religion. Le vin rouge met tout le monde d’accord. Mais pas de sieste ; à 14 h 30, dédicaces dans un stand .

Nous voilà en ligne. Ex-pilotes de F1 comme Arnoux et Tambay, des pilotes, encore d'autres pilotes... A côté de moi s'installe un grand type assez âgé, (Tiens, moi aussi !), en casquette. On commence deux, trois signatures ; lui copie sur moi et moi sur lui et soudain on éclate de rire : Richard ! Guy ! Richard Knight, fondateur de l’école de Magny-Cours avec Tico Martini et Mike Knight, le plus sérieux des deux anglais. Oui, les frères Knight sont anglais : ils courent donc sur une Austin-Healey 3000 de série, de 280 CV. Mais ça ne se voit pas, c’est sous le capot ! Les dédicaces s’enchaînent dans une hilarité contagieuse.

Puis la piste reprend ses droits, les Martini alignées sur plusieurs rangs pour un hommage à leur constructeur (Il en préfère une mais top secret.)
Les monoplaces démarrent, disparaissent et c’est la grande parade : les quatre parcs se vident d’un coup sur la piste, plus de 400 voitures anciennes, rares, parfois drôles reprennent enfin le dessus, un peu lentement au goût de beaucoup. On ne se refait pas !
Puis, tout à coup, c’est fini. Je me sens fatigué, heureux mais fatigué. Un au revoir à Patrice, à Christian. Un dernier secret arraché sur Gianpaolo qui ne perd rien pour attendre. Une autre fois.
Je suis sur ma terrasse ombragée, bercé par les chants d’oiseaux et des piaillements d’oisillons, dans notre village entre Pézenas et Sète. Entre Bobby Lapointe et Georges Brassens. Et Paul Valéry.
J’oubliais, il y avait un soleil radieux ce samedi 2 mai à Magny-Cours. Quand ça veut sourire…
J’oubliais, il y avait un soleil radieux ce samedi 2 mai à Magny-Cours. Quand ça veut sourire…

Guy Dhotel
Classic Days . Circuit de Nevers-Magny-Cours . 1er et 2 mai 2009
Images © Classic Days, Lydia Dhotel, GT Dreams, MdS
10:10 Publié dans Epreuves historiques modernes | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
| Tags : classic days, circuit de nevers-magny-cours, guy dhotel, jacques laffite, tico martini, paul belmondo, guy frequelin, richard knight, ferrari mondial |





















Commentaires
Je profite du fait que Guy l'ait citée dans son article pour remercier Clémentine Fréchinos, l'attachée de presse, pour l'excellent accueil qu'elle nous a réservé, aux petits soins pour tous les membres de la presse, même parallèle comme la nôtre.
Et merci également à Monsieur Abdelatif qui nous a permis de rectifier une erreur dans la note précédente, lourde erreur de nom sur un visage que nul n'avait heureusement remarquée. Il est vrai que l'exercice de remettre les justes noms en face de visages qui avaient pris 30 ou 40 ans dans la vue n'était pas un jeu de vieux.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 06 mai 2009
finalement, je n'ai rien manquer à ne pas me rendre sur place.
merci Guy pour ce magnifique récit.
j'espère qu'il y aura un "Classic Dhotel Days II"
Quand ils s'oublient à faire pipi au lit
Ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis
Elle reste muette
La maman des poissons elle a l'oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l'aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l'aime bien avec du citron
Ecrit par : Bruno | mercredi, 06 mai 2009
Cher Guy,
Maintenant que vous avez retrouvé le bitume, j'espère que vous ne vous arrêterez pas là et que vers d'autres circuits vous irez de nouveau.
Un merci chaleureux pour ce témoignage émouvant.
Amicalement.
Ecrit par : Guivarc'h | mercredi, 06 mai 2009
Dites 33 ! Pourquoi dirais-je 33 ?
Parce que 33 ans après que Patrice Vatan ait lu son nom dans l'Ours d'Auto Hebdo on peut enfin le voir !
Et c'est là que je me rends compte combien je suis heureux de ne jamais avoir cessé de l'acheter, j'attendais tant et tant ce jour.
C'est fait, Patrice est de retour. Chic !
Ecrit par : jlm | mercredi, 06 mai 2009
Patrice Vatan est à gauche ! Oui, à gauche sur la photo de la double page 50/51 de l'hebdo.
