vendredi, 04 janvier 2008
Le Grand Prix de Picardie #01/02

J'ai retrouvé des textes savoureux et des photos étonnantes dans une parution de la Société Archéologique de Péronne : Essais d'histoire locale : tome 4, Au temps du Grand Prix de Picardie, Circuit de Péronne, Collection essai d'histoire locale [1].
Ce document écrit en 1989 me vient de mon père. Je le retrouve il y a quelques jours dans ma bibliothèque avec des dédicaces des deux auteurs : René Lavalard et Robert Embry. Après une rapide recherche, j'ai eu leur accord enthousiaste pour copier photos et textes sans limitation afin de faire connaître sur MdS le GP de Picardie.
En 1925, grâce à la détermination de quelques personnalités locales dont Mr Caron, Henry Auber et Madame Itier, le circuit automobile de Péronne voit le jour. Après deux ou trois ans de rodage – voir photo de l'Amilcar de "Karcher" en 1925 - le circuit évolue et est reconnu par l'ACF comme Grand Prix de Picardie : il va attirer les Amilcar, Maserati, Bugatti, ERA, Alfa-Roméo et tant d'autres.
Il est intéressant, étonnant pour nous en 2007, de voir dans les courses de monoplaces les plus puissantes le mélange de pilotes locaux, parfois de grand talent lutter contre les Sommer, Etancelin, Raymond Mays, Graffenried, le prince Bira, et beaucoup d'autres. Des écuries d'usine sont présentes après 1930 : Maserati avec Dreyfus, Bianco, Bugatti avec Raymond Sommer , ERA avec Raymond Mays et Fairfield.
Dans les amateurs de grand talent, il faut d'abord citer Madame Itier, une des fondatrices du circuit. Aussi élégante que rapide, cette dame sera de toutes les courses depuis 1930 et gagnera en 1933 avec sa Bugatti moins de 1500cc. Quant à Henry Auber, minotier local, il gagnera en 1927, 1928 et 1929 sur sa Bugatti ! Le circuit de 9,7 kilomètres est assez typique des circuits "de vitesse" du type Reims ou Chimay et tant d'autres alors : trois longues lignes plus ou moins droites relient trois villages avec trois virages serrés.
Ce livre édité au format 21/29 et tiré à fort peu d'exemplaires comporte une impressionnante iconographie : des pilotes connus ou peu connus, des routes où on se demande comment deux voitures pouvaient se doubler, des photos en course, au départ, des pieds qui dépassent sur la route juste devant les monoplaces, une photo de Darmont-Morgan trois roues en plein virage, des clôtures de fil de fer et de piquets en bois limitant la route et le débordement des spectateurs, et aussi des motocyclettes, et aussi les premiers panneaux de réclame… et des photos d'accidents dont deux mortels : celui de Bouriat et celui de Trintignant. Pourrait suivre si vous le désirez un 2e épisode : les grandes heures et les courses les plus disputées avec une grande partie d'iconographie.
Cette étude de la région de Péronne écrite par des personnes peu au fait de la course auto est un des recueils les plus précis et fourmille d'anecdotes et de photos.

Voir aussi
Les femmes au GP de Picardie
Signé Guy Dhotel
[1] LAVALAR (René) EMBRY (Robert) . - Au temps des courses de voitures dans la région de Péronne, au temps du Grand prix de Picardie, Circuit de Péronne, Somme : 1925-1939, Essais d'histoire locale / Société archéologique de la région de Péronne, Ed. Société archéologique de la région de Péronne, Péronne (Somme), 1989, 185 p., 200,00 FF (ouvrage épuisé, disponible à la Bibliothèque nationale de France et à la médiathèque Louis-Aragon du Mans)
[2] Voir les classements (Grand Prix de Picardie.doc). Document extrait de Racing Database
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| Tags : grand prix de picardie, circuit de peronne, guy bouriat, louis trintignant, guy dhotel |





















Commentaires
Cher Guy,
Oui, oui, continuez sur ce circuit. En haut, sur la photo, est-ce un Morgan ou un Darmont? Et les motos ?
Il me semble me souvenir qu'Antoine Raffelli a aussi présenté certaines photos de la Bugatti de Bourriat et celle de Trintignant. Je verifierai à la maison ce soir...
