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lundi, 16 juin 2008
Ses 24 heures 72
- Dis p’pa tu m’emmènes au Mans cette année ? Avec la réglementation 3 litres, Matra a de grandes chances de l’emporter. Ils ont bien préparé leur coup en s’entraînant uniquement pour cette épreuve. En plus Ferrari a jeté l’éponge !
- Mais dis-donc le lundi qui suit, tu passes ton bac de français à l’oral. Tu dois revoir les textes que tu présentes, cette note est importante.
Argument implacable. Cela s’appelait faire la lippe ! Il ne restait plus que la télé diffusant à dose infinitésimale et les ondes d’Europe 1 avec le flash heure par heure… Il passa le week-end dans la "librairie de Montaigne" [1] à Maison-Blanche, en compagnie du Montesquieu de L’Esclavage des nègres côte-à-côte avec Beltoise et la casse d’un V 12. Arrias de La Bruyère ne put rivaliser avec le flamboyant Cevert de l’équipe Matra. La Leçon de nature de Diderot parût bien pâlotte face à la leçon de pilotage de Hill sous la pluie. Une nuit dans le désert du Nouveau Monde de Chateaubriand ne valut pas une nuit sur le circuit de la Sarthe ! Mérimée proposa La Vision de Don Juan ; plus prospère, le speaker des points horaires à la radio celle de la Matra 670 montant ses régimes dans la ligne droite des stands !
Entre le silence méditatif de la librairie de Montaigne et les passages rythmés des voitures nettement audibles derrière la voix du journaliste, le contraste était saisissant. Philosophe Jekyll, le récit du sage ; pilote Hyde, le vacarme diabolique dans la courbe des Hunaudières…
Matra n’aura pas la vie si facile. Après la douche froide Beltoise, l’abandon de Jabouille-Hobbs (boîte) ; sur fond de drame Bonnier, Ganley s’accroche avec M.-C. Beaumont précipitant l’issue de la course… A l’approche de la chicane Ford, c’est le soulagement pour Pescarolo-Hill, le premier nommé passant imperturbable le drapeau à damier flanqué d’un Cevert hilare, gesticulant… Ils avaient gagné !
La librairie de Montaigne vibrait, résonnait du tumulte de la foule en liesse. Rageant de n’avoir vu cela qu’à travers le petit écran, il décida quelque temps plus tard de matérialiser cette victoire sur un morceau de bois évoquant la piste, posant les deux miniatures que Solido avait mis en vente quelques mois après.
Ses 24 heures du Mans 72… Grand enfant !
François Coeuret
[1] Expression désignant à la fois l'ensemble des livres détenus par Montaigne et la tour de son chateau où il se retirait pour écrire
24 H du Mans 1972, doublé Matra 670, n° 15 et n°14 © François Coeuret
10:10 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : 24 heures du mans, 1972, matra 670, fiction, modelisme




Commentaires
De retour du Mans, 36 ans après cette aventure, la course reste toujours aussi flamboyante et ce, malgré les époques qui évoluent ! Je ne dirais pas la même chose de la F1 mais le Mans reste le Mans... Cela faisait bien 3 ou 5 ans que nous n'y étions pas allés, le Tertre rouge a été bétonné et c'est peut-être dommage mais au fond, cette course est toujours aussi unique !
Nous avons tous derrière nos claviers une histoire bien à nous à raconter sur le Mans, c'est aussi cela sa magie !!!
Ecrit par : Olivier Leschiera | lundi, 16 juin 2008
Je suis allé au Mans 72,74 et 75 mais par contre,un peu à l'image de François Coeuret,Le Mans 73 m'a été interdit pour cause de BEPC...
Enfin,Le Mans reste,comme le dit Olivier Leschiera,la COURSE !!!
Et quand on voit le travail fait ce week-end par Eurosport,on s'aperçoit du progrès audiovisuel qui s'est produit en 35 ans.
Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 16 juin 2008
Cette fameuse course de 1972,
Départ de la course en direct par "Eurovision" et le lendemain dimanche pour l'arrivée. Effectivement l'heure par heure sur EUROPE 1, je crois qu'un certain Francois JANIN fait partie des intervenants.
Ces 24 Heures vont récompenser la pugnacité de Matra, d'ailleurs personne ne s'y trompe le Président POMPIDOU va donner le départ. Sylvain FLOIRAT patron d'EUROPE 1 , Jean Luc LAGARDERE Daniel DUPASQUIER et toute une équipe seront aux aguets.
Le week-end dernier de passage chez des amis à Montreuil-Bellay (pas loin du vaudelnay), nous avons revu avec plaisir 2 cassettes VHS consacrées à la formidable épopée MATRA, une consacrée à la F1 et l'autre aux prototypes.
On revoit tout le travail effectuée au fil des années avec des joies et des peines, la mort de Robby Webber, le tragique accident de Pescarolo et le triomphe au cours de cette année 72.
Le commentaire de cette cassette par josé Rozinsky en apporte une connotation empreinte de passion et d'émotion en revoyant ces images d'une merveilleuse épopée.
Parmi les commentaires de tous ceux qui ont contribué à ce premier triomphe, Jean Pierre Beltoise raconta l'anecdote suivante : Alors que son prototype MATRA cassa dès les premiers tours et ce devant les yeux du Président de la République, des personnes soi disant bien attentionnés reprocherent à Beltoise d'etre tomber en panne sciemment devant les personnalités présentes afin de se faire remarquer. Bien évidemment Beltoise pris ces commentaires avec ironie.
Dans ce document on revoit l'accrochage de l'équipage Cevert-Ganley en tete de ces 24 HEURES avec la corvette de Beaumont quelques heures avant l'arrivée de cette épreuve.
Cet accrochage permit au duo Pescarolo-Hill de s'imposer quelques heures plus tard.
Francois CEVERT ne gagnera jamais les 24 heures.
Ecrit par : andré georges | lundi, 16 juin 2008
non, Ferrari n'avait pas jeter l'éponge.
si Matra avait axer toute SA saison sur les 24h et préparer donc ses voitures pour cette épreuve, Enzo, lui avait axer SA saison sur le championnat du monde, et des courses de 6h, donc préparer ses voitures pour ces épreuves.
et chacun d'eux avait eu raison, puisque chacun remporta son pari.
mais il est vrai qu'en avril, Ferrari était au Mans avec deux 312 PB (Ickx réalisa d'ailleurs le meilleur temps)
ce qui fit dire à beaucoup que Ferrari jeta l'éponge, c'est parce que quinze jours avant l'épreuve, Enzo annonça officiellement qu'il n'enverait pas de voitures au Mans.
lucidité c'est tout. pas frousse.
ou alors, Matra avait la frousse de se mesurer à Ferrari sur les courtes distances.
j'étais au Mans cette année là. et si j'étais déçu de ne pas vois les 312 PB officielles, j'ai tout de même applaudis des deux mains et des dix doigts à la victoire de Matra. et j'ai dit: "merde" quand j'ai vu passer au ralentit juste devant moi JP Beltoise, au second ou troisième tour. un certain Amon ne devait pas en dire moins.
Ecrit par : Bruno | mardi, 17 juin 2008
L'abandon de JPB !
Le drame pour MATRA mais aussi pour des milliers de spectateurs qui avaient rempli un bulletin concours qui outre de désigner la voiture des vainqueurs, demandait le nombre de km parcourus par celle-ci.
Quant au terrible drame du décès de Jo Bonnier hormis les "avertis", et ceux qui se trouvaient proches d'un rare haut-parleur audible, qui l'ont appris assez rapidement, la plupart l'ont su par la radio et le bouche à oreille.
Je n'ai pas souvenir d'une édition spéciale du Maine Libre ou de la NR (MATRA: tous les espoirs et toutes les craintes).
