lundi, 26 novembre 2007

"Mes 578 Grands Prix", les bonnes feuilles 03/04

jabby30.jpg


Voir aussi

Les bonnes feuilles 01/04
Les bonnes feuilles 02/04



Sport-Auto



EN 1961, JE M’ENNUYAIS PRODIGIEUSEMENT DANS MON TRAVAIL QUOTIDIEN. HEUREUSEMENT MES ACTIVITÉS DANS LE SPORT AUTOMOBILE ME CHANGEAIENT LES IDÉES : JOURNALISTE, ORGANISATEUR, MANAGER : J’ÉTAIS DE PLUS EN PLUS PERSUADÉ QUE LÀ SE TROUVAIT MA VRAIE VOCATION.

Parmi la petite bande qui se réunissait tous les soirs au bar de l’AAT, je voyais Jo et Annie Schlesser et leur ami de Nancy, Jean Moench, qui courait en Formule Junior sur une Lotus 18, engagée bien sûr par Inter-Auto-Course. Il menait la grande vie et tenait table ouverte au cabaret russe de Montmartre, le Schéhérazade. Un soir que je participais à ces agapes, j’ai un peu forcé sur la vodka et d’un seul coup mon choix fut fait. D’une voix pâteuse j’ai annoncé à la cantonade : « Je ne retournerai plus jamais à mon bureau ! » La vodka venait de me faire prendre la meilleure décision de ma vie.

d9a8e88e0fd3dbfbc803b9e5fb4135b1.jpgJ’ai commencé par faire la tournée de toutes les rédactions de revues automobiles pour proposer mes services, et je me suis fait jeter proprement. Qu’à cela ne tienne, j’allais donc fonder ma propre revue et je m’en suis ouvert à Jean Lucas, tout de suite enthousiaste. Son projet était de racheter Moteur, la revue trimestrielle, soeur de L’Action Automobile. Nous n’avions naturellement pas un centime pour cela, mais Jean-François Malle, dont nous étions les managers, fut contacté et il accepta aussitôt de nous financer. Jean alla voir L.V. Roussel, qui possédait la revue Moteur. C’était un grand seigneur, le mécène du sport automobile français. Il avait malheureusement fait une très mauvaise affaire en construisant le téléphérique de la Tour Blanche, surplombant son Toulon natal, et avait dû vendre son autre magazine l’AAT au groupe Dupuy. Il lui expliqua : « Je trouve que ce serait normal, mon petit Jean, que tu récupères Moteur, car après tout c’est toi qui m’avais donné l’idée de le lancer en me montrant la revue anglaise Autocourse. Par politesse, cependant, je dois d’abord proposer Moteur au groupe Dupuy. » Et Dupuy a racheté Moteur, nous avons donc décidé de créer Sport-Auto.

Après la mort d’Harry Schell, Lucas était devenu le gérant du bar de l’AAT et Monique, la veuve d’Harry, était la directrice. Nous nous sommes donc installés dans le tout petit bureau en mezzanine audessus du bar, ce qui était pratique car tout le monde de la course continuait à défiler en bas, Schlesser en tête. Sa femme, Annie, fut notre première secrétaire en attendant le début de la saison.

José Rosinski m’avait demandé de m’occuper de ses engagements lorsqu’il avait acheté une Cooper Formule Junior, et lui aussi venait très régulièrement à l’AAT, toujours accompagné de Michèle Dubosc, à qui j’avais appris à faire un tour par tour. Par la suite, elle devait initier ses amies Anne Boisnard et Marie-Annick Dufournier, et elles officièrent dans toutes les grandes équipes françaises. Il nous a proposé d’être notre essayeur et l’affaire fut conclue lorsqu’il accepta de n’être payé que lorsque les finances le permettraient…

Ce fut pour Lucas et moi une révélation lorsqu’il effectua son premier essai (la Jaguar E de son ami Bernard Consten) et nous constatâmes qu’il écrivait aussi bien qu’il conduisait ! Bien sûr Jean Moench était également présent, et d’autres encore qui allaient former le premier “comité rédactionnel honoraire” auquel je soumettais le soir les articles que j’avais écrits dans la journée. Je dois dire qu’ils étaient en général rejetés en bloc, surtout lorsque j’annonçais que Lotus allait déculotter Ferrari !

