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lundi, 07 avril 2008
Jim Clark : Reims, Spa, Ring

Qui aime bien châtie bien, paraît-il. Si cela est vrai, je vais finir par me retrouver sur le testament du TTDCB. Après m’être vu confier la tâche plutôt délicate de livrer mon sentiment sur l’autobiographie de Gérard Crombac, voilà que je suis convié rien moins qu’à évoquer Jim Clark, à l’occasion du quarantième anniversaire de sa disparition !
Un résumé de sa biographie serait évidemment sans grand intérêt car, même si tous les fidèles de MdS n’ont pas eu l’occasion de lire la traduction française de son autobiographie parue chez Marabout il y des lustres [1], ni l’un des deux excellents bouquins en langue anglaise qui lui ont été consacrés [2], pas plus que les compte rendus de Gérard Crombac dans le Sport-Auto des années soixante, il suffit aujourd’hui de recourir à Google pour en apprendre, sur la vie et la carrière de ce champion de légende, plus que ce pourrait offrir une note de blog, aussi talentueusement tenu soit-il.
Souligner de manière synthétique et discrètement hagiographique la dimension du personnage ? Même si j’avais choisi cette option, Daniel Dupasquier m’aurait de toute façon coupé l’herbe sous le pied avec le très sincère et très bel hommage qu’il vient de livrer sous la note « Circuit de Reims-Gueux, 8 juillet 1934 ».
Je ne crois pas non plus qu’il soit utile de revenir, du moins dans le corps même de la présente note, sur les interrogations soulevées par l’accident du 7 avril. Une part de mystère l’enveloppera à jamais. Simplement, on ne peut manquer d’être frappé par le contraste entre cette fatale sortie de piste dans une portion quasi déserte du circuit d’Hockenheim, comme si le champion, en échappant aux regards, s’était trouvé brutalement abandonné à son destin, et l’aura dont, à l’instar d’un Fangio, il jouissait à l’égard de ses pairs et de tous ceux qui touchaient au sport automobile, mais aussi à l’échelle planétaire ; on se souvient notamment de l’épisode des phares allumés sur les routes américaines à l’annonce de son décès.
Dans ces conditions, il ne me reste donc plus, guidé par mon patronyme, qu’à faire appel à quelques souvenirs personnels…
Le document ci-dessus publié a été pris, comme ceux qui accompagnaient ma note du 4 avril, dans le paddock du circuit de Reims-Gueux, en juillet 1964. Je me souviens que l’œil acéré de Gérard Crombac, à qui j’avais soumis cette photo à l’époque où il rédigeait la biographie autorisée de Colin Chapman [3], n’avait pas manqué de se fixer sur les écussons brodés sur la combinaison bleue. Il en avait déduit qu’il s’agissait de celle-là même avec laquelle Clark s’était aligné aux 500 Miles d’Indianapolis, un mois plus tôt.
C’est encore Gérard Crombac qui m’a exposé la raison pour laquelle Clark s’efforçait toujours de réaliser ce qui n’était encore que « le meilleur temps des essais », lorsqu’il disputait le GP d’Allemagne sur l’ancien Nürburgring. Certes, ce meilleur temps était sa chasse gardée sur tous les circuits et au volant de tous les types d’autos. Mais au Ring, il présentait à ses yeux une importance toute particulière. La première ligne comportait en effet quatre voitures et le plus rapide se trouvait placé non pas sur le tarmac mais sur la bande de ciment jouxtant les stands et faisant office de piste de décélération, de sorte qu’il bénéficiait d’une meilleure adhérence lors de l’envol. Dans un autre registre, Gérard Crombac, toujours lui (étonnant, n’est-ce pas?), m’avait confié qu’au début des années soixante, la petite amie de Clark n’était autre que la sœur de Cliff Allison, ex-pilote Lotus et Ferrari [4]. Et j’ai cru comprendre que s’ils avaient pu parler, les murs de certaines chambres de l’ancien hôtel du Lion d’Or, place d’Erlon, en auraient eu à raconter…
Ne quittons pas cet accueillant biotope et rendons-nous au « SportHotel », dont les locaux qui formaient, restaurants compris, le rez-de-chaussée des grandes tribunes de l’ancien Nürburgring, hébergeaient la totalité des équipes étrangères. Au soir du GP d’Allemagne 1965, votre serviteur se balade dans lesdits locaux en espérant croiser des pilotes, l’air aussi dégagé que s’il allait affronter un peloton d’exécution. Et là, au détour d’un couloir, qui vois-je ? Un Jim Clark, grand triomphateur du jour après avoir (une fois de plus) atomisé ses adversaires, s’adressant, l’air un peu agité, à son amie de l’époque Sally Stokes. Y avait-il de l’eau dans le gaz ? En tout cas, le héros était apparemment revenu sur terre, provisoirement du moins.

