vendredi, 25 janvier 2008

Mai 68 #1 : Le vieux birbe dans sa guérite en bois

birbe1.jpg

Mai 68. 40 ans cette année.
Nombreux d'entre nous sur ce blog, lecteurs, collaborateurs, commentateurs, ont vécu cette époque charnière qui passa le témoin entre les Trente Glorieuses et la prise de conscience de la fragilité de l'univers. Nous entamons une nouvelle série basée sur vos souvenirs de Mai 68 avec ce papier du Pr Reimsparing où l'on voit que la silhouette généralement placide qu'il offre au monde serait capable de violence... Oui, de violence !
Et nous lançons un appel à ceux qui vécurent ce mois de mai 68. Envoyez-nous votre histoire par mail, histoire automobile s'entend. Elle trouvera sa place dans cette colonne.

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255e0f6368cb0148bb0d2dc88e8315fb.jpgMême si, à l’époque, je faisais indiscutablement partie de cette cohorte étrange et disparate que désignait le vocable « étudiants», je dois confesser que les événements de mai 68 me sont un peu passés au-dessus de la tête. Il est vrai qu’à Nancy, ils n’offraient certes pas la même virulence que du côté de la Sorbonne ou de l’Odéon, ce que des tracts venant de Paris avaient d’ailleurs vertement reproché aux « planqués » de la place Stanislas, plus enclins à occuper les brasseries d’icelle que le théâtre municipal pourtant situé au même endroit. Quoi qu’il en soit, je ne conserve guère de cette période que deux souvenirs marquants. Le premier est que l’examen fut reporté en septembre, ce qui me sauva assurément la mise. Le second, assez curieusement, est directement lié au sport automobile.

Le fait que ma résidence familiale n’était pas extrêmement éloignée du circuit de Spa-Francorchamps m’autorisait à rejoindre celui-ci le dimanche seulement, lorsque j’avais renoncé à assister aux essais, cela, toutefois, à la condition de prendre la route dès l’aurore. Bien que les deux épreuves phares, les 1 000 kilomètres et le GP de F1 se disputassent alors, respectivement, en mai et en juin, c’est-à-dire au moment des jours les plus longs, et en dépit des perspectives grisantes qu’il impliquait, ce lever prématuré demeurait une assez rude épreuve, d’autant qu’en réalité, le trajet n’était pas si court que cela. C’est pourquoi, lorsque j’immobilisai ma voiture au beau milieu d’un parking boueux dudit circuit de Spa, en cette matinée pluvieuse et brumeuse du dimanche 26 mai 1968, j’étais plutôt à cran.

Le moral remonta cependant au fur et à mesure que j’approchais de la piste, nonobstant la propension erratique de mes semelles, tantôt à ne pas vouloir décoller du sol, tantôt à m’entraîner dans des glissades intempestives. J’arrivai ainsi en vue du tarmac promis, dont seule me séparait la petite guérite de bois abritant le préposé à la vente des billets. En habitué des lieux, je sollicitai de celui-ci, avec le plus grand naturel, une place dans les gradins qui surplombaient l’Eau Rouge et posai négligemment sur le rebord ce qui devait être je crois un billet de 100 francs français, montant qui me paraissait amplement suffisant pour régler mon emplette, eu égard au taux de change que j’avais pris soin de vérifier la veille.

C’est alors que ledit préposé, un vieux birbe au faciès obtus – que nos amis belges me pardonnent -, me déclara sur un ton aussi méprisant que péremptoire quelque chose comme : C’est la révolution en France, vos francs français, y valent plus rien, j’en veux pas ! Enfer et damnation ! N’avais-je donc franchi deux redoutés postes de douanes que pour subir cette avanie ? Je ne pus discerner sur l’instant ce qui me paraissait le plus exécrable dans ce propos : l’offense ainsi infligée tant à mon « cher vieux pays » - seulement affecté d’une légère convulsion - qu’à ces lieux pour moi déjà mythiques et dont cette petitesse ternissait l’image ; ou la sombre perspective de devoir rebrousser chemin illico… Que se passa-t-il ensuite ? Ce qui est certain, c’est que, pour des raisons diverses, je ne mis pas à exécution la première pensée, oh ! combien intense, qui me traversa l’esprit : arroser la guérite d’essence et y mettre le feu.

Mon plaidoyer fut, bon gré mal gré, essence – iellement fondé sur la proposition de régler le prix de la place en francs français, mais en fonction d’un taux de change en ma défaveur à faire se retourner dans leur tombe dix générations de banquiers lombards. Laquelle proposition fut en définitive acceptée, ce qui me permit d’assister, ce jour-là, au bord d’une piste en permanence détrempée, et avec un réel plaisir bien que je fusse essoré à tous les sens du terme, au double triomphe de Jacky Ickx.

Dans le cadre de l’épreuve réservée aux voitures de tourisme et au volant de sa Ford Mustang, le champion belge de 23 ans, seul en tête, si seul, commença par infliger un véritable camouflet à l’ensemble des autres participants, du moins ceux qui réussirent à demeurer sur la piste car plus d’un vit sa course prendre fin abruptement contre le parapet extérieur du pont de l’Eau Rouge, à l’issue d’un impressionnant tout droit causé par un aquaplaning dont on a rarement dû connaître l’équivalent sur un circuit. Associé à Brian Redman sur une Ford GT 40, il s’imposa ensuite sans coup férir dans la course des 1 000 kilomètres, en dépit d’une opposition autrement musclée. Au total une superbe démonstration, annonciatrice de sa victoire à Rouen en F1 quelques semaines plus tard.

Finalement, donc, la petite guérite sous les sapins devait demeurer un excellent souvenir. N’empêche. On deviendrait pyromane pour moins que cela…


Signé Professeur Reimsparing

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Départ des 1000 km de Spa 1968 © Pr Reimsparing
Jacky Ickx seul en tête © Pr Reimsparing

Commentaires

Merci professeur pour ce récit et ces superbes photos (qu'utilisiez vous comme appareil à l'époque ??).

