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vendredi, 22 février 2008

Propos subjectifs sur l’autobiographie de Gérard Crombac

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Dans l'après-midi du jeudi 18 janvier 1962, un jeune garçon, interne de 3e au lycée Buvignier à Verdun, sous l'épiderme duquel dormait un Pr Reimsparing, profitant d'une permission de sortie, tomba en arrêt devant la Ferrari rouge de Phil Hill qui égayait les rayonnages de la Maison de la presse de la rue Mazel. Après s'être enquit du prix de cette nouvelle revue, il tira de son petit porte-monnaie deux belles pièces d'un nouveau franc qu'il tendit au marchand.

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f10964a1b400732e5f425c07e1c33b04.jpgA-t-elle été espérée, cette autobiographie qui a longtemps joué l’Arlésienne ! Et puis, miracle, elle est parue, alors que l’on n’y croyait plus.

Est-ce dû au fait que je suis vraisemblablement le seul de son équipe à avoir figuré parmi les acheteurs incrédules et ravis du numéro 1 de Sport-Auto, ou aux deux conversations en tête à tête que j’ai eu la chance d’avoir avec Gérard Crombac au début des années quatre-vingt ? Toujours est-il que c’est votre serviteur que le TTDCB, fort de son autorité tranquille et sans un froncement de sourcil, a désigné comme volontaire pour commettre ici un compte rendu de l’ouvrage.

Tâche doublement redoutable. Elle l’eût déjà été pour un tout premier commentateur. Elle le devenait plus encore dès lors que depuis sa parution, avis et commentaires se sont bousculés, aussi bien sur MdS que sur le blog de Lionel Froissart, suite à la présentation succincte et plutôt sympa que ce dernier en a faite [1].

Que dire, dans ces conditions, qui n’ait pas déjà été dit ? J’avoue que cette question m’a taraudé un certain temps, m’exposant au syndrome de la page blanche. Mais il a bien fallu sauter le pas. Alors, je me suis souvenu de la conviction de notre TTDCB selon laquelle un compte rendu d’ouvrage, qu’importe son auteur, se doit d’être critique plutôt que louangeur. Pourquoi ne pas la faire mienne, tout en assumant ma subjectivité de passionné un peu défraîchi nourrie de convictions plutôt bornées, et en cédant à mes humeurs si besoin était. Le résultat, vous l’allez constater, ne vole sans doute pas très haut. Mais vaille que vaille, cela peut passer pour un compte rendu.

Une chose qui m’a frappé, c’est le parti pris de parsemer l’ouvrage de ce que j’appellerai faute de mieux des « biographies » – je vais y revenir. La démarche est particulièrement manifeste dans le cadre des chapitres 1 à 3, consacrés aux saisons de F1 couvertes par Gérard Crombac (que je désignerai désormais par GC, par commodité) jusque 1989, mais se retrouve à d’autres endroits. Il est vrai qu’elle n’est pas totalement arbitraire car on voit bien qu’il existe un lien, généralement chronologique, entre ces bios et les périodes où elles se trouvent insérées. Elle n’apparaît cependant pas très heureuse car, si le nom de la personne concernée, érigé en titre, marque bien le début des développements qui lui sont consacrés (exception, sans doute due à un oubli : la bio de Joseph Siffert, page 74), la fin de ces mêmes développements n’est signalée par aucun repère visible, de sorte que l’on en revient sans transition au thème du chapitre considéré. Le confort de lecture, voire la compréhension, s’en trouvent affectés, notamment dans le cadre du chapitre 1 relatif à la F1 1 litre 5, où, contrairement aux chapitres 2 et 3, les diverses saisons ne sont pas distinguées par leur millésime.

Tout cela donne un peu une impression de décousu, amplifiée par le fait que les bios en question affichent un certain paradoxe. Dans l’ensemble, elles sont plutôt succinctes, et l’on pourrait même dire qu’un certain nombre voire une majorité (celle de Jacky Ickx en étant un bon exemple) manquent singulièrement de « chair ». Il est vrai que le but premier de l’ouvrage n’était pas d’aligner une série de biographies exhaustives. Mais on n’apprend pas toujours énormément de choses, du moins sur les personnages les plus connus, lorsque l’on possède soi-même quelques informations en la matière.
Cependant, là où apparaît le paradoxe, c’est que, même succinctes, ces bios peuvent malgré tout se trouver « éclatées » à travers l’ouvrage. En témoignent celles par exemple de Stirling Moss ou d’Harry Schell, ou même celle de Fangio. Autre curiosité : il peut être traité, sous un nom précis et dans la continuité des développements, d’une personne différente. Ainsi, page 225, les très courtes considérations sur Lance Macklin, pourtant honoré d’un titre à part entière, sont suivies sans transition – sans nouveau titre – d’un texte sur Alf Francis, d’ailleurs un peu plus étoffé… (Voir, dans le même registre, la teneur des développements figurant sous le titre « Gordon Murray », page 100).

60d6eeff96a5f8923ce0619494423c08.jpgOn pourra évidemment objecter qu’un peu de fantaisie ne saurait nuire. Mais j’avoue, quant à moi – déformation professionnelle ? –, que j’aurais apprécié plus de rigueur dans la présentation et préconisé, si j’avais eu à livrer un avis, de nettement distinguer les parties biographiques par une typographie différente ou un retrait en marge (mais quid, évidemment, de l’accroissement des coûts ?), ou mieux, de consacrer carrément aux bios un ou deux chapitres autonomes et clairement structurés.