Ecrit par : jlm | mercredi, 06 mai 2009
bonsoir guy
un merçi chaleureux pour le récit de ces deux jours à magny cours , je vous ai aperçu le samedi matin , j'étais en train de discuter avec patrice vatan, je voulais venir vous saluer l'après midi , mais je ne vous ai plu vu ; à très bientot de vous relire sur mds , ou peut-etre une prochaine fois sur un circuit .
amicalement .
Ecrit par : francois bequignat | mercredi, 06 mai 2009
Bonsoir particulier à Guy Dhotel pour le féliciter de la qualité de sa rédaction.
Bien amicalement !
Philippe Vogel
Ecrit par : phinorman | mercredi, 06 mai 2009
Patrice Vatan est à gauche dans Auto Hebdo comme sur Classic Days le site : http://www.classic-days.fr/IMG/JPG/photos%202009/04-05-2009/800600/LP0Z6687.jpg
Notons qu'il n'hésite pas à adopter des positions extrêmes pour l'information de ses lecteurs...
Ecrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 06 mai 2009
Guy,
Une petite précision...
La Brabham annoncée comme la BT20 Repco (sous entendue Championne du Monde) n'est qu'une modeste Formule 3 BT21, équipée d'un bon gros V8 Buick.
Elle a partcipé au Championnat de Grande Bretagne de la Montagne, ce n'est déjà pas si mal, mais pas du tout au monde élitiste de la Formule 1...
Bon, cela ne change rien à l'enthousiasme général et au plaisir des rencontres...37 ans après
Ecrit par : Gérard Gamand | mercredi, 06 mai 2009
C'est du Grand Bonheur Merci Monsieur Guy Dhotel,
J' epere avoir l'occasion de vous saluer, mon Ami Francois BEQUIGNAT m'a déclaré par téléphone Avoir Assisté a un Grand Moment de Bonheur, Mémoire des Stands le confirme ses photos et la Convivialité des etres me font Regretter de n'avoir été présent en ce fameux jour Dévoué a Tico Martini.................Et la Dynastie de ces pilotes qui ont "drivés", ces Bolides de Légende...
Ecrit par : patricelafilé | mercredi, 06 mai 2009
C'est pour des moments comme ceux-là qu'on vient sur MdS.
Merci donc à Guy pour ce beau texte et à Patrice pour le reste.
Ecrit par : sue | mercredi, 06 mai 2009
Merci à Gérard Gamand pour ses précisions; je n'y étais pas mais la Brabham vue en photo n'est évidemment pas celle que pilotèrent Black Jack, Dennis Hulme ou Guy Ligier lui même (6ème au Nurbug en 67 tout de même ).
Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 06 mai 2009
Quelle que soit la photo, ou presque, le sourire de Guy l'illumine. (since 1970).
Ecrit par : Francis Rainaut | mercredi, 06 mai 2009
J'ai sans doute vu Guy Dhotel courir à Montlhéry au début des années 70 et je trouve très beau son retour sur un circuit après tant d'années.Je ressens en moi le bonheur qu'il doit vivre et que l'on lit sur son visage via les photos.Très belles images,très beau texte et que de passion ! De joie à travers tout cela ! Merci de le faire partager et profitez en bien
Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 06 mai 2009
Le TTDCB est à l'honneur sur le site des Classic Days
Ici au dessus du Combi VW à coté de la Mondial de Christian
http://www.classic-days.fr/IMG/JPG/photos%202009/04-05-2009/800600/LP0E3238.jpg
Ici à droite
http://www.classic-days.fr/IMG/JPG/photos%202009/04-05-2009/800600/LP0E3449.jpg
Là de dos au milieu de la Pescarolo Judd
http://www.classic-days.fr/IMG/JPG/photos%202009/04-05-2009/800600/LP0Z5931.jpg
Et finalement ici (bon j'avoue cette dernière est de moi)
http://img167.imageshack.us/img167/5389/classicdays20091682.jpg
Ecrit par : GT Dreams | mercredi, 06 mai 2009
Merci "GT Dreams", très beaux clichés d'ambiance. De plus en plus rares, trop s'appliquent à ne montrer les voitures, une par une, avec rien autour, un évènement vide de spectateurs, bref ça manque d'âme et d'âmes mais rarement de dames (y'a en toujours une au minimum).
Enfin, en dehors d'évènements d'importance, heureux d'observer des passionnés assis dans le "Grandstand"
Pour les épreuves de VdV, un ami, concurrent et fort bon pilote, à l'habitude de dire que ce sont les seules épreuves où les pilotes et mécaniciens connaissent les prénoms des spectateurs ! C'est vous dire le MONDE.