De même que je vais plonger dans les écrit d'Howe pour voir ce qu'il en dit.
Curieux ces classements deserts à partir de 1937... primes trop faibles ou concurrence d'autre épreuves...? Mademoiselle Hellé Nice (Helène Delangle) y est présentée comme "Mariette" ...?
D'ou cela vient'il?
Anne Itier qui était la coéquipière d'Héllé Nice lorsque Chiron fur si incorrect...
Curieux cette MG K3 qui se classe dernière du dernier Grand Prix...D'habitude ce genre de petites autos marche mieux qu'un T37A... Connait'on le numéro de chassis?
Oui, oui, il y a matière...
Ecrit par : Xavier | vendredi, 04 janvier 2008
En effet Xavier, Antoine Raffaëlli a écrit chez Adrien Maeght Editeur "Archive d'une passion" où, entre autres anecdotes de ses fructueuses et très lucratives quêtes d'autos pour le compte de ce qui deviendra le Musée de l'automobile de Mulhouse, alors propriété exclusive des magnats Schlumpf , il raconte comment après des dizaines d'années il a retrouvé la Bugatti de Péronne et le pourquoi de tel moteur dans tel autre châssis.
Il y conte aussi la vie et le mort de Louis Aimé Trintignant et les débuts du "Pétoulet". Ne connaissant pas l'ouvrage dont Guy Dhotel nous propose le résumé, j'attends comme d'autres la suite.
Un peu avant la sortie du livre de Jean François Bouzanquet, "Femmes Pilotes de courses auto", je me suis penché sur l'histoire, la vie et la triste fin de Hellé Nice; MdS dans un sujet sur les fantômes de Montlhéry avait, sans le vouloir, rouvert une porte sur cette jeune femme.
Antoine Raffaëlli lui consacre aussi quelques pages parce qu'indissociable de Bugatti, "Bugatti Queen" ainsi surnommée par Miranda Seymour.
Pourquoi Mariette Hélène ? Parce que ce sont ses véritables prénoms tels que déclarés, Mariette Hélène Delangle nés un samedi 15 décembre 1900.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | samedi, 05 janvier 2008
Merci Cher JLM, j'ai le livre de Miranda Seymour, mais lorsque j'ai réagis, je n'étais pas à portée de ma bibliothèque...
Quant au livre d'Antoine Raffaëlli, c'est une merveille. Tout n'est pas dit, parfois suggéré, et grace à ces copains de l'époque j'en apprends encore...Merci à Jacques, Marc et à leur bienfaiteur...André B... Tous ne sont pas passé par le atéchisme Pozzoli pour sauver des merveilles, même en en faisant commerce...
A propos d'Héllé Nice, on retrouve une photo d'elle sur une 44 dans le dernier Barry Price & Jean Louis Arbey,livre que je vous recommande.(type 44 & 49) Beaucoup de photos viennent des clichés de Jean Louis Arbey, Bugattiste bien connu sur Type 40 puis type 49,depuis plus d'un demi siècle, grand voyageur et excellent photgraphe. Bon, le commentaire de la photo d'Héllé Nice est le seul point critiquable du livre: la bosse sur l'aile est attribué à Mariette Hélène (j'oublierai pas...) alors que rien ne permet de l'affirmer...du moins à ma maigre connaissance...
Ecrit par : Xavier | samedi, 05 janvier 2008
un liens qui plaira:
http://forums.autosport.com/showthread.php?s=&postid=2974291#post2974291
Ecrit par : Bruno | samedi, 05 janvier 2008
Etonnante légende sous la photo n° 4 montrant une ERA - lien Raymond Mays -.
En fait Raymond Mays n'est pas au volant mais devant, portant veston, poche droite bien garnie.
La liste des partants de l'épreuve du 21 juin 1936 indique que Raymond Mays ERA type B #46 devait rapidement abandonner après 4 tours dans la deuxième manche.
Quelle plateau formidable (de nos jours), neuf ERA type A et B, cinq Bugatti dont trois 37A et deux 51, deux Amilcar CO, la Delage 1500 S 8 compresseur de Richard "Dick" Seaman, une Salmson GP, un rêve dans une presentation 70 ans plus tard ! Monaco peut-être ?