Une même impression de léger décousu se dégage du récit des saisons de F1 objet des chapitres 1 à 4. Il est vrai qu’en dépit de son titre, l’ouvrage n’avait pas vocation à jouer les « Années automobiles » et à nous gratifier d’une relation systématique de l’ensemble des GP de chacune des saisons concernées. Mais on se demande tout de même pourquoi – si l’on met à part les événements dans lesquels GC s’est trouvé personnellement impliqué - elles sont traitées de manière aussi disparate, certaines, et pas toujours celles auxquelles on aurait pu s’attendre, étant même réduites à la portion congrue : ainsi en va-t-il de la triomphale saison 63 de Jim Clark. Etait-ce le choix de GC lui-même ? La question peut se poser.

Profitons de l’évocation des chapitres en question pour, exercice obligé, relever quelques « coquilles ». Certes, je suis assez bien placé pour savoir que l’erreur ou la confusion ne sont jamais loin pour qui prend la plume. Il a cependant toujours été admis qu’un ouvrage de librairie visant, moyennant le versement d’un prix, une aussi large diffusion que possible auprès du public, doit faire l’objet d’une révision approfondie avant publication. Or, je suis tout de même tombé sur des petites choses un peu surprenantes, que les spécialistes du blog n’auront d’ailleurs pas manqué de relever, eux aussi :
- Page 24, l’auteur nous informe qu’en 1960, Clark avait remplacé Stacey au sein du team Lotus à la mort de ce dernier ; cela est inexact puisque Stacey s’est tué lors du GP de Belgique alors que l’Ecossais avait débuté en F1 sur Lotus lors du GP précédent, celui de Hollande, et avait lui-même couru à Spa ; l’info est réitérée page 31, et de manière cette fois plus paradoxale, puisqu’il est en même temps précisé qu’effectivement, Clark avait fait ses débuts en F1 au GP de Hollande !
- Page 30, on apprend que Clark – encore lui ! - avait fait ses débuts en compétition en 1957 ; or, c’était en 1956…
- On peut lire, page 39, dans le cadre de la bio de Dan Gurney, que celui-ci s’était montré plus rapide que Phil Hill lors des essais des 12 heures de Reims 58, alors que tous deux pilotaient des Ferrari 250 GT. La même info exactement se retrouve page 252, sous le chapitre 9 consacré à la carrière de manager de GC. Vous avez dit redite ?
- Page 45, la légende proposée sous des photos de Rindt fait état de sa victoire aux 24 heures du Mans 1964, alors que, comme chacun sait, c’est l’édition 1965 que le bouillant Autrichien a remportée, avec le non moins bouillant Masten Grégory.
- A propos de Jean-Pierre Beltoise, il est dit, page 65, que son accident des 12 heures de Reims s’était produit dans la « grande courbe », cette fameuse grande courbe à droite après les tribunes dont mes lecteurs occasionnels ont plus d’une fois entendu parler… Or, c’est bien dans la suivante, la courbe Annie Bousquet, que JPB est sorti, et cela, au cours des 12 heures 1964 ; il est donc un peu étonnant de lire que sa victoire en F3 est intervenue en… 1964, « un an après son terrible accident » !
- Autre coquille passée au travers du tamis de la révision : GC nous raconte, page 88, comment il recruta Chris Amon pour remplacer Henri Pescarolo chez Matra en 1971. Pourtant, faisant allusion à cet épisode, page 90, il précise qu’il en sera question « plus loin » ! Restons-en là. Il n’y a d’ailleurs sans doute pas un millier d’autres exemples. Simplement, ces petites négligences peuvent surprendre dans un ouvrage de cette qualité et de ce prix.

Tous ceux qui, sans avoir attendu son autobiographie, connaissaient peu ou prou les écrits et la vie de GC, savent que celui-ci s’est toujours complu dans les coulisses politiques de la course automobile (ses « arcanes », pour reprendre l’expression de Lionel Froissart), auxquelles il fut, sous « diverses casquettes », si j’ose dire, longtemps assez étroitement associé. Que cela ait traduit un certain goût du pouvoir, voire des intrigues, peu importe. De toute façon, son vécu et ses capacités lui permettaient d’assumer ce rôle. Il se trouve simplement que, même si je suis bien placé pour savoir qu’un grand nombre d’activités humaines requièrent un minimum de réglementation pour être viables, même si j’admets volontiers qu’il ne pouvait en aller autrement de la course automobile, cet aspect de mon sport favori n’a jamais été ma « cup of tea ». Alors, je reconnais que le chapitre 13 – chiffre sulfureux ! - consacré à Balestre et à la politique sportive, je l’ai plus que survolé tout en regrettant qu’autant de pages soient consacrées à ce sujet.
Il est vrai que l’indignation que j’avais éprouvée en 1982 en entendant Balestre (oser) lancer à Didier Pironi, dont l’accident d’Hockenheim devait, quelques mois plus tard, briser à la fois le corps et la carrière : « Monsieur Pironi, vous êtes un clown ! » n’est jamais vraiment retombée, d’autant qu’elle s’est trouvée nourrie, si besoin était, par le comportement du même Balestre à l’égard d’Ayrton Senna lors de l’épilogue de la saison 1990.

