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jeudi, 10 avril 2008
Georges Houel n'est plus

Un coup de fil de Gianpaolo commençant par ces mots, "Gilles Gaignault vient de m'appeler..." Aïe, nous nous crispons, attendant la (mauvaise) nouvelle car nous savons cette combinaison redoutable : Georges Houel est mort ce matin à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris où il avait été admis pour une visite de routine.
Né en 1913, Georges représentait un siècle de sport automobile, motocyliste, sans omettre le rugby, sa seconde passion. Dans sa 95e année, il disparait en emportant avec lui la bibliothèque qu'il était, à l'image des vieillards africains à propos desquels un dicton populaire affirme que leur mort est une bibliothèque qui brûle. Le livre en préparation sur lui n'aura pas été publié de son vivant, aussi rééditons-nous le premier chapitre que nous avait adressé Gilles Gaignault en 2006.
Ses obsèques ont été célébrées mardi 15 avril à 10 h 30 en l'église Saint-Christophe-de-Javel, 28 rue de la Convention, 75015 Paris. Il repose dans le caveau famillial à Herbeuville (Yvelines).
***
Once upon a time. Il était une fois, Georges Houel.
Tout commence le 5 juillet 1913. Ce jour-là Louise Mathieu, épouse de Paul Houel, met au monde un superbe bambin. Ils l'appellent Georges. Curieux, car sa soeur aînée alors âgée de 13 ans se prénomme Georgette. Les Houel auront un troisième enfant, Marcel né un peu plus tard en 1919. La famille Houel est établie à Herbeuville en Seine-et-Oise du coté de Maule, après Saint-Nom-la-Bretèche. Louise et Paul sont cultivateurs-maraîchers.
Le jeune Georges effectue sa scolarité normale à l'école du village. Il aide parfois ses parents au travail du potager pour cueillir et ramasser les fruits et légumes. Il passe son CEP à l'école d'Herbeuville où Monsieur Emile Laurent, son instituteur, le trouve déjà très boute-en-train. "Un jour on a eu une narration à faire sur l'avenir .... Moi j'ai écrit que je souhaitais être sportif pour avoir mon nom dans les journaux et que je souhaitais vivre au moins jusqu'à 4O ans ! "» Puis il quitte définitivement l'école à 13 ans et va travailler avec ses parents, les aidant à transporter et à vendre tous leurs produits maraîchers à des grossistes.
A l'époque les Houel se déplacent en voiture à cheval à Saint-Germain-en-Laye et à Versailles. Parfois ils se rendent à Orgeval ou se trouve le grossiste qui ravitaille les halles de Paris. C'est en 1925, alors qu'il n'a que 12 ans, que son père l'emmène le premier week-end d'avril assister aux fameuses 24 Heures d'endurance moto de l'UMF (Union motocycliste de France). Il s'agit d'une épreuve disputée sur trois communes : Maule, Bazemont et Herbeuville. La boucle à parcourir est longue de 6 kilomètres.
Georges se souvient toujours de cette découverte du monde de la course et de sa toute première rencontre avec la moto : " Un mois avant, tous les pilotes venaient s'entraîner et reconnatre le parcours. Le directeur de course Rober Sénéchal possédait une Bugatti qui fonctionnait à l'huile de ricin. Il venait surveiller les essais sauvages mais totalement libres qui se déroulaient soit très tôt le matin, soit tard le soir. J'étais envoûté par cette folle ambiance pour un gamin de mon age et par l'agréable odeur du ricin surtout sur la partie du parcours qui empruntait la forêt et où l'odeur stagnait. J'ai encore en mémoire ces superbes Peugeot Terrot, Monet Goyon et autres Gnome Rhône."
Ce type de compétition, une course de vitesse en circuit était vraiment extrêmement rare à l'époque car la très grande majorité des épreuves se disputaient de ville à ville comme Paris-Nice, Paris-les Pyrénées ou encore le Tour de France moto. Ce circuit d'endurance moto de l'UMF avait été remporté par Henri Naas et Gustave Bernard sur une Gnome Rhône.