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | samedi, 05 janvier 2008
En cherchant la MG K3 du Grand Prix de Picardie 1939, j'ai aussi trouvé celle de 1938...
Commençons par celle de 1939, pilotée par Hans Herkuleyns: il s'agit de K3031, la dernière K3 produite et vendue difficilement par l'usine. Elle a été exhibée sur le stand MG à l'Olympia Motor Show à l'automne 1934 et non vendue jusqu'au 6 Avril 1935.
E Hertzberger l'achète et l’emporte en Hollande, et participe en 1935 au Gd Prix des Frontières, le 16 Mai où il se classe 1er des 1100cc, puis au Gd Prix d'Orléans, le 26 Mai, il finit 4éme au Général et 3ème des 1100cc. Il court au Mans en 1935 avec "Raph" (pseudonyme de Raphael Bethenod de Las Casa). La voiture cassera à la 12ème heure son entrainement d'arbre à came. (Broken cam-shaft drive).
Le 21 Juin courra le Grand Prix de Dieppe, (2éme 1100cc, 7ème au Général)
Est inscrite au Grand Prix de Berne le 25 Aout et aux BRDC 500mile Race.
Bon, je fais court , juste pour signaler que l'auto était de nouveau inscrit pour les 24Heures du Mans qui n'eurent pas lieu, et que l'auto a aussi inscrit une série de record à Montlhéry le 14 Décembre 1936, et que l'auto courut aussi en 1937 à Montlhéry et à Berne.
Si quelqu'un souhaite apporter des détails ou en veux... En Mai 1939 l'auto est vendue à Hans Herkuleyns qui courrait aussi avec une type Q (Q0253)
Elle court le Grand Prix des Remparts d'Angoulême en juillet 1939 et mes sources indiquent 4th in heat, 6th in final. Là cher, JLM, j'ai besoin de votre lumière.
Le 16 Juillet elle court au Gd Prix d'Albi et finit 8ème au général, 11ème de la 1ère course et 7ème de la seconde.
Et au Grand Prix d Picardie: 5th in the heat, 6th in final.
Entre 1940et 45 l'auto sera caché dans un stadium à Amsterdam, sera exporté après le decès de d'Herkulleyns au Luxembourg, en Rhodésie puis en Australie....
Cette auto ayant couru au premier Grand Prix des Remparts et au Mans en 1935, je me suis intéressé par une curieuse association d'idée à la deuxième K3 du Mans 1935, celle pilotée par Philippe Maillard Brune, qui éclipsa la performance des "Dancing Daughters"
Il s’agit de K3029, la voiture toujours démontée …cette auto a entre autre couru le bol d’Or 1935 et 1936, 1937,1938 et 1939, mais aussi à Orléans le 24 Mai 1935 « 4th & 4th overall » et le 13 ème Grand Prix de Picardie en 1938 pilotée par de Burnay « 4th heat 1,7th in final » (Là, je recopie ma source…je n’interprète pas) Cette auto courra avec Auguste Veuillet, l’importateur Porsche, après guerre,à commencer par la Coupe de la Libération, au Bois de Boulogne, le 9 septembre 1945 au Auguste Veuillet finit 2ème derrière une Bugatti… puis après 4 courses en 19446 et 1947 qui A .Veuillet la cèdera vers 1961 pour être revendue en 1965, et commencer une restauration qui n’est pas achevée d’après mes infos…
Deux autos du Grand Prix de Picardie déjà identifiée, et qui ne sont pas n'importe quelles autos...
Ecrit par : Xavier | samedi, 05 janvier 2008
Cher JLM,
A Monaco peut-être, mais à Prescott Hill début août pour (quasi) sûr !
Certes pas un grand prix mais des autos exceptionnelles et qui roulent !
A noter à Peronne la présence d'une stèle en hommage à Bouriat et Trintignant.
Ecrit par : era | samedi, 05 janvier 2008
Xavier.
Je préfère et de loin HARRY Herkuleyns.
Il terminera 6e avec sa MG K3 #24 , juste derrière l'aïeul de MdS dans une énorme Delahaye.
Attention pour les photos ci-dessous, Archives Circuit des Remparts Angoulême ACOCRA, reproduction interdite, usage privé uniquement.
http://tinypic.com/view.php?pic=717csuw&s=1
http://tinypic.com/view.php?pic=6jyes0j&s=1
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | samedi, 05 janvier 2008
Cher JLM,
Harry ou Hans? Tel est la question.