6027c9c887bfedfd915808e2eee4857a.jpgJe sais que ce personnage – même s’il n’est pas le seul - a fait beaucoup pour la sécurité des pilotes. Mais que voulez-vous, pour moi, les seuls héros de cet univers parfois (de plus en plus ?) frelaté, ce sont justement les pilotes, même ceux pour lesquels je n’éprouve guère ou n’ai guère éprouvé d’attirance. Certes, il a été et demeure traversé par des personnalités dignes d’intérêt, de respect (beaucoup moins), voire d’admiration (beaucoup, beaucoup moins). Mais le détail des querelles d’ego des « gros pardessus » de la F1 – dont j’exclus GC - et de leurs petits règlements de comptes, je m’en serais passé, tout en sachant, bien sûr, que le sujet était incontournable, comme l’on dit de nos jours, et que plus d’un lecteur de l’ouvrage en fera son miel.

Pour en demeurer aux pages que j’ai moyennant appréciées, encore que celles-là, je les aie toutes lues, je citerai également le chapitre 5 que GC a consacré à l’ambiance des divers circuits qu’il fréquenta. Honnêtement, je ne l’ai pas trouvé d’un grand intérêt. En forçant le trait, on pourrait presque en retirer le sentiment que notre « reporter de grands prix » attachait finalement plus d’importance à la restauration locale qu’aux circuits eux-mêmes. J’ai également été un peu surpris d’apprendre (page 178) que pour des questions d’intendance, il avait été ravi de ne plus fréquenter Charade… Peut-être a-t-il inconsciemment laissé poindre ici une certaine saturation, à l’issue d’une très longue carrière ponctuée de trop de voyages ? Mais était-il vraiment indispensable de passer en revue la totalité des circuits ? Quoi qu’il en soit, j’aurais, pour ma part, beaucoup plus apprécié qu’il nous livrât des considérations de connaisseur sur les caractéristiques des circuits les plus représentatifs, leur histoire et leurs hauts lieux.

Dans le même registre, celui des choses que j’aurais aimé voir traitées un peu différemment, j’inclurai ce que j’appellerai, faute de mieux, les anecdotes. Bien sûr, des épisodes ou événements inédits, le livre n’en manque pas. Certes, l’auteur lui-même nous prévient, dans son avant-propos, qu’il ne pourra pas tout dire. Toutefois, si je me fie au souvenir que j’ai conservé de mes deux conversations privées avec lui, je crois pouvoir affirmer qu’il aurait, malgré tout, pu en dire plus sur pas mal de membres du GP Circus et notamment sur les pilotes – toujours eux ! A la place des grandes manœuvres politiques au sein de la F1, par exemple, j’aurais apprécié qu’il s’épanchât davantage – sans pour autant porter atteinte aux bonnes mœurs… - sur ses « frasques » en compagnie des ses amis proches (Jim Clark, Graham Hill, Jochen Rindt), et d’autres. J’aurais même volontiers échangé des pages de cette nature contre celles qu’il a consacrées à Bill France, personnage certes exotique et peu banal, et qui a compté pour l’auteur, on le voit bien, mais qui ne me parle tout de même pas autant que les personnes sus évoquées. Comme je l’ai dit, j’ai des convictions assez bornées…

b3ead6f1692194074f73e7c2a818d13d.jpgA ce stade, je souhaiterais exprimer un sentiment que je m’en veux un peu d’éprouver, qui pourra légitimement m’être reproché, mais que je ne parviens pas à chasser complètement. J’ai trouvé que les écrits de GC laissaient filtrer assez peu d’émotion et que dans l’ensemble, il s’exprime de manière plutôt détachée, descriptive, clinique, avec une sorte de distance, voire d’indifférence, à l’égard des personnes qu’il évoque ; cela est notamment perceptible à travers les fameuses bios précédemment évoquées (exception faite, au moins, de celle de René Arnoux…, ce que je ne lui reprocherai pas). Certes, il n’était pas question pour lui de nous livrer des hagiographies. Certes encore, GC pouvait avoir très légitimement « avoir ses têtes ». Certes toujours, il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre et l’intimité constante que GC a entretenue avec les membres du GP Circus, acteurs, réalisateurs, techniciens et figurants, comme par exemple le fait de partager leur chambre d’hôtel, dans des conditions parfois délirantes, ne pouvait que contribuer à désacraliser tout ce beau monde. Il n’empêche.
J’en arriverais presque à douter que GC ait réellement aimé ou apprécié un grand nombre de ceux qu’il a croisés dans sa vie professionnelle. Mais il est vrai qu’il ne serait pas le seul dans ce cas…

Peut-être, d’ailleurs, cette impression tient-elle, pour une part non négligeable, au style de l’auteur. Ce style parfaitement maîtrisé et reconnaissable entre tous se caractérise par une grande clarté et une grande précision, et par l’indéniable facilité de lecture qu’il procure. Mais le revers de la médaille ne tiendrait-il pas à une certaine difficulté à traduire les émotions, à passer dans un registre un peu wagnérien, un peu hugolesque, quand l’événement ou le personnage s’y prêtent ou le requièrent ? Sans flagornerie aucune, je me prends à imaginer ce qu’un Guy Dhotel (ou un TTDCB) aurait pu tirer de certains épisodes vécus par GC.

Question de style, donc, certainement. Mais j’en viens tout de même à me demander si, finalement, GC n’était pas (ou n’est pas devenu) plus attiré par la dimension politique, technique et « organisationnelle », voire people, de la course automobile que par la compétition en tant que telle. Bien sûr, avec la carrière qui a été la sienne, il n’est pas demeuré longtemps un passionné lambda. Mais était-il, à la fin, demeuré un passionné tout court ? C’est par cette question iconoclaste que j’en terminerai avec les exigences de notre redoutable et talentueux (voire talentueur) teneur sur la nécessité de tenir des propos critiques.

