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vendredi, 23 novembre 2007
Jean Lerust, du ralenti à l'accéléré

Nous avons recherché et rencontré celui dont le nom est lié à jamais à celui d'Echappement, truculente figure des années chères à MdS, Jean Lerust, producteur avec son complice Jeff Lehalle des fameuses cassettes Autovideo, actuellement rééditées et distribuées avec le magasine Auto passion.
Loin de se cacher comme son rédac’chef Moity, Jean Lerust ouvre sa porte, nous accueille dans sa belle et chaleureuse maison qui surplombe telle une tour de chronométrage le plateau Picard.
Nous vous devons la vérité : nous pensions emballer sa jeunesse, sa carrière, une chaloupée d’anecdotes croustillantes, son quotidien et deux ou trois pensées définitives en une après-midi et vous balancer tout cela dans une note que le TTCB aurait calée entre une rétro de JPB et une critique de livre sur les femmes kurdes conduisant des Toyota dans les montagnes d’Asie mineure. Et bien pas du tout, il y a trop de matière ; le bonhomme a une profondeur et un vécu qui mériteront plusieurs épisodes. Son corps sera marqué à vie par une sale maladie qui le clouera sur un lit d’hôpital durant huit ans. De 5 à 14 ans son horizon sera celui d’une chambre de l’hôpital marin de Berck où la faculté essaiera de traiter sa tuberculose osseuse. Vous imaginez aisément que cela vous forme et vous déforme un gamin d’une manière originale et définitive.
Jean aborde ce sujet avec beaucoup de franchise et sans aucune amertume, insistant même sur le fait qu’il vécut cette période sans avoir été malheureux, d’abord parce que sans autres références et ensuite entouré d’autres gamins sans famille alors que lui avait les visites fréquentes de ses parents.
Sur la fin de son hospitalisation, le contact quelquefois coquin des petites malades excitait également les sens et le quotidien du jeune Jean pour qui la référence du temps était plus que relative.
Un psy expliquerait comment un enfant condamné au ralenti et à la vitesse exclusive du pas de l’homme qui pousse un brancard à quatre roues, est devenu un adulte voué à la vitesse des autos de course et au bruit des moteurs poussés.
A sa sortie d’hosto, Jean devient un très bon élève, extrêmement dissipé, mais qui apprend très vite. Pendant sa période horizontale il avait appris à lire seul à Berck dans la presse et s’etait cultivé en écoutant presque nuit et jour Radio-Luxembourg et France-Inter.
Il décide de devenir expert comptable et fait son premier stage dans un cabinet qui lui confie deux dossiers à classer.
Le premier est celui d’un de leurs clients, Henri Greder ; le deuxième, sans doute le hasard, celui de Jo Schlesser, cette fois la tête de Jean bascule dans le rêve et la félicité.Parcourir le dossier et classer des notes de restaurant et d’hôtel exotiques car toujours situés près d’un circuit, imputer au bon endroit un billet d’avion pour Sebring et contrôler les taxes d’une facture de Porsche 904 GTS vont modifier le cours de son existence, d’autant qu’un autre client boucher aux Halles est le fournisseur d’un restaurant au 51 avenue des Ternes, endroit ou se réunit la jeune équipe du futur Sport-Auto.
Jean aura souvent des pièces comptable à vérifier sur place ce qui lui permettra de dîner un soir à la table de Jim Clark, Crombac, Rosinski, Schlesser et Collaro, tout ce beau monde en une seule fois. Pas mal non ?
La rencontre de copains roulant en TR4 et en Austin Healey et fréquentant d’une manière assidue Montlhéry le guidera petit à petit vers la passion de l’auto, les pièces du puzzle conduisant au journalisme sont déjà presque en place. Il manque encore la part de chance ultime.
On ne dit jamais assez de bien des copains de bistro, surtout quand le bistro est rue du Louvre au pied du CFJ, la célèbre école de journalisme.