André Guelfi, notre pilote de l’époque des Bramley boys, très ami avec Lucas, avait accepté que notre adresse officielle soit celle de ses bureaux, aux Champs-Élysées. Par politesse vis-à-vis du groupe Dupuy, nous ne pouvions décemment pas nous domicilier à l’AAT, même s’il n’avait pas racheté les locaux à Roussel. Guelfi souhaita un jour se rendre à Londres pour acheter un lot de camions de surplus, mais il se méfiait beaucoup des vendeurs. Il me demanda donc de l’accompagner. J’étais censé être son secrétaire, André ne parlant pas l’anglais, et mon rôle consistait à lui raconter après la réunion tout ce qu’ils avaient dit, pensant que nous ne les comprenions pas ! Ce voyage, dans son Cessna 310 qu’il pilotait lui-même, m’a permis de rencontrer Colin Chapman à son domicile et d’obtenir une interview technique pour notre premier numéro.
Hans Tanner était justement à Paris et il nous a confié les projets secrets qui couvaient à Modène. Nous sommes allés rendre visite à Jean-Marie Balestre, le directeur de L’Auto-Journal, qui nous a invités à déjeuner au Beauvilliers, près de son bureau. Il était enchanté de notre décision, car tout ce qui pouvait gêner son concurrent l’AAT était de bonne guerre. Il a proposé de prendre à sa charge les articles que rédigerait pour nous son chef de rubrique sportive, Georges-Michel, le neveu du grand journaliste Georges Fraichard. Georges- Michel allait écrire une série d’articles sur le thème : « Comment devenir coureur automobile ? » Cela allait avoir un profond retentissement sur tout le sport automobile en France, comme nous le verrons.

20f3f091f170ead514d94d0835872160.jpgNi Lucas ni moi n’avions la moindre connaissance en matière d’impression, je suis donc allé voir Serge Pozzoli, qui nous a tout expliqué et nous a montré comment inclure un poster, une idée que j’avais chipée dans Playboy. Je n’avais encore jamais écrit d’éditorial, aussi ai-je fait appel à un autre ami, Fernand Bucchianeri. Il est venu un soir au bureau, a retroussé ses manches et a écrit « Entre nous », que Maurice Trintignant a gentiment accepté de signer.
Je m’occupais de la rédaction, Lucas de l’administration et de la publicité. Nous avons imprimé un numéro zéro, avec une couverture et trente-sept pages blanches, et il l’a présenté à tous les annonceurs potentiels, parmi lesquels de nombreux amis. La récolte fut fructueuse.

Le maquettiste s’appelait Pompougnac, un homme charmant au caractère bohème, qui avait ses habitudes à Saint-Germain-des-Prés. Tous les soirs, j’allais déposer la copie entre les mains d’un pianiste de bar qui la lui remettait lorsqu’il passait. Peu avant la parution, Pompougnac nous dit qu’il avait trouvé une imprimerie à Étampes, l’imprimerie La Semeuse, et que nous devions y aller pour surveiller la mise en pages. Il s’avéra que Pompougnac, faute de voiture, n’y était jamais allé, il n’avait donc pas encore fait composer les textes. Nous avons donc dû passer deux jours à Étampes pour la composition et le bouclage.

La parution du premier numéro était fixée au 15 janvier, c’était en effet la date des vérifications techniques du rallye de Monte-Carlo, porte Maillot, et nos vendeurs y firent effectivement de bonnes affaires. Cette année-là, Renault avait engagé deux R4 dans ce rallye. Schlesser en conduisait une et il parvint, à la surprise générale, à la qualifier pour l’épreuve finale sur le circuit du Grand Prix. Lucas, sur l’autre, n’avait aucune chance d’y parvenir, car le coffre de sa R4 était bourré de Sport-Auto qu’il distribuait à tous les contrôles !