Ma source est le livre de M.F. Hawke du Triple M Register: "K3 Dossier" que certaines mauvaises langues prétendent n'avoir été écrit que pour mettre en valeur les autos de l'auteur.
Mais ce procès a aussi été fait à d'autres auteurs que nous avons cité dans cette page et me semble mal fondé.
Alors si vos archives du Grand Prix des Remparts écrivent "Harry" plutôt que Hans, je crois qu'en juillet 1939, si vous étiez hollandais et portiez le prénom de Hans, en France, vous auriez préféré mettre en avant le fait que vous n'étiez pas allemand...
(J'ai connu un autrichien né en 1928 dont le prénom était Ludwig et que tout le monde appelait Harry... )
Bon, je peux aussi me tromper, si Herkuleyns n'était pas hollandais... (J’ai déjà commis m’erreur d’orthographier son nom avec deux L !)…Mais pourquoi avoir caché l'auto dans un stade d’Amsterdam de l'invasion allemande ? En tout état de cause, son activité pendant la guerre et son prénom ne l'empêcheront pas de courir la Course du Bois de la Cambre à Brüssel en 1946.
Merci pour les deux photos que vous joigniez en lien, elles sont très intéressantes,(virage Fangio avec la Delahaye et montée vers le virage de la cathédrale) car on peut distinguer le profilage de la calandre de l’auto monté en 1937 par le précédent propriétaire E .Hertzberger pour la tentative de record qui avorta à cause du froid. Qui pilotait cette Bugatti 26 qui semble faire une marche arrière au virage Fangio ? (qui devait porter un autre nom en 1939…) En règle générale, c’est au virage du Marronnier que les Bug se mettent en tête à queue…
Sur la photo du livre, K3031 porte le Numéro 28 et le « 8 » est repeint, alors que le « 2 « est le même qu’à Angoulême. L’auto est réputée avoir porté des profilages différents d'une auto de Goldie Gardner pour une tentative de record sans succès en 1946. Cela lève donc une question. Merci à vous pour votre documentation et votre disponibilité.
Ecrit par : Xavier | dimanche, 06 janvier 2008
Cher JLM,
Dans le Racing-Database, pour Angoulême en 1947, j’ai vu une K3 non qualifié piloté ou engagée par Ian Connel.
Selon ma source,il s’agit de K3021
Après avoir couru le Tourist Trophy sans compresseur aux mains de Peter Monkhouse, la voiture a servi aussi à Rivers Fletcher et fut carrossée deux fois après sa sortie d’usine, dont la seconde en monoplace et c’est sous cette forme qu’elle aurait du apparaitre en 1947. Mes notes disent « Retired » . Qu’en est-il des archives du circuit ? L’auto s’est elle présentée ou ne s’est elle pas qualifié ?
K3021 est entrée dans les années 60 dans la même collection que la K3 de Maillard Brune, du Mans et Bol d’Or citée plus haut…
Ecrit par : Xavier | dimanche, 06 janvier 2008
Cher Jean-louis,
Comme je l'ai dit, ce livre n'a pas été écrit par des spécialistes de course automobile. Les légendes des photos sont donc parfois erronées ou incomplètes: C'est vrai que Raymond Mays, à côté de la ERA, ne ressemblait pas à l'homme au volant!
Ecrit par : guy dhotel | dimanche, 06 janvier 2008
Ian Ferguson Connell engage bien une MG K3 Magnette n°24, il s'arrête dans la deuxième manche à la suite d'une fuite d'essence, le réservoir est fendu - split fuel tank -.
Il n'est donc pas présent pour la finale.
Il n'y a aucune archive ou pratiquement rien d'exploitable hormis des échanges de courriers, des factures et notes de frais, des articles de journaux découpés, des morceaux de programme et des notes manuscrites du type, untel s'est-il occupé du carburant ? Oui, Wimille a rencontré untel de la Standart qui offre tant de litres, ... etc, machin va dormir à l'hôtel du Palais (et oui déjà !).
Les archives sont celles d'André Bouchez - que nous comptons bien récuper un jour -; cet homme était celui qui organisait tout, une sorte de Hélaine ou Loreille avant l'heure.
