mercredi, 21 mai 2008
TINTIN et l'orange bleue

Auteur de quelques commentaires remarqués récemment, un certain TINTIN nous a intrigué au point de lui avoir demandé qui il cache. Il semble que nous ayons bien fait.
Je m'appelle Martine Rénier, plus connue sous le surnom de TINTIN.
Par rapport à certaines, comme Annie Soisbault que j'ai eu la chance de rencontrer (enfin) aux funérailles de Georges Houel, beau cadeau post mortem de Jojo, je n'ai pas fait grand-chose de Grand. Disons surtout que j'ai attrapé le virus très tôt, à 19 ans, et qu'il ne m'a pas lâchée en dépit de traitements intensifs pratiqués par les plus hautes sommités en la matière. Vous savez ce que c'est, contre ce genre de maladie la science se révèle, hélas, impuissante.
Pour résumer, je suis passée du rallye au circuit avec, chaque fois, la chance exceptionnelle de rencontrer de bons professeurs : Andruet pour la première discipline, Ragnotti et Ballot-Léna pour la seconde, excusez du peu. On peut saluer au passage la gentillesse et le dévouement de ces grands pilotes qui, à l'époque, se sont proposés spontanément, et sans arrière pensée aucune, pour aider une petite débutante un peu casse-pieds. Après ça, c'est bien le diable si vous n'arrivez pas à vous constituer un petit palmarès. Bien modeste en regard de celui de vos maîtres, c'est vrai, mais qui vous permet de rester en course, dans tous les sens du terme.
Au hasard des courses, les rencontres étaient magiques car, en cette époque bénie, les as du volant n'étaient pas inaccessibles. Mieux, ils étaient bienveillants, cordiaux, ils ne se prenaient pas pour Jean du Pic de la Mirandole, et on pouvait les approcher, il n'y avait pas de barrières, au propre comme au figuré. Je me souviens avec émotion de Graham Hill, Tony Brise, James Hunt, entre autres. Sans oublier Beltoise et Pescarolo.
Ensuite, lorsque les rallyes ont commencé à décliner, j'ai découvert la moto, sur le tard comme on dit. Un autre monde, d'autres personnages comme André Malherbe, Fenouil ou Hubert Auriol. Et puis, tout naturellement, l'Afrique, ce nouvel Eldorado pour les assoifés d'aventure, mécanique et humaine, que nous étions à la fin des seventies. Tout ceci grâce à un jeune homme timide que j'avais rencontré il y a bien longtemps, d'abord dans l'équitation puis dans l'automobile et qui était devenu une sorte de "grand frère" pour moi, Thierry Sabine. Et que nous avons tous (toutes?) suivi comme un seul homme dans son formidable pari de faire battre notre coeur au vent sablé du Sahara.
Puis ce fut le journalisme, à Auto Verte avec Gilles Malet, puis à AutoHebdo (avec Etienne Moity qui m'a donné une vraie chance), L'Equipe-Mag, L'Argus, etc. Une autre aventure humaine, une autre occasion de rencontrer des "pointures", je pense à Paul Frère, Ari Vatanen, André Costa. Autre pari, autre défi : faire accepter une femme pour parler d'automobile dans un journal spécialisé, au lectorat à 90% masculin. Croyez-moi, il y a 25 ans, c'était au moins aussi sportif qu'un Turini ou un Burzet en pleine tempête de neige!
Contrairement à Jojo, je n'ai pas de photos ou peu, sinon celles que l'on veut bien m'envoyer. A une époque, c'est vrai, j'avais gardé toutes mes photos de rallye (les fameuses photos Conrath, il y aurait un livre à écrire sur ce personnage hors du commun) mais aujourd'hui, elles doivent dormir au fond de cartons, je ne sais même plus où. Pour moi, pas besoin de photos pour se souvenir... Mes coupes, je les ai toutes données, sans exception, il y a belle lurette.
Ce que j'ai gardé ? Des amis, des vrais. Michèle Mouton, que j'ai vu débuter, toute timide, en 1973, Marido ma fidèle complice (ce sont les marraines de mes deux fils aînés), Jeannot bien sûr, "Bibiche", Marianne Hoepfner et les autres. Tous les autres. On n'a pas besoin de s'appeler tout le temps pour savoir que l'on s'aime depuis trente ans.
J'ai eu la grande chance de connaître une époque formidable où la dimensions humaine était aussi importante que la notion de sport ou de compétition. Bien peu de pilotes d'aujourd'hui peuvent en dire autant.
J'ai vu, sur le site Alpine (ou Berlinette, je ne sais plus) une photo du team Aseptogyl en shorts et collants orange (!) ainsi légendée par un internaute : "Ah, quelle brochette! On n'en fait plus aujourd'hui des teams comme cela !". Ça m'a un peu agacée car Michèle Mouton n'a jamais couru chez Aseptogyl, que je sache, preuve s'il en est qu'une femme pilote pouvait exister à l'époque en dehors de cette écurie d'opérette. Soit dit en toute amitié envers Bob Neyret que j'aime bien, par ailleurs, mais bon, il faut admettre que la majorité de ses pilotes avaient surtout un joli... short ! Sans retirer leurs qualités à celles qui allaient vraiment vite (Marianne, Christine, etc.). Bref, je ne suis pas sûre qu'Aseptogyl ait contribué à accréditer la femme en compétition auto.
Je vous envoie deux vues qu'un admirateur fidèle (il a du mérite!), un ch'ti amoureux de Gordi 8 -ce n'est pas incompatible- m'a fait parvenir récemment par le Net.
Il y a trente six ans que je ne les avais pas revues !
Elles ont été prises juste après l'arrivée du Tour Auto 71 où j'avais remporté la coupe des dames. Le bouquet était tellement géant que je l'avais ramené chez moi, rougissante de fierté, et puis quelqu'un m'a dit : Il faut faire une photo-souvenir... Alors voilà.
C'était ma première "vraie" victoire dans une grande compétition Internationale.
J'en suis encore submergée par l'émotion...
En visitant votre site, quel plaisir de voir réapparaître "notre" Guy Dhotel national. Je me souviens l'avoir visité dans son centre de soins & rééducation dans l'Oise, dans les années 73/74 et je peux vous dire que son courage nous épatait tous. Ce que j'ignorais encore, c'est la qualité de sa plume. Voilà une lacune comblée.

TINTIN
10:10 Publié dans Elles | Lien permanent | Commentaires (61) | Envoyer cette note
| Tags : martine rénier, tintin, feminin, tour auto, alpine a110, 1971 |



















Commentaires
Bonjour,
Merci Tintin sincèrement pour votre témoignage et bravo pour votre parcours. Je me souviens très bien de votre article sur votre participation aux Mille Miglia historiques à bord d'une Lancia Ardennes (si je me souviens bien)...j'imagine que vous ne deviez pas être bien nombreuses au volant d'autos historiques ??
Merci à MDS de nous faire partager ces émouvants écrits qui, personnellement, me régalent en tant que bachi-bouzouk lambda.
Ecrit par : Guivarc'h | mercredi, 21 mai 2008
Bonjour les moules à gaufres, voilà bien le témoignage d'un temps que les ectoplasmes,sapajous, coloquintes, phylloxéras et autres anthropopithèques qui hantent les actuels paddocks ne peuvent pas imaginer ... mille sabords !
Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 21 mai 2008
Coucou Martine !
Et merci de ton témoignage. Sur Mds on frise toujours la larme d'émotion. A propos as-tu lu la rencontre Moity-Lerust ? Un régal de derrière les fagots. Tu vas dans '"Nos héros roulent au GPL", tu te souviens des jours heureux et tu pleure (qu'est-ce qu'il écrivait bien, l'ami Serge).
Bref, ravi de te retrouver sur le web, après avoir été ton compagnon de plume à l'Hebdo rue de Lille, et même ton compagnon de course lors d'une reconstitution des 1000 miglia (toi en Lancia noire dans une magnifique combinaison blanche, quelle classe ! - moi en 4 CV avec Jean-Pierre Hanrioud).