"A la Pentecôte cette même année les 3O et 31 mai 1925 mon père qui était passionné de compétition m'a aussi emmené assister au fameux Bol d'Or .Lequel se déroulait le dimanche en moto et le lundi en auto. La course avait lieu dans la forêt de Saint-Germain-en-Llaye sur le circuit de la Légion d'honneur du coté du Camp des loges très connu de nos jours avec le camp d'entraînement du club de foot du PSG.
Les plus grands pilotes de l'époque y participaient car c'était l'événement de la saison : Péan, Lemasson, De Bézieux, Lambert, Bernard, Ménier, Beaudelaire, Barthélémy. On s'y rendait en « tapissière » une sorte de petite calèche moins élégante, moins raffinée, plus rustique avec trois places à l'avant, deux grandes roues et une petite capote . En moto c'est René Francisquet sur une Sunbeam qui avait gagné l'épreuve et en auto la victoire était revenue à Michel Doré sur une Sénéchal. Je crois que ces deux courses en 1925 m'ont réellement filé le virus de la compétition"
Après avoir quitté l'école élémentaire d'Herbeuville, son certificat d'études en poche, Georges, qui n'était il est vrai guère passionné par les études ni non plus par la culture maraîchère, aidera cependant ses parents deux années durant de 1925 à 1927. Il parvient à se faire embaucher par un voisin fin 1927. Il va aider Alphonse Masson qui est chargé de l'entretien du Château de la Falaise qui se trouve pas très loin de son village natal, Herbeuville, entre Epône et Nezel.
Mais un matin Georges est convoqué et il va tirer sa révérence. "Chaque jour ma mère me préparait une musette avec des casse-croûte mais ce jour-là l'un des chiens de la propriétaire des lieux me l'a volé, attiré probablement par l'odeur du pâté ! Afin de la récupérer je lui ai jeté des pierres pour qu'il la lâche et s'éloigne. Mais la châtelaine m'a aperçu et m'a insulté alors que je tentais de lui expliquer ce qui venait de se passer. Et elle a alors immédiatement convoqué mon patron. Ce dernier m'a passé un bon savon. Alors dépité et écoeuré, je lui ai répliqué : payez -moi ce que vous me devez et je m'en vais à l'instant."
Ce qu'il a fait sur le champ.
Revenu à Herbeuville, Georges apprend le jour même qu'un richissime parisien, monsieur Henri Fournier, un très important marchand de bois d'Ivry-sur-Seine, venait d'acquérir une fort belle propriété avec une très vaste ferme non loin du domicile familial à la périphérie d'Herbeuville et qu'il recrutait du personnel.
Georges entre alors au service de l'entrepreneur chargé de réaliser les travaux d'embellissement de la nouvelle acquisition de Monsieur Fournier. Les travaux dureront trois bonnes années mais Georges n'y restera que jusqu'à la fin de l'année 1928.
Il était tantôt un jour apprenti électricien ; un autre apprenti menuisier, un autre encore apprenti maçon. Il aimait bien accomplir ces travaux manuels mais Georges aspirait sincèrement à tout autre chose. Un jour qu'il croisait son ancien instituteur monsieur Laurent - dont le neveu était son ancien copain d'école et dont le père tenait une boucherie à Paris, 135 Avenue Félix-Faure, près de la porte de Versailles - , Monsieur Laurent, donc, lui propose d'accompagner Jean en tant qu'apprenti boucher chez son frère.
Les deux jeunes garçons montent donc à la capitale à l'automne 1928. Ils viennent d'avoir leur quinze ans. Et Georges Houel va alors découvrir Paris… et se lancer alors dans une folle vie !
Signé Gilles Gaignault
Quelques dates :
1928 : débute le rugby
1936 : entre au Stade Français. Il y restera jusqu'en 1945
1938 : commence en auto par le dirt-track
1945 : ouvre son pemier restaurant, "L'Equipage"
1951 : victoire au GP de Suède moto sur Gilera 500 devant Jean Behra. Premier de ses 17 rallyes de Monte-Carlo sur Austin A135 avec André Trigano, frère de Gilbert, comme co-équipier
1954 : gagne le rallye Jeanne-d'Arc
1956 : deuxième comme coéquipier de Sirling Moss au Tour de France automobile
1965 : premier Français à courir le rallye d'hiver de Moscou sur Lada
1968 : rallye Londres-Sydney sur Simca 1100
1987 : crée les Trophées du volant
1997 : court à 84 ans le Tour de France auto sur Ferrari
1999 : rallye de Monte-Carlo sur Subaru comme co-équipier de Jean Vinatier
2007 : cède son restaurant Le Volant
En oubliant les centaines de courses de toutes natures auxquelles il a participé, rallyes, piste, moto, etc.