J'avais juste noté en marge de la Nouvelle République parue dimanche matin 11 juin Edition Spéciale 24 H du Mans, l'abandon de la Lola n° 8 - si vous regardez bien la composition de l'équipage, J. Bonnier n'y apparaissait pas ! -.
L'édition a du être bouclée vers 6 ou 7 heures du matin puisque la Porsche 911 n°45 de "Bardini" et "Lee Banner" y est indiquée toujours en course.
Enfin, "L'EQUIPE" du lundi 12 annonçait l'accident de Jo Bonnier en page 20 sous la forme d'un panégyrique - il y a 36 ans, un mort en course ne faisait pas la "UNE" -.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 17 juin 2008
Les 24 heures 72, les meilleures évidemment puisque ce sont mes premières...
Que de souvenirs...
-les hurlantes Matra (elles le seront un ton en dessous en 73, car échappement différent)
-les disques rouge des Matra dans la nuit à Arnage
-la Duckham's, première création de....Gordon Murray
-les belles Capri Usines
-les premières JS2 du Mans
-la corvette du couple Titi & Beaumont
-la Dino 246GT du Nart
-les vieillissantes 907 ou 910 et la superbe 908 LH (venant selon certains de la collection de Jo Siffert et selon d'autres de la Schlumf)
-les girls de chez Champion et les boys en haut de forme et culotte blanche d'une fameuse marque J Walker.
oulala au retour, j'ai gardé le bruit dans les oreilles toute la nuit !
Ecrit par : De passage | mardi, 17 juin 2008
La Porsche 908 L venait de la collection de Jo Siffert
A propos de l'accident de Bonnier,je me trouvais au virage d'Indianapolis avec des amis et son accident a eu lieu quelques centaines de mètres avant et donc hors de notre vue.Je me souviens simplement que l'on a vu arriver(à notre grande surprise) depuis le lieu de l'accident(on l'a su plus tard) sur la droite de la piste une 2CV avec des commissaires de piste agitant des drapeaux jaunes,celle-ci s'est garée dans l'échappatoire du virage et quelques temps après le speaker a annoncé le décès de Bonnier.
Sur YouTube,il existe un film tourné alors par l'ORTF mais ici avec un commentaire en Anglais montrant des images tournées juste après l'accident.La Daytona de Vetsch qui brûle et celui-ci qui traverse la piste,et surtout la remarquable attitude de Vic Elford qui arrête son Alfa Romeo 33/3 pour porter secours au pilote de la Daytona.Il se rend alors compte que la Ferrari est vide.Dernières images,un commissaire de piste ramène des morceaux(portière) de la Lola T282 de Bonnier
Ecrit par : Jacques Rivaud | mardi, 17 juin 2008
C'est Jurgen Barth qui a indiqué la provenance du musée Schlumpf dans l'ouvrage de Francois Hurel (peut etre une confusion de la part de Jurgen...) D'autant que le chassis chez Schlumpf est de provenance....Siffert !
Ecrit par : De passage | mardi, 17 juin 2008
Bonsoir !
La Lola numéro 8 de Jo Bonnier était une T280 ; la T282 en sera son évolution en 1973 sous les couleurs f(a)(u)meuses de G.t.a.n.s (complète les points par la lettre adéquate et tu trouveras le nom qui va bien...).
Bien sportivement et amicalement !
Phinorman
Ecrit par : Philippe Vogel | mardi, 17 juin 2008
Ne pas chatouiller "bruno" avec Ferrari.
OK ! Vous avez raison. Dans le Championnat du Monde des constructeurs, MATRA en 1972 ne se focalisera que sur les 24 heures du Mans, trop à se battre pour la dernière année avec la Formule 1 et ses MS 120B, C et D, de n'y glaner que de piètres résultats avec Chris Amon, son unique pilote, pour un seul podium au GP de France et une place de 3e !
