jeudi, 10 juillet 2008
Bernard Cahier n'est plus

Nous apprenons de Gilles Gaignault, relayé par Gianpaolo (terrible combinaison), le décès à l'âge de 81 ans, en son domicile d'Evian, de Bernard Cahier, victime jeudi 10 juillet d'une rupture d'anévrisme. Fondateur de l'International Racing Press Association (IRPA), Bernard Cahier avait jeté les bases d'une profession - photographe de course automobile - qui devait par la suite connaître une évolution parallèle à celle qui mena les Grands Prix d'un rendez-vous de gentlemen drivers à un show mondial de plusieurs milliers d'exécutants.
Né en 1927 à Marseille d'un père militaire de carrière, Bernard Cahier contracte le virus du sport automobile en assistant en 1932, en voisin, au GP de Marseille. La Seconde guerre mondiale le voit rejoindre les rangs de la Résistance en Bretagne ; il est âgé de 17 ans seulement.
Se ralliant après la Libération en 1944 à la Deuxième division blindée du maréchal Leclerc, il est engagé en tant que démineur, exercice qu'il pratiquera jusqu'en 1945. Après un an passé au Cameroun, il s'exile en Californie pour étudier à l'UCLA. C'est là que ses premiers contacts avec un milieu qui fera de lui une véritable star se nouent car l'un des vendeurs de la maison d'importation automobile pour laquelle il travaille à LA - Roger Barlow's International Motor- n'est autre que Phil Hill tandis que le chef mécano s'appelle Richie Ginther. Le jeune Cahier participera à quelques épreuves sur une MG sous la houlette de Barlow's, mais sans grand succès. Il est meilleur sur le terrain de la séduction dont une Américaine, Joan Updike, fera les frais, devenant son épouse.
Le couple gagne la France en 1952, l'année de la naissance de Paul-Henri, qui prendra la suite de son père. Bernard décroche alors un job à L'Action automobile et son premier reportage traite du GP d'Italie de cette même année. Son charme, son entregent et un sens inné de la communication lui fourniront le plus efficace des tremplins pour se hisser au sommet absolu de sa profession, qu'il structurera en 1968 par la création d'une association, l'IRPA, sorte de confrérie très fermée des journalistes de Grands Prix. Le photographe, dont la célèbre casquette Goodyear symbolisait l'attachement au manufacturier d'Akron en tant que public relation, fut à l'origine de bien des inventions qui rendirent la vie des paddocks confortable. C'est ainsi qu'il introduisit le premier motorhome sous l'apparence de la banquette arrière de sa 2 CV qu'on sortait et sur laquelle Phil Hill ou jo Bonnier s'asseyaient, patientant pour le thé que Joan, sa femme, faisait passer.
Bernard Cahier fut à la photographie ce que Gérard Crombac fut au reportage écrit. Avec lui s'eteint le dernier des dinosaures qui inventèrent la communication d'un sport qui se décline au troisième millénaire en podcast, en jpeg, en wi-fi. L'homme à la casquette Goodyear accompagna la jeunesse de l'équipe fondatrice de MdS, Guy Royer, Jean-Paul Orjebin, Freddy Hedin, Christian Bon, Pascal Bisson, Dominique Wypart et votre serviteur. Il nous était une sorte de maître, un exemple à suivre, le gouverneur d'un club très sélect, l'IRPA, dont l'accession eût représenté un graal absolu. Arborer le brassard rouge de l'IRPA permettait de pénétrer partout sur les circuits.
Nous avions contourné l'obstacle en faisant réaliser par un maroquinier peu regardant question éthique un brassard en cuir rouge, l'ERPA, plus vrai que le vrai et qui fut correctement rentabilisé vers la fin des années 70.
Le durcissement des conditions d'admission des journalistes au début des années 80 entraîna la fin de l'IRPA, et dans la foulée celle de l'ERPA. Bernard Cahier passa le relais à Paul-Henri son fils [2] que nous saluons ce soir et à qui nous présentons, ainsi qu'à Joan sa maman, nos plus vives condoléances.
(Source grandprix.com)
Bernard Cahier (1927-2008)
Croix de guerre 1939-1945
American Presidential Citation 1939-1945
***
Bibliographie de Bernard Cahier
- Auteur
L'auto pas chère. Ed. MCB, Strasbourg, 1983, 27 p.
