mercredi, 08 avril 2009
À toute vitesse
Les rares passants croisant sur l'avenue de France, artère futuriste dessinée par les vents glacials du quartier Paris Rive Gauche, n'en croient pas leurs yeux : une voiture de course dans la vitrine d'un building de verre ! Pour un peu ils en oublierait leur but, le Starbucks d'à côté ou la Bibliothèque nationale de France pour les plus savants d'entre eux. C'est à eux justement que s'adresse l'exposition "À toute vitesse", organisée et hébergée par le Musée national du sport, sis depuis 2008 dans ce quartier après avoir déménagé du Parc des princes où il logeait depuis 1963.
Culturelle et privilégiant l'apport didactique plutôt que le spectaculaire ou le commercial, l'exposition est relativement ramassée ; le tour en est vite fait et de prime abord l'idée qui s'impose alors qu'on flâne dans un espace de vente très rapidement atteint, c'est qu'on en a pas pour son argent. La seconde idée nous convainc de renouveler la visite, qui dès lors prend tout son sens. Nous ne sommes pas au salon du tuning, que diable ! Ici les murs sont chargés de l'histoire automobile comprise entre 1899 et 1949, date de la mort de Jean-Pierre Wimille, l'homme fort de la manifestation.Une scénographie plus travaillée qu'elle en donne l'air a réparti en quatre époques les soixante-quatorze objets qu'elle montre, dont seulement deux autos. Nous ne sommes pas au Techno Classica d'Essen. Il s'agit moins de donner à voir les objets de la vitesse que sa représentation.
La première salle, hall d'entrée, est consacrée au "Mythe de la vitesse" qu'incarne la Jamais contente au volant de laquelle le Belge Camille Jenatzy a franchi pour la première fois la barre des 100 km/h en 1899. En bonne place trône le trophée de la Coupe Gordon Bennett, prêté par l'ACF qui l'a en dépôt depuis la victoire de Léon Théry sur Richard-Brasier en 1904 et surtout 1905, dernière édition de la Coupe créée en 1900 par James Gordon Bennet Jr., directeur du New York Herald Tribune. La Gordon Bennett opposait des équipes nationales et c'était l'automobile club du pays gagnant qui recevait en garde la Coupe pour une année (France en 1900 et 1901, Angleterre en 1902, Allemagne en 1903).
En 1909 disparaissait l'un des chantres précurseurs de cette vitesse qu'aujourd'hui on ne conçoit qu'en débit de transmission électronique, Ernest Montaut, dont le Musée national du sport expose le "Circuit des Ardennes Belges-1906" parmi d'autres toiles où il déploie son talent avant-gardiste.
Montaut a le premier signifié le mouvement rapide des automobiles sur une surface plane, quitte à tricher. Ainsi courbait-il les arbres au passage des voitures pour suggérer la vitesse, ou il peignait des oiseaux à contresens, qui donnaient l'impression de s'écraser sur la machine.
Mais la pièce maîtresse est sans conteste le phénoménal "Duel de vitesse", une huile sur toile de 1930 que Geo Ham aimait tellement qu'il l'avait accrochée dans son salon (toile dans le fonds de l'image ci-dessus). A noter une affiche très rare de Raymond Savignac, le 31e Grand Prix de l'ACF 1937, où l'artiste s'est laissé aller à la classique faute d'orthographe, attendue sur un forum Internet mais incongrue chez un affichiste de l'entre-deux-guerres, qui ajoute sûrement à sa valeur.

Il est un passeur d'époques dont la mort en Argentine en 1949 a ouvert la voie à un jeune homme qui en Argentine justement, en 48, avait fait jeu égal avec lui, un certain Juan Manuel Fangio. C'est Wimille tel qu'il était en 39 qui est montré ici, tant au travers des objets exposés que de la bande dessinée Super Boy, rééditée par la librairie du Palmier. Sa petite-fille Salomé a confié au musée diverses pièces, comme un bleu de travail, une trousse à outils, un serre-tête en laine, des photographies issues d'albums familiaux...