Résultats 1972, 1er Ferrari avec 208 points (dans lesquels sont comptabilisés tous les résultats engrangés par les 312 PB et 365 GTB/4), MATRA 7ème avec les 20 points des première et deuxième places aux 24 Heures. Ferrari, au Mans, marquera les points des 5 Daytona 365 GTB/4 classées dans les dix premiers.
En 1973 la partition est exécutée d'une manière différente puisque les points seront comptabilisés dans le cadre du Championnat du Monde des Marques où seuls les résultats des sports et prototype seront au final décomptés (MATRA ne construit pas de GT)
1er MATRA 124 points, 2ème Ferrari 115 points retenus pour 137 effectivement marqués !
- 1974 MATRA remportera le Championnat tandis que Ferrari ne se classe que deuxième derrière Porsche dans le Championnat GT;
- 1975 MATRA n'est plus là et Ferrari ne marque que 4 points pour une place de 9e dans le Championnat du Monde des Marques tandis qu'il rend 120 points à Porsche en GT !
La messe est dite pour longtemps.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mercredi, 18 juin 2008
Comme vous dîtes,Jean-Louis,pour longtemps...
Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 18 juin 2008
la messe est dite. . . pour l'éternité.
il n'y aura plus de championnat du monde des constructeurs Sport ou des marques.
Ecrit par : Bruno | mercredi, 18 juin 2008
Pourquoi sombrer dans la nostalgie ad vitam aeternam ? Pour être revenu au Mans depuis 5 ans , de ma position d'humble spectateur , j'ai été agréablement surpris. Il faut dire que l'endurance respire quand même le dynamisme et Pesca est ravi que l'ACO revoie enfin sa copie quant à l'équivalence diesel-essence pour l'an prochain . L'ambiance (comme en rallye)me paraît plus saine, courtoise et sportive qu'en F.1 où dans ce monde cloîtré et hautain on se croit directement sorti de la cuisse de Jupiter .
Le plus spectaculaire à mon avis c'est l'exploitation des autos par les pilotes : on ne ménage plus un proto ou une GT1 au cours des 24 heures, il ou elle se pilote à pratiquement 100 % de ses performances : on le ressent bien du bord de la piste et cela donne deux tours d'horloge de sprint !... De quoi retourner à la messe de temps en temps!
Ecrit par : f.Coeuret | mercredi, 18 juin 2008
Le Mans garde sa magie et il faut dire que l'arrivée de Peugeot lui a redonné un certain attrait car le "monologue Audi/Bentley" devenait monotone.
C'est vrai que par rapport aux années 60/70,les voitures sont plus solides,on voit moins de casses mécaniques,Audi et Peugeot ont chacun amené leurs trois voitures à l'arrivée.Et comme cela les pilotes tirent davantage de leurs voitures,ils savent que les risques de casser sont moindres.
Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 18 juin 2008
N'étant allé aux 24 Heures pour la première fois qu'il y a 5 ans, je ne peux pas comparer les éditions passées et présentes mais ce que j'ai vécu cette année, les pilotes qui tapent dans leurs mécaniques pendant 24 Heures, qui s'envoient des bornes et des bornes de nuit, c'est vraiment magnifique !
Aller sur les GP de F1 ne me manque pas, revenir au Mans me tarde déjà. C'est une autre ambiance, la possibilité de se promener au bord de la piste, de croiser des personnages extraordinaires comme ce monsieur venu uniquement parce qu'il y avait des Peugeot mais qui ne suivait pas la course, préférant demander aux gens à sa table si les Peugeot étaient devant les Audi..
Mon grand plaisir cette année ? Tour par tour, chronométrer les temps au tour des Audi et des Peugeot, ceux au stand, le nombre de tours entre chaque ravitaillement... S'apercevoir que tous ces pilotes se battent à coups de 2, 3 et 4 secondes alors qu'ils vont courir pendant 86 400 secondes, c'est complétement captivant...
Ecrit par : Olivier Leschiera | mercredi, 18 juin 2008
Cependant, des 6 diesel en lice, les deux à avoir joué la victoire furent celles qui n'ont pas rencontré de problèmes mécaniques ! A commencer par la Peugeot n°8 qui resta 23 minutes après le cap des deux heures pour une commande de boîte récalcitrante...