Que deviens-tu ? Pour ma part, je combats le stress qui délabre les entreprises, et j'ai appris la réflexolologie (pieds, mains, face) car ça fait des merveilles. Je commence à pratiquer. C'est une nouvelle vie. Mes copains Asset, Moncet et Rives m'ont surnommé le fakir ! A propos j'ai récemment rendu visite aux Rives à Toulon dans leur nouvelle villa qui surplombe la mer. Au détour d'une conversation, j'ai cité Guy Dothel. Johnny m'a pris par le bras, m'a entrainé vers le balcon pour me montrer l'autre côté de la baie : "Il habite là-bas !" Incroyable coïncidence. Heureusement que Mémoire des stands existe pour entretenir la passion sur deux ou quatre roues.
Martine, t'en es où côté points. Moi, les radars me faisant ch'mir je ne roule plus qu'en scooter (ou en TGV mais ça devient hors de prix). Je suis allé déjeuner voici peu avec Michel Hommel, pour lui proposer de faire un canard sur l'Ayurvéda, médecine traditionnelle indienne, cousine de l'acupuncture. Michel absolument charmant. (mais le journal se fera une autre fois).
Voilà les news. C'est quoi ton 06 ? On croque une graine ensemble ?
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 21 mai 2008
merci Martine, que je ne connais pas (excusez moi) pour ce bel article.
j'espère qu'il y aura une suite.
j'aime bien Eric qui converse seul avec Martine.
prenez le téléphone, c'est pas mal.
Ecrit par : Bruno | mercredi, 21 mai 2008
Les vrais héros sont toujours modeste...Et être une femme dans l'environnement macho du sport auto de l'époque (c'est moins vrai aujourd'hui) font de Tintin un héros. C'est un heros pour moi puisqu'elle est l'une des 49 femmes (seulement !) a avoir pris le départ des 24 heures du Mans : 13ème en 74, 18ème en 76....Bravo et dans l'attente de vos histoires et de vos anecdoctes.
Ecrit par : De passage | mercredi, 21 mai 2008
Merci pour ce beau papier ... Je me souviens avec émotion de votre plume brillante et de votre pied gauche lourd pour les essais de l'hebdo, à l'age d'or de ce magazine qui ne me fait plus rêver ...
Ecrit par : antibois | mercredi, 21 mai 2008
Ci-dessus, lire pied droit, bien sur ...
Ecrit par : antibois | mercredi, 21 mai 2008
On est bien ! hein Tintin ?
Martine Renier que je dévorais du temps où j'étais lecteur assidu d'Auto-Hebdo (je dévorais les articles, pas l'auteure...) pourrait-elle répondre à cette question : le fameux "Larry le dingue", soit-disant américain dont Martine narrait les exploits n'était-il pas tout simplement Jean-Pierre Malcher ?
Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, "Larry le dingue" avait réalisé le tour du périph' de Paris à 200km/h aux petites heures, ou encore Paris-Londres en moins de trois heures (ou deux, je me souviens plus).
Comme les faits datent d'il y a plus de 20 ans, je suppose qu'il y a prescription...
Ecrit par : Né quelque part | mercredi, 21 mai 2008
Merci Eric Bhat de ne pas avoir pris votre teléphone pour communiquer avec Martine .
Nous avons ainsi de vos nouvelles et aussi de l ' ami Rives avec qui nous avons partagé quelques moments dans les années 70 et 80. Partageons sur le blog Mds.
La première fois que je vous ai rencontré : coupes Simca Racing Team à ALBI .
la seconde : soirée Renault Sport F1 sur la terrasse du Copacabana Palace .
Un grand pas entre les deux !
salutations
F.H.
Ecrit par : Freddy Hédin | mercredi, 21 mai 2008
Saperlipopete, il n'y plus que chez MDS où on peut, sans honte, écraser une petite larme (soupir) .
Tintin, Eric, Freddy et les autres, ne décrochez pas votre téléphone . Permettez nous plutôt de partager avec vous ces moments (trop?) intimes que vous racontez si bien .
Amitiés (si j'ose)
J.C.Arnold
Ecrit par : jc arnold | mercredi, 21 mai 2008
Monsieur Né quelque part, vous avez bonne mémoire. Presque. En fait, notre essayeur "Larry" avait "seulement" frôlé le 200 km/h de moyenne de moyenne autour du périphérique parisien. A cette époque j'étais rédac'chef adjoint à Auto Hebdo auprès d'Etienne Moity, et nous montions de jolis coups. Pour ce record du tour du périph, réalisé en BMW Alpina, nous avions trois voitures qui ouvraient la piste, reliées par talkie walkie à la voiture-record. Pour autant, "Larry" n'a pas franchi la barre des 200 de moyenne. Il a même connu une forte chaleur lors de la session de "reconnaissance" : "Larry" est arrivé à 240 sur un embouteillage, freinage d'urgence, et il s'est arrêté finalement parmi les dernières voitures de l'embouteillage. Inutile de dire que le photographe qui accompagnait "Larry" dans l'Alpina a connu la peur de sa vie.
Autre beau sujet : nous avions transformé une Porsche 928 en taxi. La tête des passants ! Auprès de "Larry" Martine était aux premières loges. Nous étions encore Rue de Lille, c'était une belle époque, et on rigolait comme des fous.
Quant au message suivant, chapeau bas, Freddy Hédin : votre mémoire m'émeut !
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 21 mai 2008
Merci pour la réponse, mais cela ne répond pas à ma question : qui était vraiment "Larry" ? ;-)
Je me souviens très bien du reportage (début 1986 ?), avec une photo de l'Alpina passant devant l'enseigne du garage du Bac, histoire de faire un petit coup de pub clandestine au généreux prèteur de l'Alpina ! ;-) Quant au copilote, on reconnaissait une jeune femme blonde sous le casque... Tintin ;-) ?
Pour le Paris-Londres, c'était une Porsche 928, toujours avec ce fameux Larry...
Ecrit par : Né quelque part | mercredi, 21 mai 2008
Le mystère demeure, mais vous connaissez une partie de la réponse : relisez bien l'ours de cette époque, et la réponse sera évidente.
Bien entendu, seul l'intéressé prendra l'initiative de se dévoiler, sinon il faudra attendre encore qqs années pour que ça tombe dans le domaine public !!! Sinon, y'a de la diffamation dans l'air, faut pas nous en vouloir !!!
Allez, ça commence par un M !
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 21 mai 2008
Je crois que j'ai ma réponse... D'ailleurs, l'intéressé n'avait même pas pris la précaution de changer de casque, noir à bande rouge... :o)
Ha ! si à l'époque on m'avait dit que je discuterais un jour avec le rédac' chef adjoint de mon hebdo préféré !
Ecrit par : Né quelque part | mercredi, 21 mai 2008
De mémoire, il me semble bien que JPM avait lui-même admis être le mystérieux Larry, dans une interview décalée avec François Chatriot dans l'hebdo quelques années après les faits.
Madame Rénier, je vous en ai voulu, il y a une vingtaine d'années, de manière totalement injuste, d'avoir avec votre collègue essayeur (Michel Guégan?) "pris la place" de Dupré et Bey-Rozet dans ledit hebdo. J'ai par la suite appris à apprécier un style différent et c'est toujours un plaisir de vous lire...
Ecrit par : JCP | mercredi, 21 mai 2008
Ça alors! "Coquinous" de mds! A la question: "qui êtes-vous, Tintin?", je réponds par un mail expliquant que mes modestes exploits (terme bien trop flatteur à mon goût mais, sur le coup, je n'en ai pas d'autre) n'intéressent plus personne et, toc... ils le publient intégralement!
Soyons honnêtes: je suis extrêmement flattée, plus que flattée: véritablement touchée au cœur, que quelques fans des sixties se souviennent encore de moi et, j'avoue qu'une formidable émotion m'a submergée à la lecture de vos réactions. J'ai sorti les Kleenex et c'était parti pour le blues! Sachez que JE VOUS AIME TOUS. Et pour de vrai.
