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mercredi, 26 mars 2008
Michel Vaillant revu par Gianpaolo #12/13
Douzième épisode Sebring
Cette fois nous sommes réellement en Floride pour les 12 heures de Sebring, circuit oublié mais utilisé dans les années 60 où se disputait une manche du Championnat du monde des constructeurs.
En 1965 deux berlinettes Alpine y furent alignées, l’une inscrite par l’usine et pilotée par deux américains, Manley et Sellers, l’autre engagée par un local et pilotée par Fred Baker et Bill Kirtley. C’est cette dernière qui sera utilisée par Grandsire pour les images du feuilleton. La lecture des listes de concurrents nous apprend que le pilote français n’a pas couru ici. Les téléspectateurs de l’époque ont été trompés par la réalisation. Il faut reconnaître à celle-ci qu’elle n’a jamais fait passer ce feuilleton pour un reportage exhaustif et historique sur le sport auto de l’époque.
Les premières images ne manquent pas de saveur mélancolique, nous assistons à une sorte de garden party des plus chics dans un jardin parisien proche du Trocadéro, animée par un juvénile Gerard Crombac portant un toast en l’honneur des voitures Vaillante envoyées à Sebring pour gagner la course et accessoirement des parts de marché. En gros plan, la dentition approximative du patron de Sport-Auto et en arrière-plan, timide et probablement présent par hasard à cette sauterie, le futur champion du monde 1970, Jochen Rindt, en costard cravate.
A ce court épisode parisien succède la chaleur humide de ce début de printemps 65 en Floride. Le mélange étonnant des autos donne son sel à l’épisode ; les Chaparral et autres Cobra tournent autour des Triumph TR4 ou pire Spitfire sous motorisées, mais nous verrons plus tard que la puissance ne fait pas tout en sport auto.
L’un des héros du jour est Jo Schlesser qui court avec Bob Bondurand sur la Cobra de Carroll Shelby. Nombreux plan de ces deux pilotes, Bondurant faisant totalement partie du scénario puisqu’il est Steve Warson, l’ami des Vaillant et fiancé de la mignonne et blonde Agnès qui, elle, en pince pour Michel Vaillant-Grandsire.
Le réalisateur a eu la chance que les conditions atmosphérique soient à ce point difficiles, qui lui ont permis de nourrir son scénario qui, à sec sans le terrible orage qui s’est abattu ce jour-là, aurait ressemblé à un sablé Lu. Sur ce circuit plat comme une assiette l’eau peine à s’évacuer et dans une ambiance apocalyptique, on peut voir les petites cylindrées remonter au classement et des grosses, lourdes et peu agiles, se noyer dans le lac qui s’est substitué au circuit. L’Alpine d’usine finira 40e sur 43 échappés de la noyade.
La course sera remportée par la Chaparral de Jim Hall, la deuxième sera la GT40 de Miles et MacLaren. C’est toujours un plaisir de rappeler que David Piper était déjà là et qu’il arriva 3e dans sa 250 LM privée avec son pote Tony Maggs.
Quant à notre national Schlesser, il finit juste derrière avec le télégénique Bob Bondurand sur une Cobra. Ce même Bondurand-Warson, à qui le réalisateur fait gagner la course pour les besoins du scénar, aura droit à la chute de cet épisode mouillé, toujours aussi pompier et cul-cul, I won the race but I lost the girl.
A suivre
Voir aussi
Flash back
Rallye du Nord
La blanchisserie
Magny-Cours
Nurburgring
Monza
La Targa Florio
Le Mans
Monaco
Les roues
Pré-Sebring
Signé Jean-Paul Orjebin
Les Aventures de Michel Vaillant. 1967 (sortie DVD 2003), réal. Charles Bretoneiche, Nicole Riche ; avec Henri Grandsire, Claudine Coster, Yves Brainville, Alain Leguellec, Bernard Dhéran, Mony Dalmès, etc.
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Captures d'écran © INA
10:10 Publié dans Cinéma/télévision | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : michel vaillant, les aventures de michel vaillant, 12 heures de sebring, jo schlesser, carroll shelby, bob bondurant




Commentaires
Petite précision :Sebring circuit oublié mais toujours utilisé dans sa formule 12h et arrivée nocturne : l'un des terrains favoris d'Audi et Porsche en ALMS ( LMP1 - LMP2) .Faut bien vivre avec son temps!
Ecrit par : f.Coeuret | mercredi, 26 mars 2008
Tout à fait d'accord F.Coeuret
Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 26 mars 2008
Sebring, circuit oublié???
Dites ça à Manu Collard et Romain Dumas...
Ecrit par : Joest | mercredi, 26 mars 2008
Vincent, François, Jacques, Joest et les autres, pardon d'avoir maltraité Sebring.
Ecrit par : gianpaolo | mercredi, 26 mars 2008
J'ai pris beaucoup de plaisir à revoir ces deux épisodes, Objectif Sebring / On a ramé à Sebring.
La présence de la piquante Agnès apporte ce qu'il faut de charme et dévoile le coté obscur du sage Michel, tendance JSG.
