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lundi, 17 décembre 2007
Des coups à ne pas esquiver

Mémoire des Stands – sachant, il est vrai, qu’avec ses atouts, il ne court pas de grands risques… -, joue toujours pleinement le jeu de la concurrence et n’hésite jamais à signaler à l’attention de ses lecteurs, par le biais d’un lien, l’existence d’un certain nombre de blogs qui lui paraissent dignes d’intérêt. Au nombre de ceux-ci figure Bords de piste, de Lionel Froissart [1].
Certes, celui qui fut un ami proche d’Ayrton Senna y relate exclusivement la saison de formule 1 et, à l’instar d’un certain nombre de commentateurs, l’auteur de ces lignes reconnaît que son attirance pour la « formule reine » n’est plus ce qu’elle était. Il n’empêche que les chroniques de Froissart sont toujours agréables à lire et ses analyses pertinentes (qu’on les partage ou non) et que l’on y apprend des petites choses dont seul un journaliste de sa trempe peut avoir connaissance.
Mais l’homme a des passions éclectiques et c’est ainsi qu’ayant eu le plaisir de lui faire dédicacer récemment l’ouvrage qu’il vient de publier sur la boxe et les boxeurs, j’éprouve rétrospectivement quelques scrupules à la pensée que les quelques minutes durant lesquelles nous avons conversé à cette occasion ont été exclusivement consacrées à la course automobile et plus particulièrement à… Ayrton Senna ainsi qu’à Lewis Hamilton – sur lequel, soit dit en passant, l’intéressé va faire paraître début 2008 un bouquin qui promet.C’est pourquoi je souhaiterais souligner brièvement ici la grande qualité de ce livre Les boxeurs finissent mal… en général, que j’ai lu d’un trait.
Le style incisif et maîtrisé de l’auteur est parfaitement adapté au sujet et l’ouvrage procure un plaisir de lecture constant. En outre, il se singularise par son originalité. Certes, il évoque un certain nombre de champions connus, même des non initiés, ou reconnaissables bien que leur nom ne soit pas cité. Mais on y croise également le destin tragique de boxeurs oubliés ou inconnus. Surtout, l’approche des différents récits est constamment renouvelée, de sorte que ce qui est proposé est non pas une litanie de biographies mais bien un enchaînement dynamique d’histoires fortes dont chacune se distingue clairement des autres et possède sa propre résonance, où rien n’est dissimulé du milieu (si proche du Milieu) et de ses travers, de ses impostures, de son caractère impitoyable ; au résultat de quoi c’est le boxeur lui-même, certes pas toujours innocent, qui paradoxalement, tel un enfant perdu, apparaît comme fragile et jamais de taille à lutter contre ceux qu’il fait (si bien) vivre et qui n’ont guère de scrupules à le laisser, souvent déchoir, parfois mourir.
Du bel ouvrage, donc, qui devrait plaire à plus d’un amateur de course auto, d’autant qu’entre les relations d’un boxeur avec son manager ou entraîneur et celles d’un pilote avec son chef d’écurie, il y a sans doute bien des points (poings ?) communs.
Signé Professeur Reimsparing
FROISSART (Lionel).- Les boxeurs finissent mal... en général. Ed. Héloise d'Ormesson, Paris, 2007, 304 p., 20 €
[1] http://formule1.blogs.liberation.fr
10:10 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : livre les boxeurs finissent mal en general, lionel froissart, edition




Commentaires
Bonjour !
Pas un véritable amateur de boxe, quoiqu'ayant écouté à la radio dans les années 1970 quelques matchs d'anthologie (Monzon / Boutier et Ménétrey / Bacchus...), j'ai néanmoins un intérêt marqué pour la chanson de l'ami Claude Nougaro que je vous soumets :
Quatre boules de cuir
Tournent dans la lumière
De ton œil électrique, boxe, boxe
O déesse de pierre
Quatre boules de cuir
Mes poings contre les tiens
Moi le jeune puncheur, boxe, boxe
Lui, le vieux Kid Marin
Kid Marin c'est un grand
Et Dieu sait que je l'aime
Mais ses gants et mes gants
Ne pensent pas de même
O déesse de pierre
Pour atteindre ton cœur
Il n'est qu'une marinère, boxe, boxe
Il faut être vainqueur
Quatre boules de cuir
Sur quatre pieds de guerre
Bombardent le plexus, boxe, boxe
L'angle du maxillaire
Quatre boules de cuir
Dans la cage du ring
Son crochet, je l'encaisse
Il esquive mon swing
Kid Marin, j'en ai marre
De notre réunion
Je vais te faire voir
Qui des deux est champion
Quatre boules de cuir
Et soudain deux qui roulent
Répandant leurs châtaignes
Dans le cri de la foule
La joue sur le tapis
J'aperçois les chaussettes
De l'arbitre, là-haut
4... 5... 6... 7...