Je prendrai la peine de vous répondre personnellement, un par un, c'est promis. Mais, là, sur l'heure, je n'en ai absolument pas le temps (n'étant pas encore à la retraite. Retraite? Un mot que j'exècre, tiens).
Juste une petite précision pour JCP: je n'ai pas "volé" la place de Dupré/Bey-Rozet en 1982. Ils ont démissionné en bloc sur un coup de tête et, comme j'avais déjà été pré-recrutée par Gilles Dupré en 1980 (c'est compliqué), mon nom est tout naturellement sorti du chapeau lorsqu'il s'est agi de les remplacer, le tout dans l'urgence évidemment. J'étais tellement embêtée que cela se passe comme ça, qu'avant de donner ma réponse à Etienne Moity, j'ai passé un coup de fil à Gilles, afin d'obtenir son aval. Ce qu'il fit. S'il nous lit, il pourra vous le confirmer. Ainsi que Michel Hommel, Moity ou... Eric Bhat, d'ailleurs. En tous cas, j'avais bien conscience que la succession serait difficile. Et je ne m'étais pas trompée.
Quant à toi, Eric, je te donne mon adresse e-mail. Du même coup, je la donne à tout le monde, soyons fous, ce sera un plaisir d'avoir des news de vous tous. Mais attention, il faut néanmoins continuer à partager nos souvenirs "en commun", comme le faisait remarquer à juste titre JC ARnold. Sinon, à quoi sert que Mds se décarcasse?..
Donc : martine.renier@libertysurf.fr
A très vite. With all my love come disent les Brittons.
Ecrit par : TINTIN | jeudi, 22 mai 2008
oui, vous avez raison Martine, partagez vous souvenirs en commun ici, de façon à ce que ceux (moi) qui ne vous connaissent pas puissent dire un jour: "Martine! si l'a cÔnnais!!! bien sûr! Tintin qu'on l'appellent"
mais qui à parler de téléphone? ? ?
Ecrit par : Bruno | jeudi, 22 mai 2008
Content d'avoir de vos nouvelle Martine , grâce à MDS. Regrets de ne pas avoir plus écrit sur vous dans mon livre....Le prochain peut être ?
Quand à Larry.......on l'appellait aussi "Le nouveau Larry"............
Bonjour Eric, au passage......
Ecrit par : JF Bouzanquet | jeudi, 22 mai 2008
Ah ! Telle la Madeleine de Proust, la présence de "Tintin", alias Martine Rénier, me remémore les images de mes jeudis à dévorer mon hebdo préféré d'alors...
Aujourd'hui le temps a passé, ma passion s'est émoussée, des milliers de kilomètres m'ont séparé de ma collection d'Auto-Hebdos 82-90 qui sont restés chez papa-maman, et je ne le feuillette plus qu'à l'occasion dans les kiosques...
Parmi ses souvenirs, une image se détache : deux jeunes femmes, une inconnue brune et "Tintin" dans deux cabriolets Wolkswagen, une Coccinelle et une Golf, entourée de peluches géantes...
Ecrit par : Né quelque part | jeudi, 22 mai 2008
Martine, je suis touché que vous m'appeliez gentiment "notre" Guy Dhotel. Je ne pensais pas avoir laissé de souvenirs aussi longs que mes dérapages d'alors.
A propos, était-ce vous à la course de côte de Poissons 1973?
Une première montée calme (bon, enfin, limite raisonnable) me plaçait 2e scratch entre Andruet (Abarth 3000) et Bayard (Lola BMW). La deuxième montée le couteau entre les dents, une courbe à fond de cinq au lieu de rentrer la quatre suivie d'un freinage en travers jusqu'à la première épingle, tout bon! Tout me réussit, dernier tronçon, sortie d'épingle gauche, j'enquille un, deux, trois, et le soleil couchant dans la visière, ébloui, merde! Je dois freiner à 8500tm en trois et je ne vois plus rien, ni piste, ni compte tours! Trop tard: Vite, un bête freinage trop tardif avec tête à queue pour éviter le ravin, un ami d'Echappement qui plonge dans ledit ravin et loupe sa photo pour m'éviter.. La rage! Arrêt à deux cent mètres de la ligne d'arrivée, je savais que j'avais fait un temps.
A Poissons, la ligne d'arrivée surplombait une bonne partie de la côte et les pilotes déjà montés y restaient souvent spectateurs des suivants. On me pousse lentement pour me remettre en ligne quand une charmante jeune pilote qui a dévalé les dix mètres de talus moitié en courant, moitié en glissant sur le dos de sa combi de pilote arrive jusqu'à mon proto, soulève ma visière encore baissée et :
– Tu avais deux secondes pleines sur Andruet, promets-moi de ne plus aller si vite, tu prends trop de risques…
Je ne suis plus très certain de la suite...
Le soleil dans les yeux, le charmant visage qui m'incendiait gentiment, les deux secondes annoncées ont fait que je ne suis plus très sûr de la personne qui m'a fait cette adorable remontrance: Etait-ce toi Martine ou bien Marianne ou encore Christine…? Le fait est que vous étiez nombreuses, jeunes et jolies femmes à piloter vite en course de côte. Et que vous saviez mettre beaucoup de douceur et d'élégance dans ce monde de brutes… Allons, j'exagère, il y avait bien peu de brutes et surtout des garçons timides, trop timides et passionnés dont j'étais. Je n'ai pas remercié cette jeune et jolie pilote ce jour-là. A moins, peut-être plus tard, lors de ta visite attentionnée au centre de rééducation ?
Nous avons connu un monde de personnalités exceptionnelles. Connues ou non.
Et merci à Mds d'avoir fait paraître ton courrier en toute indiscrétion.
Ecrit par : guy dhotel | jeudi, 22 mai 2008
Cette fois, comme promis, je réponds à tous. Poussez pas, y'en aura pour tout le monde.
1) A Guivarc'h: Non ce n'était pas une Lancia Ardennes mais une Aprilia. Parce que c'était en 87, date du cinquantenaire de la sortie de cette sympathique petite berline. Vous voulez l'anecdote? OK, on y va. Nous étions en mars, le chaud soleil de Sardaigne dardait sur nous ses rayons de miel (wouah), et j'assistais à une présentation Lancia. Superbement organisée, comme d'habitude avec nos amis Italiens... Attablés devant un San Pellegrino bien frais, nous refaisions le monde en compagnie de confrères de la presse spécialisée et du célèbre Gigi Pelissier, attaché de presse de la susdite marque et surnommé "Gigi l'Amoroso", lorsque la conversation s'orienta sur nos rêves les plus fous: partir aux Maldives avec Harrison Ford, escalader le Kilimandjaro en compagnie de Claudia Schiffer, plonger avec les dauphins et Madonna, et autres trucs parfaitement réalisables quand on y pense. Quand vint mon tour, je dis sans y penser : "oh, moi, c'est participer aux Mille Miglia". "Ah, juste ça?" répondit alors Gigi, étonné "Facile Considère que c'est fait. Tu es engagée pour les prochaines MM. Sur une Lancia bien entendu". Sur le coup, j'ai cru que mon ouie me jouait des tours. Pensez: un engagement, en 87, c'était 35 000 Frs et encore, si l'on est retenu par les organisateurs (demandez à Eric Bhat si c'est facile...). Ajoutez à cela l'auto (que je n'avais pas, un détail), la préparation (gasp), l'hotel, les mécanos, leur voiture, leur déplacement, bref une fortune. Autant dire le prix d'un petit bungalow de pêche du comte de Lécluse (59), les Ch'Tis comprendront... Eh bien, non seulement j'ai participé à ces MM, mais encore à trois autres et, luxe suprême, sur d'autres modèles de la marque, dont le sublime cabriolet Aurelia. Moi je n'ai qu'une chose à dire: merci à Lancia et, surtout, merci à Monsieur Gigi. Respect!
2) Christian Magnanou: Bien vu le capitaine Haddock & l'orange bleue...