Agences PA-PA : la location sans stock. Ed. MCB, Strasbourg, 1984, 28 p.
Pilotes légendaires de la Formule 1 (Texte de Xavier Chimits). Ed. Tana, Paris, 2006, 221 p., 45 €
Mes meilleurs souvenirs (Propos recueillis par Xavier Chimits). Ed. Drivers, Toulouse, 2006, 203 p., 59 €
- Préfacier
BENTLEY (John) . - Carroll Shelby : des Cobra aux Ford du Mans. Ed. Marabout, Verviers (Belgique), 1966, 269 p., 2, 45 F
ANDRETTI (Mario) . - Des Bolides et des hommes. Ed. Solar, Paris, 1972, 317 p.
- Illustrateur
HUNT (James) YOUNG (Eoin) HODGES (David) . - Pari gagné ! James Hunt. Ed. Solar, Paris, 1977, 109 p.
FERNANDES (Jean-Sébastien) . - Fangio. Ed. Calmann-Lévy, Paris, 1995, 139 p.
FERNANDES (Jean-Sébastien) QUELEN (bruno) . - Seigneurs et forçats de la Formule 1. Ed. Calmann-Lévy, Paris, 1998, 155 p.
MENARD (Pierre) . - La grande encyclopédie de la Formule 1 : 1950-1999 : 50 ans de Formule 1. Ed. Chronosport, St-Sulpice (Suisse), 1999, 863 p.
***
Voir aussi sur Bernard Cahier :
"Mes 578 Grands Prix", les bonnes feuilles 04/04
Mes meilleurs souvenirs, les bonnes feuilles
Cahiers de vacance
[1] CAHIER (Bernard), CHIMITS (Xavier). - Mes meilleurs souvenirs. "Coll. Arts et Locomotion", Ed. Drivers, Toulouse, 288 p., 59,00 €
[2] www.f1-photo.com
Bernard Cahier immortalisé à Rétromobile 2008 © Thierry Lesparre
19:51 Publié dans Image | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
| Tags : bernard cahier, paul-henri cahier, memorial, photographie, irpa, casquette goodyear, bibliographie |



















Commentaires
Je penserai bien à lui ce WE lors du Le Mans Classic ...
Ecrit par : thierry | jeudi, 10 juillet 2008
Mes sincères condoléances à son épouse Joan et leur fils Paul-Henri
Bernard était un géant, aussi simple que son talent était immense.
Cela me rend très triste ....
Ecrit par : Philippe Campana | jeudi, 10 juillet 2008
Reposez en Paix.
Vous aviez l'oeil juste à l'époque où le déclic était définitif.
Merci pour tout ce que vous nous avez laissé entrevoir de votre talent.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | jeudi, 10 juillet 2008
Ce soir je relis –Mes Meilleurs Souvenirs- et surtout en hommage je regarde les photos.
Demain, nous serons nombreux au Mans à penser a lui.
Mes meilleures pensées à Madame Cahier et à Paul-Henri.
L’œuvre reste.
Ecrit par : gianpaolo | jeudi, 10 juillet 2008
C'est une profonde tristesse qui m'a gagné en découvrant cette note car les photos de M. Cahier ont fait notre mémoire des stands. Espérons qu'il a déjà retrouvé dans son viseur les pilotes dont il a photographié avec tant de classe les exploits...
Je pense à sa famille et beaucoup à son fils Paul-Henri qui avait eu la bienveillance d'avoir une oreille attentive quand je commençais à mettre en place le projet d'élection du GP de F1 le plus magique...
Comme dit Gianpaolo, l'oeuvre reste !
Ecrit par : Olivier Leschiera | jeudi, 10 juillet 2008
La photo sportive perd un de ses grands serviteurs et aussi un très grand talent
Ecrit par : Jacques Rivaud | jeudi, 10 juillet 2008
mes plus vives condoléances, à sa famille, et aux Teneurs de ce Blog.
la photographie est en noir en blanc aujourd'hui.