CROMBAC (Gérard "Jabby")
. - Mes 578 Grands Prix. Intr. José Rosinski. Préf. Jackie Stewart, Bernie Ecclestone. Ed. Anthèse, Paris, 2007, 384 p., 75,00 € 


Illustrations extraites du livre :
Jean Lucas, l'associé de Jabby, relit les épreuves du premier numéro de Sport-Auto, modestement tiré à dix-mille exemplaires. Un succès prometteur.
Annie Schlesser tape à la machine les articles manuscrits des premiers numéros de Sport-Auto.

Commentaires

Le clône (pas tout à fait) de la première publication janvier 62 est offert dans le N° 551 de Sport Auto Décembre.

Liens Mike BEUTTLER pour son biographe avant que la sortie du Karussell le chasse hors piste.

http://www.asag.sk/beuttler-a1.htm

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 26 novembre 2007

passionnant, le livre va nous faire revivre quelques belles pages du passé et une grande partie du sport automobile français du renouveau. Les années Alpine, Matra, Renault , Ligier. Vivement sa parution, on salive

Ecrit par : christian colinet | lundi, 26 novembre 2007

Que d'inédit... Extenso d'un numéro anniversaire de Sport auto N° 200? 300? Bref pas une lige de nouveauté... comme lors des deux extraits précédents... du rabachâge... l'ennui me gagne et je sens que je vais économiser 75 euros...

Ecrit par : x grincheux | lundi, 26 novembre 2007

"x grincheux" économiser c'est le propre d'une personne pusillamine et "lige"

Ecrit par : Castor ou Pollux | lundi, 26 novembre 2007

Alors ?
N° 200 ou N° 300 ?
Faudrait savoir ...

Ecrit par : jc arnold | lundi, 26 novembre 2007

Quel est le "vrai" graphisme du n° 1 de Sport-auto (le titre) ?
J'ai acheté la réédition, en cadeau il y avait une espèce de catalogue luxueux sur papier vernis où il est surtout question de montres, il est passé directement à la benne (avec le tri sélectif j'espère qu'ils vont quand même le ramasser, bien qu'il n'y ait pas trop de bonnes feuilles dedans).

Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 26 novembre 2007

J'ai vérifié, le Pompougnac maquettiste n'est pas le père du DJ Stéphane Pompougnac. Dommage, ça aurait été trop drôle...

Ecrit par : Joest | lundi, 26 novembre 2007

que de temps perdu pour ne rien dire ce blog devient parfois stupide

Ecrit par : pierre triou | lundi, 26 novembre 2007

Maman disait toujours : "N'est stupide que la stupidité."

Ecrit par : Forest Gump | lundi, 26 novembre 2007

n° 200 d'après la police, et 300 d'après les syndicats, JC Arnold

Ecrit par : Bruno | mardi, 27 novembre 2007

Bonjour particulier à Jean-Louis Mathieu !


Merci pour votre lien sur Mike Beuttler ; toutes les photos présentées me sont connues et ne devraient pas être dans mon livre (j'en dispose de 400 autres dont une grande partie inédites) ; n'ayez crainte, j'ai passé le Karussel sans difficulté et je fonce à plein régime vers Brünnchen avant le franchissement de la ligne d'arrivée.

Au fait, auriez-vous un témoignage sur Mike Beuttler ? (sauf à vous avoir déjà sollicité...)

Bien cordialement et sportivement !

Phike Vottler

Ecrit par : philippe vogel | mercredi, 28 novembre 2007

Bonjour

juste un mot pour dire que moi aussi j'attends avec impatience de lire cette"bible" ( n'ayons pas peur des mots), même si le prix ....

J'ai acheté le dernier n° de sport auto pour avoir le fac du n) 1 qui manquait à ma collection SUPER !. mais j'aimerais bien savoir ce qui peut être différent de l'original SVP
Quant à la chose qui était dans le même paquet, elle a fini, tout comme chez Mr francis rainaut, .... à la benne. J'ai été abonné à SA de 64 à 83 ! Quelle tristesse de voir ce que SA est devenu! montres de luxe, voitures de luxe,...Y'a même une pub pour Clara Morgane , une (ex) star du X il me semble.....
ca fait du bien de revoir, relire Crombac

Ecrit par : Koenig Gérard | mercredi, 28 novembre 2007

ouais,entiérement d'accord les choses changent et evoluent. Libre à chacun de poursuivre ll'aventure

Ecrit par : camille desport | mercredi, 28 novembre 2007

Si j'ai beaucoup de mal avec le style de Yves Bey-Rozet et le virage SUV & co, je trouve réjouissant de voir en novembre 2007 un mensuel titrer "vive la vitesse" dans une époque où celle-ci est systématiquement et de façon fort hypocrite montrée du doigt.