Ecrit par : GIGI | vendredi, 25 janvier 2008

mon mai 68, je l'ai vécu à me demander si oui, ou non j'écouterai mes parents qui me disaient que j'étais fou de faire tout ce chemin avec ma voiture que je venais à peine d'acheter.

vous en avez eu de la chance mon cher! vous l'avez vu. qui plus est remporter cette épreuve.
moi, ce même jour à la même heure, j'étais à l'opposer de cette France profonde. le temps n'était pas le même, et pour cause.
j'étais en Principauté. mais là, point de Ferrari, encore moins de 312/F1. "il Vecchio" avait décider au dernier moment, de ne pas engager ses voitures à Monaco. laissant ainsi un certain Jacky Ickx faire étalage de ses talents à Spa-Francorchamps.
votre voiture bleue était sur sur parking boueux? la mienne de voiture blanche, était contre un trottoir astiqué et brillant!
à l'ACM, bd Albert 1er, ils en ont voulu de mes 25 et 45 nouveaux francs pour mes places du samedi et dimanche.
ça ne remplace pas Ickx, mais enfin. . .
arroser la guerite d'essence. mais vous en aviez vous de l'essence? moi juste assez pour rentrer dans ma Haute Savoie
sitot le GP terminé.

Ecrit par : Bruno | vendredi, 25 janvier 2008

Vous avez donc assisté à la fantastique course de Ickx qui,rien que dans le 1er tour des 1000 Km,prit 38" d'avance sur tout le monde...Impressionnant !!!

Ecrit par : Jacques Rivaud | vendredi, 25 janvier 2008

Pour moi, mai 68, question automobile, c'est la pénurie d'essence et le Mans annulé (finalement reporté en septembre).

Tant pis, on se rabattra sur le Grand-Prix de France. Avec, cerise sur le gâteau, Jo qui débutera en F1 sur une toute nouvelle voiture, une Honda flat 8 à refroidissement par air et châssis en magnésium (de mémoire, mais je peux me tromper). Jo, c'est une de mes idoles de l'époque, depuis ses exploits avec la GT40 et surtout avec la Cobra coupé Daytona, ma voiture préférée.

La suite on la connaît. Plus de course auto pour moi pendant un an tellement j'étais dégouté. Je n'ai même pas su qui avait gagné le Mans cette année là. Le virus ne m'a repris que près d'un an plus tard. La télévision était allumée, et Ickx, celui qui avait gagné cette course abominable, était interviewé par un journaliste. Il expliquait pourquoi il n'allait pas courir pour prendre le départ. 24 heures plus tard, la France entière était scotchée devant le poste pour voir Hermann se faire finalement battre sur le fil.

Bon, c'est vrai, ce n'était plus 68. Je suis hors sujet et je vais avoir une mauvaise note à ma rédaction. Mais 68 est une année trop noire. Non, n'en déplaise à qui vous savez, je n'oublierai pas 68.

PS : Ickx est probablement le plus grand de tous les temps. La leçon qu'il a donné en 69 à 24 ans à l'ensemble de la profession est impressionnante. La mort de Woolfe au premier tour allait malheureusement lui donner raison. Et la victoire, nécessaire, achevait la démonstration.

Ecrit par : Pierre-Yves | vendredi, 25 janvier 2008

Cher Pierre Yves,

Quitte à ce que vous soyez hors sujet...et risquer la mauvaise note, pourquoi ne pas être hors sujet..."avec fracas...."

Dans le repertoire des grands classiques, il y a quelque part une tirade (peut être de l'Entonnoir Masqué) qui dit a peu près ceci:

"Je ne me souviens plus de mes souvenirs de Mai 68, mais je n'ai oublié aucun de Mai 69..."

Ecrit par : Xavier | vendredi, 25 janvier 2008

Un truc à se faire coller tout un week end...

Ecrit par : Xavier | vendredi, 25 janvier 2008

Mon cher Xavier, c'est une phrase à dire plutôt qu'à écrire, non ? Ou ai-je l'esprit particulièrement mal tourné ?

Ecrit par : Pierre-Yves | vendredi, 25 janvier 2008

68 ? un souvenir automobile ? Tres jeune, j'ai juste assisté du balcon de ma tante à la destruction d'une Simca Etoile 6, d'une 203, d'une 4L... Rue Gay-Lussac... C'était pour une barricade. Il y a des photos dans un "Rapi Tache" !

Ecrit par : De passage | vendredi, 25 janvier 2008

Mon cher Pierre-Yves, c'est écrit de façon politiquement correcte, ce qui est en total antagonisme avec l'époque du sujet...
Quoique la langue de bois est intemporelle...
Tout est question de prononciation... et d'éducation aussi...
Cela ne se fait pas de parler la bouche pleine par exemple...
Quant aux trajectoires automobiles...certains pratiquent ce genre de figures sur la piste...comme devant les stands...

Cher De passage, quand Rue Gay Lussac, le 10, le 13, ou le 26 Mai ?
Vous dites cela sur le ton de "c'était pour une oeuvre"... dans le genre "chacun ses pauvres..."

Je me souviens d'un film avec une Bentley type R interprété par Jean Pierre Darras notament où la Bentley (chargée de lingots) fuyait la capitale et les manifs...elle finira en feu de joie dans le film.

Sans doute le premeir Rallye du CBF au Bec d'Hellouin avec essence mise à dispsition par un desgrands pétroliers a t'elle inspiré les scénaristes...

Car le vrai paradoxe est là: Les Bugatti ont été très applaudies par les "monomes" estudiantins et l'essence était offerte par un grand pétrolier.

Incroyable et paradoxal: pour beaucoup de Bugattiste, l'épisode 1936 est terrible: Ettore ne peut pas aller dans son usine de Molsheim.
1968 est joyeux: les Bugatti traversent l'ile de France et la Normandie sans crainte de pénurie pétrolière applaudies et encouragées par les grévistes... Le monde à l'envers...