Point intéressant tout de même ! Audi a bati son succès sur une conso moins élevée que Peugeot permettant de compenser les écarts de perfo... A cette époque où on vend les voitures au g de CO², c'est drôle, non ?
Ecrit par : Olivier Leschiera | mercredi, 18 juin 2008
Vous avez raison, Le Mans 2008 est une grande édition hyper rapide : rendez vous compte que le 3'19" et des brouettes réalisé en course est le 2ème tour le plus rapide de l'histoire des 24 heures depuis 1923, tous circuits confondus ! En 71, Oliver et la 917 avaient fait meiux d'une seconde, mais à l'époque le circuit ne comportait pas les chicanes des hunaudières, la "nouvelle portion", la chicane Dunlop et la descente en zig zag vers le tertre (meme si cette dernière est aussi rapide que la ligne droite d'avant !). Les autos sont hyper performante en courbe... Il fallait etre la cette année car en 2009, l'ACO va mettre un frein certain aux performances...
Si la pluie ne s'était pas présentée, le record de distance sur 24 heures aurait été egalement battu !
A noter qu'au dire de certains pilotes (Nicolas Minnassian, par exemple) les autos 2000-2008 sont plus "faciles" à piloter que les autos 1970-1990... Enfin, disons qu'elles sont moins fatiguantes et que le pilote peut se donner à fond pendant ses relais...
Ecrit par : De passage | jeudi, 19 juin 2008
Exact ! Sauf erreur de ma part, la 908 a battu le record de la vitesse moyenne, le circuit en 2008 étant plus long que celui de 1971 (à confirmer car j'ai malgré tout un doute)
Parmi les évolutions qui "facilitent" la vie du pilote, les palettes au volant pour monter et descendre les rapports plutôt que le bon vieux levier... Enfin, quand elles marchent (cf. l'arrêt de la n°8 pendant 23 minutes à partir de 17h13 et le grand Wurz patient à son volant)
Ecrit par : Olivier Leschiera | jeudi, 19 juin 2008
Bonsoir à tous,
A Monsieur LAGARDERE.
Sa pugnacité, sa volonté, sa perspicasité de gagner en font un personnage incontournable du Sport-Automobile Français. Je pense très sincerement que LAGARDERE aurait pu s'il le voulait etre le "Commendatore" à la Française.
En Formule 1 en 1969 le Matra-Ford associant STEWART et BELTOISE remporta le titre et le Championnat des Constructeurs.
Les années MATRA furent la consécration pour de nombreux pilotes, mécaniciens et techniciens.
Une anecdote parmi tant d'autres, Melle Michele DUBOSC intervenant aux 24 heures 1972 en tant que chronométreuse (trés jolie femme hélas !! disparue et présente dans ce site), lors du départ de cette épreuve , il était interdit de boire et ce jusqu'à la fin. Bien évidemment pour eviter toutes erreurs de chrono.
Ecrit par : andré georges | jeudi, 19 juin 2008
Cher andré georges, votre enthousiasme pro Matra que nous partageons tous ici ne doit pas vous faire oublier l'importance de la ponctuation, surtout quand une jolie femme en fait les frais. Il n'y avait pas tant de très jolies femmes dans les stands à l'époque considérée (les pitbabes n'étaient pas nées), aussi se désoler qu'elle fut une "très jolie femme hélas !!" apparaît incongru. Sans doute vouliez-vous dire " Très jolie femme !! Hélas disparue".
Ecrit par : Mémoire des Stands | jeudi, 19 juin 2008
"On ne ménage plus un proto ou une GT1 au cours des 24 heures, il ou elle se pilote à pratiquement 100 % de ses performances", dites-vous, cher François Coeuret:
Croyez-vous que Masten Gregory et Jochen Rindt aient ménagé leur Ferrari 250LM pendant les deux tours d'horloge: personne n'aurait misé un penny ou une lire sur cet équipage de "dingues"(au sens noble du terme) pilotant une voiture aux performances en retrait. Ils ont gagné "l'accélérateur vissé à fond" . Et ce n'est qu'un exemple...