3) Eric Bhat: J'aurai, bien sûr, un plaisir extrême à converser avec toi via le 06 et aussi à te revoir pour partager une salade de bielles (hélas plus chez Jojo, je reste inconsolable). Mais où diable trouve-t-on "nos héros roulent au GPL"? Chez Mds? Non? Bon, nous on se rappelle, c'est clair. On a tant de choses à se dire, notamment sur la rue de Lille. Et puis j'aimerais bien me faire reflexologer.... ça doit être mieux que de se faire flasher
4) Merci Bruno.
5) De passage, vous m'épatez. Vous savez à quelle(s) place(s) j'ai terminé mes modestes 24 Heures du Mans sur de néanmoins fort modestes Porsche que personne ne regardait pour cause de protos rutilants et ça mérite une médaille. Non, mieux: je propose qu'on vous élève la-statue-du-courage-méritant. D'accord? En tous cas, c'est très gentil à vous d'avoir si bonne mŽmoire.
6) Merci antibois pour le pied droit. Ce beau compliment me va droit au coeur.
7) Né quelque part se souvient du nouveau Larry, toute ressemblance avec Nuvolari étant fortuite, et du record du périph' à presque 200 km/h. En fait c'était 199,7 km/h si mes souvenirs sont bons. Avec frayeurs à la clef. L'avoir fait ce n'est rien. C'est ne plus pouvoir le faire qui est génant. Eric Bhat a raison: on était rue de Lille et cela excusait tout! Quant aux cabriolets, c'était un peu ma "signature": j'aimais bien comparer l'ancienne avec la nouvelle, cf la Carrera 84 avec la RS 2.7 et la 356 Carrera 1500 (pas facile à trouver: il n'y en avait qu'une sur la place de Paris!). En revanche, ma mémoire sècheche un peu sur les photos. Si vous les avez encore, mailez-les moi je vous éclairerai sur les participantes,
8) Merci Bruo et merci Jean François Bouzanquet que je n'ai pas vu depuis si longtemps que je me demande s'il me reconnaitrait encore. Je n'ai pas encore eu le plaisir de lire ton livre dont j'ai entendu le plus grand bien, mais si tu me l'envoies... Hé, hé.
OK? Voilà. A bientôt pour de nouvelles aventures, so long mes boys.
Tintin.
Ecrit par : TINTIN | jeudi, 22 mai 2008
Je vais être honnête, cher Guy: je n'ai aucun souvenir de la course de côte de Soissons. Déjà, les courses de côte, ce n'était pas trop mon truc, j'avais besoin de temps pour me "chauffer", comme une bonne spéciale de 45 km comme le Burzet. Et puis voilà, Soissons, non, ça ne me dit rien. Mais, reconnaissons aussi que ma mémoire me joue des tours. Trop sélective, la bougresse, elle a tendance à ne garder que ce qui l'oblige et, l'âge venant, ça n'arrange rien vois-tu. Cette réflexion très "maternelle" somme toute, ressemble bien à du Marianne, qu'en penses-tu?
En tous cas sache que, si ce n'était pas moi ce jour-là, j'aurais vraiment aimé être celle qui, le temps d'un rayon de soleil apprivoisé, t'avait allumé un incendie dans les yeux....
Bien à toi.
Tintin.
Ecrit par : TINTIN | jeudi, 22 mai 2008
Martine, désolé si je n'ai pas été clair. Ce n'était nullement mon intention de suggérer que vous ayez pu "voler" la place de vos prédécesseurs, même si c'était le ressenti que j'avais pu avoir à l'époque, encore une fois de manière injuste (à ma décharge, j'étais en plein âge bête :) )
Ecrit par : JCP | jeudi, 22 mai 2008
Bonsoir Tintin,
Merci d'avoir pris la peine de me (nous ) répondre sur votre participation en Lancia aux Mille Miglia et de nous narrer les détails de cette aventure comme quoi réaliser ses rêves cela s'avère possible pour peu que la bonne fée soit près de vous !!
Quand à vos modestes Porsche votre modestie vous honore car en 1976 vous terminiez 18 ème avec une Porsche Carrera que vous partagiez avec Thierry Perrier et Guillaume de Saint-Pierre devant une Porsche 934 pilotée par Bob Wollek, Didier Pironi et Marie-Claude Beaumont...sans compter les suivants Inaltera (JP Jaussaud/Jean Rondeau-21 ème), BMW 3.0 CSL, Lola T294...il y avait 55 partants lors de cette édition.
Au plaisir de vous lire.
Ecrit par : Guivarc'h | jeudi, 22 mai 2008
Re bonjour,
Pour revenir sur Le Mans, en 1974 vous finissiez 13ème ...pas mal non plus et 4ème de toute la meute des Porsche RSR ; une certaine Annie-Charlotte Verney, bien connue par chez nous, partageait le volant avec Pierre Mauroy.
Deux participations avec des classements très honorables mais surtout toujours à l'arrivée ; réussir cette performance, tous les pilotes de cette épreuve ne peuvent se targuer d'un même bonheur.
Bonne journée
Ecrit par : Guivarc'h | vendredi, 23 mai 2008
Merci Tintin.
J’avais été intrigué par ce pseudo et par la qualité de ses commentaires lors du dernier départ de Georges Houel.. J’ai cherché à savoir qui était ce Tintin aux funérailles de Jojo, je cherchais un bonhomme et là, gros balourd que je suis j’ai compris que Tintin était une dame. J’ai vu aussi avec quelle chaleur les amis de Jojo serraient dans leurs bras leur Tintin, j’ai compris très vite que c’était une fille qui écris AMITIES en majuscules.
Apres une courte conversation au milieu de du groupe qui s’était réuni devant le Volant après la cérémonie, j’ai pris conscience que la Tintin… c’était une pointure et qu’elle pourrait être du pain béni pour MdS.
C’est un vrai bonheur de voir que ce blog alimente l’amitié et fait reculer l’oubli.
Merci Tintin j’espère qu’il y a un autre album de souvenir en préparation, parce qu’a lire les commentaires, les clients en redemande.
Pour Eric Bhat qui conseille de lire la note sur la rencontre Lerust/ Moity , je veux d’abord lui dire merci de l’avoir lu et apprécié et lui demander qui est le mystérieux Serge qui écris bien.
Ecrit par : gianpaolo | vendredi, 23 mai 2008
Chère Martine,
Ché le Ch'ti passionné avec sa Gordi 8 qui te parle ichi !
Et oui, où est le bon temps où nous faisions des rallyes carto dans notre belle région de Douai, Arras et compagnie au tout début des seventies !
Je suppose que ça te rappelle quelque chose si je te parle du DAC ? hein ? comme in dit ichi !
Tu es ensuite passé à la catégorie supérieure en participant à des épreuves nationales et internationales où tu as brillé au vu des photos que je t'ai envoyées
Tu sais qu'ichi du côté d'Aniche, in étot tous fiers d'avoir eune amie qui savot conduire comme ti !
Ah zut c'est le ch'timi qui revient !!!
Et c'est avec un grand plaisir que je découvre ce blog et les commentaires que tes amis y ont apportés
Que du bonheur à lire !
Quelle chance tu as eu d'avoir un si beau parcours dans le milieu automobile ensuite!
Je te dis à bientôt
Vive le Ch'ti Tintin !
Bises
Daniel
Ecrit par : Ch'ti Gordi | vendredi, 23 mai 2008
JCP: j'avais bien compris que vos griefs ne portaient pas sur moi mais, bel et bien, sur l'absence de Gilles Dupré et Yves Bey-Rozet. Pour tout vous dire, au journal, avec toute l'équipe de la rédaction& de la mise en page, c'était pire!...
Guivarc'h, c'est promis: si je monte un jour un fan-club, vous serez en première ligne. Vous, je vous a-do-re. Quelle mémoire! C'est vrai que Pierre Mauroy (ça ne s'invente pas) était notre coéquipier, nous empêchant, du même coup, de concourir pour la Coupe des Dames, remportée cette année-là par une Chevron arrivée 26ème si mes souvenirs sont bons. Ce que l'histoire ne dit pas, c'est que notre ami Pierre a attendu la fin des essais qualifs pour nous avouer que "la nuit, il ne voyait pas à 2 mètres". Du coup, on s'est tapées la nuit à deux, Charlotte et moi: sympa! Mauroy a dû faire 2 ou 3 relais en tout, pas plus. C'est la vie...
