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mercredi, 28 novembre 2007

Michel Vaillant revu par Gianpaolo #05/13

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Cinquième épisode : Nurburgring



af0e5d097ef115bbece0bcea1896168d.jpgTrès bizarre cet épisode qui montre Grandsire sur une berlinette alors que dans la réalité il courait les 1000 km du Nurburgring 1966 sur un proto A210 ! Nous profiterons malgré tout de plans très intéressants sur la Chaparral que Phil Hill partageait avec Jo Bonnier. Cette monstrueuse auto n’était pas encore affublée d’ailerons mais déjà son gabarit en imposait.

En se promenant dans les stands avant le départ le réalisateur nous permet de voir Jo Schlesser et son copain Guy Ligier quasiment maigre enfin... assez mince.

Il va aussi s’attarder sur un magnifique Lorenzo Bandini et un Pedro Rodriguez pas mal non plus. Autre personnage que la caméra caresse sans que le spectateur lambda s’en émeuve, Huschke von Hanstein, homme-clé du sport auto allemand, haut en couleur et cumulard puisque à la fois aux relations publiques de l’ADAC et team manager de Porsche, élégant bipède à la veste pied-de-poule et à la moustache taillée a l’anglaise ; la classe quoi !

68ea1facd8f33c108ec1f84e8e6e4365.jpgHill et Bonnier gagneront pour de vrai et Grandsire enlèvera sa catégorie pour l’intérêt du scenario, ce qui lui vaudra une poignée de main de Guy Ligier à se faire péter les phalanges. Encore une fois, il y aura une longue bagarre entre les frères Vaillant et un jeune Allemand serrant de trop une fiancée chronométreuse. La rixe aura lieu sur les murailles du château du Nurburg, que nous avons vu de loin des dizaines de fois mais que nous n’avons jamais pris le temps de visiter.

Voila, c’est fait, n’ayons pas de regrets car ce qui se passait en bas autour du circuit ou dans le paddock était bien plus passionnant.

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Signé Jean-Paul Orjebin




Les Aventures de Michel Vaillant
. 1967 (sortie DVD 2003), réal. Charles Bretoneiche, Nicole Riche ; avec Henri Grandsire, Claudine Coster, Yves Brainville, Alain Leguellec, Bernard Dhéran, Mony Dalmès, etc.
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Haut et bas
, captures d'écran empruntées au site
IMCDB
Phil Hill et Huschke von Hanstein © INA

Commentaires

Juste une précision sur la Chaparral. Le modèle vu ici est le 2D et il n'aura jamais d'aileron...mais juste un becquet arrière. Les ailerons en hauteur ce seront pour la 2E (can am) et la 2F de 1967.

Ecrit par : De passage | mercredi, 28 novembre 2007

Elémentaire mon cher "De Passage", d'ailleurs la 2D est une extrapolation de la barquette "originale" dont elle reprend les lignes (l'avant particulièrement).

Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 28 novembre 2007

Les Chaparral furent pour les sport-protos l'équivalent de ce que fut Jimi Hendrix pour la pop music: l'émergence d'un talent fulgurant explorant des voies totalement nouvelles.

Il fallut attendre les AVS-Shadow de la Canam pour avoir des autos aussi "révolutionnaires".
J'ai gardé quelques Chaparral Solido, la 2D et la 2F, pour rien au monde je ne m'en séparerais. Elles sont presque aussi culte que les Ferrari P3 et P4 et que ce joyau la Ferrari P4 Canam.

Dans cet épisode Michel Vaillant, on peut admirer entre autres le superbe profil de la belle!

Ecrit par : Francis Rainaut | mercredi, 28 novembre 2007

Elle était presque considérée comme une Chevrolet, puisque GM aidait officieusement l'équipe qui fût la première, il me semble, à introduire la boitoto au Mans... j'ai un faible pour la 2F qui semble pataude et mastoc et qui est "allégée" par l'énorme aileron.

Ecrit par : De passage | mercredi, 28 novembre 2007

Tout à fait d'accord avec Francis Rainaut à propos de la 2F qui avait dix ou quinze ans d'avance sur son époque.J'ai aussi en Solido la 2D et la magnifique 2F.

Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 28 novembre 2007

Chaparral !