Enfant je m'endormais
Sur des K.O. de rêve
Et c'est moi qu'on soutient
Et c'est moi qu'on soulève
Et voici les vestiaires
On débande mes mains
Kid Marin vient me voir
Ça ira mieux demain
O déesse de pierre
Je prendrai ma revanche
Et j'aurai ton sourire, boxe, boxe
Comme une maison blanche
Oui, j'aurai ton sourire
Point final de mes poings
Même si dans les coins, boxe, boxe
J'y vois encore luire
Quatre boules de cuir
Bien amicalement et sportivement !
Phinorman
Ecrit par : philippe vogel | mardi, 18 décembre 2007
Lionel Froissart est journaliste de boxe.
Je me souviens même de ce qui pouvait être son premier contact avec le noble art.
c'était à Albi, en septembre 1984.
Durant les essais de F3, le vétéran Bernard Cognet avait gêné Cathy Muller dans un tour rapide, alors qu'elle essayait de décrocher la pôle.
La belle Alsacienne (encore que tout soit relatif) était vertement venu faire connaître son point de vue auprès du gêneur. Aurait-elle alors dépassé les règle élémentaires de la politesse ? Toujours est-il que le calme Bernard Cognet, jugeant la coupe pleine, a copieusement giflée l'impolie.
Lionel Froissart, alors journalilste à Auto-Hebdo, a tenté de s'interposer vigoureusement "on ne frappe pas les dames !" Et s'est retrouvé assis par terre, victime de la droite de Cognet.
Est-ce ce jour là qu'il a découvert la boxe ?
Cognet a été exclu de la course, et Cathy Muller a gagné.
S'en est suivi un long échange dans le courrier d'Auto hebdo. Cathy Muller avait eu le mot de la fin : "j'ai pris une baffe, mais j'ai gagné la course. C'est mieux que le contraire !".
Ecrit par : Christian Burdet | mardi, 18 décembre 2007
Autre hommage a la chanson française : celui que rend Lionel Froissart à Frederic Chichin, sans savoir qu’il serait posthume.
Ecrit par : gianpaolo | mardi, 18 décembre 2007
Philippe, et les match Vagnotti/Voya ou Vagnotti/Perfetti, entre autre, vous les avez écouter?
ils valaient le détour je vous assure. c'était en trois round seulement, mais 9' de folle intensitée. pas le temps de tergiverser. il fallait tout donner. c'était un peu comme un tour qual. . . heu. . . non. . . comme trois tours qualif.
Ecrit par : Bruno | mardi, 18 décembre 2007
Avant tout merci à l'auteur pour ces lignes flatteuses et touchantes. Pour ce qui est de l'épisode pugilistique d'Albi je dois reconnaître piteusement que tout est vrai ou presque. A un détail près. Je ne suis pas tombé sur mes fesses et je regrette même d'avoir placé une droite sur le nez de ce pauvre Bernard Cognet. Un vrai chic type, avec lequel j'ai sympathisé par la suite. Un pur et dur, un passionné qui courrait pour son plaisir (dans le championnat B de Formule 3 à l'époque je crois) qui n'avait pas la virtuosité d'un Clark ou d'un De Angelis, mais qui animait à sa manière les pelotons français. Mille excuses pour ce coup de poing et cet excès de violence, mais Cathy Muller était comme une petite soeur moi (qui me dépassait et me dépasse toujours d'une tête) et je n'ai pas su éviter ce coup de sang. A bientôt ici ou là.
Ecrit par : Lionel F | mardi, 18 décembre 2007
Puisque l'on fait le lien entre course auto et boxe, vous souvenez vous d'un "sacré poleman" à défaut d'être un maître de l'endurance, Gratien Tonna ???
Ecrit par : Christian Magnanou | mardi, 18 décembre 2007
Et J.C. Bouthier ! Combien de Rallye II ont été comptées jusqu'à 10 grace à lui au sein du Star racing team !
Ecrit par : AG | mardi, 18 décembre 2007
Ah quand un sujet boxe et auto? (cf. Piquet vs Salazar, M. Ferté vs le paddock du Ricard, M. Ferté vs le paddock de Zolder, M. Ferté vs le paddock de Dijon...)
Ecrit par : Joest | mardi, 18 décembre 2007
Au crépuscule de sa carrière, Gratien Tonna avait commenté ainsi sa (dernière ?) défaite :
" Pa pu le toucher ... il bougeait trop ce con ..."
Ecrit par : antibois | mardi, 18 décembre 2007
Puisqu'il est question ici de l'ami Bernard Cognet, je profite de l'occasion pour signaler qu'il rencontre actuellement quelques soucis de santé qu'il combat avec l'énergie et la détermination d'un tour qualif...
Comme le moral d'acier ((voire de titane!) est toujours un plus contre les agressions biologiques, il sera très sensible à toutes les marques de sympathie que la "grande famille" de la course auto pourra lui témoigner .
Ecrit par : A.G.D | mardi, 18 décembre 2007
Joest,
il y a eu aussi le championnat du Japon (poids leger) à Suzuka en 1993, entre Senna et Irvine
en 1992: Schumacher/Senna championnat de France à Magny Cours et la revanche à Hockeinheim la même année.
beaucoup de combats pour Ferté. je ne savais pas.