J'ai également toujours plaisir à lire les essais de Jean Eric Raoul et notamment ses essais retro quand il y en a.

Je trouve toujours dommage de résumer un magazine à un catalogue finissant à la corbeille... comme d'entendre le sempiternel "c'était mieux avant".

Que voit on dans le n° 1 ? des articles de qualité c'est indéniable, mais aussi des pubs pour Ferrari, Aston et Maserati et un essai de la type E.
Tiens, des pubs et articles pour des autos de luxe...

Ecrit par : era | mercredi, 28 novembre 2007

Il faut savoir être de son temps. Le Sport Auto des années Crombac est révolu. Celui des Monique Rolland-François Xavier Magny - José Rosinski pour ne parler que des fidéles de Jabby ceux de la derniére époque lorsque SA avait émigré à Levallois.

Le mag a évolué. Il est différent. Mais toujours aussi beau.Et il continue de faire rêver ses lecteurs. Les nouveaux et ceux du passé qui poursuivent sa lecture avec plaisir.

On ne peut pas plaire à tout le monde. Ainsi va la vie...

Mais ce qui est LE plus important, c'est d'abord que Sport Auto ait survécu et existe encore et toujours

Ecrit par : gillesgaignault | mercredi, 28 novembre 2007

Tout à fait d'accord avec vous Gilles Gaignault et Era.
J'oserai juste ajouter: et les petites annonces...L'inaccessible auto à porté de main, avec quelques années de plus au compteur, il est vrai...

Ecrit par : Xavier | mercredi, 28 novembre 2007

« Mais ce qui est LE plus important, c'est d'abord que Sport Auto ait survécu et existe encore et toujours »

C'est bien là que le bât blesse (qui a dit : "c’est là que l'E. Bhat blesse", au fond de la classe ?) :
Sport Auto n'a pas survécu.

Il y a un autre magazine qui n’a plus rien à voir et qui n’a gardé que le nom, pour tenter de garder une partie des lecteurs sans doute, mais même pas le logo sur lequel le mot sport se fait maintenant tout petit. Il eût été sans doute plus honnête de le rebaptiser « le Nouveau Sport Auto » comme il y eut « Le Nouvel Observateur ».

Faire une analyse critique d’un magazine présent, ce n’est pas forcément céder au « c’était mieux avant ». C’est surtout exprimer le désir d’une certaine exigence.

Certes nous savons gré à l’éditeur de la version moderne d'avoir réédité le n°1 du Sport Auto original, mais la comparaison est cruelle.

Ecrit par : Daniel | samedi, 08 décembre 2007

Il faut être de son temps!

Tout évolue...

Le " Sport Auto " de l'époque Crombac est bien révolu.

Celui qui fit rêver au moins deux générations. Le temps ou naissait Sport Auto, Alpine, Matra, Renault, Ligier, Rondeau.

Et le " Sport Auto " qui continue d'être en vente en librairie et que feuillettent - CE QUI DEVIENT DE PLUS EN PLUS RARE - à défaut d'acheter, nos enfants, s'il n'a plus rien à voir avec celui du regretté Jabby Crombac, a au moins le mérite d'exister toujours.

Et la très grande majorité se fiche et contre-fiche de savoir si le " Sport Auto " de leurs pères était mieux beaucoup mieux .

La revue vit surt son passé avec ses lecteurs d'antan. Comme beaucoup d'autres titres autos ( L'Auto Journal - l'Automobile- Echappement ), les ventes ne cessent de décliner.

La faute ??

Les jeunes se désintéressent de l'automobile qui à leurs yeux n'est plus qu'un simple moyen de locomotion!