Cette voiture unique est la dernière Bugatti de course construite avant la guerre. C'est une monoplace, auto extrêmement rare chez le constructeur de Molsheim dont on se souvient seulement des deux voitures de 1100 cm³ qui apparurent au GP d'Alsace en 1926, des monoplaces elles aussi. La Bugatti Type 59/50 B #50180 est née en 1939 afin de répondre à la nouvelle formule libre 4 500 cm³. Equipée d'un moteur 50B à compresseur de 4 700 cm³ développant 400 CV, c'est l'auto de course la plus puissante jamais construite par Bugatti, qui la confie à Wimille pour trois épreuves en 39 :
- La course internationale de la Turbie, le 13 avril, est remportée par JPW dans la classe C (moins de 5 L) qui est deuxième au général.
- Wimille enlève la Coupe de Paris du 7 mai à Montlhéry, événement largement évoqué par l'exposition.
- Il est deuxième à Prescott, course de côte organisée par le Bugatti Owners Club dont il est l'invité, derrière Raymond Mays, sur ERA.
On reverra l'auto au sortir de la guerre, à la Coupe de Paris automobile, le 9 septembre 1945, disputée en trois épreuves. Jean-Pierre Wimille retrouve le volant de sa vieille 59B pour lui faire gagner la Coupe des prisonniers réservée aux plus de 3 L, qui constituera l'ultime victoire d'une Bugatti en compétition. Elle est la propriété du Musée national de l'automobile-Collection Schlumph.
La Baby Bugatti de 1926 met un point final la scénographie, pièce majeure de la dernière partie, "Les enfants de la vitesse" qui présente par ailleurs diverses miniatures de toutes échelles. Nous vous recommandons la contribution au catalogue du psychanalyste Serge Tisseron pour qui les enfants voient dans les autos miniatures des objets à prendre, à saisir plutôt qu'à toucher, à palper, ce qui entraînerait chez certains, devenus adultes, la préférence sexuelle de la prise plutôt que de la caresse...
La Baby Bugatti est une reproduction à l'échelle 1/2 du type 35 Grand Prix. Conçu à l'origine par Ettore Bugatti pour son fis cadet Roland, ce jouet mû par un moteur électrique de 12 V, qui roulait à 20 km/h, fut produit finalement entre 400 et 500 exemplaires à destination de riches clients.
À toute vitesse
1899-1949 50 ans de courses et de records automobiles
Exposition du 6 avril au 21 septembre 2009
Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h.
Samedi et le premier dimanche du mois de 14 h à 18 h.
Jours fériés ouverts de 14 h à 18 h.
Fermé le lundi
Musée national du sport
93 avenue de France
7503 Paris
Tel : 01 45 83 15 80
www.museedusport.fr
Images © MdS
Jean-Pierre Wimille à la Coupe de Paris 1939 © Collection Salomé Wimille - DR
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| Tags : exposition À toute vitesse, musee national du sport, art, ernest montaut, geo ham, jean-pierre wimille, bugatti, bugatti 59b, coupe gordon bennett, gustav miklos, serge tisseron |








Commentaires
La Bugatti Type 59/50B #50180 a aussi couru au Grand Prix d'Angoulême en Mai 1939 avec toujours le grand Jean-Pierre Wimille à son volant, celui-ci devra abandonner sur radiateur percé.
Écrit par : Christophe | mercredi, 08 avril 2009
Il ne faudrait pas oublier, certes après guerre, la belle mais peu performante Bugatti 251 avec laquelle Maurice Trintignant se qualifia au GP de l'ACF 1956 à Reims. Ce fut la dernière monoplace Bugatti .
Écrit par : Christian Magnanou | mercredi, 08 avril 2009
La Bugatti Baby est de nouveau fabriquée, mais sans logo Bugatti (faute d'accord avec la marque.)
Wimille, c'est aussi ses trois fameux prototypes, la victoire au Mans avec Benoist et ses héroïques péripéties de résistants, avec ce même Benoist et "Williams"... J'espère que tout ceci est également évoqué dans l'exposition.