Ecrit par : Xavier | vendredi, 25 janvier 2008

Moi en 1968, j'ai "vu" mon premier GP (en culottes courtes quand-même !) sur ce même circuit de Spa. Vu avec des guillemets car je n'en ai comme souvenir que quelques clichés faits au 6X6 par mon grand frère. Nous étions -paraît-il- à l'intérieur du virage de Stavelot, très très près de la piste, juste derrière un petit muret, et ça faisait beaucoup de bruit. J'ai passé toute la course avec mes doigts enfoncés dans les oreilles ... Bref, pas en âge d'apprécier la mélodie des V12 ! La seule voiture que j'avais un peu "imprimée" ce jour-là était plate et blanche avec deux bandes rouges Mon autre grand frère n'en perdait pas une miette, elle était conduite par son pilote préféré...

Ecrit par : Marc Ostermann | vendredi, 25 janvier 2008

John Surtees ?

Ecrit par : Pierre-Yves | vendredi, 25 janvier 2008

Euh, eh bin Xavier, ne m'en veuillez pas, mais à cet age, les dates n'ont aucune importance, à part Noel et l'anniversaire... Mon pere dormait avec des collegues dans l'usine ou il travaillait (pour garder les machines, je crois!) Il possédait une R16, ma mére une Ondine et moi une Ferrari MG (bleue à bandes blanches). Il faut retrouver ce Paris-Match...
La course auto en 68 se limitait pour moi à la Lotus monoplace de chez Matchbox ! Oui je sais je suis jeune !

Ecrit par : De passage | vendredi, 25 janvier 2008

Les amis, raconter ses souvenirs d'ancien combattant de Mai 68 en commentaire, c'est bien mais par mail c'est mieux. N'hésitez pas à les coucher sur Word, d'une manière réfléchie, construite, de façon à ce qu'on ait une belle série.
Merci à Bruno qui a déjà envoyé quelque chose.

Ecrit par : Mémoire des Stands | vendredi, 25 janvier 2008

Et moi j'avais 11 ans en mai 68,c'était ma dernière année d'école primaire et je me souviens sur le plan sport automobile du No de Sport Auto de juin 68 dont la couverture était en Noir et Blanc et non pas en couleur,avec la photo de Servoz Gavin en tête du GP de Monaco sur Matra.
Pour le reste,Mai 68,ce fut pour nous écoliers,trois semaines de vacances.

Ecrit par : Jacques Rivaud | vendredi, 25 janvier 2008

Bonne idée ces chroniques sport auto soixante-huitardes, je les lirai avec plaisir comme celle du Pr. Pour moi mai 68 évoque surtout le report des 24 H en septembre , le collège buissonnier de mes 13 ans , un général anachronique, de vagues révolutionnaires de bancs de fac menés par un hypothétique poil de carotte...
J'ai depuis révisé mon jugement sur le Général, un authentique chef d'état d'une intégrité à toute épreuve, au sens du devoir absolu ramenant le gros de ses successeurs au rang de "tristes rigolos"...
Mais en vous Professeur, nous découvrons un vrai révolutionnaire aux accès de violence certes refoulée, à la mémoire des stands prolifique et aux subjonctifs plus que parfaits!

Ecrit par : f.Coeuret | vendredi, 25 janvier 2008

Désolé, ô TTDCB, coup parti ...

Ecrit par : Xavier | vendredi, 25 janvier 2008

Cher De Passage,

Tout à fait d'accord avec vous sur les dates à retenir, surtout s'il y a des petites voitures ce jour là...

J'avais deja une Type E de Lesney et aussi un break Cortina avec parement bois en mignitaure... la Rolls arrivera en 72 offerte par Papa au retour d'un voyage à Jersey, une vraie Dinky, et la 275 GTB grise, offerte par mon parrain a succédé à une Ligier JS2 ou ou 3, la même que celle qui court tout le temps au Mans classque et une 908 Porsche blanche à aileron rouge.(Solido) Ah oui et une Lola GT 70 rouge.

Inutile de vous dire que j'ai toujours ces autos et qu'elles sont toutes en très bon état.


D'autres sont venues les rejoindre, et curieusement mes recherches et ma curiosité me poussent toujours vers les avant guerre, alors que j'aime autant cette époque. Je me rappelle m'être longtemps interrogé sur les jouets de Papa. Les autos de sa jeunesse...je devais avoir deux ou trois ans quand j'ai réalisé que les avant guerre étaient différentes de ce que je voyais dans la rue.

A ce moment là, il y a avit des Dauphine, 403 ert 404, Panhard PL 17 et 24 CT, DS et ID
les "monospaces"... de l'époque...

Quand la R12 est sortie, je l'ai détaillé sous toutes ses formes, et je me souviens très bien de la promesse que je me suis faite... et je l'ai tenue...

Et je me souviens encore de la Rallye et la Rallye 3 ou avec les copains de classe nous allions écraser notre nez devant des autos "de course"...

Curieusement la R12 me semblait moche ! Je sais, je vais m'attirer les foudres de beaucoup, mais j'explique pourquoi: le compteur ne montait pas aussi haut que celui de la R15 ou de la R17 qui nous semblaient arthmétiquement et stylistiquement parlant bien plus abouties et exclusives que la R12. Bon, c'est relatif... et j'avais roulé dans la R16 du père d'un ami qui habitait à coté et qui nous déposait à l'école le samedi matin. L'auto était différente de la Simca 1500 de Papa. Alors 12 c'était moins bien que 15,16 et 17 forcément...

Comme quoi entre la R12 et la Simca1000, tout est relatif au yeux d'un gamin... Ou alors les Lola et Ligier m'avait dormé un gout très sur et trop orienté piste et Racing...

Ce qui m'avait aussi frappé, c'est que les autos de cette époque, les autos des Papas de mes copains ne roulaient pas plus vite, sur le papier, que les voitures d'avant guerre. Bon, évidement je comparais avec le haut du panier des "avant guerre".

Comment trouvais-je les infos sur les avant guerres: Bugatti, Delage, Delahaye ? Je ne sais plus, j'ai beaucoup lu et personne dans la famille n'avait possédé ce genre d'auto. Mais les informations nétaient pas nombreuses, aà part les Auto Journal du salon de l'auto que Paap puis moi avons conservé année après année.