Je m'entendais bien avec Charlotte (une fille formidable) et nous avons refait quelques trucs ensemble, dont les 1000 lacs en Finlande: super. Là aussi, il y aurait pas mal d'anecdotes à raconter, dont la célèbre course-poursuite façon Bullit avec les flics Finnois, sur les routes autour de Jyvaskyla. Chasseuil au volant de l'Escort groupe 2, Chalotte et moi tassées derrière entre l'arceau, et tous les gyrophares à norte poursuite. Epique!
La suite arrive ...
Ecrit par : TINTIN | vendredi, 23 mai 2008
Gainsbourg ! Serge Gainsbourg ! L'une de mes idoles, à qui j'ai emprunté une citation sur les jours heureux. Pour la petite histoire, je fumais à l'époque, et j'allais acheter mes Gauloises rue des Saints-Pères, le burau de tabac le plus proche d'Auto Hebdo, sis 7 rue de Lille. Une fois sur deux, Gainsbourg était sur le trottoir de la rue de Verneuil voisine, savourant un rayon de soleil devant sa maison car il habitait là. Ce n'était pas encore la vogue "people" et Gainsbourg ne se cachait nullement, saluant au contraire fort courtoisement tous les passants. Rue de Lille, les pilotes connus et moins connus venaient nous voir pour croquer une graine, ou tout simplement nous faire un petit coucou. Après sa première victoire en Formule 1, Jean-Pierre Jabouille avait traversé la Seine depuis la rue de l'Oratoire pour m'offrir le casque avec lequel il courait (il trône toujours sur mes étagères). Jean-Pierre-Jarier, entre deux exploits sur des March F2 ou des Lotus F1, venait régulièrement déjeuner avec Michel Hommel, qu'il avait connu du temps de la Coupe Gordini. Jarier signait une chronique dans Grand Prix International, il passait régulièrement enregistrer ses propos sur mon magnétophone, me parlait de l'Ayatollah Khomeini car il s'intéressait à tout et lisait Le Monde tous les jours, et quand il oubliait de venir, je rédigeais intégralement sa chronique moi-même : durant qqs minutes, mon nom était Jarier ! (il ne m'a jamais reproché le moindre propos que je lui prêtais). Bref, c'était artisanal, amical, (parfois galant, car il s'en est passé de belles), on bossait comme des brutes et on rigolait comme des bossus. Un jour je vous raconterai comment le ciel - ou plutôt le plafond du bureau - est tombé sur la tête de Michel Hommel, à force de faire des travaux pour pas cher dans tous les sens. Oui, on rigolait bien.
Ecrit par : eric bhat | vendredi, 23 mai 2008
Merci Tintin pour le fan club mais, concernant ma mémoire, j'avoue que je n'ai pas grand mérite ; en effet, mes livres sur les 24 heures sont toujours très près de ma planche à dessin...et de l'ordinateur...il suffit juste de les ouvrir afin de partager l'info.
Pour les relais de nuit bravo mais Pierre Mauroy n'était pas un cas isolé...
Vivement la suite de vos aventures.
Jean-Marie
Ecrit par : Guivarc'h | vendredi, 23 mai 2008
Cher Gianpaolo, désolée de vous avoir raté aux obsèques de Jojo. Vous auriez dû vous présenter!
Petite précision pour le grand Serge: avec un G, comme Gainsbourg.
C'est vrai que, outre l'hommage que l'on vient rendre une dernière fois à un vieil ami, les funérailles sont souvent l'occasion de revoir des connaissances et d'évoquer un bouquet de souvenirs partagés. Dernier cadeau post-mortem de nos chers disparus.
En ce qui me concerne, Jojo m'a particulièrement gâtée car j'ai eu le plaisir de rencontrer, ce jour-là, l'une de mes idoles, la Grande Annie Soisbault, une femme exceptionnelle au parcours du même métal.
Et puisque mes modestes souvenirs semblent vous intéresser, je vous promets de vous raconter bientôt l'une des plus belles love story de l'auto: la magnifique histoire d'amour de Johnny Rives qui s'intitule "comment notre Johnny est tombé amoureux à Abidjan". C'est trè!s mignon, totalement inattendu et complètement incroyable. Et en plus, c'est vrai! Au passage, je salue Johnny qui doit être en pleine séance de bronzette, le veinard.
Je m'y colle dès que j'ai une minute, c'est promis (mais j'ai une vie, moi. Je ne suis pas à la retraite, quoi qu'on en dise...).
Quant à Daniel, maintenant vous savez tout: c'est lui qui m'a envoyé les photos avec l'Alpine. Je ne me souvenais même plus qu'elles avaient été prises, c'est dire... Daniel est un homme remarquable dont la moindre des qualités est d'avoir conservé sa Gordi8, lui. Alors que tant d'autres... (larmes). Salut Daniel et, "mouk'tin nez, t'as du brin à t'bottine!", les Ch'tis comprendront.
A bientôt, boys. Merci encore à tous.
Tintin.
Ecrit par : TINTIN | vendredi, 23 mai 2008
une simple erreur de frappe , mais avec la même précision que les férus de numéros de chassis , je me permets Mr Guivarc'h ,ne m ' en voulez pas , de rectifier le prénom de Mme Verney dont j ' étais un admirateur assistant à ses belles courses entre autres au Mans.
Anne Charlotte.
cordialement
F.H.
Ecrit par : FREDDY HEDIN | vendredi, 23 mai 2008
Merci Mr Freddy Hedin vous avez parfaitement raison et ,l'heure matinale à laquelle j'ai "frappé", explique en partie cette erreur.
Cordialement
Ecrit par : Guivarc'h | vendredi, 23 mai 2008
Ben ça y est , MdS la tient sa pilote officielle !
Ecrit par : f.Coeuret | vendredi, 23 mai 2008
Tintin, toujours d'accord pour dire qu'il n'y a que Ducou21 qui se souvient ...
Ecrit par : AG | vendredi, 23 mai 2008
Pour AG: non, ducou21 n'est pas le seul. Je me suis trompée, et lourdement.
C'est magnifique!
Ecrit par : TINTIN | vendredi, 23 mai 2008
J'ai omis une non qualif sur une barquette Lola au Mans en 78.... et qu'elle est votre version de l'histoire chere TINTIN ? (il n'y avait que des dames au volant...). Racontez nous votre passage dans un proto...
Ecrit par : De passage | samedi, 24 mai 2008
Cher de passage, bigre, vous voulez tout savoir! Entendu, je vous raconte, mais en plusieurs fois : lorsque le texte est trop long, le serveur ne l'accepte pas. C'est parti.
Donc une non-qualif. Pas très brillant, n'est-ce pas? Mais nous avons des circonstances atténuantes, Votre Honneur.
Dans cet équipage (sur Lola B ???, Alzheimer quand tu nous tiens...), il y avait pourtant du beau linge : Anna Cambiaghi, Championne d'Europe des protos 2 litres si je me souviens bien, et Pascale Gueurie, Championne de France des circuits. Excusez du peu.
Je les avais recrutées lorsqu'on m'avait demandé de composer un équipage 100% féminin. C'est donc moi qui les ai entraînées dans cette épouvantable galère. Qu'elles veuillent bien, aujourd'hui encore, me pardonner...
Anna, je l'avais choisie parce qu'ayant couru avec elle le Bandama l'année précédente, j'avais pu apprécier, d'une part, son beau coup de volant et, d'autre part, sa gentillesse, son humour et un sourire à l'épreuve du feu (et Dieu sait si des galères, on n'en avait pas manqué en Côte d'Ivoire). Pascale, parce que c'était ma complice en auto, certes, mais aussi à moto. Pour tout vous dire, nous venions tout juste de terminer la première édition de la Croisière Verte, un périple de 1000 km à travers les chemins de France, du Touquet à Nice, et nous étions -ce que les photos ne montrent pas, heureusement- couvertes de bleus des pieds à la tête! A l'époque, nous avions un principe assez simple: si tu ne connais pas une discipline, tu t'engages dans une compet' et, à l'arrivée, c'est bien le diable si tu n'as pas fait de progrès! Nous avons donc beaucoup, beaucoup progressé. Parce que nous sommes beaucoup, beaucoup, beaucoup tombées. Dans des océans de boue parfois, dans de la caillasse souvent. On se relevait, on se massait un peu, on redressait la bécane et c'était reparti. Méthode radicale, mais efficace il faut le reconnaître.