Ecrit par : Bruno | vendredi, 11 juillet 2008
En ce 11 juillet associons aussi le souvenir de Pedro Rodriguez qui passa sans doute plusieurs fois dans l'objectif de Bernard Cahier et qui se tua le 11 juillet 1971 au Norisring au volant d'une Ferrari 512M
Ecrit par : Jacques Rivaud | vendredi, 11 juillet 2008
Merci Mr Cahier.
Condoléances à sa famille et à ses proches.
Ecrit par : Alex | vendredi, 11 juillet 2008
Quelle gigne, quelle tristesse. Bernard Cahier emporte avec lui la magie dont il était prodigieusement doué. Tout chez cet homme magnifique était délicatesse et surtout dans sa manière d'immortaliser souvent en noir et blanc les héros et leurs machines. Nous sommes tous très très triste !
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | vendredi, 11 juillet 2008
J’ai beaucoup pensé a Bernard Cahier durant mes pérégrinations au Mans Classic, dans ma grande folie j’ai même trouvé des sosies de lui dans le public chic.
Notre ami Jean-Michel a porté a son bras le brassard ERPA ersatz de l’IRPA en hommage vintage a son créateur.
Les obsèques de Bernard Cahier auront lieu dans son village de Neuvecelle à 3 km d’Evian et ce mardi 15 juillet a 11h.
C’est a une grosse heure d’Annecy…Alors Bruno, si vous avez le temps, allez y pour nous et représentez MdS.
Ecrit par : gianpaolo | lundi, 14 juillet 2008
Mes condoléances les plus amicales à Paul-Henri en souvenir de son père, gentleman-photographe au plus noble sens du terme. Ancien membre de l'IRPA, j'ai pu apprécier l'homme, sa rigueur morale, son sens de l'amitié et du dévouement. Photographe, j'ai toujours été ébahi par l'époque bénie dans laquelle il a eu le bonheur de s'exprimer et que j'ai éffleuré au début des années 80 avant que la F1 ne tombe dans le show. C'était l'Opéra-Sport et Bernard l'a montré mieux que quiconque.
Ecrit par : Jacques Cochin | lundi, 14 juillet 2008
Au-delà de ses livres de photographies, Bernard Cahier se découvre - à tout le moins son environnement social et familial -, en croisant plusieurs ouvrages sortis récemment. Il était apparenté à la famille Mitterrand puisque sa soeur, Edith, avait épousé en 39 Robert, le frère de François Mitterrand. De cette union est né, entre autres frères et soeurs, Frédéric Mitterrand, dans l'actualité puisque il prend la direction de la Villa Medicis à Rome.
Frédéric Mitterrand a commis en 2005 un livre de souvenirs où il évoque, sans le nommer, son oncle, grand journaliste qui lui a permis de cotoyer les grands pilotes de l'époque. MdS avait parlé de son livre : http://memoiresdestands.hautetfort.com/archive/2005/06/04/regard_d_enfant.html
Edith Cahier-Mitterrand a livré ses souvenirs dans un livre, "Ma famille Mitterrand", chez Robert Laffont en 2002. D'après la fiche bibliographique sur Electre, "Elle raconte l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, son rôle de mère de trois enfants et sa relation avec François Mitterrand. Son autobiographie est aussi celle d'une tribu dans laquelle elle a trouvé chaleur, ouverture d'esprit et goût de la discussion."
Ecrit par : Mémoire des Stands | lundi, 14 juillet 2008
La bibliographie de Bernard Cahier a été ajoutée en fin de note.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 15 juillet 2008
Oubliez-vous dans la bibliographie de ce grand photographe, que quelques uns qualifient de plus grand - méfions-nous d'attribuer des plus et des moins - (dans les années 50 et 60, que devient Maurice Louis Rosenthal entre autres ?), BERNARD CAHIER - F-Stops, Pit Stops, Laughter & Tears - Memoirs of an automotive photojournalist, préface de Phil Hill et Dan Gurney, traité en deux volumes: Vol 1 1953-1965, Vol 2 1966-1980 et après, soit environ 750 pages qui outre la course automobile, couvre aussi ses premiers reportages au sein de la Division Leclerc.
Pour guider le lecteur, deux index photographiques en fin de chaque volume A-F et G-Z proposent, pour chaque nom, un renvoit aux clichés exclusifs de Bernard Cahier.