Ahhh cette petite séance d'introspection sur le canapé m'a fait beaucxoup de bien... Je vous souhaite un bon week end.
Soleil au programme, je sors la Frog décapoté demain.

Ecrit par : Xavier | vendredi, 25 janvier 2008

Juste un HS : la 12 est sortie avant la 15/17 (qui sont d'ailleurs basées sur la 12) La c'est plus mémoire des stands, mais mémoire du premier Mamouth à St Genevieve des Bois (en 66 ou 67 je crois!) fin du HS

Ecrit par : De passage | vendredi, 25 janvier 2008

La 15/17 a été présentée au Salon de l'Auto 1971

Ecrit par : Jacques Rivaud | vendredi, 25 janvier 2008

bonsoir messieurs, on trouve dans le numéro 117 de sport auto du mois d ' octobre 1971 un essai de la 17 ts par josé rosinski ......qui décrit par le détail la gamme 15 /17 a notez les tarifs de 15000 a 25000 frs .......

Ecrit par : tonton néné | vendredi, 25 janvier 2008

La 17 est la dernière Renault à avoir porté le nom du sorcier du boulevard Victor ! Exception faite de la version UK de la R5 Alpine.
68, c'était aussi le temps de la blague de cours de récré : "qu'est ce qui fait bzzz et qui a deux bandes blanches ?"

Ecrit par : De passage | vendredi, 25 janvier 2008

Cher Xavier, avec le temps, les autos qui nous faisaient rêver dans notre jeunesse nous apparaissent encore plus désirables. Au point que nous pouvons dire, comme Corneille, que le désir s'accroît quand l'effet se recule.

Ecrit par : Pierre-Yves | samedi, 26 janvier 2008

Oui Pierre-Yves, John Surtees. Il aurait bien mérité d'en gagner une cette année-là.

Ecrit par : Marc Ostermann | samedi, 26 janvier 2008

Jacques Rivaud, ni voyez aucune critique envers Johnny, mais une des choses qui me reviens en mémoires c'est cette image qui se passe durant le troisième (juste au dessous de moi, j'étais 2, 50m au dessus de lui)

http://brunodaytona67.canalblog.com/albums/j_y_etais______/photos/10318067-monaco_68__sevoz_gavin__ab_au_4em_tour.html

Ecrit par : Bruno | samedi, 26 janvier 2008

les manifestants sont donc des personnes éduquées!!! ça me la coupe.
ils ne mettent pas le feu aux 250 GT California. gloire à eux.

Ecrit par : Bruno | samedi, 26 janvier 2008

Alors Bruno, que c'est il réellement passé ??
Vous êtes le détenteur d'une vérité historique ! 40 ans que 2 versions s'affrontent. On va enfin savoir !!!
En parlant de Ferrari en mai 68, quelqu'un avait dit à Françoise Sagan qui venait voir les manifestant avec sa voiture : "vous faites la révolution en Ferrari !" Réponse : "mais ce n'est pas une Ferrari, c'est une Maserati !"

Ecrit par : Christian Burdet | samedi, 26 janvier 2008

Oui Bruno, s'il vous plait...Donnez nous votre vérité !

Faire la révolution en Ferrari ou en Maserati, peu importe, il suffisait qu'elle soit....Rouge ! Et puis pas de paradoxe dans les révolutions : depuis la révolution de 1979 (en Iran !) et malgré le fait que les gouvernements successifs "haissent" les USA, ils ont fait du Coca-Cola, même rebaptisé en Zam Zam, la boisson Nationale !

Ecrit par : De passage | samedi, 26 janvier 2008

Attention à l'histoire de la Ferrari d' Edern Hallier.Dans le livre "Génération 1 et 2" de Hamon et Rotman,sur cette période de Mai 68.La seule fois qu'ils évoquent ce fait,c'est à propos de la manifestation devant les usines Renault de Flins en juin 68.Ils racontent qu'Edern Hallier avait voulu se rendre comme d'autres soutenir les grévistes de Renault et qu'au volant de sa Ferrari il avait été intercepté par la police sur l'autoroute de l'ouest.
Pour le reste,ils ne disent rien.Je me méfie beaucoup de ces histoires de gens venant manifester au Quartier Latin en voitures de ce type et repartant comme si il n'y avait rien eu...Cela relève davantage de la fabulation pour ne pas dire autre chose surtout concernant Edern Hallier.
Bravo et merci Bruno pour ces magnifiques photos.

Ecrit par : Jacques Rivaud | samedi, 26 janvier 2008

Merci Bruno, c'est le plus beau diaporama que j'ai jamais vu sur le Grand Prix de Monaco 1968.
Au sujet de la 250 cabriolet de Jean-Hedern Hallier qui fut préservée, par un sursaut du respect du bel objet?, du respect des hommes qui l'avait réalisé?, celà ne se verrait même plus à l'heure actuelle...Le seul but maintenant est de détruire,justement parce que c'est beau!.
En Mai 2006, ma Lotus, garée dans la rue, elle était strictement neuve, elle arrivait d'Angleterre, je la gare pour la 1 ère fois, le temps de déjeuner, les deux rétroviseurs étaient "retournés", ressorts distendus, seul un adulte avait pu faire un tel acte, tellement il fallait forcer...Bien qu'homologuée CEE,ceux-çi,les ressorts, permettent bien aux rétros de s'éffacer,enfin, mais surtout de ne pas "plier" à + de 250 Kmh...J'ai fait deux saisons avec des bandes noires autocollantes armées,l'importateur ne sachant pas,n'ayant pas l'outil pour les mettre sous tension...Sympa cet acte stupide et gratuit ? Si j'avais pris sur le fait, l'individu, l'auteur, je pense que la République m'aurait offert le clos et le couvert durant un bon laps de temps. Misérable! Lamentable! de tels actes stupides,dans ma Famille l'on m'avait dit,appris; "Tu touches avec les yeux...", l'on ne pensait même pas à détruire, autres temps, autres moeurs...Il était même interdit de toucher.

