lundi, 29 septembre 2008
Dhotel 71 #04/06 : Bourne Magny Bourne
Voir aussi
Carnet de passage en douane
Les roues se touchent à 200
Sorry, I didn't brake !
Après avoir vu Guy Dhotel aux prises avec l'Anglais, le voici manipulant l'anglais tout en se faisant manipuler par les Anglais. Heureusement, il y aura eu Magny-Cours entre deux épisodes britanniques. Heureusement ?
À La Châtre, dans le parc coureur, et puisque je ne suis pas blessé, les plaisanteries fusent sur "l’Anglais qui m’a (sur) pris par derrière". En plus à La Châtre. Quelques jours plus tard, les journaux spécialisés puis Paris-Match se régalent de cette photo et des annotations drolatiques. Pour le grand public, je suis le plus connu des pilotes de F3 pendant quelques jours. Pas très glorieux pour une première !
La course continue : Il faut rouler, décharger la remorque. Le moteur a souffert, culasse déformée, et les tubes de suspensions arrière font la gueule. Après désossage de la monoplace, foncer chez BRM. Amiens-Bourne avec le moteur dans le coffre, enfin, la soute de l’Opel. Passage par Calais : visiblement, mon douanier de Dunkerque ne m’a pas mis sur une liste noire, peut-être ne s’est-il pas vanté de mon histoire ?
Arrivée chez BRM, toujours le même flegme tranquille : We can’t repair your engine before ten days, me dit un type en se régalant avec une tasse d’eau tiède teintée.
Revenir pied dedans, atteler la remorque, ramener le châssis chez Tico.
- Il sera prêt dans une semaine. Donc, privé de monoplace pendant deux semaines. Le châssis Martini est fin prêt pour le remontage du BRM.
- Oui, la douane est passée sans problème, merci.
Le 14 juillet arrive avec le déjà traditionnel Magny-Cours. Où je découvre que les Anglais ont oublié de remettre une bonne moitié des chevaux de mon moteur. Je termine loin, 14e, découragé. Qu’est-ce qui va m’arriver la prochaine fois ? Je ramène encore une fois le BRM chez ses géniteurs.
- Sorry… mistake… but new engine… more than 110 hp ! Et on dit que les Méditerranéens exagèrent ! La prochaine course en F3 sera Nogaro dans 3 semaines.
Critérium du Nivernais F3 . Circuit de Magny-Cours . 14 juillet 1971
Voir le classement sur formula2.net
Guy Dhotel
A suivre...
Welcome to Bourne © http://homepages.which.net/~rex/bourne
10:10 Publié dans Epreuves anciennes de monoplaces | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : guy dhotel, 1971, brm, circuit de nevers-magny-cours, f3 |



















Commentaires
Bonjour Mr Dhotel,
Pour les "jeunes" comme moi (enfin 40 déjà) une question qui vient à l'esprit est comment faisiez-vous pour financer tout cela ??
Je suppose que le sujet faisait aussi parti de votre quotidien à l'époque.
Sponsoring ?? Economies ??? Mécènes ?? Boulot(s) à coté ?? Loto (non là c'est pas possible) ??
Vous devez également avoir des anecdotes la-dessus.
Les tarifs d'une saison étaient ils sans commune mesure avec ceux que je suppose pharaonique aujourd'hui. Bref est-ce qu'on peu avoir une vision économique (sans pour autant 'terre à terre') du sujet ? A moins que cela soit prévu dans un 'Dhotel 71 05/06'.
Merci en tout cas pour votre réponse et au plaisr de toute façon de lire la suite de "Dhotel 71".
Ecrit par : GIGI | lundi, 29 septembre 2008
Il me semble me souvenir que le budget de l'écurie Ligier en 1980 était de 80 millions de francs de l'époque. C'est vrai que le père Guy manquait un peu de sous pour payer les jantes des JS 11 mais les autos étaient encore dans le lot de tête. Comparé au budget de Mc Laren et Ferrari aujourd'hui ou d'un modeste club de foot français, ca fait rigoller. Cela n'en n'était pas moins bien !
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | lundi, 29 septembre 2008
Un peu court ce chapitre ! je suis frustré.
Vite, la suite !!
J'ai toujours regretté que Dübler n'ai pas fait de suite à ses "fabuleuses années de la F3 1000cc".
Et bien voilà ! C'est Dhotel qui le fait.
Et en plus, c'est bien écrit.
Ecrit par : Christian Burdet | mardi, 30 septembre 2008
Effectivement, j'ai commencé à vous répondre, "Gigi", mais je crois que cela mérite une note tellement nous vivions un autre temps. Je pourrais le définir par trois mots:
Passion de la vie
Insouciance
Amour du risque
Ces 3 thèmes déclinés bien sûr en sport mécanique, mais aussi dans la vie. Et à cette époque, un garagiste, un ferrailleur, une fille ou un banquier -mais oui!- pouvaient se passionner pour votre projet, vous aider chacun à sa façon. En oubliant de se faire payer pour les deux premiers, en vous entourant d'une tendresse passionnelle pour la troisième et en oubliant les découverts pour le dernier. Tout cela a existé.
Chacun avait son truc. Peu de pilotes avaient les moyens de leurs ambitions -de toutes façons démesurées!-.
Décidément, le sujet est immense et, vous avez raison, étonnant pour les jeunes générations. Si notre "Si talentueux Teneur de Blog" le veut bien, cela pourrait faire une note, et même une série:
"Comment courait-on sans argent dans les années 60 à 70 ?"
On ne peut réduire à "sandwich, tente de camping -prêtée- et pneus d'occas' ", quoique ce serait un bon début.
J'aime le terme économique que vous utilisez et que je détourne avec plaisir:
"nous courions de façon économique ".
Ecrit par : guy dhotel | mercredi, 01 octobre 2008
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