Revenons au Mans. Le groupe Bravo/Timy/Cali avait engagé deux Porsche aux couleurs de Timy & Bravo. Ce groupe possédait des supermarchés de taille variable : les gros et moyens pour Timy & Bravo, les supérettes urbaines pour Cali. Or, voilà qu'à un mois à peine du départ, au cours d'une réunion costume-cravate, ces messieurs s'aperçoivent avec horreur qu'il leur faudrait une troisième voiture aux couleurs, cette fois, de Cali. Afin de boucler la boucle: Bravo/Timy/Cali. Et là, un Bobo's avant l'heure trouve l'idée de génie: on va mettre un équipage féminin, y'a pas mieux pour la pub et avoir des photos partout dans la presse! Ben voyons. Sauf que le budget était plus que riquiqui. Pour tout dire, risible : à peine 50 000 Frs pour louer une auto. Et, comble de l'absurde, il fallait, bien entendu, que la voiture en question soit découvrable (sans doute pour qu'on puisse mieux apercevoir les cheveux des pilotes flottant au vent, façon Isadora Duncan? On ne leur a jamais parlé de casque intégral à ces loustics?).
Bref, nous étions -déjà- en plein délire.
A suivre
Ecrit par : TINTIN | samedi, 24 mai 2008
Je reprends.
C'est ici qu'intervient un certain Jean-Claude Briavoine, pilote normand rendu célèbre par la belle bacchante qu'il trimbalait avantageusement sur tous les circuits... Jean-Claude était engagé sur l'une des deux Porsche et voilà qu'il me recommande aux cravatés de Timy, Bravo et Cie. Une bonne idée au départ (merci JCB), sauf que me voilà mandatée pour dénicher un proto 2 litres, seule voiture envisageable au vu du cahier des charges, pour la somme forfaitaire de... 50 000 balles (pour cause de "budget déjà dépassé, vous comprenez, on ne peut pas faire plus")! Allez trouver l'oiseau rare, la voiture-miracle! On a tout essayé: les loueurs suisses mais c'était 100 000 Frs, tarif couramment pratiqué en 78, les Français, idem et, en prime, à l'heure qu'il était, toutes les voitures étaient prises. Il y avait bien la solution de louer une Porsche: c'est fiable une Porsche, aucun risque et c'est pile-poil dans nos prix. Mais non, ces messieurs n'en démordaient pas: il fallait un proto dé-cou-vra-ble, puisqu'on vous le dit. Casse-tête, nuits blanches, etc.
Et voilà que quelqu'un (qui? je cherche encore...) a eu l'idée aussi sotte que grenue de la Lola du club François Migault. Moi, je n'étais pas trop partante, connaissant l'oiseau de réputation opportuniste mais, bon, tout ceci m'a échappé. Et c'est comme ça qu'on s'est retrouvées un beau mardi au pesage des 24 heures avec une Lola magnifiquement peinte, il faut le reconnaître (c'est bien la seule chose qui épatait dans cette auto: sa décoration!) aux couleurs de Cali.
Je reviens tantôt pour la suite car j'entends le bruit d'une Gordi8 familière en bas de chez moi. Désolée pour cette interruption momentanée. Nos programmes reprendront dans quelques heures.
So long. Tintin.
Ecrit par : TINTIN | samedi, 24 mai 2008
En 78, il y avait un Timy dans mon patelin et les 2 Porsche "à paillette et fluo" (vert pour la Timy et orange pour la Bravo) faisaient un peu "fete foraine" pour la déco... J'attends la suite avec impatience. Merci à vous !
Ecrit par : De passage | samedi, 24 mai 2008
Vous voyez bien que je ne vous raconte pas d'histoires: il y avait bien des Timy, Bravo & Cali partout en France. Au passage (sans jeu de mots), ces trucs ont complètement disparu de la surface de l'hexagone. Bizarre, bizarre...
Reprenons. Nous voilà au pesage, vérifications, photos, tralala et tutti quanti. La presse était déchaînée, pensez: Anna Cambiaghi et Pascale Gueurie, elles allaient faire un malheur, pour sûr. Pas question de figuration pour ces deux "pointures" des circuits.
Moi, dans mon coin, je n'en menais pas large. J'avais, comme on dit, un mauvais pressentiment. L'auto était trop belle, trop clean (en apparence), surtout vu le prix de la location. Le premier hic est intervenu avant les essais qualif', avec le problème des pneus. Cette année-là, tout proto 2 litres digne de ce nom se devait d'être chaussé en Goodyear. C'était incontournable, pas moyen d'y couper. Sauf que ces fameux pneus avaient un prix. Migault jurait les grands dieux que celui-ci n'était pas compris dans la location, voir le contrat (sur lequel, bien évidemment, rien n'était clairement précisé, tu parles). Les sponsors rétorquaient que oui, ce qui semblait logique. Et que je te menace de tout arrêter, oui mais vous allez perdre ce que vous avez déjà versé, soit 50 000 balles, et que jhe fais mine de partir. Bref l'orage était dans l'air. Ça commençait bien.
En un mot, le groupe Cali devait rajouter quelque 10 000 Frs pour les Goodyear. Coups de fil au siège à Paris, avec demande d'autorisation, le tout dans une ambiance électrique. Nous, au milieu de tout cela, on comptait les points, en se demandant -déjà- ce qu'on était venues faire dans ce sac de nœuds...
Une fois que Cali eut versé les 10 000 balles, le problème des pneus était réglé, ouf.
Vinrent alors les essais qualifs. Et là. Là.... Je dirais que ce qui nous a sauvées, au propre comme au figuré, c'est la présence de Jean-Claude Gueurie dans les stands. Comme quoi, l'amour (fou) que l'on porte à sa petite femme, au point de la suivre aux 24 heures du Mans même si l'on ne les court pas, ça peut servir...
Avant même qu'Anna prenne le volant, Jean-Claude s'est aperçu que les rapports de boîte étaient montés à l'envers. Trop cool! Heureusement le grand JC Gueurie était aussi mécano et c'est lui qui, épaulé (pas trop violemment quand même) par nos propres mécanos du club F. Migault, a effectué les modifications. Sauf que ce genre de truc, cela ne se fait pas en 3 minutes et que, pendant ce temps-là, le chrono tournait. Les autres voitures aussi d'ailleurs. Et la nôtre restait toujours immobilisée dans les stands. Pas de panique se disait-ton pour se rassurer, il y a encore une autre (et dernière) séance d'essais qualif'.
A suivre
Ecrit par : TINTIN | samedi, 24 mai 2008
Bonsoir !
Il y a une photo de la Lola T296/7 22 à moteur Roc, engagée par Agence Locomotiv et de son équipage dans l'annuel des 24 heures du Mans 1978 (page 44). Dans le même ouvrage, page 48 la Porsche Cali 62 (Segolen, Briavoine et Bussi) mais pas de trace de la porsche Timy.
Bien sportivement et cordialement !
Phinorman
Ecrit par : Philippe Vogel | samedi, 24 mai 2008
Cher Philippe, c'est De passage qui a raison: il y avait DEUX Porsche engagées effectivement par Locomotiv (maintenant que vous l'écrivez, le nom me revient. Ce devait être le pseudo du groupe financier de supermarchés).
L'une orange pour Bravo, l'autre verte pour Timy. Avec paillettes & fluo pour faire joli. Briavoine conduisait l'une des deux. Quant aux autres pilotes... désolée je ne me souviens plus, qu'ils me pardonnent cette satanée mémoire défaillante, sigh.
En tous cas, Cali n'a jamais engagé de Porsche. Hélàs pour nous: je suis sûre, en y repensant, que cela se serait beaucoup mieux passé pour nous qu'avec la Lola.