"Ecce homo" et sa machine :
http://i1.tinypic.com/81qe628.jpg
Au même endroit. Cette épingle portait alors le nom de "Epingle Verdun" nom de la rue qui monte de l'épingle dite du marronnier.
Ian Ferguson Connell était associé dans le garage Monaco qui préparait des carrosseries, d'où ce cul pointu caractéristique des préparations dite "Monaco Garage - M.G"; son associé était Peter Monkhouse; John Wyer y prit la responsabilité des constructions après avoir effectué son apprentissage chez Sunbeam.
Lequel John Wyer, en 1949, devait entrer chez Aston Martin pour devenir responsable de stands (Team Manager comme écrit maintenant) en remplacement de John Eason-Gibson juste après les 24 heures du Mans 49.
Comme quoi les personnages de l'histoire des marques et automobiles de course n'arrivent pas à des postes comme les cheveux dans le potage.
Bien à vous Xavier - votre ouvrage m'intéresse, je ne le connais pas.
Ecrit par : JLM | dimanche, 06 janvier 2008
"Guy"
C'est une simple remarque pour resituer qui est qui; dommage que ces écrits ne sont plus disponibles, j'adore ces faits historiques même s'ils demandent à être corrigés ce qui n'enlève absolument pas à l'Histoire.
Un autre message arrive juste derrière celui-ci mais retardé à cause de la présence d'un lien URL et le passage devant l'inévitable "Anastasie" sécuritaire !
Ecrit par : JLM | dimanche, 06 janvier 2008
Cher JLM,
Merci pour vos photos très intéressantes.
J'ai trouvé dans le "MG Past and Présent" de Rivers fletcher, le troisième homme ou associé du Monaco Gara... non, l'appelation est impropre: il y avait : "Monaco Motor & Engineering Company Ltd -High Street- Watford-Herts" d'autres photos de l'auto des Remparts. A l'époque le "Monaco" avait tranformé deux K3 en monoplaces (L'autre est K 3006 pour le compte de Hector Graham). Et R.F. a encore couru en 1964 sur K3021.
Le "K3 Dossier" - "A history of MG's Most Famous Racing car" par M.F.Hawke a été publié par Magna Press en 1992.
J'ai trouvé mon exemplaire à Retromobile, mais j'en ai deja vu à la Librairie de L'Octagon Car Club à Beaulieu. A moins qu'à la librairie du triple M Register... ou sur les enchères.
Pour Angoulême, je penserai à le mettre dans la TB, si cette année elle est déclarée "bonne pour le service" à cette date
(L'an dernier, c'était l'attente des pièces pour la culasse, et là j'ai attaqué la refection des pivots du train avant (king pin set) et les moyeux avants porte roues. Je me concocte un vrai engin de grande précision MOTable et controle Technique nouvelles normes accepté...)
Bien à vous.
Ecrit par : Xavier | dimanche, 06 janvier 2008
Bonjour,
Grand merci Guy pour cet article...vivement la suite.
Pur revenir sur la K3, j'ai acheté un livre anglais qui relate la saison de 1933 avec plan de circuit et belles photos dépoque ; le titre "Maintening the breed" le connaissez voux Xavier ??
La TB reste pour moi un rêve mais un jour....bon courage pour la restauration et bravo pour l'acquisition d'une telle auto...j'ai un gros faible pour les MG prewar.
Amicalement.
Jean-Marie
Ecrit par : Guivarc'h | lundi, 07 janvier 2008
Cher Jean Marie,
Oui, ce livre de John Thornley, le Général Manager qui tint tête à Léonard Lord et réussit à faire vivre et survivre MG, est une vraie merveille. Il est, dans ma bibliothèque, juste à coté du "An Mg expérience" de Dick Jacobs, l'infortuné pilote accidenté au Mans 1955 sur la troisième MGA qui supervisa ensuite le département course de MG et BMC.
Dans les livres sur les MG d'avant guerre il y a la trilogie de Barré Lyndon: "Motor Racing" , "Combat" et "Circuit Dust": les années 1932 à 1935 dans toutes les courses internationales ou une MG courait. Et les écrits de Georges Eyston (Flat Out et Motor Racing and Record Braking) et A.T.G Gaardner: Magic M.P.H., sans oublier Lord Howe: "Motor Racing" sont aussi des ouvrages très intéressant, ils ne concernent pas que le sMG mais toutes les marques d'autos de sport, les pilotes et évenements survenus...