Ecrit par : François Libert | samedi, 26 janvier 2008

Le respect de la "belle" auto est fantasque... Cela dépend parfois du modèle qui inspire parfois aux vandales un certain respect (sic!) Pas de chance pour la Lotus qui a du être pris pour une auto bourgeois frimeur (a tort : "ils" se disent parfois : il a les moyens !) Une seule solution...la révolution !

Ecrit par : De passage | samedi, 26 janvier 2008

Cher Jacques Rivaud, je suis un peu,pardon déçu que vous pensiez,à priori, que ce que je relate à propos de la 250 GT de J-H Hallier fût inexact. En premier,je crois me rappeler que son domicile était tout proche,proche des jardins du Luxembourg ?,en deux, il ne manifestait pas,en trois c'était en Mai. Qu'il tente de se rendre en Ferrari, à Flins, en Juin, je ne le conteste pas moi, d'autant que c'est écrit dans un livre...alors c'est "parole d'évangile". Juste une petite précision,pour avoir vécu cette période,pour le moins agitée, en Juin la tension était déjà bien retombée, tel un soufflet...En Mai,les Syndicats étaient déjà peu "chauds",
le "monde ouvrier", lui, était franchement réfractaire au début! Vu l'ampleur des évènements les Syndicats ont "pris le train en marche"...à reculons. Mais, par les accords de Matignon,jamais signés,(comme les accords d'Evian) avec le 1er Ministre d'alors,Georges Pompidou,ils ont su en tirer un parti flatteur, inespéré, et dont surtout ils n'étaient pas les initiateurs...
Amitié et bonne soirée.

Ecrit par : François Libert | samedi, 26 janvier 2008

Confier une Ferrari à Edern, sauf le respect qu'on peut lui devoir, était particulièrement dangereux .La vitesse aidant, n'aurait-il pas été intercepté sur l'autoroute par les pandores suite à des prises de trajectoire peu orthodoxes dues à son strabisme divergent !?

Ecrit par : f.Coeuret | dimanche, 27 janvier 2008

Ce qui me laisse plus sceptique(ne s'était-il pas vanté un jour d'avoir été guérillero en Amérique Latine !) ce sont les affirmations d'Edern Hallier mais pas les votres.Pour ce qui concerne Flins,l'usine Renault était occupée par ce que l'on appelle des "jusqu'au boutistes" qui avaient débordé les syndicats(tout à fait d'accord sur le "train pris en marche").
Des étudiants,des lycéens et autres sont alors partis(par tous les moyens)à Flins pour les soutenir.Des affrontements violents ont eu lieu autour de l'usine et un lycéen qui voulait échapper à une charge de police s'est noyé dans la Seine.Il s'appelait Gilles Tautin et fut un des cinq morts de Mai 68.

Ecrit par : Jacques Rivaud | dimanche, 27 janvier 2008

à propos de la Ferrari de JH Hallier, je ne savais pas qu'il en avait une.
donc, la vérité, ce n'est pas de mon coté qu'il faut l'attendre.
si j'ai dit "250 GT California" c'est parce que "250 GT Cabriolet" avait été cité.

je ne savais pas non plus que Mademoiselle Françoise Sagan était sur les barricades de mai 68. était elle comme à son habitude, quand elle se trouvait au volant de ses Ferrari, pieds nus?

pour l'album Monaco 1968. les photos ne sont pas de moi. je n'ai fait que les rassemblées.

Ecrit par : Bruno | dimanche, 27 janvier 2008

La vérité n'était pas sur les Ferrari de mai 68, mais sur Johnny Servoz.
Alors ? Touchette ? (version Ken Tyrell) ou rupture de suspension ? (version JSV)
A vrais dire qu'importe la vérité. Reste ces fulgurants premiers tours du Français.

Ecrit par : Christian Burdet | dimanche, 27 janvier 2008

Quelle expédition chère Bruno ce GP de Monaco 68 depuis Annecy ! Avec les restrictions sur le carburant (il fallait gérer la pression sur l'accélérateur!?) ! Et tous ces efforts sans voir de cheval cabré sur la piste (grève à Maranello)! Heureusement l'honneur était sauf ! La Dauphine portait l'écusson sur chacun de ses flancs (j'ai la flemme de noter le lien de 3kilomètres sur votre site !!!Vous ferez bien ça pour nous?!!!)

Ecrit par : f.Coeuret | dimanche, 27 janvier 2008

Désolé: CHER BRUNO , je pensais à une autre personne en écrivant l'adjectif!!!!!!!

Ecrit par : f.Coeuret | dimanche, 27 janvier 2008

Effectivement un des internautes avait vu de ses yeux vu Johnny effectuer une "touchette" lors du 3ème tour et avait même décrit " les étincelles" qui s'en dégagait ( je ne sais plus dans quel virage )..alors que JSG jure de ne rien avoir touché..

Ecrit par : Emmanuel | dimanche, 27 janvier 2008

lors de ce GP, je me trouvais sur l'avenue de la quarantaine, au raz des grillages, 2,5m au dessus de la piste.
300 m sur ma gauche, la Chicane. à droite le Bureau de Tabac. au premier tour Johnny Servoz Gavin est sorti en tête de la chicane. un tour plus tard, idem. mais il est sortit trop vite? trop large? ce qui certain, c'est qu'il a taper le rail à l'exterieur. une gerbe d'étincelle à jaillit.
je ne me souviens plus s'il s'est arrêter au box. je ne pouvais pas le voir, mais le tour suivant il est repasser devant nous. (la photo sur mon lien) et puis on ne l'a plus revu.
voilà ce qui s'est passé. voilà ce que j'ai vu.
maintenant, il est possible que sa suspension ai eu une défaillance avant cette touchette, d'ou le pourquoi de cette dernière.