Et ne vivent que pour la télévision , internet , l'ipod, leur portable GSM....

Ecrit par : gilles gaignault | samedi, 08 décembre 2007

Et les passionnés se ruent sur... MdS !
Preuve que la passion perdure.
Faut arrêter de rigoler.
Sur internet, une fois payé l'abo, tout est gratos.
Sport-auto de mon enfance, je l'achetais 3 francs, et quand c'était un numéro spécial, il montait à 3,50 F.
Soit... 50 centimes d'euro.
J'ai besoin d'aller plus loin ?
Quand un éditeur vend cher, il vend moins. C'est mathématique.
Les éditeurs ont oublié leurs rêves d'enfant.
Pas vrai, Gilles ?

Ecrit par : eric bhat | dimanche, 09 décembre 2007

Le prix de vente est réellement secondaire.

Un passionné paie le prix pour le "contenu" qui correspond à son plaisir et à sa passion.

C'est là que rien ne va plus. Il n'y a pas de "contenu" dans tous ces magazines.

Pas d'âme ! Pas de passion ! Pas d'enthousiasme !

Toujours les mêmes sujets, vus et revus.

Les mises en page et l'iconographie sont d'une tristesse à pleurer.

Sincèrement, ce n'est pas un problème de génération. il existe tout autant de jeunes mordus qu'avant.

Ecrit par : Gérard Gamand | dimanche, 09 décembre 2007

Gilles Gaignault fait un excellent constat. Heureusement que Mémoire des stands s'inscrit dans la synergie internetienne pour porter la bonne parole du talent-pointe.
Et puis il y a l'argent. Les jeunes sont fauchés : on l'a tous été... mais les éditeurs l'ont oublié. Mon Sport-Auto, à la fin des sixties, valait 3 francs (et 3,50 F en numéro spécial salon !). Aujourd'hui, je n'en parle même pas. Faut être un émir du Koweit pour passer dans un kiosque. Mais rassure-toi, Gilles : la passion existe tjrs et les circuits sont pleins à craquer tous les week-ends. Et notre Lewis de l'année, rookie en F1, a conquis la planète entière en enrhumant Alonso. C'est-y pas beau ?

Ecrit par : eric bhat | dimanche, 09 décembre 2007

j'attend maintenant que " le ptit ga bin decheunou " alias le manceau Sébastien Bourdais parvienne lui aussi à se faire enfin une place au soleil... amplement méritée !

Car , c'est inadmissible de la part des dirigeants successifs de Renault d'avoir laissé sur le bord de la piste ce réel talent qui a été brillé et épaté les yankees.

On a longtemps dit que la présence d'un pilote tricolore dans une Renault ne s'imposait pas.

Eh bien les ventes sur "son propre marché domestique, les ventes en France " ne cessent de s'effondrer depuis trois ans.
Or si je ne m'abuse Renault a conquis plusieurs titres de Champions du Monde. Avec des pilotes étrangers manquant singuliérement d'image et de charisme..

A quoi bon rouler en F1 ???

Ecrit par : gilles gaignault | dimanche, 09 décembre 2007

J'ai acheté mon premier Sport-Auto en octobre 1966 et il valait à l'époque 2,50Frs

Ecrit par : Jacques Rivaud | dimanche, 09 décembre 2007

Moi j'ai longtemps hésité à continuer l'abonnement Sport-Auto. Il y a quoi d'autre? Et ca fait du bien, étant expatrié, d'avoir une analyse (!) francaise de la F1. Mais là c'est décidé, j'arrête, 20 ans c'est assez quand ca finit comme ca...
Pourtant, on a du leur dire comment faire pour améliorer les ventes dans leurs sondages: inspirez-vous des fameux carnets de route, de GPi...
Non, ce n'est pas un problème de génération ni de prix.
Ils doivent vivre de gens comme nous qui l'achètent par habitude, plus que de gens qui le découvrent...

Ecrit par : seb | dimanche, 09 décembre 2007

La boucle est bouclée, j'ai acheté le Sport Auto de ce mois ci mais uniquement pour le facsimilé du numéro 1; je me suis revu en janvier 62, à onze ans lorsque j'ai découvert cette revue... je n'ai plus cet âge ni son enthousiasme aveugle !