D’autres souvenirs, bien sûr, se rattachent quant à eux au circuit de Spa. Lors du GP de Belgique 63, je me trouvais dans la tribune couverte qui faisait face aux stands. A l’issue du tour de présentation des pilotes qui précédait le départ, Jim Clark sauta en souplesse de la décapotable qui l’avait transporté et, avisant Richie Ginther qui venait à son tour de mettre pied à terre, il lui plaça spontanément un bras sur les épaules en signe manifeste d’amitié. A ma connaissance, pourtant, ces deux-là n’étaient pas particulièrement liés ; on connaît pas ailleurs la détestation qu’éprouvait Clark envers l’ancien Spa depuis que ce terrible tracé avait pris les vies d’Archie Scott-Brown, de Chris Bristow et d’Alan Stacey. Mais c’était comme si, à cet instant, l’« Ecossais volant » débordait d’énergie et d’optimisme, nonobstant les très noirs nuages qui s’accumulaient au-dessus du circuit (ou à cause d’eux ?). Un peu plus de deux heures après, force fut de constater que tel était sans doute le cas, car, sous une pluie battante, les autres, tous les autres, venaient, une fois de plus, d’être balayés (certains, même, hors de la piste…), alors pourtant que Clark avait fini la course en tenant son volant d’une main, contraint qu’il était par ailleurs de maintenir en permanence un levier de vitesses baladeur ! La même démonstration devait se reproduire, dans des conditions atmosphériques identiques, lors du GP de 65. Ce matin là, j’eus encore le privilège de côtoyer l’Ecossais d’assez près, dans le garage de Stavelot qu’occupait traditionnellement le team Lotus. Quelle sensation de vide, du coup, lorsque je me retrouvai au même endroit en 1968, deux mois après sa disparition.

On me pardonnera de revenir en Champagne pour boucler la boucle des souvenirs. J’ai déjà évoqué, je crois, ce fameux premier tour du GP de l’ACF 63 disputé sur le circuit de Reims-Gueux. Une minute et demie après le départ, un bourdonnement se fait entendre à l’orée du bois qui dissimule la piste jusqu’à l’entame de la descente vers le Thillois. Bourdonnement curieusement solitaire, toutefois. Et pour cause : la (si belle) Lotus 25 de Clark apparaît et dévale la route de Soissons dans un splendide isolement. Y avait-il eu un énorme crash derrière lui ? Que nenni. Notre homme avait tout bonnement semé le reste du peloton dans les grandes courbes s’étalant entre les stands et Muizon. Et une nouvelle victoire, une, malgré quelques ennuis de moteur sur la fin. Il y a quelques années, MotorSport a publié un texte dans lequel Clark rappelait – cela figurait déjà dans son autobiographie - qu’au cours des essais, il avait découvert des trajectoires qui lui permettaient d’être particulièrement rapide dans les courbes en question ; mais il y révélait pour la première fois, en revanche, qu’il s’était juré d’accomplir ce premier tour le couteau entre les dents et avec une agressivité sans limite. Confidence qui, soit dit en passant, jette sur la véritable personnalité du champion une lumière un peu plus crue que les habituels clichés évoquant le brave fermier écossais.
J’en terminerai, justement, avec un autre cliché, qui, bien que non dénué de fondement, mérite néanmoins d’être ravalé à l’aune qui doit être la sienne. Il était de notoriété publique - et Sir Jackie Stewart, tout compatriote et ami qu’il ait été, n’a jamais manqué d’enfoncer le clou sur ce point… - que dans la vie quotidienne, que ce soit pour le choix d’un film, d’un restaurant ou d’une place de stationnement, Jim Clark pouvait faire montre d’une indécision assez déconcertante de la part d’un pilote de course, surtout s’agissant du tout meilleur. L’exemple plus que bateau cité en ce domaine est celui qui met en scène Clark au volant avec Stewart comme passager. A un moment, la route qu’ils empruntent débouche sur une autre route, perpendiculaire, sans se poursuivre au delà. Il faut donc impérativement tourner, soit à gauche, soit à droite. Stewart nous rapporte que Clark hésita tant et si bien… qu’ils tirèrent tout droit.