Écrit par : Joest | mercredi, 08 avril 2009
Bravo "Christophe" toutefois c'était le 2 juillet 1939.
C'est ainsi qu'il est possible de s'apercevoir d'une petite erreur dans le dessin de la Bugatti, c.f. le "facsimilé" récemment paru, voir la jaquette dans la colonne de droite "Super BOY Jean-Pierre Wimille", où l'auteur a ajouté une "calandre" à la grosse 50/59 B or elle n'en possédait plus compte tenu de la chaleur qu'il régnait ce 2 juillet 39.
2 illustrations pour preuve:
Celle extraite de Super BOY
[IMG]http://i42.tinypic.com/2naimp4.jpg[/IMG]
Photo non conforme au cliché original qui montre la Bugatti sans calandre lors des essais
[IMG]http://i42.tinypic.com/v63pcm.jpg[/IMG]
Scan de partie de la page du programme de 1939 où le spectateur avait annoté "Hors course" après le nom de Wimille
[IMG]http://i41.tinypic.com/2z6eb2o.jpg[/IMG]
Vous remarquerez qu'à l'époque les prénoms des "coureurs" n'étaient pas imprimés, coût ? Trop long à écrire ? Je pense que ce n'était surtout pas la mode dappeler les "coureurs" par leur prénom et nom.
Écrit par : jlm | mercredi, 08 avril 2009
Avant ou après qu'un autre propos arrive, passé à la moulinette de "Anastasie" à cause des liens, la belle photo déposé de la 50/59 B outre de montrer Jean-Pierre Wimille derrière le volant, à droite Robert Aumaître, "Grand Robert" mécano attaché à JPW et à gauche ce devrait être Pierre Marco.
Écrit par : jlm | mercredi, 08 avril 2009
Merci pour la photo et les illustarions. J'aimerai beaucoup la voir roulé de nouveau un jour cette Bugatti.
Écrit par : Christophe | mercredi, 08 avril 2009
Nous avions entamer une démarche vis à vis du Musée afin de connaître les conditions de sa venue à Angoulême en septembre prochain pour le 70 anniversaire de la création des Rempart où elle fut présente en effet.
Un, nous nous y sommes pris trop tard et pour cause: l'objet de cette note; deuxièmement, la Bugatti n'aurait été exposée qu'en statique et à l'abri.
Nous avions aussi pensé à inviter celle qui est en GB, toutefois il ne s'agit pas du même modèle.
Nous fêterons les 100 ans Bugatti avec des Bugatti Grand Prix qui roulent et qui courent ainsi que quelques très belles types 57 voire autres.
Depuis 70 ans et à toutes les commémorations du Circuit des Remparts, il y a toujours eu des Bugatti sur la "piste".
Marc Nicolosi, fédérateur des propriétaires de Bug GP, a passé la main; des jeunes ont saisi le relai et s'investissent afin que les "Pur Sang de Molsheim soient toujours et encore présents.
Au fait, à Christian Magnanou, ce sont deux "Type 251" qui ont été construites mais c'est bien le dernier modèle monoplace construit par Pierre Marco avec Roland Bugatti.
Écrit par : jlm | mercredi, 08 avril 2009
Une autre photo de la Bugatti Type 59/50B #50180 à Angoulême le 2 Juillet 1939 sur ce lien :
http://forums.motorlegend.com/vb/showpost.php?p=383116&postcount=112
Écrit par : Christophe | mercredi, 08 avril 2009
Très belles photos de cette exposition que je ne manquerais pas de visiter.
A propos de la vue de la Bugatti 50/59 B avec Jean Pierre Wimille au volant , à droite il s'agit bien de Robert Aumaître futur mécanicien de l' équipe Gordini.
A gauche de la voiture, il s'agit de Lucien Wurmser mécanicien chez Bugatti.
Il est sorti en septembre 2002 un très beau livre écrit par Alfred Wurmser, son fils , retraçant la carrière de son père chez Bugatti ainsi que celle d'autres membres de l'équipe agrémenté de très belles photos.
Un des plus beaux livres sur Bugatti, difficile à trouver, peut-être chez l'auteur ou auprès de marchands spécialisés.