"Mes Meilleurs Souvenirs", chez Drivers Toulouse, montre les clichés publiés dans des périodiques dont la rubrique "Les cahiers de Bernard" de Automobiles Classiques - nous en sommes au N° 175 + les H.S. depuis 1983 (trimestriel à l'époque) - .
Ecrit par : JLM | mercredi, 16 juillet 2008
Bonsoir à toutes et tous,
Que la famille de Bernard Cahier accepte ma sincère pensée pour cet homme qui a désormais pris la piste éternelle. Il se trouve que je lui parlé il y a plusieurs mois à propos de mon livre sur Mike Beuttler et que son témoignage y sera inclus. Un agréable souvenir bien qu'assez court. Bravo pour l'enesmble de son oeuvre.
Bien cordialement. Philippe Vogel
Ecrit par : philippe vogel | mercredi, 16 juillet 2008
Mes condoléances les plus amicales à Paul-Henri et sa sœur michele ainsi qu'a Joan .Je regrette vraiment le décès de Bernard, mon ex beau père, pour qui j'avais beaucoup d'admiration
Ecrit par : Jean-paul Nicoud | jeudi, 17 juillet 2008
La petite église de Neuvecelle qui surplombe Evian était bien petite pour accueillir les multiples amis venus ce mardi 15 juillet lui rendre un ultime hommage. Son filleul et néanmoins neveu Frédéric Mitterrand dans un hommage émouvant a merveilleusement bien rappelé ce que fut sa vie.
Puis le cercueil à été inhumé dans le magnifique cimetière de sa bonne ville d'Evian qui domine le lac Léman.
Avant que tous se retrouvent dans la maison de l'avenue des Grottes autour de Joan, Michelle et Paul-Henry pour admirer les milliers de photos qu'il laisse et remémorer moult souvenirs avec Bernard.
Dans l'assistance, on reconnaissait bien des visages connus venus de France (Tambay - Sage - Rosinski - Fraichard - Chimits), d'Europe et même des États-Unis puisque son vieil ami Roger Penske avait délégué ses adjoints.
Ecrit par : Gilles Gaignault | jeudi, 17 juillet 2008
Soyez remercié Gilles de ces quelques lignes pudiques. Nous aurions aimé comme vous partager ce moment.
Quelques hommages à Bernard Cahier apparaissent où on ne les attend pas forcément :
Quelqu'un a ouvert une page sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Cahier
Le Guardian publie ce soir une nécrologie plus étoffée que ce qu'on a lu jusqu'à présent, signée Alan Henry, c'est pour ça
http://arts.guardian.co.uk/news/obituary/0,,2291131,00.html
Ron Dennis évoque Bernard Cahier sur le site de McLaren
http://www.mclaren.com/latestnews/mclaren-news.php?article=165
Pour la presse française, Bernard Cahier n'a pas existé.
Ecrit par : Mémoire des Stands | jeudi, 17 juillet 2008
Pas un seul hommage dans la presse française, quelle tristesse. Merci à Bernard de m'avoir introduit sur les circuits dans les années 70
JCC
Ecrit par : Joël Chassaing-Cuvillier | vendredi, 18 juillet 2008
Quand nous sommes arrivés sur la planète F1, le photographe Bernard Asset et moi, nous sommes un peu devenus les chouchous du paddock. Le poil ne nous poussait pas encore au menton, mais c’est l’originalité de notre gazette qui nous valait cette bonne fortune. Grand Prix International était entièrement en couleur, édité en quatre langues, et consacré exclusivement à chaque Grand Prix : en 1979, la démarche était révolutionnaire. Les magnifiques photos d’Asset faisaient l’admiration de tous, et les traductions trop rapides de mes modestes propos donnaient lieu à de savoureuses coquilles. Bref, nos travaux ne passaient pas inaperçus.
C’est ainsi que Bernard Cahier, alors à son apogée, nous prit rapidement sous son aile. Il nous intégra illico à l’IRPA (dès Zandvoort en fait), ce qui nous facilita considérablement la tâche. Nous fûmes désormais accrédités automatiquement dans le monde entier et invités à toutes les manifestations réservées « à la grande presse », ce qui n’était pas souvent le cas jusque là. Cahier nous intégra également à de multiples bons coups, diners avec des écuries ou invitations. Un jour, le mécène Teddy Yip lui confia l’organisation d’un voyage « ultra happy few » au GP de Macau. Cahier nous en fit profiter, en compagnie (excusez du peu) de Gérard Crombac, José Rosinski, Jean Graton, Renaud de Laborderie, Bob Sicot, du journaliste australien Peter Windsor, et bien entendu de Cahier lui-même. L’establishment, quoi. La chaleureuse Joannie nous gratifiait fréquemment d’une coupe de Champagne au hasard des GP. Pour Bernard Asset et moi, deux morveux au paradis, c’était la grande vie.