D’accord. Mais tout aussi instructif, et, en réalité, infiniment plus révélateur, est un autre épisode, dont fait état le second biographe de Clark. Ce dernier devait essayer une Lotus Indy sur un petit circuit anglais, du type Snetterton. On voit le tableau : pas vraiment le genre de tracé adapté à un pareil monstre. Quoi qu’il en soit, Clark est en train de tourner lorsque le bruit du moteur s’arrête net. Tout le monde court dans la direction où la voiture est censée se trouver, pour découvrir que Clark a fait un tête à queue, mais qu’il s’est arrangé pour achever celui-ci au creux d’une ouverture dans les fascines bordant la piste, pas beaucoup plus large que les dimensions de sa machine ! Pas mal, pour quelqu’un qui rechignait à se garer en ville le long d’un trottoir. Et le fun fut porté à son comble lorsque, peu de temps après, la même chose exactement se reproduisit, au même endroit !
On l’appelait « l’Ecossais volant ». Il s’est écrasé au sol le 7 avril 1968. Et pourtant, il est assez probable que l’on en parlera encore le 7 avril 2048, alors que tant de pilotes du 21ème siècle auront à coup sûr été aspirés par le trou noir de l’oubli.
Professeur Reimsparing
[1] (CLARK James dit Jim).- Jim Clark par Jim Clark. Trad. Philippe de Barsy. Préf. Colin Chapman. Ed. Gérard et Cie, Verviers (Belgique), Marabout service 38, 1966, 218 p.
[2] (GAULD Graham).- Jim Clark Portrait of a great Driver. Langue anglaise. Préf. Stirling Moss. Ed. Paul Hamlyn, 1968, 204 p.
(DYMOCK Eric).- Jim Clark : tribute to a champion. Langue anglaise. Ed. Haynes publ., Sparkford (GB), 1998, 256 p.
[4] Décédé un 7 avril, comme Jim Clark
Jim Clark, paddock de Reims-Gueux en 1964 © Pr Reimsparing
Pré-grille du GP de l'ACF 1963 © Pr Reimsparing
Grille de départ du GP de Belgique 1963 © Pr Reimsparing
10:10 Publié dans Pilotes | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : jim clark, memorial, grand prix acf, grand prix de belgique, bibliographie




Commentaires
Bravo et merci pour ce très bel article.
Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 07 avril 2008
En effet cher Professeur, on peut remarquer l'écusson ENCO sur la combinaison de Jimmy (ENCO étant à cette époque aux USA l'équivalent de ESSO en Europe), en bon Ecossais il recyclait donc une ancienne combinaison; de nos jours on se demande combien chaque pilote possède de casques, gants, bottines, combinaisons ...
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 07 avril 2008
En bon écossais ?
Peut être mais n'oublions pas le "fétichisme" de beaucoup de pilotes qui par superstition vont préférer garder tel ustensile, vêtement, accessoire, gri-gri ou habitude avant un départ.
Ca doit bien continuer à exister de nos jours.
Ecrit par : era | lundi, 07 avril 2008
Ite missa est !
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | lundi, 07 avril 2008
" ... on peut remarquer l'écusson ENCO sur la combinaison de Jimmy (ENCO étant à cette époque aux USA l'équivalent de ESSO en Europe) ..."
Presque Christian !
ENCO - ENergy COmpany - est une marque de Humble dans l'état de l'Ohio - la SOHIO -; la Humble Oil and Refining Co est une très ancienne marque qui date de années 1910.
La Standard Oil - abréviation SO, acronyme ESSO - est génée par cette marque concurrente, ENCO vs ESSO, de plus utilisant le même logo (c.f. photo combinaison Jim Clark).
Dans les années 60 (1966 ou 1967 ?) il y eu un procès ou un rachat (?) par EXXON pour ne plus voir ces "stations" concurrentes.