Alors foin desdits propos et faisons-en allègrement litière pour, sans transition et sans contradiction aucune, affirmer qu’il faut bien sûr acquérir l’ouvrage, le lire et le relire. Car la somme d’informations inédites et majoritairement passionnantes qu’il contient est de toute façon sans équivalent sur le marché, et le restera, pour cette simple raison que, comme l’était son auteur, il est unique en son genre et n’est près d’être concurrencé.

On ne sera pas étonné que l’auteur… de ces lignes, eu égard à son grand âge, ait particulièrement goûté tout ce qui concernait les débuts de GC (chapitres 6 à 8), ses fonctions de manager et d’organisateur (Chapitres 9 et 10) - quel régal que ses confidences sur le circuit de Reims-Gueux et sur Toto Roche -, la création de Sport-Auto (Chapitre 11). Mais les autres parties, indépendamment des réserves que j’ai pu émettre, ne sont pas avares non plus de révélations de tous ordres, aptes à satisfaire les curiosités les plus diverses. Est-il besoin d’ajouter que par ailleurs, les illustrations, inédites et souvent émouvantes, répondent à notre attente - même si leurs légendes sont parfois un peu décevantes.

12d7559582ac361398c188435de80164.jpgParvenu au terme de la mission qui m’était impartie, je voudrais simplement faire état des deux images qu’à titre personnel je retiens, spontanément, de Gérard Crombac.

J’ai pu apprécier sa gentillesse et sa disponibilité à l’occasion de deux entretiens privés auxquels j’ai déjà fait allusion. Cela demeure un souvenir inoubliable – et privilégié.

Grâce à la ténacité de l’Association des amis du circuit de Gueux [2], j’ai eu la chance, avec bien d’autres, de fouler à nouveau, ces trois dernières années, l’emplacement de l’ancien paddock. L’un des fantômes que j’y ai croisés avec le plus de plaisir était celui d’un monsieur portant casquette, lunettes et mallette, et marchant d’un pas alerte à la rencontre de ses futurs souvenirs…



Signé Professeur Reimsparing




CROMBAC (Gérard) .- Mes 578 Grands Prix. Intr. José Rosinski. Préf. Jackie Stewart, Bernie Ecclestone. Ed. Anthèse, Paris, 2007, 384 p., 75,00 €
Voir la fiche sur le site de l'éditeur

Voir aussi
Les bonnes feuilles 01/04
Les bonnes feuilles 02/04
Les bonnes feuilles 03/04

Les bonnes feuilles 04/04



[1]
Lire la critique de Lionel Froissart
[2] www.amis-du-circuit-de-gueux.fr



GC sur la grille du GP de France 1972
© Pr Reimsparing
GC surpris au GP de l'Age d'Or 2003 © MdS
GC croisant le TTDCB au GP d'Angleterre 1984 © Pascal Bisson
GC à la rencontre de ses futurs souvenirs (Reims 1968) © Pr Reimsparing

Commentaires

Merci au Pr Reimsparing pour cette critique fouillée d'un ouvrage qui a déjà fait couler pas mal d'encre sur MdS (si l'on peut dire).

Globalement, je partage l'avis du Professeur (l'absence de la passion qui devrait transpirer de ce livre est judicieusement soulignée, et encore plus si l'on pense à la phrase de GC en exergue de MdS aujourd'hui), mais je diverge quant à sa conclusion : alors qu'il conclut sur un bilan "globalement positif" (comme disait un certain leader du PCF), je dirais quant à moi et a contrario que la bouteille est plutôt à moitié vide.

En effet, je considère qu'en regard du prix de ce livre le "fanatique" (comme disait GC) était en droit d'attendre bien mieux. Même en évitant de s'appesantir sur les nombreuses erreurs et coquilles dont le Professeur n'a charitablement rapporté que quelques exemples (au hasard : la Matra 680 confiée au Mans en 1974 à l'équipage Beltoise-Cevert !), il y a de quoi rester sur sa faim. Pour quelques chapitres intéressants (qui sont ceux que souligne le Professeur : les débuts de GC, la création de Sport-Auto, …), on "se farcit" une litanie de choses connues et archi-connues, voire complètement inutiles (à cet égard, le chapitre sur les circuits est emblématique : intérêt zéro, y compris pour les photos !) et dans certains cas très indigestes (Balestre et la politique sportive).

Bref, je souscris pleinement à l'avis ferme et concis qu'Eric Bhat avait exprimé ici-même, je cite : "ce n'est pas un bon livre." Et, pour ma part, si c'était à refaire, je le laisserais chez mon libraire et je trouverais une autre affectation aux 75 € que j'y ai investis.

Ecrit par : Olivier Favre | vendredi, 22 février 2008

Non cher Professeur vous n'êtes pas le seul et en Janvier 1962 je me souviens parfaitement de ce jour "fondateur" où j'ai acheté le n° 1 de Sport Auto; j'avais onze ans, j'étais en cinquième au Lycée Lyautey de Casablanca et c'est pourquoi j'ai dû débourser à l'époque les 2 Dirhams qui correspondaient alors à la même somme en Nouveaux Francs...

Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 22 février 2008

De toute façon, un livre aussi attendu que celui de Gerard Crombac, ça ne pouvait que décevoir les passionnés. Au moins, ce cher Pr. Reimsparing évite l'hagiographie lue dans l'ensemble de la presse auto (avec pas mal de larmes de crocodiles.)

Je précise que je ne l'ai pas acheté. Car la dernière fois que j'étais à la FNAC, il était épuisé.