Donc, j’aimais bien Cahier, lui pardonnant volontiers ses détestables cigares et son léger favoritisme envers Goodyear…
Quelques années plus tard, rédacteur en chef d’Auto Plus, j’assistais à l’inauguration du Mondial de l’auto par François Mitterrand, porte de Versailles à Paris. De nombreux journalistes et cameramen patientaient sur le stand Citroën, début de la visite. J’avise Bernard Cahier, tout seul dans son coin de l’autre côté du tapis rouge, et m’en vais le saluer, lui demandant de ses nouvelles car désormais je le rencontrais rarement. Quelle judicieuse idée j’ai eue là ! Car Mitterrand survient. Garde à vous ! Foulant le tapis rouge, le Président file tout droit devant les gardes républicains, flanqué de ses conseillers et de ses gardes du corps. Au dernier moment, alors que Jacques Calvet l’attend pour lui présenter sa nouvelle 2CV Cocorico, Mitterrand bifurque sur la gauche et vient taper une bise à Bernard Cahier, me gratifiant dans la foulée d’une poignée de main. Puis il entame sa visite et je lui emboite le pas, au nez et à la barbe des ministres Michel Noir et Alain Madelin, et devant les gardes du corps qui n’en pouvaient mais. Noir me fusillait du regard, me demandant même avec mépris « faites-vous partie du gouvernement » ? J’étais le seul en pull, un carnet à la main, au milieu de tous le pingoins plus sapés les uns que les autres. L’événement du jeudi a immortalisé la scène en publiant en couverture la semaine suivante une photo de Mitterrand et moi qui cavale derrière. Il faudra que je retrouve cet exemplaire dans ma cave.
Tout ça parce que Bernard Cahier était le cousin germain de François Mitterrand. Je l’ai appris ce jour-là. Modeste, il ne s’en vantait pas souvent.
Ecrit par : Eric Bhat | mardi, 22 juillet 2008
Eric, s’il vous plait, continuez à nous donner l’exclusivité de vos mémoires, certes ce sont des piges gratuites mais quel plaisir pour vos fidèles lecteurs qui attendent avec gourmandises vos commentaires.
Ecrit par : gianpaolo | mardi, 22 juillet 2008
L'extraordinaire commentaire d'Eric Bhat avait été rejeté dans un premier temps par le logiciel anti-spam mis en place par Hautetfort. Sans doute la présence des mots "poils", "corps" et "bises" a-t-il induit en erreur ce brave robot qui aura pris le témoignage d'Eric pour quelque incitation que la morale réprouve. Comme quoi l'intelligence artificielle a une marge de progrès.
Ses lignes travaillent sur deux niveaux. Le personnage Bernard Cahier y est campé plus vrai que nature ; ceux qui l'ont connu le reconnaissent aussi bien que s'il était montré sur un écran. Enfin il y a la patte Bhat, celle d'un pro de l'écriture, celle qu'on apprend pas dans les écoles de journalisme mais en faisant la queue devant les bureaux de presse, en louant des caisses de loc à Long Beach, en tapant des papiers sur une japy à 500 balles dans la salle de presse du Glen.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 22 juillet 2008
Désolé Eric
Une toute petite erreur.
La soeur de Bernard, Edith est l'épouse de l'un des fréres du défunt Président, le Général Mitterand, pére de Frédéric. Lequel a fait une superbe intevention lors des obséques de notre ami, mardi dernier à Evian.
Ecrit par : gilles gaignault | mardi, 22 juillet 2008
Il y a une belle série de photos inédites représentant Bernard Cahier "in action" sur le site de PHC.
http://www.f1-photo.com/index.cgi?Input=Cahier&Lang=en&NamePage=search&TotalSize=30
Ecrit par : Marc Ostermann | mercredi, 23 juillet 2008
Ecrire un commentaire