Écrit par : Daniel Holz | mercredi, 08 avril 2009
Salomé petite fille de JP Wimille serait alors la fille de son fils unique François ?
Anecdote, Jean-Pierre Wimille, aviateur, affecté à la base de Cognac après la dernière guerre, séjournera dans une propriété charentaise à Gensac la Pallue en Grande Champagne; cette propriété appartenait aux parents d'un ami, aujourd'hui disparu; il fut le parain de cet ami et bien évidemment convié au repas du baptème, voici son menu.
[IMG]http://i43.tinypic.com/25tuxsh.jpg[/IMG]
J'ai laissé des fautes ....
Écrit par : jlm | mercredi, 08 avril 2009
jlm, votre scan [IMG]http://i41.tinypic.com/2z6eb2o.jpg[/IMG] est l'occasion pour moi de lire le nom de mon aïeul Contet, engagé à ces Remparts 39 sur sa Delahaye. Prénom Marcel. C'est vrai qu'à l'époque on s'appelait par son nom, d'ailleurs les chanteurs ou les comédiens ne portaient souvent qu'un nom (Ouvrard, Dalio, etc.)
Autre chose dans le domaine le monde est petit. Après votre anecdote sur JPW séjournant dans une maison charentaise qui vous fut proche, j'ai appris que l'un de mes frères avait eu comme collègue "un gars dont le père avait été un champion automobile avant la guerre" m'a-t-il dit il n'y a pas si longtemps, sans se souvenir du nom. Je l'ai questionné, avançant les noms connus que vous auriez cités et au mot Wimille il fit tilt. "C'est ça, Wimille !". Il avait bossé avec le fils de Jean-Pierre Wimille qu'hélas il avait perdu de vue car il n'était que stagiaire dans sa boîte ou un truc comme ça.
Écrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 08 avril 2009
l'Automobile à cette époque, ça devait être fou-fou-fou.
bien plus fou que la révolution internet d'aujourd'hui, et les personnes qui l'on connu doivent être riche.
Écrit par : Bruno | jeudi, 09 avril 2009
Ceux qui l'ont connue, cette aventure du sport automobile folle, folle folle, il n'y en a mais si peu et ne pense pas qu'ils en sont plus riches pour autant, sauf de souvenirs.
De cette bande, des plus connus et qui n'ont couru qu'après la dernière guerre, il nous reste Robert Manzon 92 ans le 12 avril c'est dans 3 jours, Tony Rolt 91 en octobre prochain, "Dédé la Sardine" André Guelfi 90 ans le 6 mai (lui en a à raconter....), peut-être Roberto Bonomi 90 ans en septembre ainsi que Alan Brown, Eric et Johnny Thompson en novembre, notre André "Dédé" Simon a eu 89 ans en janvier, l'australien "Tony" Frederick Anthony Owen Gaze les a eu février et Clemar Bucci les aura en septembre, ... etc,
Bien sûr, ils sont encore avec nous, mais pour combien de temps ? Et combien de pages leur ont été consacrées par rapport à nos jeunes pilotes ?
Heureusement qu'il y a MdS pour se souvenir et que ces anciens, un peu fou, fou, fou peuvent parfois nous raconter.
Écrit par : jlm | jeudi, 09 avril 2009
Tony Rolt nous a quittés le 6 février 2008, sans faire de bruit il est vrai : http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2008/02/28/tony-rolt-par-patrick-brunet.html
Écrit par : Mémoire des Stands | jeudi, 09 avril 2009
Pardon ! Désolé d'avoir fait trop confiance à la mémoire.
Écrit par : jlm | jeudi, 09 avril 2009
N'oublions pas Robert Manzon, qui à 91 ans a repris le volant de sa Gordini F1 l'été dernier.
http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2004/10/01/avis-de-recherche.html
(descendre jusqu'au 25 Juin)
http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/DSCN0351.JPG
Écrit par : JCP | jeudi, 09 avril 2009
Oups! J'avais lu le commentaire de jlm un peu trop vite, sans voir que Robert Manzon y était déjà mentionné. Désolé!