L’un des élèves rêvait a voix haute de rencontrer et de s’entretenir avec son héros Amedée Gordini, notre Jean qui laisse toujours une oreille traîner propose illico a son nouveau copain de le conduire et de l’introduire auprès du Sorcier.
J’avais oublié de vous dire que Jean la débrouille jouait à la belote tous les jours avec Amédée dans le tripot de l’avenue des Ternes.
Le copain, futur journaliste international, lui sera reconnaissant et l’aidera à pénétrer ce métier kafkaïens ou il faut une carte de presse pour travailler mais ou il faut prouver que l’on a publié pour avoir une carte de presse.
Nous sommes au début d’une carrière et si vous le souhaitez nous vous raconterons les premières anecdotes que Jean nous a relatées ; par exemple son accident au péage de Fontainebleau dans la Camaro de Marie-Claude Beaumont avec à bord Georges Houel qui s’en sorti avec un bras cassé mais la tête froide, les réunions de pré-lancement d’Echappement dans la chambre de bonne de Michel Hommel à Nancy ; les retours épiques de Madrid dans l’Ami 8 du papa de René Arnoux ; vous aurez aussi et pour le même prix une méthode originale et infaillible pour être en prégrille à Rouen sans accréditation, etc.
Si vous souhaitez plus de détails, dites-le nous, ce sera l’occasion de retourner chez Jean où l’accueil est chaleureux, les chiens gentils, le canapé profond et la tarte de Madame Lerust succulente.
Signé Jean-Paul Orjebin
Jean Lerust aujourd'hui © Jean-Paul Orjebin
Jean Lerust hier © Jean-Paul Orjebin
Henri Greder © Jean-Paul Orjebin
10:10 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note | Tags : jean lerust, henri greder, periodique échappement




Commentaires
et bien voila c'est ca Memoire des stands ,j'espere que les blogeursseont autant prolifiques....
Ecrit par : houlman | vendredi, 23 novembre 2007
Bonjour !
Bien que je connaissais uniquement le nom Jean Lerust et son activité, la lecture de cette note est à la fois bouleversante et significative d'une époque où la passion, certes matinée de hasard au départ, avait droit de cité pour s'exprimer.
Merci pour cette note introductive d'une histoire qui démarre sur les chapeaux de roues d'une Camaro...
Bien sportivement et cordialement !
Phinorman
Ecrit par : philippe vogel | vendredi, 23 novembre 2007
Ah ! Oui JPO ! On veut finir la tarte de Mme Lerust!
Ecrit par : F.Coeuret | vendredi, 23 novembre 2007
La suite, la suite...
Ecrit par : era | vendredi, 23 novembre 2007
Une autre, une autre!
Ecrit par : Joest | vendredi, 23 novembre 2007
L'avait pas une p'tite tôle vers l'Opéra ?
Je me souviens de sa paire de bretelles dont la face avant était dédicacée par Jochen Rindt.
C'est très souvent que je pense à lui; c'est très exactement à chaque fois que je rouvre un numéro de Echappement - version larmes du passé.
Demblée mes pensées vont aux circuits de l'époque, Magny Cours, Nogaro, etc... Jean Lerust et sa démarche très chaloupée (pour les raisons expliquées dans la note ci-dessus)
Aux bars et aux restos avec Lerust ou pas loin car il y avait du monde pour l'écouter raconter "Le Sport Automobile".
"Cours Jeannot, Cours" !
Merci d'avoir ravivé les souvenirs. Merci Jean-Paul.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | vendredi, 23 novembre 2007
Vivement la suite de ces anecdotes et bravo pour avoir pensé à Jean Lerust.
Des récits comme les siens font tout le sel de MDS.Merci.
Amicalement.
Ecrit par : guivarc'h | vendredi, 23 novembre 2007
Quel personnage ! Et quelle plume! On ne peut évoquer Lerust sans penser à son complice Jeff Lehall, photographe à Echappement puis cameraman à TMC, le compagnon de toutes les virées et dieu sait s'il y en a eu ! Le complément de ce duo devint rapidement l'extraordinaire Jean Ragnotti, ex-chauffeur poids lourds et qui fit des prodiges au volant d'une Kadett groupe 1 qu'il conduisait plutôt acrobatiquement. A tel point qu'il finit par sortir de la route en pleine spéciale du Tour de Corse parce qu'il avait repéré Lerust et Lehalle dans une épingle... et les avait salués avec le pied !