F Coeuret, il n'y avait pas de grève à Maranello à l'époque du GP. Enzo n'avait pas envoyer de voitures, pour protester contre les organisateurs, qu'ils tenait pour responsable de la mort de Bandini l'année précédente.

celui là?
http://storage.canalblog.com/73/52/181107/6696212.jpg
il n'est pas si long

Ecrit par : Bruno | lundi, 28 janvier 2008

Ma passion Automobile s'est déclarée officiellement en ce printemps de 1968; J'ai du acheter mon premier SPORT AUTO en mai je crois car j'avais comme tout le monde appris la mort de JIM CLARK en avril à HOCKENHEIM. A cette époque, mon père me donnait 1 franc (!) pour acheter une flûte de pain en rentrant du lycée, elle devait coûter 74 centimes, la monnaie était mon argent de poche économisé jour après jour pour acheter sport auto. Il fallait aussi acheter la SOLEXINE pour mettre dans le SOLEX repeint par mes soins en bleu "GORDINI" ou peut être que c'était déjà un Bleu....BUGATTI........

Bon dieux ! j'arrête, je vais prendre un coup de vieux!

Ecrit par : François VANARET | lundi, 28 janvier 2008

Merci Bruno pour votre témoignage sur l'abandon de Servoz et votre ferrariste précision à propos du désengagement de la scuderia à Monaco 68.

Ecrit par : f.Coeuret | lundi, 28 janvier 2008

Une Rekord 1700 L Fastback dorée, ca a été la voiture de mon pere a la fin de l'année 68. Un super look US...Mais un "veau" il parait ! Confirmez-vous le Thil ?

Ecrit par : De passage | lundi, 28 janvier 2008

Oui, un coupé rekord 1700 couleur champagne métallisé mais effectivement rien dans le gilet.
Très belle auto que j'ai gardé longtemps, jusqu'au moment où 5 voitures dans mon jardin devenaient encombrantes et couteuses.

Cependant nous la trouvions puissante comme une Cobra car nous "sortions" d'une Taunus 12 M vraiment asthmatique...et très laide.

Ecrit par : le thil | mardi, 29 janvier 2008

vous savez le thil.
c'est pas les sièges baquet qui impressionnent les filles, mais les sièges couchettes.

Ecrit par : Bruno | mardi, 29 janvier 2008

Exactement la même auto, et sans soucis car avec des sièges couchettes...

Rien ne vaut cependant les DS d'avant 68 avec les sièges couchettes, ou il suffit de tirer sur un levier pour se retrouver allongé...

Ecrit par : De passage | mardi, 29 janvier 2008

Vous êtes terribles Bruno, de Passage etc...
On vous parle filles et vlan vous oubliez les autos, les circuits, les pilotes etc...

Moi, voyez-vous, entre une Cobra 427 et une petite bien gaulée, je choisis vite la Cobra. Vous avez-vu les ailes arrières ? on dirait des hanches de femme !

..........................

Ecrit par : le thil | mardi, 29 janvier 2008

Evidemment ! sinon que dirait votre femme ? (le problème avec la Cobra c'est qu'elle ne fait pas la vaisselle) i joke

Ecrit par : De passage | mardi, 29 janvier 2008

le Thil,
à une nuit avec la plus belle fille du monde et cinq minutes au volant d'une Ferrari. j'ai choisis

Ecrit par : Bruno | mardi, 29 janvier 2008

ce 7 avril 1968, c'est Jean Quittard directeur du service des sport qui présentait l'émission, qui m'a apprit la nouvelle.
il avait derrière lui cette énorme photo de Clark.
Daniel, nous avons eu tout les deux la même pensée "mais. . . y avait pas de course aujourd'hui!!! et instantanément.
il s'est passer quelque chose"
7 mai: Spence
7 juin: Scarfiotti
et 7 juillet: Schlesser (j'étais à l'armée depuis 4 jours)

Ecrit par : Bruno | mardi, 29 janvier 2008

Le 6 aout 1968 je voyais le jour et regrette sincerement de ne pas être né 15 ans plus tôt...

Ecrit par : Emmanuel | mardi, 29 janvier 2008

Joli et nostalgique flash back Daniel Dupasquier , vous m'avez fait revivre aussi le mien , thérapie de groupe en effet .

Ecrit par : F.coeuret | mardi, 29 janvier 2008

40 ans après, que nous reste-t-il de mai 68 ?

Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé le 29 avril à Bercy, veut tourner la page de mai 68. Quelques extraits :

«La morale, après mai 68, on ne pouvait plus en parler […]. Pour la première fois depuis des décennies, la morale a été au coeur d’une campagne présidentielle.»
« Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid […]. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître […], proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit. »
Plus loin, à propos des dérives du capitalisme financier, il ose :
« Voyez comment l’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68 ».

A l’opposé Gérard Filoche, qui fut un acteur de mai 68 (quand Sarkozy, lui, n’avait que 13 ans), lui rétorque par un livre dont le titre annonce la couleur :

« Mai 68, Histoire sans fin. Liquider mai 68 ? Même pas en rêve ! »

«Que de haine contre le plus grand mouvement de grève de l’Histoire de France !
Il y eut deux mai 68. L’un : superficiel, mondain, marginal; l’autre: social, révolutionnaire, solidaire… Sarkozy a fait « l’ouverture » avec le mai 68 mondain (Kouchner) dans son gouvernement de contre-révolution conservatrice. Son but ? Battre les héritiers du vrai mai 68, celui des employés et ouvriers qui continuent à lutter pour une autre répartition des richesses, pour le droit au travail, les salaires et les retraites. »

Et vous ? Que défendrez-vous de cette époque pas si lointaine qui n’est toujours pas enseignée dans les cours d’Histoire de France ?