Seule la passion du sport auto guide ces gentlemen drivers sur les pistes et parfois même jusque sur les circuits interdits aux spectateurs lambda.
Qu'écrire sur le ou les commentateurs qui ne parlent que pour... combien ?
Ecrit par : jlm | jeudi, 07 mai 2009
Quel est ce (pilote?) à l'extrême droite de la photo de GT Dreams avec les Wayfarer noires ?
Ecrit par : Francis Rainaut | jeudi, 07 mai 2009
Merci à tous de vous intéresser à mes impressions, même quand elles sont fausses:
"La" Brabham! Gérard et Christian, vous avez tout à fait raison, elle me paraissait bien fluette. De plus, non conforme: les "garde au sol" de l'"époque étaient 8 cm à l'avant, 10 cm à l'arrière, celle-ci rasait le bitume et ses triangles de suspensions étaient bien trop inclinés pour être honnêtes.
A vrai dire, cette Brabham avait pour moi une charge émotionnelle qui n'a rien à voir avec sa réalité technique. Cette F3 a été la première monoplace que j'ai pilotée (1969): Hervé Bayard me la prêtait "pour réglages de suspensions" et j'ai souvenir de belles glisses avec le 1000cc en furie entre 3 villages qui délimitaient notre "circuit d'essai". Au point que les gens vaquaient sans plus se retourner au passage d'un engin hurlant au ras du bitume. Ils ont tous subi, y compris la F5OOO !
Je reviens aux Classic days:
Le simple fait de considérer que l'Aston Martin Vantage était une de mes préférées a donné le hoquet à notre "pas du tout abominable" Christian qui m'a doucement, comme on le fait d'un grand malade, ramené vers SA Ferrari pour que je guérisse.
Je n'ai pas osé donné mon opinion bien arrêtée sur La F40 ne me paraît ni esthétique, ni bien finie (la carrosserie en composite n'est pas parfaitement moulée, pas mal de défauts...).
Le 1er jour, une palette de Ferrari récentes, moteur avant ou arrière, écrasait toute marque concurrente et faisait ressortir les lignes tendues de la Mondial impeccable de Christian. Qui m'a annoncé d'un ton de conspirateur qu'un des pères fondateurs de MDS, au prénom italianisé et qui a, lui, connu le Commendatore, roulerait dans une anglaise pur jus british green... Il ne s’en remet pas, l’abominable Ferrariste. Faudra lui expliquer doucement.
J’aime tout ce et ceux qui roulent vite en rouge, en vert, en bleu, -les DB…mes rêves d’enfant-, et même en gris métal comme l’Auto Union. Ces Classic days m’ont comblé.
Ecrit par : guy dhotel | jeudi, 07 mai 2009
Pour Francis Rainaut, il s'agit certainement de Patrick Langlois volant Shell 1973 (entre autres)
difficilement reconnaissable sans ses moustaches.
Ecrit par : AG | jeudi, 07 mai 2009
Oui, c'est bien Patrick Langlois
Ecrit par : GT Dreams | jeudi, 07 mai 2009
Je n'étais pas aux Classic days, mais avec ce récit de Guy Dhotel, j'ai l'impression d'y être allé ! Sons, odeurs, impressions, tout est là, bravo !
Ecrit par : Olivier Favre | jeudi, 07 mai 2009
Olivier, maintenant que vous le dites, manquait l'odeur de Ricin. Et la Castrol R alors? C'est qu'on deveindrait vite difficile.
Ecrit par : guy dhotel | jeudi, 07 mai 2009
Castrol R 40, exact ; il écrit vraiment bien ce Guy Dhotel.
Ecrit par : L'étroit mousquetaire | jeudi, 07 mai 2009
Ca y est je suis revenu, je peux enfin consulter MdS et je découvre tout d’un seul coup.
Si je comprend bien et avec une seule lecture et d’un trait, comme on le fait quand on a soif et que l’on s’enfile une bière cul sec, Classic days cette année : c’était du lourd.
L’impression d’une réunion de famille. A voir les photos tout le monde semblait aux anges.
Merci Guy pour ce récit épique ou vous nous mêlez (pauvres gueux que nous sommes à votre aristocratie.)
A vous lire, que ce soit le TTDCB où vous, on sent le ricin d’accord mais on sent également le bonheur d’un bon moment de partages et de retrouvailles.
Le cerise sur le gâteau, c’est notre Patrice omniprésent sur les photos, lui qui cherche plutôt a ne pas se mettre physiquement en avant, c’est raté de chez raté.
Ecrit par : gianpaolo | jeudi, 07 mai 2009
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