Ecrit par : Christian Magnanou | dimanche, 09 décembre 2007

Eric Bhat a raison et tort à la fois.
Le prix de Sport Auto a augmenté mais pas besoin d'être un émir pour se le payer. Si on utilise la méthode de l'INSEE (euro constant prenant en compte l'inflation etc..), 1 Franc de 1969 vaut aujourd'hui 1,00112 euros. Sport Auto valait effectivement 3 francs en 1969 et devrait donc valoir environ 3 euros aujourd'hui alors alors que son prix de vente actuel est de 5 euros (près de 67 % d'augmentation tout de même).

Ecrit par : Philippe Bourgeon | dimanche, 09 décembre 2007

mon premier devait être celui relatif aux 24 h de Daytona 1967. mais je me souviens de celui ci:
http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Bruno%20-%20Automobile/livres%20archives%20video/SportAuto-6-68.jpg

ou j'étais au dessus de la Honda de "big" John

Ecrit par : Bruno | lundi, 10 décembre 2007

Celui-là je l'adore, avec son look un peu Moto-Revue...et son contenu très dense aussi.
Chez moi on lisait plutôt l'Automobile et c'était la guerre avec mon frère pour savoir tous les mois qui allait le déflorer (à partir de 1967).
SA j'allais le lire chez un copain, les années 67-68-9 m'ont beaucoup marqué, j'ai presque réussi à les reconstituer.
Mais que pourrais-je donc lire quand j'aurais lu les anciens SA ?
Quelqu'un sait quelle était cette revue grand format, ancêtre d'Auto-hebdo, à laquelle collaborait JP Jarier vers les années 70 ?

Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 10 décembre 2007

Automoto !
Outre JP Jarier, y collaboraient également Daniel Gérard pour l'auto (fêtard grave de la bande à Hommel et Collaro) et Olivier de la Garroulaye pour la moto (fou aussi de courses de chevaux).
Ce canard est l'ancêtre d'Auto Hebdo chez Michel Hommel en tant qu'hebdo, du mensuel d'Hachette et de l'émission de TF1 pour le nom, et du mensuel La Moto chez Michel Hommel, où débuta un certain Jean-Luc Roy !

Ecrit par : eric bhat | mardi, 11 décembre 2007

Eric, le Daniel Gérard dont vous parlez est-il celui qui fût, occasionnellement, coéquipier de Gérard Larrousse en rallyes sur 911 ? Si c'est bien lui, je l'ai croisé a plusieurs reprises il y a quelques années ...... au Vanuatu ( ex- Nouvelles Hébrides , dans le pacifique sud ) ou il s'était reconverti comme restaurateur ! Sacré personnage, effectivement ......

Ecrit par : philippe7 | mardi, 11 décembre 2007

Ce n'était pas un grand format, mais de mémoire, l'ancêtre de Auto-Hebdo", du moins de ce qu'il était (...), c'était "Scratch", non ?

Ecrit par : eric1957 | mardi, 11 décembre 2007

Ils etaient un peu, aussi les transfuges du petit frere de Sport Auto, Champion.
Bonjour Eric, si je te parle de l'ecurie atlantique et du jeune chien fou alors etudiant en journalisme ... un baquet d'escort ... et bien que mon pseudo te rappelle certainement quelqu'un, je ne suis pas cette personne, mais un de cette epoque.
memoire d'ecurie, un autre blog en perspective ?

Ecrit par : AG | mardi, 11 décembre 2007

Oui pour Daniel Gérard dans le Pacifique Sud.
Oui pour AG dans... l'Atlantique Nord (en rallye 2, ça dépotait aussi).
Le baquet d'Escort (bleue), c'était AG. Moi, j'ai été coéquipier dans le baquet d'une Kadett GTE, à la Ronde du Quercy, aux côtés de François Vivier (beau-frère de Michel Vial, lui-même coéquipier de Jean-Luc Thérier). Dès le 2ème tour de la ronde, j'ai donné à bouffer aux fourmis pour plusieurs générations. Heureusement, François Vivier connaissait le parcours par coeur, et "nous" avons gagné le groupe 1, lui le coude à la portière, et moi crachant mes tripes de l'autre côté ! Ma carrière de liseur de notes s'est arrêtée là. J'ai choisi la plume, et n'ai jamais eu à m'en repentir.