(J'aimerai qu'un de nos amis me rafraîchisse la mémoire sur cette course et les forces en présence.)
Que les diesels soient solides... Encore heureux! Ils ont au moins une qualité! Encore que…
Je continue à penser que ce genre de motorisation en course auto est une hérésie. Pour l'oreille d'abord et pour la duperie éhontée que la Fédération Automobile cautionne: celle de faire croire aux automobilistes qu'un diesel est plus rapide qu'un moteur à essence alors que le premier est suralimenté et pas le second; mais cela, combien de commentateurs télé en ont parlé ? Ou alors si peu. Seul Pesca a eu le verbe haut. On peut le remercier et l'encourager, il aura du travail face aux vendeurs de voitures diesel de série.
Ecrit par : guy dhotel | jeudi, 19 juin 2008
C'est bien joli de nous critiquer mais faudrait écouter aussi les essence aux bruits dégueulasses quand l'antipatinage fonctionne... On a doublé je ne sais pas combien de fois la 24 rouge pendant les 24 Heures (faut dire que les essence se trainaient tant...) et on peut confirmer qu'il faudrait aussi militer contre l'antipatinage (la F1 a bien réussi à s'en passer !).
Et puis, ce n'est pas notre faute si on nous vend largement dans la vraie vie, on est bien aidés tout de même par les bonus écologiques depuis fin 2007 ! Et ca, ce n'est ni l'ACO, ni la Fédé qu'il faut blamer, c'est le législateur !
Excusez-moi, oups, M. Dhotel, je ne vous entends pas tout d'un coup, y a une Corvette qui vient de passer... Faudrait dire aux jeunes mariés dans la voiture que des amis blagueurs leur ont accroché des casseroles derrière, ca fait tellement de bruit...
Je vous laisse, je vais me régénérer le FAP !
Ecrit par : Ligue de protection des HDI | vendredi, 20 juin 2008
Deux petites corrections :
-En 72 au Mans, il y avait déjà des pitbabes : la horde des jolies filles Champion ainsi que deux charmantes attachées à la promotion du Johnny Walker !
- Et si il était interdit de boire dans le stand Matra, cela concernait surtout Michou afin de ne pas avoir à quitter son poste pour aller faire une petit "pipi" (ce sont ses propres termes)
Par ailleurs, l'aventure de 65 (et même celle de 67 ou la Ford gagnante était le lievre) sont des exceptions : les temps d'arrets au stands étaient beaucoup plus long et les pilotes "géraient" les éléments mécaniques. C'est beaucoup moins le cas aujourd'hui.
Oui vous avez raison concernant le record : en chrono, c'est le 2ème meilleur temps absolu, en moyenne horaire, c'est la meilleur tour effectué "tout circuit confondu" (nous parlons en course et non pas aux essais).
La diatribe anti-diesel est d'un autre age... Ces autos sont encore plus impressionnante à voir passer avec un souffle qui est même plus agréable que les essences avec le ratatouillement provoqué par l'anti-patinage. Le Judd avait une sonorité sympa sans cet accessoire, mais dorénavant, il est à la limite du supportable.
Ecrit par : De passage | vendredi, 20 juin 2008
Pour mr guy dhotel ...... 24 heures du mans 1965 ce jour la au départ du lourd et comme souvent au mans un duel......ferrari et ford vont s y coller pour cette édition du 19 et 20 juin 1965 chez ferrari modele p2 a moteur 3.3 l ou 4 l 11 voitures au départ ...six 275 lm deux 330 p2 deux 365 p2 et une 275 gtb ......conduite par la dream team de l époque mairesse et "beurllys" que l on retrouvera sur la troisieme marche du poduim....