Dans ses dernières chroniques pour F1i magazine, Gerard Crombac me semblait aigri, suite à sa mise au placard dans les années 80. Je me rappelle particulièrement son article sur la Lotus 88 et la guerre FIA/FOCA, où il gardait visiblement des rancunes tenaces.

Je n'ose pas en écrire plus, de plus de raconter n'importe quoi, faute de connaitre réellement cet homme.

Ecrit par : Joest | vendredi, 22 février 2008

Bonjour à tous.
Je viens enfoncer mon clou moi aussi sur la croix que doivent se farcir les lecteurs du gros pavé de GC.
(en exagérant à peine, puisqu'après avoir enquiquiné ma compagne tout un apm dans les bouchons du samedi à Paris pour faire le détour par la rue de Rennes où j'avais réservé "l'ouvrage", digne d'avance de toutes les "bonnes" justifications, il a fini par traîner sous le journal télé, changé lui toutes les semaines, sans que je parvienne à boucler "dans la foulée et avant un bon mois" la lecture du pourtant "incontournable", au grand étonnement de qui vous devinez).
Bref, je suis de ceux qui préfèrent la course, les pilotes, l'ambiance prégnante des paddocks plutôt que la politique et/ou les manoeuvres de salons, aussi indispensables soient-elles sans doute. Je n'ai donc pu me défaire tout au long du livre d'un indécrochable sentiment persistant de frustation et d'inachevé.
Sans doute avons-nous été trop exigeants, voire crédules, avec GC. Il n'a pas écrit ce livre pour alimenter particulièrement "notre" plaisir, mais pour satisfaire le sien, qui (et je rejoins totalement le Professeur sur ce point, comme sur la plupart des autres d'ailleurs) se situait apparemment au moins autant dans les coulisses de la course que dans la course elle-même (et avec quelle déception finalement pour ses lecteurs qui le pensaient "davantage mordu" aux mêmes mâchoires de ce "glamour" de la course qui nous fait vibrer, aller sur les circuits ou fréquenter les kiosques et MDS!)
En conclusion, à la fermeture de la dernière page je me suis bel et bien pris à rêver à ce qu'aurait rendu le même ouvrage sous la plume d'un Johnny Rives par exemple, qui n'avait pas son pareil pour nous faire partager ses "ressentis des bords de circuit", l'évidence de sa passion et sa connivence avec les pilotes. Mais rien n'est perdu, espérons le ? (Johnny, si tu nous lis ...)

ps/ à ce propos, je serais bien curieux de savoir quels pilotes et figures du monde de la course viennent sur MDS, même sans se manifester dans les commentaires, hormis nos fidèles François Libert et Guy Dhotel ou le plus récent Eric Bath et quelques autres que je dois oublier ?
Jean Lou Thépenier par exemple a fait un bref passage dans les commentaires fin 2007, sans suite malgré nos invitations à continuer ... et les appels lancés à André Simon et/ou son entourage demeurent sans résultat.

pour finir, clin d'oeil amical à ceux qui opposent le prix du livre de GC à la déception de son contenu ; franchement, cela n'a je pense aucun rapport. Un produit quelle que soit sa réponse à nos attentes a un coût, et sur ce plan au moins, le prix du kilo me paraît correct, à condition évidemment de ne pas repenser sur la balance à "Mon Ami mate" ou "Gordini" par exemple, pour la même catégorie de poids.
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert Cheyrou | vendredi, 22 février 2008

Je pense que G. Crombac a rédigé ce livre sans lyrisme, sur le fil, avec toujours le risque que lui soit reproché son penchant pour tout ce qui touchait à la marque de Cheshunt. Je vous renvoie au commentaire de Nicolas Draeger assez explicite, que vous trouverez là : "Mes 578 Grands Prix", les bonnes feuilles 04/04 » :
« Gérard est mort avant d'avoir eut la possibilité de réviser l’ensemble de son ouvrage. »
« Nous sommes donc bien ici dans l'humain, rien que dans l'humain et non dans la science historique. »
Un journaliste objectif et intègre ça doit bien exister, il existe bien des tris sélectifs !

Ecrit par : AG | vendredi, 22 février 2008

AG, l'objectivité est un leurre. Surtout, lorsque comme GC, on a été partie prenante de ce que l'on raconte. Au moins, avec Crombac, on sait qui sont ses amis et ses ennemies, cela permet de prendre du recul.

Mais j'aime mieux ça à certains journalistes actuels (au hasard, sur Auto-moto ou les Grand Prix de F1 sur TF1), qui, sous prétexte d'être hyper-objectif, n'abordent surtout pas les sujets à polémique et ne font qu'enfoncer des portes ouvertes.

Ecrit par : Joest | vendredi, 22 février 2008

Des journalistes, sur Auto-Moto ? SUR AUTO-MOTO ??

:-)

Ecrit par : Wolfgang | vendredi, 22 février 2008

Joest, réfléchissons ! un tri peut-il être autre chose que sélectif ? : non, sinon ça n'est plus un tri, alors pourquoi le rajouter.
un journaliste peut-il être autre chose que ... je vous laisse continuer

Ecrit par : AG | vendredi, 22 février 2008

Je ne l’ai pas lu ! Non, non, je ne l’ai toujours pas lu ! Non pas que le prix soit rédhibitoire – après tout, c’est le budget de 7 séances de cinéma à consacrer à la découverte de cet ouvrage – mais il est vrai que les premiers commentaires que j’ai pu lire ici et là, surtout là, ne m’incitent pas plus que ça à franchir le gué. Toutefois, la critique – littéralement avis positif ou négatif voire emprunt de nuances - livrée par un Professeur dont l’écriture confine comme à son habitude à la délectation réaffirme les faiblesses dudit ouvrage évoquées par un grand nombre. Comme beaucoup ici, j’ai attendu la parution de ce livre qui devait être un évènement majeur et j’ai été informé des turpitudes qui en ont entouré l’achèvement.