Georges Houel, pilote moto et auto, restaurateur
France
Né le 5 juillet 1913 à Herbeuville (Yvelines, ancienne Seine-et-Oise)
Décédé le 10 avril 2008 à Paris
Jojo sur Mémoire des Stands
Putain, un avion qui décolle pas !
Passage de témoin
Passage de témoin © jean-Paul Orjebin (2006)
Jojo au GP de l'Age d'Or 2003 © MdS
20:29 Publié dans Biographies françaises | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : georges houel, memorial, 2008




Commentaires
C'est un monument des sports mécaniques qui disparait. Respect Monsieur Houel.
Que de souvenirs avec jojo les soirs d'hiver ou assis au coin d'une table de son célèbre restau le Volant le pére jojo nous racontait avec une memoire infaillible les plus belles pages de sa vie mouvementée.
Ce soir je suis triste. sincérement. Tant jojo était un mec attachant
Outre le sujet cidessus je vous conseille la belle nécro publié par le même gilles gaignault sur le site de gentlemendrivers ou j'ai appris la nouvelle en début d'aprés-midi.
http://www.gentlemendrivers-mag.com/v3/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=8&Itemid=43
Ecrit par : christian colinet | jeudi, 10 avril 2008
A Mémoire des stands,
En Mémoire de Monsieur Georges HOUEL
Lorsque je vois Patrice VATAN et les convives en photos autour de la table, avec la Poignée de Main de Monsieur Georges HOUEL, ces moments sont Imprégnés de Respect et d'Admiration face à une personnalté du Sport Mécanique.
Le restaurant "le volant" fait penser à une trés belle chanson de Georges BRASSENS..."les copains d'abord"......Sinceres Condoléeances à ses proches ainsi qu'à l'équipe de Mémoire des Stands qui a certainement perdu un Repere dans l'Histoire du Sport Automobile.
Ecrit par : andré georges | jeudi, 10 avril 2008
Que d'images !
Jojo Houël à deux heures du matin, en décembre1986, la nuit où Malek Oussékine a été tabassé. Jojo retrouvé totalement par hasard au coeur d'une émeute boulevard Saint-Michel. Il venait de fermer son restau et assistait aux événements en badaud, car il était curieux.
Jojo Houël sur de nombreux Grands Prix F1 quand j'étais chargé de la communication chez Renault. Il voyageait on ne sait comment et rentrait partout sans laisser-passer. Comme il m'accueillait toujours fort cordialement au Volant, je lui rendais la pareille au motor-home sur les circuits, où Bernard Cannonier, maitre-queue de l'équipe, lui confectionnait tjrs une petite assiette. Jojo était un passionné.
Jojo dans son bistro du XVe, fréquenté par la planète moto autant que la planète auto. Il serrait la louche à tout le monde mais n'offrait jamais un apéro à quiconque sinon il l'aurait offert à tous et fermé la boutique en trois mois. Par contre il n'était pas avare en histoires et nous en racontait de belles. Jojo était un conteur de vitesse.
Ecrit par : eric bhat | vendredi, 11 avril 2008
Bien triste nouvelle de ne plus pouvoir revoir Jojo... Et les bouffées de souvenirs remontent :
-Fier de lui avoir serré la main il y a 25 ans, la première fois ou j'ai diné au volant. Une bonne adresse, donnée au jeune que j'étais, par ma mère (une femme de gout !).
-Fier d'avoir passé en sa compagnie (et celle de son assistant de l'époque une séance d'essai du GP de Belgique) Il était effectivement parfois présent, on ne sait comment...
-Fier d'avoir conservé une carte de voeux avec un petit mot de sa main.
-Fier de lui avoir indiqué comment faire pour assister au départ des 24heures à un endroit privilégié...
Fier de l'avoir cotoyé et d'avoir écouté ses souvenirs...
Mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Ecrit par : De passage | vendredi, 11 avril 2008
à l'heure d'internet, le décès de Monsieur Houel, c'est effectivement une nouvelle bibliothèque qui brûle.
toutes mes condoléances à sa famille, ses proches, et les personnes de MdS.
Ecrit par : Bruno | vendredi, 11 avril 2008
Les aléas de connexions ADSL me font découvrir que maintenant cette très triste information.
Jojo faisait parti de ceux qui ont été fidèle au Circuit des Remparts; en tant que motard puis pilote de voiture et enfin rallyman en 1956.
Il fut notre invité d'honneur en 1999, accompagné de Charles Pozzi (RIP) Eugène Martin (RIP) et Robert Manzon; Maurice Trintignant (RIP) avait décliné l'invitation pour soucis de santé.
Le Circuit des Remparts lui rendra un hommage particulier.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | vendredi, 11 avril 2008
Pour ma part, deux images me viennent spontanément à l'esprit.
Une soirée au Volant, en compagnie du TTDCB et d'un autre amateur de sport auto rétro, lecteur du blog, mais dont on regrette un peu que le talent de plume ne s'y exprime pas plus souvent. Et Georges Houel, en tenue de cuisse tôt (pardon, de cuistot, mais je pense que le premier qualificatif n'était pas totalement usurpé...), qui nous raconte quelques anectodes aussi croustillantes que sa cuisine, sur le Tour Auto 56 où il assistait... Sir Stirling Moss en personne, à bord d'une mythique Mercedes 300 SL.
Une photo dans le bouquin de Maurice Louche consacré à la légende Ferrari, représentant Georges Houel au milieu des blés, à l'extérieur de la grande courbe à droite après les tribunes du circuit de Reims-Gueux, tout à côté de l'épave de la Ferrari de Luigi Musso. C'était le 6 juillet 1958... Ce jour-là, je ne l'avais pas croisé, mais cela aurait pu se faire.
Il a survécu à un nombre impressionnant de pilotes, morts en course ou dans leur lit, et il a tout de même eu ce que l'on peut appeler une belle vie.
Espérons qu'elle nous sera narrée, d'une manière ou d'une autre.
Professeur Reimsparing
Ecrit par : Professeur Reimsparing | vendredi, 11 avril 2008
J'ai rencontré une seule fois Georges Houel. C'était dans le parc coureur. Non, pas entre deux Motor home, encore moins au milieu de "red bull" girls.
Le sol était inégal, caillouteux, un peu d'herbe résistait aux dégoulinades d'huile parfumée de ricin qui s'échappaient des moteurs des motos. Particulièrement des Gros Monos, les seigneurs des circuits: j'ai nommé ses majestés Norton Manx et Matchless G50.
Nous étions à Monthléry et c'était la première course de moto de ma vie. J'avais 19 ans. L'anneau de Monthléry en 1964. Au milieu, enfin, un peu n'importe où, des motos, des tentes, de rares caravanes et de nombreuses remorques à faire peur à la maréchaussée, Il était aux alentours de midi. Deux joyeux drilles s'égosillaient accoudés à une tablée instable de camping. La course des 350, qui précédait celle des 500, avait lieu vers les deux heures. Nos compères, cuir noir de rigueur largement ouvert sur des poitrail puissants, buvaient l'apéritif et dévoraient l'espace.
- C'est Georges Monneret et Georges Houel, me dit à voix basse Hervé Bayard qui me servait de guide dans ce joyeux foutoir où l'on se cognait contre le minuscule 5Occ Itom surbaissé de Jean-Claude Serre en essayant d'éviter une monstrueuse Vélocette à fourche parallélogramme: Paul Belkechout bichonnait sa vieille compagne et espérait en douce mettre derrière quelques une de ces arrogantes Norton Manx.
- Salut Hervé, allez, viens avec nous. Qui c'est ton copain?
Les deux Georges nous faisaient signe. Quelques mots simples, et
- à tout à l'heure,
puis
- va pas trop vite, gamin! Ca, c'était pour moi, dit gentiment avec un grand sourire, comme un accueil parmi les grands pour le débutant que j'étais.