Tonna, il était scotché au tapis, alors si devant ça bougeait il pouvait rien faire.
Ecrit par : Bruno | mardi, 18 décembre 2007
Bernard Cognet !
Tout un monde !
Celui des amateurs sincères qui animaient les pelotons pour la plus grande joie des spectateurs. Peut être faudrait-il écrire cette histoire magnifique des pilotes anonymes qui ont tant offert sur les circuits ? Je vais plonger dans mes archives...
Courage Bernard, il va falloir piquer Alesi au freinage, ce n'est pas encore gagné ! Peut être faudra-t-il faire l'intérieur à Comas ou Eric Bernard...Bref, il va falloir se bouger les miches !
Ecrit par : Gérard Gamand | mardi, 18 décembre 2007
bon courage Bernard , on espère tous te voir parmi nous en 2008 au guidon de ta fidèle
Martini MK 42 -alfa romèo
Ecrit par : bidochon | mardi, 18 décembre 2007
Le rappel de l'anecdote pugilistique d'Albi était une manière amusante de faire le lien entre les deux sports.
Sans ce petit épisode, on aurait d'ailleurs oublié cette course.
Comment pourrait-on se fâcher avec Bernard Cognet ?
Il est, c'est vrais, l'exemple même du pilote amateur. Il doit avoir l'une des plus longue carrière en monoplace, commencée sauf erreur en 1969 avec une Arpa. Et elle continuera, on en doute pas, en 2008 en F3 classic.
Ecrit par : Christian Burdet | mercredi, 19 décembre 2007
tu as raison christian,comment peut on se facher avec bernard cognet???j'ai eu la chance de le cotoyer durand mes quelques années de pilote F3 amateur.bernard est l'exemple meme du fair play,d'une correction en course sans pareil et surtout une énorme expérience car n'oubliez pas que c'est peut etre le pilote francais independent qui a pris le plus de départ en monoplace(circuit).por tout cela je liu souhaite un retablissement rapide car nous l'attendons de pied ferme en F3 CLASSIC.H.Delaunay
Ecrit par : houlman | mercredi, 19 décembre 2007
Bon Bernard, j'apprends que tu aurais des problèmes pour passer le contrôle technique. Déconne pas, tu ne vas pas te laisser emmerder par quelques durites et autres babioles récalcitrantes. N'hésite pas à me donner un petit coup de téléphone ( pas trop fort) au journal que l'on discute du bon vieux temps. Bon courage.
Ecrit par : Lionel F | mercredi, 19 décembre 2007
A PHJLIPPE VOGEL
sache que la ville d'elbeuf a eu en 1974 un champion d'Europe des poids coqs s'appelant Daniel TRIOULAIRE, il ne pu conserver son titre mais reste une figure du RING-ELBEUVIEN.
Concernant BOUTTIER ce fut un excellent copain a CEVERT, ils étaient à l'INSEP ensemble.
JC BOUTTIER fut tres affecté par la disparition de CEVERT........Amicalement
Ecrit par : andregeorges | mercredi, 19 décembre 2007
C'est rigolo, j'avais évoqué la carrière de Bernard quelque part dans un autre sujet... et on en reparle ici. MDS va etre obligé de se fendre d'un rétrospective sur Cognet avec ses innombrables années de F3 et les coups de mains qu'il a pu donner à certains jeunes...
Ecrit par : De passage | jeudi, 20 décembre 2007
J'apprends que Bernard Cognet est souffrant.Je lui souhaite de gagner son combat car c'est l'un des pilotes du
"circus" des plus habiles et rapides,mais aussi l'un de plus sympatiques.Je savais qu'il continuait à piloter en F III.
J'apprends qu'il continue en F 3 Classic.
Bernard je te souhaite,comme beaucoup,
te revoir donc bientôt en piste.
Personnellement,en plus, en souvenir, de ta sportivité lors de la saison 1976 en FRE durant laquelle tu ne fus jamais avare de ton aide et de tes conseils désintérêssés à mon égard lorsque j'étais "perdu"dans mes règlages.
Bernard,Amitiés et bon rétablissement par une victoire.
François.
Ecrit par : François Libert | samedi, 22 décembre 2007
le meilleur, le plus greatest, et le plus beau.
c'était celui dont je ne manquait aucun combat dans les millieu des années soixante.
celui qui volait comme un papillon et qui piquait comme l'abeille.
lui, c'était un vrai de vrai de chez Vrai.
Ecrit par : Bruno | mercredi, 23 avril 2008
Bouttier-Monzon à Roland-GARROS en Septembre 1973, sous la Présidence de Monsieur Alain DELON, Championnat du Monde qui se termina au Dernier Round.............................
Francois Cevert pu lire le résultat dans le Journal L'EQUIPE, la veille des Essais du Samedi 6 Octobre 1973........Aprés son interview, à Gérard Flocon..... CEVERT et BOUTTIER étaient Copains à l'INSEP.......
Ecrit par : andré georges | mercredi, 23 avril 2008
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