A la réflexion, je me demande si l’ouvrage n’a pas été bâclé, c'est-à-dire mal construit et écrit à la hâte, en raison de la maladie de son auteur puis de sa disparition, remplacé par la suite à l’écriture par un autre écrivain lui-même très affecté par la maladie. En d’autres termes, l’auteur de ce livre avait-il vraiment prévu de bâtir son ouvrage de cette manière et n’a-il pas été contraint par le temps de faire du remplissage ? Cette hypothèse qui me taraude l’esprit depuis la mise en vente de ce livre ne peux exlure que l'auteur fût l’un des grands témoins incontournables de ces décennies que nous avons tant aimées, et me fera malgré tout franchir le gué assez prochainement eu égard notamment à l’esprit plutôt que le fond, comme l’évoque le professeur. Une étagère digne de ce nom ne saurait souffrir de l’absence d’un tel manuscrit. Finalement, il côtoierait bien d’autres ouvrages encore plus exposés à la critique !

Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | vendredi, 22 février 2008

J'ai l'impression que la critique négative appelle la critique négative.
Ceux qui n'avaient pas aimé osent peut être plus facilement le dire, ceux qui avaient aimé révisent leur jugement consciemment ou inconsciemment.

Pour ceux qui comme moi ont une culture de la course automobile de l'époque très limitée, c'est un ouvrage formidable où on a l'impression de pénétrer dans les arcanes d'un monde à part et inimaginable aujourd'hui.

- Voir comment avec quelques bouts de ficelle on a construit des autos qui nous font rêver aujourd'hui par leur nom ou leur palmarès,

- Voir comment certains grands pilotes ont débuté leur carrière par presque un coup de chance (être là au bon moment, prendre un volant et faire ses preuves),

- Voir comment on fait bien peu de cas de la mort tellement cela semble être une habitude (à ce propos le témoignage sur ce blog sur Georges Houel s'inquiétant uniquement de son auto quand un de ses passagers venait de mourir m'a profondément choqué... mais semblait acceptable à l'époque)

- Voir comment la débroullardise pouvait combler un manque d'argent ce qui est inimaginable à haut niveau aujourd'hui tellement la barrière technologique est élevé...

Bref, voir tout cela et constater les dérives de cet univers à mesure que l'on avance dans le livre en a fait une lecture passionnante pour ceux qui comme moi n'ont pas votre recul ni votre culture.

Ecrit par : era | vendredi, 22 février 2008

Qu'est-ce qu'il écrit bien, le professeur Reimsparing ! Je souscris à tout ce qu'il dit, sauf au sujet des légendes, précises et informatives. Et j'ai beaucoup aimé le chapitre sur les circuits. Crombac adorait Pau. Je comprend que M. Reimssparing en ait conçu un certain dépit !!!

Ecrit par : eric bhat | vendredi, 22 février 2008

Ite missa est. Ce résumé traduit à peu de choses près ce que j'ai ressenti ; sentiment diffu de creux, de manque d'affect dû pour partie, c'est vrai aussi, peut-être à une relecture / réalisation approximative. En plus, lire de l'auteur qu'il ne peut pas tout dire, je veux bien, mais il a su le faire envers ses têtes au sein des instances dirigeantes de ce sport...
Bref, déception parce qu'à l'époque où j'ai découvert Sport Auto, ses analyses étaient pour moi passionnantes car semble t-il pertinentes (je n'avais pas la prétention de "savoir"). Pourtant, à relire les Sport Auto (et à lire ceux de 72 que je viens de trouver), l'écriture était déjà peu ou prou la même ; peut-être un très bon journaliste ne fait-il pas toujours un bon auteur pour un livre où nous attendions plus de passion, plus de vie, plus dimension humaine, plus d'inattendu aussi... Quand au prix de l'ouvrage, c'est l'éditeur qui le fixe et vu le nb. de mails impatients qu'il a probablement reçu, cela a dû jouer dans la détermination du tarif...

Ecrit par : Pierre V. | vendredi, 22 février 2008

quoiqu'il en soit vu le nombre de bouquins qui paraissent sur la compétition auto, il y a bien eu des dizaines et des dizaines de nanards notamment sur la vie des pilotes.Le bouquin de crombac donne tout un tas d'infos sur le monde de la course et c'est pour cela qu'il me semble interessant.

Ecrit par : stéphanie.muler | samedi, 23 février 2008

On peut toujours se consoler en lisant l'excellent - et imposant - livre de Bernard CAHIER...

Ecrit par : Billy Boy | samedi, 23 février 2008

Bonjour à tous.
et réponse à Billy Boy ...
selon moi, et si vous parlez de "Mes Meilleurs Souvenirs" de Bernard Cahier, c'est un peu comme pour le Crombac ; certes la qualité de l'ouvrage et la passion sont bien là, mais à moins que vous ne soyez un "tout jeune" fan de course auto, franchement il n'y a rien de bien inédit à y puiser pour un "plus vieux" fan ; les photos, superbes, ont été vus 3000 fois, et à part une ou deux petites anecdotes on n'y apprend rien.
En fait ces deux "monuments" du sport-auto ont davantage fait oeuvre pour la postérité au sens très large, pour la "grande" Histoire et garnir élégamment les bibliothèques, avec leurs beaux bouquins, plutôt que pour régaler des fans qui connaissaient déjà quasiment tout de la partie visible de "l'iceberg" ; or cétait de la partie immergée, inédite de "l'iceberg" dont nous avions rêvé !! C'est bel et bien un double raté magistral ...
Gilbert.
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | samedi, 23 février 2008

Ecrire une critique du Crombac sur MdS est plus difficile que sur AutoPlus parce que l’auteur sait à l’avance qu’il y aura des réactions de lecteurs avisés et qu’il s’expose au risque du goudron et des plumes.
Le Professeur avec son style qui nous est maintenant familier et sous la pression du TTCB a su en prenant le temps certes mais avec talent donner un avis qui semble être partagé par nos amis commentateurs.