Il faut aussi évoquer l'un des meilleurs papiers jamais publiés dans Echappement : le premier "Intégralement vôtre", que Lerust a consacré à Jean-Claude Andruet., autre personnage de légende. Un chef d'oeuvre ! Si Gérard Crombac était à Sport-Auto l'as des numéros de chassis, Jean Lerust avait le don des papiers vivants dans Echappement, traitant les pilotes de FIII ou F. Renault comme des stars et les rallyemen Français comme des vedettes internationales... qu'ils devinrent effectivement avec Alpine. Si vous pouvez retrouver cet "Intégralement vôtre" sur Andruet à Rétromobile, sautez dessus sur le champ. C'est un bonheur absolu. La secrétaire d'Andruet - qui devint ensuite l'assistante de Patrick Landon au département rallye de Renault-Sport - l-avait encore en mémoire bien des années plus tard.
Difficile enfin d'évoquer Lerust sans avoir une pensée pour Jean-Marc Andrié. Les deux lascars avaient réalisé ensemble, chez Michel Hommel, une plaquette sur le GP de France 1978 : c'était en réalité un numéro zéro de Grand Prix International, qui devint une série en 1979. Peu de temps avant le lancement, Andrié décida de privilégier les rallyes, Lerust estima que les pros de la F1 c'était pas son truc. Et voilà comment GPi me tomba sur les bras alors que je venais de débuter à Auto-Hebdo et n'en demandais pas tant !
Ecrit par : eric bhat | vendredi, 23 novembre 2007
J'ai un vieux souvenir à propos de Jean Lerust.Il date de 1971 et la chicane devant les stands de Montlhéry était alors faîte de bottes de paille.Jean Lerust se postait à la sortie de la chicane,derrière le muret en béton et devant les nouveaux(alors !)grillages derrière lesquels se tenaient les spectateurs.Adolescents,nous dicutions avec lui des diverses courses et voitures y participant.
Cette place derrière le muret n'était pas sans risques pour lui.Car le 23 mai 1971,jour du GP de Paris,la F3 vainqueur de cette catégorie,une Ensign mais j'ai oublié le nom du pilote,a accroché une botte de paille après avoir franchi la ligne d'arrivée,une roue a été arrachée,a volé au-dessus du muret,et rebondie sur le haut du grillage sans blessé quiconque.Je me souviens de Jean Lerust bondir par terre devant nos yeux pour éviter ce véritable projectile.Cet incident est toujours resté dans ma mémoire et comme tout lecteur d'Echappement,je regardais particulièrement ses photos.Merci pour votre travail Jean Lerust
Ecrit par : Jacques Rivaud | vendredi, 23 novembre 2007
Bien sur qu'on veut la suite.
Ce premier réçit nous mettant plus qu'en appétit. Vite la suite...
Ecrit par : olivier | vendredi, 23 novembre 2007
GPI...... respect ! la collection complète est à mes pieds, comme un trophée, LA référence pour tout amateur de F1 à partir de la fin des années 70, a laissé des traces indélébiles dans les esprits des passionnés de tous pays. Je me souviens de ce jour d'été 1984 où, adolescent en colonie, j'étais allé acheter mon N° chez le marchand de journaux du coin, mon GPI n'étais pas là et ne parut plus jamais, je ne me souviens de rien d'autres de cette colonie de vacances pour ados, seul cet épisode, comme un drame, est resté gravé dans ma mémoire. Je ferme la parenthèse, merci E.Bhat.
Ecrit par : gurneyflap | vendredi, 23 novembre 2007
J'abonde complètement dans votre sens gurneyflap, GPI on a jamais rien fait de mieux depuis: meilleures photos, meilleure passage en revue technique, on devrait s'en inspirer un peu plus du côté de Sport-Auto et autres Auto-Hebdo d'aujourd'hui, mais ca c'est une autre histoire...