Bref ! plus très important aujourd'hui.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 07 avril 2008
" .... de nos jours on se demande combien chaque pilote possède de casques ..."
beaucoup actuellement, les temps changent car le pauvre Chris lui n'a plus le sien ...
Ecrit par : AG | lundi, 07 avril 2008
Je n'avais pas "percuté" sur le nom du professeur et le titre d'aujourd'hui.
Qui donc a commencé le premier ?
Ecrit par : AG | lundi, 07 avril 2008
Casque Bell bleu nuit, insigne du BRDC, quelle élégance, quelle classe ! Jimmy enfile-t-il ou retire-t-il ses gants, il semble très concentré et en apparence, serein.
Je dirais que cela se passe avant les essais.
Merci professeur.
Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 07 avril 2008
In 1960, Esso wanted to expand its operations into the southern US. To do so, they had to change their name again. This time, Esso took the name of its Texas operations, "Humble Oil And refining Company", and rebranded all of its Carter stations "Enco", after Humble's slogan at the time, "America's leading ENergy COmpany". Humble opened up Esso stations in Georgia and Florida. Standard of Kentucky sued Humble, claiming that Esso was a derivative of Standard Oil and had no right to use that name in their territory. To comply, Humble sent each station in Georgia and Florida stickers to cover the Esso logo. These stickers had a tiger's face on it. Soon, stations began asking Humble for more stickers- the public wanted them! This soon led to one of Humble's most successful ad campaigns ever- "Put A Tiger In Your Tank". Humble eventually used "Enco" in the South, but Standard/Kentucky took the case to the Supreme Court, and won.
If Humble wanted to go nationwide, it had to adopt a name that it could use without fear of litigation. Esso was out of the question, Enco meant "stalled car" in Japanese, so Humble had to come up with a new name altogether. It had to be easy to remember and inoffensive in any language. In 1973, Humble oil became Exxon corporation; all Esso, Enco, and Humble stations in the US were converted to Exxon. Esso's overseas operations were unaffected.
Sur http://oldmaps.free.fr/oil/standard.htm
Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 07 avril 2008
Merci Francis Rainaut, vous m'avez devancé...
Jim Clark a le geste caractéristique de ceux qui mettent des gants...
Ecrit par : De passage | lundi, 07 avril 2008
AG vous savez bien que le casque de Chris est chez moi, mais surtout ne l'ébruitons pas ...
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 07 avril 2008
Encore heureux que Max ne l'aie pas récupéré fin 73 avec les meubles...
Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 07 avril 2008
tres bel article jim clark le plus grand de tous
Ecrit par : d robin | lundi, 07 avril 2008
Francis, si Max l'avait récupéré avec les meubles on le verrait peut être comme accessoire dans une certaine vidéo ... son seul "détournement de fonction" est d'être parfois arboré en scooter dans la circulation parisienne !
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 07 avril 2008
Oui, pour moi, définitivement le plus grand...
Chris Amon qui partageait la même ligne que lui ce triste jour, déclara après sa mort :"Si ça lui arrivait à lui, quelle chance nous restait-il, à nous ?"
Salut l'artiste.
Ecrit par : Marc Ostermann | lundi, 07 avril 2008
Il n'a manqué à Chris que le mental,et "l'absence" de la scoumoune et de mauvais choix de carrière pour être l'égal des plus grands.
Clark restera "for ever" un des plus grands.Comme dans tous les autres sports,il ne sera pas le plus grand de tous les temps car chaque période a ces voitures,ces courses,ces spécificités mais le pilotage à l'état pur était sans doute plus grand à son époque que maintenant
Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 07 avril 2008
Si c'est la qualité de sa plume, alliée à sa culture extrêmement pointue, qu'on remarque d'abord chez le Pr Reimsparing, il convient de souligner l'excellence des images dont il gratifie ce blog depuis longtemps.
Son "Clark enfilant ses gants" est à cet égard emblématique.
Toute une époque est capturée dans cette image. Le pilote est seul, il enfile ses gants en un geste quotidien dépourvu de pathos. En fait il est au boulot. Imaginons Michael Schumacher enfilant ses gants. N'y aurait-il qu'un photographe pour saisir l'instant ? Les demoiselles de l'arrière-plan resteraient-elles de marbre ?