Cette Lola était peinte en gris métal et dégradé de bleu. Le bleu des yeux de la douce Anna...
PS: Si quelqu'un a encore des contacts avec le bô moustachu, "Bri-Bri" pour les intimes, qu'il lui demande de confirmer tout ça, SVP.
Ecrit par : TINTIN | dimanche, 25 mai 2008
Aidons la mémoire :
La 62 Bravo était une 934 officiellement engagée par Segolen pour Bussi, Briavoine et Segolen.(j'ai une photo agfamatic sur la ligne de départ)54ème temps des essais et 17ème au génaral.
La 64 Timy était une Carrera RSR officiellement engagée par Georges Bourdillat pour lui même, Luc Favresse (volant ACO 76) et un dénommé Alain Michel Bernard. (61ème temps des essais et NC à l'issue de la course) Tapez Porsche Timy sur Google et regardez les images...
Mon Timy est devenu un Intermarché, mais cela existe encore (en allemagne je crois). Je crois bien que La Locomotiv était une agence de pub.
La Lola était une T296/7 avec un moteur Roc. Et maintenant nous savons que c'est l'autodu club Francois Migault. Mrci Tintin.... C'est à vous... J'adore les histoires du Mans !
Ecrit par : De passage | dimanche, 25 mai 2008
une petite photo de la Lola et de ....Tintin
http://img262.imageshack.us/my.php?image=78lm22pesageciiak1.jpg
Ecrit par : De passage | dimanche, 25 mai 2008
Donc la suite et la fin, retardées à caude de petits problèmes techniques :
Vers 8 heures du soir, Anna peut enfin monter dans la voiture.
Nous la regardons quitter les stands avec émotion: on tient le bon bout, cette fois, ça va marcher. Allez, on y croit! Pas pour longtemps, elle revient au ralenti, un pneu déchiqueté.
- Qu'est-ce qui s'est passé?
- Je ne sais pas, dans les Hunaudières, le pneu a déchappé, j'ai perdu le contrôle et j'ai failli aller au tas (of course: déchapper à fond la caisse, ce n'est pas le Nirvanâ).
Et là, quelqu'un (je ne sais plus qui, mais visiblement un spécialiste des protos) nous dit:
- Normal, vous avez vu? Vous avez d'anciennes jantes. Celles-ci sont absolument incompatibles avec les nouveaux Goodyear: ça déchappe. Partir avec cet ensemble jantes/pneus, c'est du suicide. Migault ne vous l'a pas dit? Pourtant tout le monde sait cela (sic)! En tous cas, il vous faut les nouvelles jantes, c'est clair.
- Ah bon? Première nouvelle, personne ne nous a prévenues (et surtout pas F. Migault, tu penses...).
- Bon, allons à l'essentiel, elles coûtent combien ces jantes?
- Ben... 15 à 20 000 Frs, au bas mot.
Et c'était reparti pour une séance sponsors/autorisation de découvert. En un mot, on nageait en plein délire.
Y'aurait pas une AUTRE solution par hasard?
- Si: rouler comme ça. Mais à vos risques et périls. Gasp.
On n'en pouvait plus. On était à une heure de la fin des essais et on avait fait... un tour!
Alors, Pascale s'énerve, enfile son casque et dit: moi, j'y vais.
Quand Pascale dit quelque chose, personne ne moufte, même pas son mari. Ce petit bout de femme haut comme trois pommes dégage une telle volonté que, dans ces cas-là, on s'écrase. Et là, on commence à trembler.
Oh rassurez-vous, ça n'a pas duré longtemps. Cette fois, c'est le capot avant qu'elle a perdu. Génial.
Elle rentre aux stands et nous, on attend qu'un commissaire motorisé nous rapporte l'objet en question. Pendant ce temps, Jean-Claude examine les pneus: ça a l'air de tenir, mais pour combien de temps? Mystère.
Ah zut, c'est déjà la fin des essais qualif'. Le désastre: en tout, on a fait trois tours et encore, pas un seul sans anicroche. Génial.
Le soir, au dîner, c'est la soupe à la grimace. Je n'ose plus parler, consciente d'être, bien malgré moi, à l'origine de cette daube glauque dans laquelle j'ai embarqué mes camarades.
François Migault et son club, on commence à en avoir ras la casquette.
Arrive le lendemain, dernière séance d'essais qualif'.
C'est là que JC Gueurie croise son vieux copain Jacques Laffite dans les stands.
- Ça marche pour ta femme?
- Tu parles. La voiture avait des rapports montés à l'envers, elles ont perdu le capot et déchappé dans les Hunaudières. Mais, à part ça, ça va. Tu ne voudrais pas l'essayer, cette auto, des fois, histoire de nous faire une religion?..
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Et voilà notre ami Jacquot au volant de la Lola sur l'aire de parking, derrière les stands. On fait comme on peut avec les moyens du bord, mais au moins il l'essaye.
Le verdict tombe, sec:
- Jean-Claude, je ne connais pas les deux autres, mais ta femme, si. Un seul conseil: si tu tiens à elle, tu l'empêches de monter dans ce piège. C'est un vrai cerceuil à roulettes. Je t'aurai prévenu.
Donc, maintenant on a bien la confirmation que cette Lola est une auto dangereuse, mais bon Dieu, que faire?
Comme on n'est pas des mauviettes et qu'on doit être un peu foldingues, on décide de tenter quand même le coup. D'un commun accord et comme un seul homme (pardon comme une seule femme), sans même se concerter, la décision est prise. On y va.
Dans les stands, personne ne pipe mot. L'ambiance est à couper au couteau..
Il serait vraiment trop long de vous narrer le reste de nos pitoyables péripéties par le menu (Mds risquerait de m'intenter un procès pour dépassement du temps de parole, je les connais!), mais on peut résumer ainsi. En quelque 6 heures d'essais qualif' du jeudi, notre auto a bien dû passer 4 heures pleines aux stands pour cause de réparations diverses.
Dans le désordre, nous avons successivement : déchappé (encore!), chacune au moins une fois -wouais!- égaré un autre morceau de capot et aussi perdu l'aileron arrière, le tout avec l'angoisse au bord du c¦ur et la boule au ventre chaque (rare) fois que nous avons pu prendre le volant.
Et je ne vous parle pas de la nuit car les phares ne valaient pas mieux que le reste...
En tous cas, voir votre pneu jouer les filles de l'air alors que vous roulez à près de 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières est une expérience que je vous déconseille. Vous voyez d'un seul coup le rail se rapprocher à toute allure et vous tentez désespérément d'éviter le contact de face. Rester parallèle. Parallèle, je te dis!...
Après toutes ces frayeurs et ces multiples tours effectués avec arrêt aux stands dans la foulée, donc sans possibilité de chronométrage, allez vous étonner que nous n'ayons jamais réussi à qualifier la Lola.
Et qui c'est qui a perdu 50 000 Francs à trop vouloir s'entêter ? C'est Cali!
Et qui a gagné 50 000 balles facilement? Devinez...
Cher De passage, je réclame votre plus grande indulgence pour ce contre-exploit. Inutile de vous dire que j'évite de m'en vanter dans les soirées mondaines.
En espérant que vous me l'accorderez, je vous promets en tous cas "de faire fois la prochaine mieux". D'accord?
Bien à vous.
Tintin
Ecrit par : TINTIN | dimanche, 25 mai 2008
Migault ne sort pas vraiment grandi de ce récit !
C'était quoi ce "Club François Migault".
Ecrit par : Christian Burdet | dimanche, 25 mai 2008
Bonjour Mme Rénier alias "TINTIN"
Qu'est devenu votre amie Marido (Marie-dominique Cousin)?
Si nous parlons de la meme personne; je l'ai rencontré en 1976 en F. Renault Europe.
Nous sommes descendu à Monaco en 1000 R2 pour la course FRE à laquelle participait mon ami B. COGNET.
Elle avait emmené la monoplace du sous-sol/paddock à la grille de départ, cheveux au vent!!, car Bernard était "coincé" dans le traditionnel embouteillage local le jour du GP.....