C'est un angle de vue anglo saxon pour aborder le "Golden era" des courses autos. Plus rare à trouver est "Amateur Racing Driver" de T.P. Cholmondeley Tapper;qui relate ces six années de courses internationales en Bugatti 37 et Maserati. C'est aussi une autre page d'histoire sur le grand Robert Aumaitre très apprécié outre Manche.
Pour la TB, passez du reve à a réalité. Je ne mets pas de ! derrière ma phrase, juste pour vous faire partager un peu de mon expérience: ces autos sont sous coté en prix. Longtemps une TC valait deux MGA qui elle même valait deux MGB...
Actuellement pour le prix d'un Eurotoolbox monospacé vous pouvez vous offrir la belle outre Manche.
Le financement peut se faire par crédit comme pour une voiture d'occazeuh! Mais à la fin du crédit, une MG vaudra encore quelque chose...sans compter le plaisir....qui ne se compte pas mais se vit.
J'ai moi même attendu trop longtemps le rêve (la TC) et comme toutes les TC à voir en GB étaient vendues au moment d'acheter l'auto, j'ai pris la TB qui restait chez Ron Gammon. Son voisin Peter Edney en vend et entretient de très belles. Il est aussi sur le net. Sinon, filez faire un tour sur TRegister.org.
La TA, TB,TC est une voiture très facile à vivre, confortable (ne riez pas, essayez une PB, même pas une J2 et vous verrez la différence) les grandes roues permettent de placer l'auto et de la sentir. Et elles sont prévues et conçues pour les Daddy long legs comme Eyston, Gardner ou moi même: tous les trois 1,90 m... en plus elles consomment peu, surtout pasées en sans plomb...
Je connais une autre auto avec un empattement de 2,40m voie 1,20m (la T c'est 1,14m) roues en 4.50-19 et moteur 4 cylindre de 1,5 l- 50 CV: mais le budget est 20 fois plus cher, pas de coffre, ni capote et on est assis 20 cm plus haut.
Les TA et TB viennent d'être admises au VSCC, si le moteur est resté d'origine. En effet, les T préparées gagnaient devant toutes les autres autos du VSCC dans les fifties. Pensez donc, le moteur était encore en production et courait même au Mans, ou frisaient les records de leur classe à plus de 200MPH...
A l'époque la marque éditait un booklet pour les sorciers pour sortir 100 CV du XPAG de la TC. Aujourd'hui, Georges Edney, le père de Peter sort un 140 à 160 CV sur la TB qui a couru à Angouleme en 2005...
Les versions suivantes TD et TF ont à mon sens les petites roues plus larges (5.50-15 en monte d'origine) qui sécurisent encore plus l'auto (surtout si vous roulez avec des carcasses radiales...) au détriment de l'impression de vitesse: résultat vous n'avez pas l'impression d'aller vite (alors que vous roulez deja vite)
La vitesse est une notion relative... et il y a une certaine homogénéité dans l'adaptation des TA TB TC aux contraintes légales et à la satisfaction de "l'ivresse de la vitesse" du pilote.
Là ou celà est limité à 30 km/h, je baisse le pare brise et sans saute vent, j'ai l'impression à 30 km/h (non je ne confonds pas avec les MPH...) de rouler deja très vite. Le piéton qui trouve que les autos roulent toujours trop vite apprécie et mon respect des vitesses reglementaires et la ligne de l'auto. Pourquoi se priver de faire plaisir ?
A 55MPH ou à 70MPH, j'ai l'impression de rouler beauoup plus vite et je retrouve les sensations que j'avais "autrefois" à 140 ou 150 km/h en moto sur petites routes...(C'était il y a plus de 15 ans, il y a prescription) (Depuis 1999 j'ai aussi une moto dans la même philosophie, résulatat: j'ai retrouvé tous mes points sur mon permis, sans stage...)
Sautez le pas, pour ma part, je n'ai pas racheté d'Eurotoolbox... et si vous avez besoin d'aide ou conseil, no problem.