Nous vous proposons de participer à la constitution d’une exposition d’art postal, qui présentera vos positions, vos réflexions, vos témoignages, votre vision de cet évènement qui ne fut pas seulement Français et pas essentiellement étudiant. Vos textes seront lus, enregistrés et passés en boucle sur l’expo.
Parce que Mai 68 fut aussi un tourbillon créatif, envoyez-nous votre enveloppe décorée, colorée, lumineuse, éclatante de vie, qui illustre où complète votre propos. A vos pinceaux, collages, photos, gravures, crayons … Pas de format interdit ni imposé (objets postaux acceptés). Pas de jury, pas de sélection. Toutes les enveloppes seront exposées. Pas d’hésitations, TOUT PASSE A LA POSTE.
Un petit mot sur l'art postal :
Il sort momentanément l'art des galeries et des musées. Dans ces expositions se côtoient des oeuvres d'artistes connus mais qui restent ici anonymes et des oeuvres de débutants, parfois de sérieuses surprises.
Il est basé sur l'échange et le don, il coûte la même chose à tous : de la créativité, un peu (ou beaucoup) de temps, 2 connections de neurones, et le tarif du timbre en vigueur.
Il respecte certaines des conditions d'une réelle communication : liberté d’expression, plaisir de donner et de recevoir ; prendre le temps de concevoir, et celui de répondre, parler « de sa place » en s’exprimant à partir d’une préoccupation ou d’un thème abordés collectivement ...Il permet à certains de reprendre le chemin de l'écriture et restaure le plaisir d'ouvrir sa boîte à lettres. Et pour finir, la plupart de ces enveloppes ne passent pas dans les machines à oblitérer (pas conformes !). Plus il y en aura, plus il faudra de monde au tri !!! Pas de petites résistances ni d'utopies inutiles.

Date limite d’envoi de vos travaux : 15 avril 2008.
Adresse d’envoi : Mouvement Politique d’Education Populaire – La Vigarié – 81340 Saint-Cirgue.

Pour une analyse un peu originale du sujet vous pouvez consulter le lien suivant : http://www.gfen.asso.fr/documentligne/mai68.htm#15txt
et/ou lire l’ouvrage de l’historienne états-unienne Kristin Ross « Mai 68 et ses vies ultérieures ». Complexe -Monde diplomatique, 2005.
Pour une découverte rapide de ce qu’est l’art postal vous pouvez également consulter ce lien : http://www.avenirdattac.net/spip.php?article228

Ecrit par : sabine Jauffret | dimanche, 02 mars 2008

Les soixante huit'arts sont à l'ATTAC !

Ecrit par : Christian Magnanou | dimanche, 02 mars 2008

Christian votre commentaire est sympa et court, à propos de la signataire de l'intervention précèdente de Sabine Jauffret. Mon commentaire n'engage que moi et je l'assume; Que vient faire un tel commentaire sur MdS? Ce qui suit n'engage que moi; d'autant que ce prosélitisme "gauchisant",sans nuance, dirigé, sectaire, antidémocrate , son avis je m'en fous éperdument !!! et, je le rappelle; il n'a rien à faire sur MdS...qui a été très "libéral", très "démocratique" de le laisser passer. Cette charmante personne a le droit d'avoir ses opinions...mais aussi de les garder pour elle !! Mais aussi de se "répandre" sur un site "Ad Hoc". Une seule question; "Etait-elle née "seulement", en 1968 ? Probablement pas...

Ecrit par : François Libert | dimanche, 02 mars 2008

Merci pour votre appréciation François, j'ai réagis avec "distanciation" mais le fond de ma pensée rejoint complètement le vôtre !

Ecrit par : Christian Magnanou | dimanche, 02 mars 2008

Cher François Libert, MdS n'a pas été spécialement libéral ni démocratique en laissant le spam de cette personne, S. Jauffret, qui a dû l'envoyer en copier-coller à tous les blog taggés "mai 68". Ça permet de faire rebondir cette note qui s'essouffle, sans doute par manque de concurrents. Je rappelle que Mai 68 vu par par notre blog, c'est moins le recul de la morale, de l'autorité, regretté par Sarkozy, qu'une évocation de la course automobile durant cette époque. En bref, il n'y avait plus d'essence, plus de transport, tout était en grève, aussi comment continuer à courir, à aller voir des gens courir, etc.

Certains ont livré ici de beaux commentaires, d'autres ont joué le jeu et en ont donné par courrier. Continuons. Nous publierons les meilleurs

Ecrit par : Mémoire des Stands | dimanche, 02 mars 2008

Je vous remercie Mémoire des Stands, ainsi que Christian Magnanou, de vos commentaires qui vont dans mon sens...Vous n'avez aussi, par trop apprécié "la pétroleuse", mais surtout son prosélétisme qui n'a rien à voir avec le Sport Automobile en 1968, en Mai/Juin particulièrement...Eh bien je vais déroger, quoique...Chez Matra, j'ai toujours roulé en 68 avec ma Djet de service. Comment ? il suffisait de s'organiser et d'avoir des bidons d'essence dans le coffre, pourtant visibles avec la bulle Arrière en plexiglass. Bien sûr, dès qu'une station, faisant "de la résistance", avait quelques litres du substantifique liquide, il fallait faire le plein. Mais voici mon anecdote; après avoir déjeuné à Vendôme, de retour de "Romo"?, peu importe. Je sors dudit restaurant et...à la sortie de la ville...barrage, "avé" tout; les tables, des syndicalistes exités et passablement alcoolisés...de l'usine de Dietrich, l'on reste qq part dans l'automobile... O.K, je retourne au restaurant pour téléphoner à Mr.Jean-Luc Lagardère, non sans lui préciser que l'on me demande de payer la "Dime", l'Octroi, comme sous l'Ancien Régime... pour pouvoir sortir de la Ville de Vendôme...et pas des "clopinettes" d'alors !! du "social" quoi !! Monsieur Lagardère me réponds ; " Libert, faites comme vous le sentez". Fallait pas..., je tiens à préciser que des Routiers aussi, pareillement bloqués, étaient forts "colères". Je propose un plan et l'applique; je fonce de la rue centrale et lance donc à fond le Gordini 4 pattes de ma Djet 6 avec les "Gros Culs" derrière moi qui s'ébranlent...Au point de contact les tables volent et les 38 T passent. J'avais bien veillé à ce que les "révolutionnaires" se fussent éffacés, l'instinct de conservation sans doute...et puis une Djet, à fond, çà dégrise...Pourquoi en 1er? Parce que j'étais l'initiateur de la manoeuvre, mais surtout si les Grands révolutionnaires ne réagissaient pas je pouvais freiner plus "court" qu'un 38 Tonnes, of course !!. Ai-je besoin de vous dire que tous nous étions dans les bras de nos Femmes le soir même et dans nos lits ?. Voilà, j'avoue, avec + de 40 ans de recul, que je suis un "briseur de grève", pire, d'une révolution-bidon...Dernière anecdote; fin Juin, début Juillet 68, place de la Porte de Saint Cloud, un vendredi soir, la Place est "bloquée" en vue de la route de la Reine pour prendre l'Autoroute de l'Ouest...Et là, des automobilistes voient, éffarés, le "rouquin", bloqué comme nous tous, dans son automobile...Plusieurs automobilistes sont allés lui mettre quelques "pains" bien sentis...C'est la première fois que je n'ai pas porté secours à une personne agréssée...Parfois qq "pains" celà peu remettre sinon les idées, les choses en place !!