Elle roulait avec une Martini en FR , un oreiller dans le baquet!!!
Toute une époque....
Merci pour vos récits et votre épopée du Mans!
Cordialement
Ecrit par : MAZINGANT | lundi, 26 mai 2008
Cher Mazingant vous vous souvenez des ancien(nnes) et ça fait plaisir. Marido ma complice de toujours a toujours été un merveilleux trublion qui mettait un peu de gaité et de fantaisie dans les paddocks ou aux vérifications techniques. Et dans une voiture de rallye, je ne vous en parle même pas!
L'oreiller c'est sa signature. Quand on partait au Tour Auto ou au Saint Raphael, il lui en fallait deux! A choisir, elle aurait préféré oublier les notes que les oreillers. Que de souvenirs...
Elle a effectivement fait une saison (presque) complète en FR sur une Martini of course, car elle était l'amie de Tico. Ainsi que de Graham Hill (parrain de sa fille) et de James Hunt, d'ailleurs. Un personnage...
Par la suite elle s'est lancée dans la moto (Paris-Dakar, Croisère Verte, Bol d'Herbe, etc.) et puis dans l'ULM.
Demandez-lui de raconter ses souvenirs, elle en a beaucoup et, racontés par elle, ça vaut le détour. Ecrivez-moi sur mon adresse mail (vior plus haut) et je vous donnerai ses coordonnées.
Elle vit aujourd'hui à Bordeaux où elle fait visiter les vignobles aux "essetrangers".
Ecrit par : TINTIN | lundi, 26 mai 2008
Le club F. Migault? Je n'ai jamais vraiment su à quoi il servait. Sans doute une formule de promotion pour aider de jeunes pilotes à démarrer, ou un truc comme ça.
Et puis, bon, ils avaient une auto, c'était normal de la louer. Ce qui l'était moins, c'était de vouloir ficeler un budget avec aussi peu de mise au départ et, là, Locomotiv (exact maintenant que j'y repense c'était bien une agence de pub) et le groupe Timy/Bravo/Cali sont au moins aussi fautifs que les autres. On le leur avait bien dit: avec 50 000 Francs, on ne pouvait louer qu'une Porsche!
Merci De passage pour vos souvenirs et la photo: c'est vrai qu'elle était belle, ma Lola (et verte ma vallée...). A défaut d'être performante.
Donc, la Porsche Timy ne s'est pas qualifiée non plus: je ne m'en souvenais plus. Mince, ce n'était pas leur weekend, aux cravatés des supermarchés....
Ecrit par : TINTIN | lundi, 26 mai 2008
Un grand merci TINTIN pour le récit de cette aventure de 1978 qui remet les pendules à l'heure sur les raisons des non-qualifications (qui ne sont pas forcement dues aux pilotes) et sur certaines personalités du sport auto. Certaines semblent coutumieres du fait, car quelques années apres (et jusqu'à tres recemment, elles furent impliquées dans d'autres "aventures" mancelles peu glorieuses.
D'autres se sont laissés prendre également dans les nasses de gens peu scrupuleux...
En espérant qu'un autre jour vous nous raconterez vos deux autres participations mancelles...
AmicaLEMANS
Ecrit par : De passage | lundi, 26 mai 2008
Le club Francois Migault était surtout une structure de promotion pour ...un pilote ! Une structure "type 1901" qui permet de rammasser...
La Porsche Timy a participé à la course, car à l'époque les régles de qualifications se faisaient par groupe, et son temps la situait sur la dernière ligne. Je me souviens (j'avais 17 ans) m'etre fait la reflexion de ne pas comprendre les écuries qui dépensaient de l'argent pour la décoration plutot que pour une préparation technique ad hoc !
La prochaine fois, vous pourrez nous faire part de votre participation avec un fils d'écrivain et un publicitaire parisien...
Ecrit par : De passage | lundi, 26 mai 2008
Un vrai scénario catastrophe cette histoire, avec ses bons, ses méchants, ses brutes... tout cela nous laisse ...nigauds mais ravis ! Les à cotés (j'allais dire les "bas-côtés") sont tout aussi intéressants que les exploits eux mêmes ! Encore...
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 26 mai 2008
Merci à vous. Ça fait drôle de penser que, presque 30 ans après (mon Dieu comme le temps passe!), il est des gens qui se souviennent et, surtout, qui s'intéressent au côté "backstage" de la course.
Car, tous les pilotes vous le diront, rien n'est plus anonyme qu'un compte-rendu de qualifs. Il s'en cache des choses derrière... Entre les sponsors et les requins, il faut souvent savoir composer et "faire avec", au risque de ne pas courir, c'est aussi simple que ça. Croyez-vous que Briavoine méritait cette dernière place sur la grille, et encore, arrachée de justesse? Je suis sûre qu'à défaut d'une peinture flashy, il aurait nettement préféré une auto plus performante.
Ce n'est pas pour nous dédouaner mais, comme je l'ai déjà écrit, parfois nous avons des circonstances atténuantes. Aujourd'hui, le jury était bien disposé à notré égard.
Merci encore pour votre indulgence. Si je monte une pièce de théâtre, style "viens chez moi, j'habite dans les paddocks", je vous engage pour faire la claque!
So long.
Ecrit par : TINTIN | lundi, 26 mai 2008
Je viens de réussir à lire tous les commentaires sur Tintin (depuis un téléphone portable). Quelle récompense pour toi Patrice car tu es acteur (à l'origine de tous ces récits) et spectateur (tu peux avoir le même plaisir que nous à découvrir toutes ces perles).
Mille merci.
Ecrit par : Pascal Bisson | mardi, 27 mai 2008
Merci Martine pour tes récits endiablés,
on viendra c'est sûr humer l'herbe des paddocks ! (et plus si affinités)
Ecrit par : Francis Rainaut | mardi, 27 mai 2008
Arrêtez, Pascal et Francis: c'est trop. ce ne sont que des anecdotes. Vous me faites beaucoup d'honneur de vous y intéresser.
Vous savez quoi? J'en ai des dizaines d'autres! Mais je ne voudrais pas lasser tout le monde...
Comme on disait à l'ORTF: mon temps d'antenne est dépassé, à vous Cognac Jay.
Merci encore.
Ecrit par : TINTIN | mardi, 27 mai 2008
Non Tintin, vous ne nous lassez pas, bien au contraire.
Compte tenu de la qualité de vos récits, vous méritez de sortir de ce lieu étroit qu’est le commentaire et vous épanouir dans des notes que vous pourriez confier a Patrice Vatan le maitre de ce blog.
Vos histoire en commentaire c’est du Petrus dans une canette, c’est du Kessel édité par Arlequin, c’est du James Hunt en pantoufle, La Callas à la Nouvelle Star.
Ecrit par : gianpaolo | mardi, 27 mai 2008
Non Tintin, vous ne nous lassez pas, bien au contraire.
Compte tenu de la qualité de vos récits, vous méritez de sortir de ce lieu étroit qu’est le commentaire et vous épanouir dans des notes que vous pourriez confier a Patrice Vatan le maitre de ce blog.
Vos histoire en commentaire c’est du Petrus dans une canette, c’est du Kessel édité par Arlequin, c’est du James Hunt en pantoufle, La Callas a la Nouvelle Star.
Ecrit par : gianpaolo | mardi, 27 mai 2008
Bonsoir,
Complètement d'accord avec ce qui a été écrit précédemment ; vos anecdotes donnent du piment et de l'humanité aux froids résultats de course...car derrière les machines il y a les hommes. Ces hommes et ces femmes que MDS met à l'honneur.
Alors, surtout ne vous arrêtez pas, car vous complétez avec beaucoup de brio la liste des conteurs talentueux de ce blog...pour notre plus grand bonheur.
Merci.
Ecrit par : Guivarc'h | mardi, 27 mai 2008
Et vous, vous êtes un 5 carats dans une boîte de Tic-Tac!
Quant aux notes, il faut en parler à notre ami Patrice Vatan...
Ecrit par : TINTIN | mercredi, 28 mai 2008
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