C'est vrai, ce récit n'est tout à fait pas exact. J'ai bien débuté ce jour là, avec les Georges Houel, Georges Monneret, Jacques Insermini et Paul Belkechout, éternel anar jusque dans le choix de ses motos. Mais je n'ai fait que voir ceux dont je lisais depuis des années les exploits dans Moto-Revue. Jamais je n'ai osé leur parler. Puis nos routes se sont éloignées. Plus tard, j'ai revu Paul, "l'anar". Peut-être n'est-ce pas tellement le hasard. Georges Houel était ce qu'on aurait appelé maintenant un "people" tant chacun autour de lui racontait sa vie. Je crois bien que ça le faisait marrer, Georges. Il aimait tout ça. Il n'est plus là. Le terrain vague appelé parc coureur non plus. Paul, l'autre Georges, L'anneau de Monthléry n'auraient jamais du mourir, eux non plus.
Ecrit par : guy dhotel | vendredi, 11 avril 2008
Guy Dhotel, vous l'avez fait revivre quelques instants.
Ecrit par : L'étroit mousquetaire | vendredi, 11 avril 2008
Jojo, nous nous sommes rencontrés en 1985, présentés par des amis communs, nous nous sommes revus au hasard du sport que nous partagions ou du Volant, que j'aimais, je crois qu'au delà des 20 ans qui nous séparaient nous nous sommes appréciés . C'est avec beaucoup de tristesse que je te souhaite simplement un bon voyage.
Ecrit par : jean pierre dernoeden | vendredi, 11 avril 2008
Ben voilà en 1994 au Charbo, j'ai rencontré Mr Houel il roulait avec une Alfa 33 1700 16V GR N et je partais moi le simple amateur juste derrière lui avec une autobianchi Y 10 Turbo tout le week end on a discuté à chaque pointage avant le départ des spéciales et au regroupement de Thizy nous avons eu juste le temps de casser une graine vite fait. L'homme était un vrai gentleman et je n'ai jamais oublié l'étincelle dans l'oeil quand on lui a dit que c'était mon premier rallye en tant que pilote et que c'était aussi le tout premier rallye de mon copilote. J'éspère que là haut il y a aussi le Burzet, la Coulliole, Montlhéry, Reims, la nuit du Turini et que vous pourrez en profiter. Ciao l'ami.
Ecrit par : Claude | vendredi, 11 avril 2008
Ceux qui ont pratiqué ou suivi le sport automobile depuis les 30 dernières années ont eu le privilège de connaitre jojo Houel par son sourire, sa sympathie ainsi que la politesse pour saluer ceux qu'il rencontraient, il avait le génie pour accéder dans les enceintes de direction de course ou parc concurrents ceci la majeure partie du temps sans laissez-passez officiel, un véritable débrouillard dans le domaine, je me rappelle lors d'une édition des 24 h de Francorchamps il était bloqué à l'entrée de la tour des stands car il n'avait pas le sézame pour entrer il me demanda de prévenir une hôtesse de chez Gitanes à l'époque pour l'avertir qu'il était bloqué à cette entrée démarche effectuée de ma part, continuant ma visite de la zone des stands, quelques instants plus tard je retrouve le cher Jojo circulant dans la zone des stands avec cette fois un superbe laissez-passez en évidence, un réussite de plus. Je garde un bon souvenir de cet homme présent à toutes les épreuves de Montlhéry et qu'il retrouve là-haut ses potes de l'auto car il était connu de tous, salut cher Jojo.
Ecrit par : mauricelaunay | vendredi, 11 avril 2008
Jojo nous a quittés.
Dès que j'apprends la nouvelle je préviens Jacques Insermini qui avec Jacques Collot étaient de bons copains trés bons vivants!
Pour les 75 ans de Jacques Collot, nous avions rendez-vous à 7 heures au "Christ de Saclay"avec Marcel Demay, propriétaire de la Manx, Jacques Insermini et Jojo qui comme d'habitude s'était couché tard aprés la fermeture du Volant.
En arrivant à Vesoul, après une foule de souvenirs ponctués d'éclats de rires, nous exposons la Norton dans une salle de restaurant au milieu de trophées et de photos et lorsque Jacques arrive, les deux compères s'étant cachés dans les cuisines, les trois personnages qui ne s'étaient plus rencontrés depuis une trentaine d'années se retrouvent avec une vrai émotion.
http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/mathat1.jpg
http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/mathat2.jpg
Ce fut pour nous tous une merveilleuse journée et Jojo, les yeux pétillants de malice, conteur fabuleux que j'avais rencontré suite à une discussion avec Jacques Collot qui me parlait toujours de ses deus copains Jacques Insermini et Georges Houel dit Jojo.