Écrit par : JCP | jeudi, 09 avril 2009
Je viens de visiter l'expo "à toute vitesse" au musée national du sport , 93 avenue de France dans le 13°: elle est super malgré la taille limitée du lieu et le choix de Jean-Pierre Wimille comme fil conducteur est excellent : après une évocation des premiers temps de la course et de leur représentation la vie de JP Wimille est montrée sous tous ses aspects : coureur de grand talent longtemps sans moyens puis très grand champion après guerre, mort prématurément en course à l'aube du premier championnat du monde de F1 dont il aurait été le favori , mais aussi homme droit et simple dont l'engagement risqué dans la Résistance au côté de Robert Benoist semblait couler de source . Le choix des objets illustrant l'expo est très judicieux dans un espace réduit en particulier les 2 voitures vedettes: la vraie Jamais Contente voiture électrique avec laquelle Camille Jenatzi devint le premier homme à franchir les 100 km/h et la Bugatti de JP Wimille avec laquelle il avait remporté la Coupe des prisonniers en 1945 au bois de Boulogne . Enfin vous pourrez dialoguer avec l'organisateur et le conservateur hommes charmants et cultivés qui vous apprendront qu'ils ont acheté aux enchères Bonhams de Rétromobile le fameux Renault Galion en forme de nain ainsi qu'un Citroën HY du Tour de France cycliste, donc populaire .
Écrit par : jeanmarch2005 | jeudi, 23 avril 2009
Classement, rangement. La plaie de collectionner les publications.
En même temps que la recherche de Jean-Pierre Wimille vainqueur du GP de l'ACF le 28 juin 1936, c.f. la note "Vernissage de l'exposition "Souvenirs de l'autodrome", retrouvé enfin qui avait dessiné le Jean Pierre Wimille dans SUPER BOY de octobre 1951, Francis M. Péguet (confirmation dans le décryptage de la signature)
Écrit par : jlm | lundi, 27 avril 2009
JLM,
Amusant... pour moi qui suis né à Gensac la Pallue !
Écrit par : Pépé | lundi, 25 mai 2009
"Pépé" ! Pépé licencié FFSA/FIA, licences de commissaire sportif et directeur de course, dont les initials sont J.P. ?
Si oui, à bientôt Pépé.
Écrit par : jlm | dimanche, 31 mai 2009
Hé non, désolé !
Il ne s'agit que d'Eric Offenstadt, petit jeunot, né le 26 12 39 à la maternité de Cognac, dont la maman vivait à G. la Pallue.
Écrit par : Pépé | jeudi, 18 juin 2009
"Il ne s'agit que d'Eric Offenstadt"... Je n'osais y croire... Monsieur Pépé, bienvenue parmi nous, vous êtes ici chez vous.
Écrit par : Mémoire des Stands | jeudi, 18 juin 2009
J'ai sous les yeux l'annuaire général du département de la Charente, publié avec l'autorisation de M. le Préfet. 137e année - 1939.
Gensac-La-Pallue, 800 habitants et 270 électeurs. Le Maire se nommait Edgard Guionnet et son adjoint M. Amédée Sabouraud; le secrétaire de mairie était l'instituteur appélé M. Roger Capitaine.
Suivent les noms des conseillers municipaux, Edgard Martin, Maurice Charlassier, Benjamin Michelon, Gabriel Castillon-du-Perron, Ernest Texier, Léon Tribot, Polyxène Broussin, Marcel Raby et Anatole Thuile.
Enfin y sont répertoriés les Aubergistes et débitants, le marchand de bois, boulangers, le charron, les cordonniers, épiciers-merciers, forgerons, maréchaux ferrants, laitiers, maçons, la marchande de marée, le menuisiers ainsi que le meunier, le receveur buraliste et débitant de tabac, le marchand de sable et gravier, le scieur de long et enfin le voiturier.
Combien restent-ils de ces "petits" métiers ?
Écrit par : jlm | jeudi, 18 juin 2009
Merci mémoire des stands & jlm - D
Écrit par : Pépé | samedi, 27 juin 2009
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