Ecrit par : eric bhat | mardi, 11 décembre 2007

Automoto c'est bien ça ! L'année je ne m'en rappelle plus ni même combien de temps il a vécu. Ca va être dur à retrouver sur Ebay.
Si quelqu'un possède cette relique et parvenait à le scanner, ce serait extra.

Ecrit par : Francis Rainaut | mardi, 11 décembre 2007

En un sens, Scratch était l'ancêtre d'Auto-Hebdo. Etienne Moity était rédacteur en chef de l'un, puis a créé l'autre. Et les lecteurs de Scratch sont naturellement devenus les premiers lecteurs de l'Hebdo.
Etienne, quel personnage ! Quatorze ans, il a tenu à la tête de l'Hebdo : c'est un exploit. Il m'a appris mon métier. Rien n'était interdit pour Etienne. Mon premier édito, je l'ai écrit qd j'étais encore stagiaire. "Bhat, vous avez cinq minutes ? Je vous confie l'édito." C'était son domaine réservé et j'étais très intimidé.
Le sujet, c'était la présentation de la Renault RS 01 qui allait débuter à Siverstone ; ça n'a l'air de rien de dire ça aujourd'hui, mais c'était qd même la première F1 à moteur 1500 turbo. Au bout de vingt minutes, j'avais pondu trois lignes maigrichonnes, sur l'expérience, l'empirisme le goût du challenge et du risque librement consenti. Rrrrrrr Pshiiiiii. Mortellement ennuyeux tout ça !
Etienne vient voir où j'en suis, voit combien j'en chie sur mon olympia, et me donne une formidable leçon d'édito en dix secondes : "n'essayez pas d'avoir l'air savant. Faites-moi du café du commerce ! Vous l'aimez, cette monop)lace ? Alots dites-le moi comme un fan !" Je suis parti là-dessus et dix minutes plus tard, Etienne avait son édito.
J'étais loin de penser que j'aurais un jour à en pondre régulièrement. J'ai tjrs retenu la leçon et raconté ma vie, comme à des potes au bistro. Merci Etienne ! Bon, ceci dit, il n'avait pas un caractère facile et j'ai aussi pris de mémorables engueulos dans les gencives.
La vie des blogs est imprévisible. Au début au parle de Crombac. Puis on dérape sur Moity. Quand on a connu les deux personnages, c'est cocasse.

Ecrit par : eric bhat | mardi, 11 décembre 2007

J'étais lecteur de GPI. Je crois même que je les eu presque tous. Hélas dans un déménagement j'ai du tout balancer. Peut-être qu'un jour je les rachèterai.
En tout cas bravo Eric, c'était du beau travail.

Ecrit par : Francis Rainaut | mardi, 11 décembre 2007

c'est sûr, GPI c'était le bon temps. Autre disparition de magazine à déplorer, ça date de quelques jours, F1 Modeling, magazine japonais de grand qualité, unique pour ses photos détaillant les monoplaces de toutes époques. Pour tout vous dire, c'est pour moi presque aussi dramatique que la disparition de GPI.

Ecrit par : gurneyflap | mardi, 11 décembre 2007

Salut Francis,

Laisse moi ton adresse email . Je te communiquerai les N° de Scratch, Automoto, GPI dont je dispose . Je pourrai te les céder si tu veux .

Amitiés

J.C.A.

Ecrit par : jc arnold | mercredi, 12 décembre 2007

Jean-Claude, j'avais oublié que Arnold est presque un anagramme de PèreNoël !
Comme tous les ans tu penses aux autres.
Merci beaucoup, je t'envoie très vite mon email.

Amicalement,

Francis
P.S. la Tecno va bien ? (mais où est donc passé le saute-vent ?)

Ecrit par : Francis Rainaut | mercredi, 12 décembre 2007

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