Je crois que d’abord et avant tout il faut intégrer le fait que ce livre est l’œuvre d’un journaliste mort avant que son manuscrit n’ait franchi la porte de son bureau, AG exprime avec justesse les arguments que nous donnait dans son commentaire l’éditeur Nicolas Draeger.

Crombac a un style complémentaire aux autres, bien sûr, Rives aurait eu une approche plus littéraire, Guy Dhotel plus émouvante mais le sport auto est un polyèdre qu’il est intéressant d’observer par ses différentes faces.
Son créneau, à Crombac, c’est d’être tombé tout petit dans la marmite de la course auto en France dans les années 50, d’être devenu le Go-between, la passerelle, le tunnel sous la Manche entre les deux éternels ennemis, France et Angleterre, de plus totalement autodidacte de l’auto et de l’écrit. Je trouve que le résultat n’est pas si mal.

Ne rejetons pas trop vite ce que nous avons adoré et qui fut des années notre source d’information principale.

Permettons aussi que la maladresse c’est souvent ce qui fait le charme. Ce bouquin est pour moi l’équivalant d’une sculpture monstrueuse qu’un artiste aurait tenu à ériger avant de mourir. Il souhaitait en faire la somme de ce qu’il avait envie d’exprimer, il l’a faite au burin et à la massette, cela l’a d’ailleurs épuisé et il n’a pas eu le temps de polir sa statue, elle est restée brute, il aurait certainement aimé corriger deux trois choses, un arrondi d’épaule, une finesse de main, un peu plus de mouvement dans le drapé et surtout de la vie dans le regard.
Ca il aurait bien aimé mettre de la vie dans le regard mais sa propre maladie le rattrapait plus vite que son burin creusait et affinait.
Il faudra confier la statue à un de ses élève, sans doute le plus fidèle parce que d’autres, il le sait, l’ont déjà trahi et le trahirons certainement encore.
L’élève fidèle sera intimidé, il fera le plus gros de manière à rendre tout cela présentable mais ne se permettra pas d’interpréter et nous donnera à voir le premier jet.
Tant mieux, j’estime que c’est plus émouvant qu’une œuvre léchée et parfaite, il y a dans ce bouquin quelque chose de très émouvant, à condition de lire ce livre en intégrant des le début le contexte dans lequel il a été écrit et édité, n’oublions pas l’urgence de celui qui voit arriver les derniers tours de la course, elle est un peu spéciale cette course, on sait pas exactement combien de tours il reste, mais il voit bien Toto Roche dans les stands de la Vie qui fébrilement prépare son putain de drapeau a damiers.

Je ne partage donc pas l’avis général et Mes 578 GP auront une place privilégiée dans mon bureau, et je serai heureux de m’y replonger comme ça de temps en temps debout, une épaule contre le bois de la bibliothèque comme on déguste un verre de Chablis dans la cave quand on connaît le vigneron qui l’a fait.

Ecrit par : gianpaolo | samedi, 23 février 2008

Bonjour a tous

ces quelques lignes pour partarger aussi l'avis du professeur. Quelle déception à la lecture du GC, mais surtout quelle frustration en pensant à ce que ce livre aurait pu être. Contre toute attente, c'est le (court) chapître consacré au Mans qui m'a semblé le plus homogène.
Je pense que Billy Boy ne fait pas allusion au livre "Mes Meilleurs Souvenirs" de Bernard Cahier, mais plutôt aux deux volumes "F-stops, Pit Stops, Laughters & Tears" qui, eux, valent vraiment le détour.
Enfin, se consoler du coté un peu "clinique" du style du GC, je suggère la lecture du livre de JM Chaillet "Les Ronds Rouges arrivent" sur l'aventure Elf entre 64 et 73. Là on "ressent" vraiment la passion et le parfum de cette époque...
Miglia

Ecrit par : Miglia | samedi, 23 février 2008

Bonjour à totes et tous !

Je garde mes sous pouer sans doute devoir éditer PRIVE DE GLOIRE sur Mike Beuttler à compte d'auteur donc je n'ai aucun avis sur le livre de Gérard Crombac.

Je me prépare à recevoir toutes les critiques pour mon livre (la sortie pour septembre 2008 me paraît la plus probable désormais) qu'elles soient positives ou négatives ; heureusement que les avis sont partagés car l'unanimité me paraît a priori toujours douteuse sauf exceptions...

La différence avec Gérard Crombac est que je devrais être là pour apprécier les critiques et en discuter par contre Mike Beuttler, comme lui, ne peut plus donner son avis.

La seule chose que je puisse déjà dire est que, même pour produire un résultat perçu comme décevant, il y a un boulot monstre à produire un bouquin...

Bien amicalement et sportivement !

Philippe V de Normandie

Ecrit par : philippe vogel | samedi, 23 février 2008

Bien dit phinorman...
quant au GC, quinconque fréquente l'édition sait pourquoi i la cette forme batarde... et les titres des bios, à coup sur, ne furent pas rédigés du vivant de son auteur... tout comme la queue de poisson finale... car le livre n'a pas de fin!