Lire ce que deux passionnés français avaient compilé, Les Coyotes.

http://pagesperso-orange.fr/buckhorn.wash/cars/archives/chaparral/chaparral.htm

(un lien et vlan ! les fourches caudines du code tarabiscoté)

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mercredi, 28 novembre 2007

Merci pour l'adresse des coyotes.Comme elle est belle cette 2F ! Quelle gueule ! Ferrari s'en est un peu inspiré pour l'avant des 512 S et M de 1970-1971.

Ecrit par : Jacques Rivaud | mercredi, 28 novembre 2007

>Très bizarre cet épisode qui montre Grandsire sur une berlinette alors que dans la réalité il
>courait les 1000 km du Nurburgring 1966 sur un proto A210 !

Etrange, en effet. Certains ce souviennent d'une A210, d'autres d'une M65 sur laquelle il était associé à Jean Vinatier. Qu'en était-il vraiment ?

Celle-ci ayant abandonné après 4 tours, il devenait difficile de faire des images en course. Comment fut-il possible de filmer la berlinette pendant la course ? Y eut-il un arrangement spécial avec la direction de course ? Y a-t-il "trucage" ? Sur certaines images, il semble bien que oui. On voit la berlinette aux stands et on entend passer les voitures sans les voir. L'ambiance paraît assez différente de celle de la course.

D'autre part, les images extérieures nous montrent la course sous la pluie (il a plu pendant la deuxième moitié de la course), alors que sur les images tournées de l'intérieur de la voiture, il fait grand beau !

Il y a eu par ailleurs quelques manipulations au montage qui semblent accréditer une "solution de sauvetage" qui aurait pu être rendue nécessaire par l'abandon prématuré d'Henri/Michel. Un peu avant la 9e minute, on voit l'A110 numéro 87 (le numéro porté par la voiture de Delageneste, une M65 également dans la vraie course) arriver de face aux stands. La caméra fait le tour de la voiture, qui change alors de numéro et devient 88 !

Autre élément surprenant, les deux A110 sont immatriculées et portent les mêmes numéros qu'à la Targa Florio, qui avait eu lieu le 8 mai (mais qui fait l'objet de l'épisode suivant dans la série, donc nous n'en dirons pas plus...).

Ecrit par : Pierre-Yves | jeudi, 06 décembre 2007

Pierre-Yves, je n'ai pas de doc de l'époque, mais le site wsrp.ic.cz de Martin Krejci, connu du TTTDCB, fait état d'une M65 pour Grandsire-Vinatier dans cette course et il est plutôt fiable.
Bien observé de votre part pour tous ces raccords étonnants dans la série, ça m'énervait il y a quarante ans et, maintenant, je trouve ces images pleines de charme !

Ecrit par : eric1957 | jeudi, 06 décembre 2007

Je pense (mais ça n'engage que moi !) que le changement d'appellation, de M + année (M65 pour Le Mans 65) à A... ne correspond pas précisément à un changement de modèle. Il semblerait en effet que certaines M65 et A210 partagent les mêmes numéros de châssis. On peut en déduire que les mêmes voitures ont pu courir sous l'appellation M65 et A210. Ce n'est toutefois pas ce genre de détail qui m'amuse. Ce sont plutôt les énormités du scénario ou de la réalisation, comme l'histoire de la BMW ou les voitures qui changent subitement de numéros.

Il y en a encore beaucoup de surprises à découvrir dans les épisodes suivants, dont certaines totalement surréalistes.

Ecrit par : Pierre-Yves | vendredi, 07 décembre 2007

Je me suis un peu mélangé : le coup de la pluie, c'est l'épisode suivant (Monza) et la targa, c'est celui d'encore après (mais en vrai, c'était avant). Vous suivez ? Pour revenir aux voitures engagées, après avoir vu et revu l'épisode, il semble bien que les voitures participant à la course soient les deux A110. La liste des engagées porte la mention M65. Henri/Michel se souvient parfaitement de la raison pour laquelle il fait la geule après avoir gagné à Monaco, mais ne dit rien sur le Nurburgring, pourtant, il est dans le même cas ! Le mystère demeure (provisoirement).

Un détail tout de même : l'arrêt prématuré au stand de la voiture de Michel/Henri est provoqué par la rupture de la courroie de ventilateur, comme le devine le "commentateur" qui, décidément, voit tout. La rupture de cette courroie est la raison officielle de l'abandon de la voiture n° 88 dans la vraie course.

Ecrit par : Pierre-Yves | samedi, 08 décembre 2007

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