Une génération nous quitte et malheureusement nous n'avons pas toujours écouté ces aventuriers magnifiques.
Amitiés et condoléances aux proches
Alain Mathat
Ecrit par : Alain Mathat | samedi, 12 avril 2008
Pour les interessés
Les obséques de Georges auront lieu mardi 15 avril à 10H30, en l'église Saint Christophe de Javel, 28 rue de la Convention à Paris 75015.
Ecrit par : Stephanie Muler | samedi, 12 avril 2008
Bonsoir à Tous,
A l'heure ou Monsieur Georges HOUEL à rejoint le Paradis des Pilotes Disparus, une chanson me vient à l'esprit celle de Georges Moustaki : "les amis de georges.....en hommage à Georges Brassens"......Au revoir Monsieur HOUEL et surtout grace a vous j'en ai appris sur le Sport -Automobile par l'intermédiaire de Mémoire Des Stands.............
Ma pensée accompagne l'Ame de Monsieur Georges HOUEL, ce Mardi 15 Avril 2008...
Ecrit par : andré georges | samedi, 12 avril 2008
Sans pédantisme, mais pour information, la citation "Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle" est attribué à l'écrivain peul (Mali) Amadou Ampâté Bâ lors d'une conférence alors qu'il était membre du conseil de l'UNESCO.
Ecrit par : Thomas Léveillé | lundi, 14 avril 2008
C'est un personnage du monde des sports mécaniques qui nous quitte, vu son âge il avait vécu le début des courses autos et motos. Rencontré en 1987 avec René Dreyfus au restaurant "le volant", j'ai évoqué quelques souvenirs des Grands Prix du Comminges. Immédiatement sa mémoire rappelait des souvenirs amicaux "la famille Piveteau" les frères Monneret, Jean Berha, JP Wimille et tant d'autres. J'ai eu à nouveau le plaisir de le revoir en salle de Presse aux 24h du Mans 2002, ce fut la même chose, c'était inépuisable et tellement enrichissant de l'écouter....
J'ai retrouvé des coupures presse des GP de Comminges ces jours ci, l'on y voit Jojo avec son sourire et ses fines moustaches avec tous ses potes champions 2 et 4 roues, son univers, ses copains, son monde à lui, avec sa passion il était surement dans le vrai!
Michel Ribet - Ecurie Automobile du Comminges - S-Gaudens
Ecrit par : Ribet Michel | lundi, 14 avril 2008
Cette fois ça y est. notre Jojo, a rejoint sa dernière demeure.
Lui qui s'est longtemps contenté d'un "placard" dans le XVème (dieu sait s'il n'a jamais été attaché aux biens immobiliers, c'est le moins qu'on puisse dire!), il devra se contenter désormais d'un "tiroir" perdu au fond d'un cimetière anonyme des Yvelines. Là-bas, du côté d'Herbeuville, aux côtés de la douce Georgette.
Sûr qu'il a été bien entouré pour son dernier voyage. Tous ses potes (enfin, ceux qui restent) étaient là. Sûr qu'ils ont trinqué à sa santé -largement diront les mauvaises langues- sûr que son souvenir prenant n'est pas près de s'estomper dans nos mémoires imbéciles de jeunes blanc-becs ignorant l'âge d'or (de platine?) automobile que devait être l'avant-guerre et probablement aussi, tant qu'on y est, les années 50. Sûr que c'était comme on dit une belle cérémonie. Tout le monde n'a pas Beltoise, Vinatier, Monneret, entre autres à son enterrement.
Sauf que c'était, justement, un enterrement.
On ne verra plus notre vieux complice rigoler de tout et se moquer du monde avec sérénité. Comme demander à la porte de chez Régine: "Elle n'est pas là, la grosse?" avec son air naïf et bon enfant qui, à lui seul, gommait toute vélléité de réaction agressive de la part du quidam portier... Ça c'était tout lui!
Je suis sûre qu'à travers mille petites choses de la vie de tous les jours, nous ne cesserons de regretter notre bon vieux Georges. Qui nous a tant appris.