Chez ford on vient pour jouer la gagne apres l échec de l édition 1964 avec quatre gt 40 deux a moteurs 4.7 et deux avec le 5.3 l et deux mk2 a moteurs de 7 litres avec un tel moulin phil hill porte le record du tour au essais en 3.30 et 227.590 au tour ca promet......... La course.....six heures apres le départ déja plus de ford gt 40 ou mk2 en piste défaillance des freins et de la transmission sur les 7 l des joints de culasse sur les 4.7 l et 5.3 l.... ne reste plus que les "cousines lointaines " ......les cobra daytona ...Chez ferrari presque pas mieux les officielles alternent sprints courts et longs arrets....elle payent la leur jeunesse qu on dit.......... .................Au final TRIPE FERRARI ET LEUR DERNIER SUCCES AU MANS A LA DISTANCE... la victoire pour masten gregory et jochen rindt avec une distance de 4677.11 km une moyenne de 194.880km/h apres avoir "cravaché sévère"
......deuxieme dumay et gosselin distance 4602.60 km et moyenne de 191.775 km/h ........................a noter que la victoire échappa a la ferrari belge que pour une question de déchappage de pneu dans les dernieres heures de la course...
Ecrit par : tonton néné | vendredi, 20 juin 2008
Merci "Tonton Néné", il fallait ces précisions pour mettre en relief la prestation de Grégory-Rindt et leur 250LM.
Reuh..Reuh..Reuh! Excusez cette toux subite et incongrue à la terrasse d'un bistro mais Sète est une ville pentue et un diesel au démarrage en côte... reste un diesel, eût-il un FAP. Seuls passent l'épreuve avec succès et dans une certaine classe les diesels multicylindres à plus de 70000 euros le bout: j'ai nommé les seigneurs des villes 4X4 Audi, BMW, Porsche.
Tiens en parlant de Porsche, un joli speedster vient de feuler joyeusement. C'est vrai, ça arrête les conversations: tout le monde écoute la mélodie.
Je remarque que le seul défaut musical que vous trouvez aux moteurs à essence est… l'antipatinage; et vous avez mille fois raisons: d'ailleurs, je regarde, et j'écoute, de nouveau les GP cette année: adieu les sales bruits de moteurs en sortie de virage, style une bougie débranchée sur deux. Et enfin, on sait ce que fait le pilote.
A moins que les nouveaux spectateurs ne préfèrent les voitures qui passent "dans un souffle" (tiens ça me rappelle à BRM à turbine!) , dans un souffle tellement silencieux qu'on mettra bientôt des baffles géantes crachant de la hip hop ou, pourquoi pas, du Wagner, pour que les spectateurs ne s'endorment pas.
Allons messieurs, un peu de respect pour la mémoire des stands: une voiture de course, ça hurle comme une Matra, ça chante comme une ferrari, ça gronde et gargouille comme une Corvette ou une Mustang. Mais de grâce, ça ne passe pas "dans un souffle".
Ecrit par : guy dhotel | vendredi, 20 juin 2008
La Jamais Contente passait dans un....souffle !
Il faut vivre avec l'époque et oublier que le diesel était réservé aux besogneux et besogneuses.
Des monoplaces Campus existent, des coupés Peugeot également dans des courses nationales... Il y a même les avions !
Et pire : avec le diesel il y a la puissance et le couple, bref pas de discours anti ou pro mais laissons le monde de la compétition évoluer comme dans la vrai vie !
Le bruit n'est pas désagréable et au moins les riverains des circuits ne s'en plaindront pas, d'autant que la réglementation oblige aux autos de competition à réduire le niveau de décibel.
Gardons en mêmoire les beaux bruits (Matra et Ferrari V12, Mazda Quadri, etc...) mais dites vous bien que "its over now" !
Ecrit par : De passage | vendredi, 20 juin 2008
Merci cher Mémoire des Stands,
il s'agit bien évidemment d'une erreur de "relecture" me concernant. Michèle Dubosc nous laisse le souvenir d'une trés jolie femme ayant marqué le Sport-Automobile tel que nous l'aimons.
