vendredi, 03 juillet 2009
"Fonds François Cevert"

C’est avec émotion que j’apporte ma modeste pierre au Fonds François Cevert, je vous laisse néanmoins le soin de juger de l’opportunité ou non de la publier.
À celui qui m’aurait dit il y a peu encore que je consulterais votre site voire que j’y participerais, j’aurais crié au fou. Jusqu’à il y a peu encore je vivais au rythme des Grands Prix, courses d’endurance et divers rallyes en me projetant toujours sur la course suivante. Mais depuis la fin 2006 et le départ en retraite de Michael je me sens un peu vide, et aiguillé par un collègue (Patrick tu te reconnaîtras) fondu de course automobile d’antan j’ai goûté à MdS, un peu sceptique au départ…
Alors quel rapport avec François Cevert me diriez-vous ?
Il est simple, ce fonds que vous avez créé au travers de tous ces articles et commentaires a fait remonter en moi des souvenirs et des émotions enfouies et que je pensais benoîtement être le seul ou avoir été le seul à ressentir. Et pourtant quels souvenirs puis-je avoir d’un pilote décédé alors que je n’avais que 7 ans, à une époque ou la course automobile était peu diffusée ?
Trois événements vécus (merci à mes parents de m’avoir fait partager dès mon plus jeune âge leur passion pour ce sport) me reviennent en mémoire, les deux premiers sont des émotions de course vécues (pardon aux puristes je ne me rappelle plus de l’ordre chronologique des deux événements) :
- Monza 1973 et une Matra qui caracolait en tête qui s’immobilise sous les vivas des tifosi et fait remonter ma première déception ou frustration de course, et oui la mécanique peut commander (surtout à l’époque) et ce n’est pas forcément le plus rapide, François ce jour-là, qui gagne,
- Le Mans 1973 en fin d’après-midi le samedi et une Matra qui repart des stands avec François à son volant dans la grande bagarre avec les Ferrari, un grand frisson rétrospectif,
- 1973, après la mort de François, mes parents discutent de la mort de François.
Tout cela aurait dû être enfoui dans ma mémoire, mais par la grâce du livre de J.-C Halle, dont je me suis nourri à l’âge ou je rêvais encore d’être pilote de course et qui aujourd’hui a une place en vue dans ma bibliothèque d’adulte, ces souvenirs sont toujours vivaces et l’émotion toujours la même à chaque relecture (au moins une fois tous les deux ans) et maintenant à chaque fois que je vais consulter ce fonds.
Voici deux photos de François en course, que par bonheur m’a léguées mon oncle qui partageait à l’époque sa passion de la course avec mes parents.
Merci à vos experts de me corriger si je me trompe, je les ai datées de 1971, une Tyrrell sans aucun doute, le Paul-Ricard vraisemblablement, il faudra que je pose la question à mon oncle.
Bravo à tous et merci à ceux qui le peuvent de nous faire partager leurs souvenirs.

Thierry Morandeau
Images © archives privées
10:10 Publié dans Image François Cevert | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : françois cevert |



















Commentaires
Tyrrell 002 1971, ça c'est sûr, le Paul Ricard, très probable. Cevert y avait le n°12 (à Monaco et au Montjuich aussi mais le décor n'est pas celui de ces deux circuits) et surtout sa Tyrrell arborait encore le nez de début de saison alors que celle de Stewart étrennait lors de ce GP de France le fameux museau "Chevron" qui serait de toutes les courses à compter du GP de Grande-Bretagne suivant.
Ecrit par : pierre ménard | vendredi, 03 juillet 2009
A l'entrée intermédiaire des stands du Paul Ricard, à la hauteur de la passerelle Dunlop de la ligne de départ !
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | vendredi, 03 juillet 2009
Merci Thierry pour ces deux photos : Daniel a raison et si on regarde en détail la première, on voit que François Cevert ne fait pas semblant d'attaquer en rentrant! Sur la deuxième, les trois "piétons" ne s'in quiètent pas outre mesure de la F1 qui va passer très près d'eux.
Aux essais au Ricard, un jour de 78 ou 79, je suis alller discuter avec JP Jarier pour une histoire de voilier: il était sanglé dans le cockpit de sa monoplace noire devant les stands, moteur tournant, attendant que les mécanos aient fini quelque réglage pour s'élancer. Pas le moindre besoin de badge, encore moins de ticket, pas de "gros bras".
Mais la F1 n'était alors qu'un sport automobile, pas un spectacle international(voir les dernières et déprimantes déclarations officielles.)
Ecrit par : guy dhotel | vendredi, 03 juillet 2009
Je suppose que le livre auquel vous faites allusion est celui que j'ai maintes fois lu et relu à l'époque. Avec (me semble-t-il, car je ne parviens plus à le retrouver dans mes bibliothèques depuis de nombreuses années), sur la couverture une photo en gros plan tête nue dans le baquet d'une de ses voitures.
Alors que trônait au dessus de mon lit ce poster où le regard perçait sous le casque aux rayures bariolées.
Souvenirs... J'avais 9 ans en 1973, et moi aussi rêvait d'être un jour pilote (mais je n'étais en rien doté des qualités nécessaires...).
Ecrit par : Frédéric Duffour | vendredi, 03 juillet 2009
Merci Thierry pour ces photos Inédites et votre témoignage sur Francois Cevert, cela prouve combien ce Merveilleux et Inoubliable "jeune homme" a laissé un souvenir Imperissable dans nos Mémoires de Passionnés.
Avec son N° 12 et l'environnement, il semble que les clichés effectués en 1971 sur Francois Cevert ont été effectués sur un circuit autre que ceux intras-muros de Monaco et de Barcelone-Montjuich.
Mais qu'importe l'endroit, l'essentiel se trouve a travers ces photos nous rappelant ce qu'incarnait le "Sport-Automobile" et les Pilotes de ces meveilleuses Années
Il est Tres reconfortant de vous lire à l'heure où nous venons de découvrir des "Propos" plutot Innacceptables voire Abjects venant d'une "Eminence" Censé incarné la plus haute instance de nos passions.........
Ecrit par : patricelafilé | lundi, 06 juillet 2009
A Thierry et ses parents,
Francois Cevert devait etre concu trés jeune pour le sport automobile, vers l'adolescence Francois venait au Vaudelnay (village de son enfance et lieu ou il repose) et possedait un karting. Il effectuait des "séances" de Kart dans la rue proche de la propriété familiale.
Je rapporte ce témoignage d'apres les rencontres faites au Vaudelnay, voire de communes proches. Francois Cevert et des copains du "coin" effectuaient des "pointes" de vitesse dans la proximité de sa maison.
D'aprés les dires de ces personnes, Francois Cevert avait déja le soucis du "réglage" et du pilotage. Francois était un garcon trés Affable et Attachant, Sincere en amitiés tant par ses relations dans le milieu sportif, de la variété et de tout ceux qui ont eu le Privilége de le rencontrer dans son éphemere vie.
D' apres ces personnes rencontrées, le jour de l'accident beaucoup d'entres eux étaient "affairés" au vigne du village ( le Vaudelnay est un village au cépage vinicole tres dense et plus grande superficie dans le maine et loire), lors de l'annonce de la Tragédie les habitants du village rentrérent chez eux. Le chagrin et la Tristesse envahirent les foyers.
Le 6 octobre 1973 reste pour le Vaudelnay et bien au dela, un triste jour à jamais gravé dans les mémoires.
Ecrit par : patricelafilé | mardi, 07 juillet 2009
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