Amicalement et encore bravo pour vos dessins, notament le "Joyeuse fête..." (alors c'était quoi l'auto ?)
Ecrit par : Xavier | lundi, 07 janvier 2008
Roues de 19, portières échancrées comme une Midget MG, ailes avant plus charnues comme sur un Morgan Flat Rad, Une calandre façon Singer ou Wolseley Hornet (l'ancetre de celle de Silk Cut...), en fait, je dirais une Riley Lynx Tourer 1935 ....
Joyeux Noël à tous.
Ecrit par : Xavier | dimanche, 23 décembre 2007
Quoiqu'une Vauxhall ?
Ecrit par : Xavier | dimanche, 23 décembre 2007
Alors, Jean Marie, c'était quoi l'auto?
Amicalement.
Ecrit par : Xavier | lundi, 07 janvier 2008
La MG TC mon rêve absolu avec l'AH 100/4.... Ils ont des belles autos sur Mds, ce serait l'occasion de faire un sujet : en quoi roulez vous? On pourrait rêver...
Ecrit par : x | lundi, 07 janvier 2008
Merci à Guy Dhotel pour cette évocation à la fois riche et dense d'un ouvrage qui se trouve de la sorte si bien mis en valeur qu'on regrette assurément de ne pas le posséder.
Rappelons que c'est sur la Bugatti (réparée) au volant de laquelle son frère Louis trouva la mort que Maurice Trintignant courut à Pau en 1938, que c'est cette même Bugatti qui demeura cachée dans une grange au cours des hostilités et que c'est en essayant vainement de la faire démarrer, en 1945, en vue de s'aligner au GP du Bois de Boulogne, que MT eut la surprise de découvrir des "pétoules" (en français : crottes de rat) dans le carburateur. Ayant, avec le naturel qui le caractérisait, exprimé son étonnement en présence de Jean-Pierre Wimille, ce dernier le baptisa "Pétoulet" pour l'éternité.
Comme quoi les autos de course pouvaient à cette époque engendrer à la fois le drame et le rire.
Professeur Reimsparing
Ecrit par : Professeur Reimsparing | lundi, 07 janvier 2008
Un peu plus d'un an après Pau à Angoulême.
http://i19.tinypic.com/6qc0oxf.jpg
D.R. Reproduction Interdite, usage privé uniquement, archives Circuit des Remparts d'Angoulême.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 07 janvier 2008
Extraordinaire... Plus je vois les archives des Remparts et plus je pense au "bouquin" des Archives d'Etancelin.
Non, il n'a pas couru aux Remparts, mais sa forme narrative, les notes d'essence et les garages fréquentés ou les hotel reservé, les photos de course...Tout celà mériterait un beau gros livre pour un Noël merveilleux. Aprsè le Cahier, le Crombac, à quand le livre" Mémoires des Remparts" ?
Peut on espérer, en plus de réver ?
Ecrit par : Xavier | lundi, 07 janvier 2008
Bonsoir Xavier,
Quel enthousiasme sur la Midget.
Concernant les bouquins je possède également le "Circuit Dust" avec la très belle illustration de Gordon Crosby; merci pour les coordonnées des spécialistes MG auxquels je rajouterais Barry Walker.Le salut viendra de l'autre côté du channel.
Cependant, pour l'acquisition d'une TC nous devrons attendre ; je dis nous car cette auto fait l'unanimité dans notre famille. Attendre, en effet, car nous devons finir la réfection mécanique d'une auto, certes moins médiatique, mais attachante et d'un intérêt certain.
Les sensations que vous décrivez à bord de la midget me rappelle celle que j'ai eu la chance de connaître à bord d'une PB anglaise dont le propriétaire m'a fait la joie de m'emmener autour du circuit du Mans lors du LM Classic 2004. Un grand moment qui m'a également rappellé la moto...
Je m'écarte du Gp de Picardie et des très beaux documents du circuit d'Angoulême...merci de nous les faire partager.
Amicalement.
Jean-Marie
ps : pour le dessin "Joyeuses Fêtes" pas de marque connue car l'auto vient du fruit de mon imagination et réalisé en 10 minutes au coin de la table les influences sont ressorties très vite...alors peut être peut on imaginer une Lagonda Rapier ??
Ecrit par : Guivarc'h | lundi, 07 janvier 2008
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