On sent que la série est bientôt terminée et que le scénario peut enfin prendre un peu de liberté, surtout que l'on se trouve outre-atlantique loin de la tribu.
Revoir Jo Schlesser est par ailleurs très émouvant.
Enfin les images de course sont sublimes, façon "virage auto", et une victoire Chaparral ne peut que nous réjouir.
Dommage que la petite Agnès n'ait pas été là dès le début, elle est beaucoup plus fun que la régulière toute droit sortie d' "au théâtre ce soir"...
Quelqu'un sait-il reconnaitre les autres participants à la garden party ?
Ecrit par : Francis Rainaut | jeudi, 27 mars 2008
Jochen Rindt n'est probablement pas là par hasard, étant donné ses relations avec Crombac.
A part ça, on voit une fois de plus Graham Hill à pied et on s'aperçoit qu'il était présent ainsi dans chaque épisode. Il porte un casque avec une visière rotative à ailettes supposée évacuer la pluie en tournant grâce au vent de la vitesse. On ne pouvait rêver meilleur temps pour la tester, quoi qu'en poussant la voiture, ce n'est pas forcément très utile !
On voit planer également l'image de Jean Guichet ce qui nous rappelle que le travail de Georges Hubert (le fils de Marcel) bien qu'"amateur", fut tout de même exceptionnel.
Multitude de faux raccords, comme d'habitude. (Michel et Agnès discutent dans des chaises longues derrières les stands, mais surement pas ceux de Sebring !)
Enfin, Jo Schlesser prononce trois mots en anglais ("Ah Yes", à Bob Bondurant et "ye" à Caroll Shelby) ; pas encore de quoi juger son accent !
Ecrit par : Pierre-Yves | jeudi, 27 mars 2008
Message pour Francis Rainaut:
Tout à fait d'accord avec vous, cher Francis. La "régulière" n'était vraiment pas assez rok'n roll pour le style, ô combien enlevé de ce feuilleton si passionnant. J'en veux pour preuve son œil charbonneux (elle a ensuite tourné dans Germinal), ses tenues bien trop classiques et sa façon de jouer qui n'est pas sans évoquer les plus belles heures du Français. Cela dit, dans les aventures de Michel Vaillant, ça surprend (Ah, les reconnaissances des Routes du Nord, on sent le vécu..). Comédienne de théâtre avant tout, Claudine Coster -c'est son nom- était, à la ville, si je ne m'abuse, la femme de l'acteur Robert Manuel, de trente ans son aîné. Pour le coup, on peut dire qu'elle est passée du père au fils, car elle ressemblait plus à la mère de Michel Vaillant (allez, à sa grande, très grande sœur, à tout casser) qu'à sa "petite fiancée"! Pour tout dire, elle allait avec lui comme des guêtres à un ours. Bref on se demande tout au long des treize épisodes ce qu'elle est venue faire dans cette galère télévisuelle. Les aléas du scénario, liés aux impératifs financiers de l'ORTF des sixties, et au budget feuilletons-pour-la-famille ont certainement fait le reste. Encore un point positif à porter à l'immense crédibilité de cette œuvre fixée à tout jamais sur la pellicule, je n'ai pas dit dans nos mémoires...
Pour le côté "remember", Gianpaolo a oublié de signaler, dans l'épisode Magny Cours, la présence du regretté Marcel Seurat, que l'on voit apparaître sur une ???? (désolée) eh oui, il était déjà passionné par les deux roues, dans le rôle du mécano-pote et homme-à-tout-faire de Vaillant-Grandsire. Après une belle carrière au guidon, Marcel deviendra l'importateur Husqvarna puis Cagiva mais aussi, on s'en souvient tous, le créateur des 24 eures de Bretagne et l'animateur infatigable de l'équipe française d'enduro, notamment aux ISDT. Ce feuilleton m'a permis de découvrir que Marcel Seurat, autrefois, dans une autre vie, avait été jeune (incroyable!) et même... beau. Ça alors.
Pour en finir avec l'épisode Magny-Cours, j'A-DO-RE le pull beige quadrillé façon "grille de départ" de Tico Martini. Plus chic, tu meurs !
So long.
Tintin.
Ecrit par : TINTIN | lundi, 28 avril 2008
Happy to known you Tintin.
Toujours à propos de Sebring, et pour paraphraser mon neveu (au sujet d'un bar à Val d'Isère) dans cet épisode il y a du spirit !
Sinon, ne pas confondre une Coster et DeCoster...désolé...
Anyway.
Haddock
Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 28 avril 2008
C'est bien ce que je disais: ça ressemble (de loin) à de la course auto, je veux dire y'a des mecs en combinaison bleu pâle avec des gants à trous-trous, des casques "de vélo" et les mocassins de Bécassine, ils parlent un jargon qui ressemble à celui des pilotes mais attention, ça n'est PAS de la course auto. Damned! C'est à s'y méprendre.
Quant au jeu de mots sur De Coster, je prefère ne pas revenir dessus...
Tchao.
Tintin.
Ecrit par : TINTIN | mardi, 29 avril 2008
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