Et, n'oubliez jamais: ne dites plus "un taxi" mais "un rongeur". Et au lieu de, bêtement : "ouvrir une bouteille de champ" dites : "faire péter une roteuse" . En souvenir de lui.
So long, Jojo. Tu nous manques déjà.
Ecrit par : TINTIN | mardi, 15 avril 2008
J'ai manqué de peu un rendez vous il y a quelques semaines avec lui. Son fils qu'il m'avait passé au téléphone m'a demandé de le rappeler un peu plus tard dans la semaine mais j'étais déjà reparti dans mon Alsace natale et avait projeté un nouveau contact lors de mon retour au bureau à Paris. Quelques jours plus tard j'apprends qu'il en avait décidé autrement...
JOJO tu nous manques !!!
Il avait déjà rendu son tablier au VOLANT, son dernier resto, il y a quelques mois mais restait toujours aussi dynamique et ''envoûtant''.
Quel plaisir de se retrouver avec lui et de se laisser bercer par le récit de ses aventures.
Que de souvenirs dans ses différents restaurants.
Je l'ai connu alors qu'il tenait la Cantine des Studios d'Epinay qui était aussi la cantine d'Alpine qui avait ses locaux pas très loin, quelles portions et quels festins! C’est vrai qu'il était de la partie et connaissait la bonne chère (ou chair)…
Puis tous ses autres bistrots qu'il avait tenu, le MAGALI place Saint Charles où dans l'arrière salle j'ai assisté à de mémorables parties de belote entre lui, Amédée GORDINI et Jean-Jean (TODT) et qui se finissaient toujours en vives chamailleries vite rabibochées, le TURBO où MONNERET son vieux copain faisait fureur auprès des dames en racontant des grivoiseries et aussi tous ses autres restos où l'on se sentait si bien.
C'est lui qui avait créé (et organisé) le Prix le VOLANT D'OR dont le nom par la suite a été repris par la Fédé, ce qu'il n'a pas vraiment aimé…
Que de rencontres parisiennes il m'a faites faire, au restaurant chez DANY (il n'y pas de mal a se faire du bien…) où on se retrouvait assis tout naturellement à la table de Johnny Hallyday qu'il tutoyait et entraînait dans ses projets, chez Castel, au Paradis Latin et tous ces autres lieux où les portes s'ouvraient toujours pour lui…
Pour deux Rallyes du Championnat du Monde en 1977 (le Rallye de l'Acropole et pour le Rallye du Maroc) je lui avais prêté ma R12 GORDINI, c'est vrai qu'il ne me l'avais pas rendue état collection mais on a bien pris du bon temps quand même car à l'Acropole son coéquipier n'était autre que Mariane HOEPFNER, Championne de France des Rallyes, Mariane,ma femme qui malgré son sacré palmarès, avait accepté de le naviguer, cela n'a pas été son meilleur souvenir de course car Jojo roulait vite et souvent ''hasardeusement''( pour être poli….) mais il avait tellement d'autres qualités!
Mais aussi que de plaisir à se retrouver avec lui au fond de l'Afrique alors qu'il tentait de prendre le départ d'un rallye contre vents et marées avec une auto peu conforme et sans budget !
Et au Maroc où on lui avait subtilisé son portefeuille…
Que de souvenirs ! Que de soirées attablés à l'écouter raconter ses exploits et ses aventures !
Quelle joie de le voir toujours partant pour les pires exploits et lorsque nous le surnommions ''l'Inoxydable'' il ricanait dans son poing et n'en pensait pas moins…
JOJO tu resteras toujours avec nous !!!
Ecrit par : jean-paul hoepfner | jeudi, 24 avril 2008
Au revoir cher Georges,
Georges, je l'ai connu au rugby, non plus comme joueur mais comme fabuleux supporter et commentateur de match du Stade Français, son stade de coeur. Il m'a raconté des milliers d'histoires, parlé de milliers de personnes, montré des milliers de photos avec ces potes de rugby, ces potes pilotes, ces bagnoles, ces victoires, ces stars il a bien connu Marcel Cerdan et Edith Piaf par exemple...
Je t'aime Georges...
Ecrit par : fred | mercredi, 23 juillet 2008
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