Ecrit par : François Libert | dimanche, 02 mars 2008

Là Monsieur Libert, vous faites de la politique, ce qui n'a rien à voir avec MdS.
Etc. etc...
J'ai le sentiment que si le spam ci-dessus avait traité mai 68 d'un point de vue opposé, vous ne l'auriez finalement pas trouvé aussi déplacé.

Ecrit par : Christian Burdet | dimanche, 02 mars 2008

Quand on a 20 ans,on peut être en mai au quartier latin, et même le 12 mai rue Gay Lussac, et puis en septembre au Mans.

Deux souvenirs très forts : d'abord vers 2/3 heures du matin, le bruit , la secousse , le tremblement que provoque la Corvette de Sylvain Garant en tapant à l'entrée de la courbe Dunlop alors que je somnole depuis qq minutes dans la tribune Sommer.

Deux heures plus tard, je suis bien réveillé, à l'entrée des S du Tertre Rouge intérieur piste, je vois Charlie Kolb rater son freinage et taper de l'arrière dans les fascines et mettre KO celle là même qui l'avait emportée en 1965 pilotée par mes deux idoles de l'époque.

Et puis, je l'apprends Lundi, c'est la gravité de l'accident de Willy Mairesse, mais il en a eu déjà qq uns. Comme d'habitude, il devrait s'en sortir.

Tipo 151

Ecrit par : BAILLY | dimanche, 02 mars 2008

Cher Christian Burdet, vous avez le droit d'écrire que je fais de la politique, pourtant je ne relate que des faits. Que pensez-vous alors de "personnes" qui portent atteinte à votre liberté de circuler et qui, en plus, vous "taxent" d'un droit de circuler...?. Fixant eux-mêmes un montant incroyable pour arrêter d'atteindre à votre liberté? Je précise que j'avais, sur moi, en numéraire, la paye Hebdomadaire alors, des salariés du Gge Bld. Murat, le SAV, et de tout le Sce. Cial du 26, av. de la Gde. Armée...Le problème, n'était pas uniquement de dormir le soir même chez moi !.Plus une chambre d'Hôtel libre sur Vendôme ce Vendredi soir, j'avais quelques raisons d'être inquiet. Malgré mes explications,qui sont des faits, je regrette de vous être, encore une fois antipathique, encore plus...tant pis, malgré ces élèments factuels.

Ecrit par : François Libert | lundi, 03 mars 2008

Cà alors !
C'est bien la première fois que j'entends dire que les contestataires de mai 68 n'étaient que des bandits de grands chemins prêts à détrousser les honnêtes voyageurs. Et alcooliques en plus; pourquoi pas pédophiles et consanguins…
C’est presque aussi fort que d’affirmer que « les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68 ».
Le révisionnisme historique est en marche.

Car enfin, pour en revenir au sujet de cette note, cette période ne fut quand même pas le goulag du sport automobile.
Toutes les épreuves automobiles majeures ont finalement eu lieu, Grand prix de Monaco, Grand Prix de France, 24 heures du Mans, même si ces dernières ont été reportées à l’automne.
Rien à voir en tous cas avec les conséquences du « premier choc pétrolier » en 1974.
Les contributeurs de MdS nous l’ont raconté en détail, il était possible, moyennant un peu d’astuce, de se rendre à Monaco ou à Rouen. Matra a pu normalement participer à toutes ces épreuves et ce n’est pas Jean-Pierre Beltoise qui a été kidnappé par de dangereux guerilleros fumant cigare. Ne laissons pas écrire que Jo Schlesser aurait trouvé la mort dans une voiture incendiée sur une barricade du Quartier Latin.

Quand au récit de l’évasion du héros délivrant de braves routiers pris en otage, je dois dire que c’est, comme toujours, fort bien relaté. Parfait pour un scénario de bande dessinée avec Michel Vaillant et Steve Warson. Un lecteur un peu influencé par Freud pourrait y voir une manifestation inconsciente d’une pulsion meurtrière refoulée.

Tout ceci ne correspond pas à mon expérience qui, bien que modeste dans ce contexte, m’a donné l’occasion de côtoyer des gens ouverts, sympathiques, imaginatifs et responsables. Des personnes sectaires ou violentes il y en avait aussi, ni plus ni moins qu’avant ou qu’aujourd’hui, mais elles étaient rapidement marginalisées.
Ce fut une expérience positive qui m’a ouvert l’esprit à bien des choses auxquelles je n’aurais pas eu accès dans la société coincée de l’époque.
Quel dommage que vous n’ayez pas eu l’occasion de connaître cela.

D’ailleurs ces évènements auront aussi une profonde influence sur le sport automobile qui s’ouvrira à un grand nombre de jeunes au travers de formules comme la Coupe Gordini, la formule France, le SRT etc…
Ceci dit vous ne m’êtes pas antipathique, mais votre point de vue méritait d’être remis dans un contexte plus large.
Comme le disait Emmanuel : « Le 6 août 1968 je voyais le jour et regrette sincèrement de ne pas être né 15 ans plus tôt... ».

Ecrit par : Daniel | mercredi, 02 avril 2008

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