Mieux qu'un discours, cette photo donne à voir la vie d'un pilote de course avant la perversion moderne dans laquelle nous vivons. Même si en 1964, un champion du monde des conducteurs était une gloire mondiale, il demeurait un homme en phase avec son époque, opérant ses choix lui-même, sans coach pour lui dire que manger, sans un team manager médiatique pour le faire courir dans son ranch, se rendant sur les circuit dans sa voiture personnelle.
Cette image-là mériterait un prix.
Ecrit par : Mémoire des Stands | mardi, 08 avril 2008
Je propose le Prix "Talent Pointe".
J'ai plusieurs fois vanté la qualité des photos du Professeur Reimsparing; bien sûr une photo est avant tout l'expression d'un regard (l'appareil n'est qu'un moyen) mais je suis tout de même curieux de savoir quel matériel utilisait à cette époque le Professeur (je lui ai déjà demandé, il garde son secret pour l'instant): alors, Agfacolor, Leica, Voitglander, Rollei ???
Ecrit par : Christian Magnanou | mardi, 08 avril 2008
Quel dommage que Gérard Crombac n'ai pas eu le talent de conteur du Professeur. J'aurais adoré lire 400 pages de cette qualité. (Le Crombac, je ne l'ai pas encore terminé, c'est dire !)
Ecrit par : Pierre-Yves | mardi, 08 avril 2008
Bonsoir à Tous,
je ne suis pas surpris par le Charisme et la Légende de ce Fabuleux Champion qu'était Jim CLARK. Mais en dehors de son palmarès on ne peu Oublier son association avec un des plus Séduisant Constructeur de tous les Temps, je veux Parler de Colin CHAPMAN qui était Indissociable aux Triomphes de Jim Clark.
Jim CLARK n'hésitait pas à mettre la main dans le "cambouis", en aidant ses mécaniciens à mettre sa voiture au point.
Jim CLARK était à l'époque, le meilleur Champion de tous les Temps "dixit" FANGIO.
Ecrit par : andré georges | mardi, 08 avril 2008
Je ne suis pas sûr que l'on puisse déterminer un "meilleur Champion de tous les Temps". Le meilleurs est celui qui nous a le plus impressionné ou le plus fait rêver. Fangio ne m'a jamais fait rêver car je ne l'ai pas vu à l'oeuvre, contrairement à Jim Clark. Senna ne m'a pas fait rêver parce que j'avais passé l'âge de rêver aux pilotes de F1. Maurice Trintignant m'a beaucoup plus marqué que Fangio parce que j'ai lu son livre dans la bibliothèque verte. Et en lisant ce livre, j'ai tout de suite compris que Maurice Trintignant était meilleur que Fangio. Le meilleur pilote de tous les temps est donc Pétoulet. (Avant de me faire insulter, je précise pour ceux qui n'ont pas compris que c'est du second degré.)
Ecrit par : Pierre-Yves | mardi, 08 avril 2008
Cher Pierre-Yves,
je me permets de vous relater "un propos " du moment et Fangio venait de quitter la Formule 1 et cela se place dans le contexte de l'époque, Quant à "Pétoulet", alias Maurice TRINTIGNANT, il fut une référence du Sport automobile, jusqu'à un certain Francois CEVERT Mais on s'éloigne du sujet Majeur concernant un certain"Jim CLARK"...Bien à Vous
Ecrit par : andré georges | mardi, 08 avril 2008
Si Jim Clark a pu être le plus grand champion de tous les temps, Fangio fut pour sa part le plus grand champion survivant. Une mort tragique donne généralement un surplus de gloire qui transforme un champion en héros. Fangio a eu une gloire comparable, voire supérieure à celle de Jim Clark, bien qu'il ne soit par mort au volant.
Dans ma jeunesse, on disait d'un conducteur conduisant trop vite qu'il se prenait pour Fangio, voire même pour "un fangio". Je ne crois pas qu'aucun autre pilote ait jamais vu son nom ainsi transformé en nom commun.
Ecrit par : Pierre-Yves | mardi, 08 avril 2008
mais un autre sportif, oui!
" Vas-y Bobet " !!!!
Vous vous souvenez peut-étre moi dont la famille acclamait le regretté Fausto Coppi.
Ecrit par : gloria piazza | mardi, 08 avril 2008
En matière de dopage était-il Coppi conforme ?
Ecrit par : le thil | lundi, 14 avril 2008
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