Ecrit par : x | lundi, 25 février 2008

x et phirnorman vous avez raison,le simple fait d'ecrire vous expose a la critique.vous trouverez toujours quelqu'un pour dire ceci ou cela,parfois a juste titre d'ailleurs,et d'autres qui eux trouveront ce qu'ils y cherchent......
c'et tellement difficile d'écrire sans passer a coté du petit truc ,a l'écriture,a la relecture,surtout sur un sujet si vaste qu'est le sport auto et qui s'adresse qu'a des passionnés.
je suis un fana de bouquin alors continuez tant pis si vous etes critiqués car écrire c'est exeptionnel.hd

Ecrit par : houlman | lundi, 25 février 2008

Bonsoir à toutes et tous !

Merci Houlman pour ce soutien à ceux qui écrivent. L'exercice d'écriture me paraît encore plus difficile lorsque l'on tente de plaire aux deux publics : les pointus et les intéressés sans être pointus. C'est dans cette optique qu'est écris Privé de gloire (sortie sérieusement espérée en septembre 2008).

Vive les bouquins !

Bien amicalement et sportivement !

Philippe Vogel

Ecrit par : philippe vogel | lundi, 25 février 2008

Réponse à Gilbert :

Oui je suis un tout jeune fan de 50 ans, mais dans ces livres on relate des faits qui se sont déroulés il y a 40 ans maintenant, il me semble normal que l'on ai à peu près fait le tour de la question... Pour les photos déjà vues et revues, il me semble normal qu'un photographe cherche à vendre ses clichés, mission accomplie puisque vous les connaissiez déjà toutes! Le but de ce livre étant de rassembler ces instantanés et les coupler à des anecdotes sympas..

Ecrit par : Billy Boy | lundi, 03 mars 2008

Alors que s'ouvre vendredi le Salon du livre, un homme au moins y sera heureux, l'éditeur Nicolas Draeger. Il a vendu les quelque 1800 exemplaires du tirage initial du livre de Gérard Crombac (il en reste une vingtaine), prépare une édition en japonais et en anglais et vient d'obtenir le Prix Bellecour, le Goncourt automobile.
http://www.academie-bellecour.fr/palmares-prix-bellecour/palmares.php

Ecrit par : Mémoire des Stands | mercredi, 12 mars 2008

Très belle réussite que ces ventes.

Sincères félicitations à l'Editeur pour avoir décroché le prix recherché. Prix Bellecour, mazette !

Je vais lui adresser un email afin qu'il me retourne le bandeau rouge pour décorer celui souscrit.

p.s. tant pis que ceux qui s'en étouffent.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mercredi, 12 mars 2008

Et le jury était composé de .......?
(Pas de Jean Louis Moncet , ca c'est sur !)

Ecrit par : De passage | mercredi, 12 mars 2008

Et le jury était composé de.... ?
La réponse est dans le lien fourni aimablement par le TTDCB.

Ecrit par : à niveau | mercredi, 12 mars 2008

Merci à "à niveau" de nous montrer la voie.

On notera qu'Hervé Poulain membre du jury a reçu le prix l'an dernier pour son bouquin "pop cars" séduisant a priori mais un rien décevant j'ai trouvé, alors que l'ouvrage sur les Ferrari de Maurice Louche me semblait plus fouillé et réussi par exemple.
Il l'avait déja eu en 86, mais était il déjà membre du jury?

On notera que JL Moncet, non membre du jury, a reçu le prix (partagé avec 2 colistiers) en 91

Ecrit par : era | mercredi, 12 mars 2008

Ce qui manque généralement à ces livres, c'est un vrai souffle, l'aptitude à restituer les atmosphères et les tempéraments. C'est aussi la capacité à mettre en perspective une époque. Tout a tellement changé, et on l'oublie...
Je lisais sport-Auto dans les années 70 et j'avais souvent l'impression qu'une partie des informations était inaccessible : précisément celles qui concernaient les à-côté de la course, ou ses dessous, dont on devinait toujours qu'ils étaient compliqués mais sans qu'il soit possible d'interpréter. Après tout, la course est une affaire de résultats, mais sans doute encore plus d'hommes.
Cet état de fait ne faisait que renforcer ce sentiment courant dans la France pompidolienne puis giscardienne que les journalistes ne dévoilaient que la part de vérité la moins dérangeante ou polémique. Il est sans doute vrai que tout n'est pas racontable, mais celui qui sait traduire ses passions et ses sentiments, ses amitiés ou inimitiés dépasse son rôle de commentateur et permet à son lecteur d'accéder à l'humanité des champions comme à celle de pilotes moins connus dont on découvre un jour qu'ils étaient des types étonnants.
Tout ça pour dire que j'aimerais, avant la disparition de tous les protagonistes, qu'une belle plume arrive enfin à écrire ce qu'a été la course automobile avant d'être totalement aseptisée (à partir des années 90, peut-être?...). C'est pourquoi j'éprouve moi aussi beaucoup de plaisir à lire des témoignages de première main, d'anciens pilotes notamment, qui insistent plus sur ce qu'était la vie autour des circuits à cette époque que sur des résultats qu'on connaît déjà.

Ecrit par : susanna | dimanche, 23 mars 2008

Laisser passer votre beau et très pertinent commentaire sans réagir serait une insulte à l'intelligence, Susanna. Vous abordez plusieurs sujets, la liberté de la presse, la d