Ecrit par : andré georges | vendredi, 20 juin 2008
Il n'est pas question cher Guy Dhôtel d'oublier ou pire, de nier les exploits humains et mécaniques du passé. Respect, mémoire des stands! Ma remarque sur les performances et la fiabilité actuelles était d'ordre général. Quant à la mélodie, je suis d'accord avec vous, les 908 et R10 en sont simplement dépourvues.
Ecrit par : f.coeuret | vendredi, 20 juin 2008
Essayons de faire vite, cher de passage, pour ne pas raser les passionnés de sports mécaniques des années pré-pub.
Le carburant dit "gazole" revient plus cher à raffiner. Il est moins taxé. Si les compagnies voulaient faire le même bénéfice sur le diesel que sur l'essence, et si les Etats décidaient d'aligner les taxes, le gazole reviendrait à la pompe au moins 30% plus cher.
Dans les états voisins, Italie, Allemagne, le gazole est déjà plus cher que l'essence. En Italie, la vente des Diesels à baissé de 35% au premier trimesrte 2008
Les diesels modernes -rampe commune pression d'injection 1800 bars ou plus, sont de moins en moins fiables: 170 cv d'un 2000cc diesel fait prendre des "chaleurs" au vilebrequin bien pire que 170 cv essence puisque comme vous le dites, le couple est beaucoup plus élevé.
Dans le même temps, les constructeurs non impliqués au Mans -BMW Toyota par ex, nous sortent des "essences" turbo ou non puissants souples silencieux et économes.
Vous m'accorderez que les "essences" sont plus siolencieux au ralenti et à très basse vitesse, donc en ville, que les gazole.
Pourquoi Toyota a -t-il installé dans sa Prius semi électrique un "essence"?
L'évolution "inéluctable" vers le gazole est une notion passéiste technologiquement, plus exactement des années 80/90, sauf pour les très grosses cylindrées style 4X4 et camions -couple plus important-.
La course automobile n'a jamais été faite pour suivre les tendances techniques mais pour en créer. La "jamais contente" attend toujours, plus d'un siècle plus tard, sa succession.
Bref, dans les dix ans à venir, je ne serai pas surpris que l'auto routière revienne à l'essence avant de muter vers ? pile à combustible? Faites confiance aux bureaux d'étude.
Ecrit par : guy dhotel | samedi, 21 juin 2008
De toute facon concernant les diverses énergies consommées, nous assistons à une véritable "Hypocrisie" Planétaire.
Le diesel reconnu pour sa consommation est devenu l'objet de taxe, demain roulons GPL... dans 5 ans... Taxe.
Roulons électrique.... dans quelques années Taxe...
Un garagiste Rouennais avait eu l'outrecuidance en 1972 de trouver un Moteur à eau et de le faire savoir par presse, résultat des courses il disparait de la circulation aucune nouvelle, aucune trace.....Plus de 20 ans aprés sa disparition, une équipe de TF1 vient pour prendre contacte avec son épouse demeurant sur les hauteurs de Rouen... l'épouse de ce garagiste est "injoignable" en un mot les journalistes sont "Personna non Grata"...
Au risque de déplaire mais je pense que l'or noir risque de rester encore longtemps au coeur du débat concernant l'automobile.
Ecrit par : andré georges | samedi, 21 juin 2008
L'eau était un canular (cf l'auto journal)
L'electricité se heurte au probleme de durée de vie des batteries...
Diesel ou essence (carburants fossiles) peu importe le prix en competition !
Le Mans est un espace d'expérimentation techno et doit le rester. Lorsque vous avez tout gagné en Essence, vous essayez un autre défi... Et pour la musique "classique", il reste Le Mans Classic (perso, je préfére LM Story).
Et vous oubliez que la techno Diesel peut fonctionner avec d'autres carburants...
Ecrit par : De passage | lundi, 23 juin 2008
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