En parlant d'histoire, j'ai besoin de quelques éclaircissements sur GPI. J'ai appris à connaître la revue justement vers 1984 où elle s'était un peu plus diversifiée. Vous parlez d'un arrêt de publication en été 84 mais la revue n'a-t'elle pas continué d'exister encore bien plus tard?
J'ai récemment acquis tous les numéros de 79 à 83 et j'avoue que c'est une vraie mine d'or...
Pour Jean Lerust, merci de nous faire connaître (pour ma part en tout cas) un personnage comme on en croise plus beaucoup aujourd'hui, tant le monde de la course paraît aseptysé maintenant.
Ecrit par : seb | vendredi, 23 novembre 2007
Seb, le dernier des "vrais" GPI est celui du GP d'Angleterre 1984 à Brands Hatch, ensuite il s'agissait d'une copie des articles d'Auto Hebdo, agrémentée de quelques photos supplémentaires. Je crois qu'ils ont continué sous cette forme jusque fin 85. Il y a eu aussi quelques N° consacrés exclusivement à l'Endurance, notamment des spéciaux Le Mans, excellents eux aussi.
Ecrit par : gurneyflap | vendredi, 23 novembre 2007
gurneyflap : vous avez un rapport avec le site du même nom ?
Ecrit par : Christian Burdet | vendredi, 23 novembre 2007
Christian, effectivement, nous ne faisons qu'un.
Ecrit par : gurneyflap | vendredi, 23 novembre 2007
Et bien félicitation. Je passe beaucoup de temps sur votre site. (pas tout à fait autant que sur Mds tout de même!).
Sans vous flatter, les photos de détails techniques que vous présentez me rappellent celles de GPI (c'est d'ailleurs ce que j'aimais dans cette revue).
Une époque révolue, puisqu'aujourd'hui les écuries de F1 cachent jalousement les entrailles de leur monoplaces (heureusement qu'il y a Giorgio Piola)
Continuez, votre travail est vraiment interessant.
Ecrit par : Christian Burdet | vendredi, 23 novembre 2007
Christian, merci pour les compliments, vous venez de dévoiler mes sources d'inspiration, G.Piola n'étant pas la moindre d'entre elles, ses premiers dessins dans les Auto Sprint des années 70 étaient déjà fascinants. Je n'ai, à mon grand regret, pas la moindre parcelle de talent de dessinateur, restent les photos, pas trop compliqué d'appuyer sur un bouton...
Ecrit par : Gurneyflap | vendredi, 23 novembre 2007
Tous ces commentaires sur GPi me ravissent. Ce journal qui ne ressemblait à aucun autre, c'était un régal à faire. Le numéro 1 a été un drame absolu. Michel Hommel était furieux. Ceux qui possèdent encore un exemplaire de ce numéro 1 peuvent l'observer avec compassion. Nous avions sur deux pages un tour par tour avec les arrêts et abandons, ce qui est bien. Mais la traduction italienne de cette double page s'était nichée dans l'édition française, ce qui est nettement moins bien. Bernard Asset et moi, en partant au Brésil assister au 2ème GP de la saison, avons croisé Michel Hommel à l'aéroport : il arrivait directement de l'imprimerie avec ce fameux numéro 1 et nous a passé un savon mémorable.
J'ai assuré la rédaction en chef de GPi les trois premières années (1979, 1980, 1981). J'écrivais tous les textes, mon pote Bernard Asset (je déjeune chez lui dimanche car il réunit qqs amis de la F1, je vous raconterai) faisait toutes les photos, et Marc Tournaire assurait la mise en page de l'ensemble. On bossait jour et nuit, c'était exténuant, mais nous étions jeunes et heureux. Et quelle vie de nabab !
Au début, Bernard et moi assurions également les reportages pour Auto Hebdo, compte-rendus et papiers "de retour" compris, et j'avoue que c'était un peu lourd. Je me souviens qu'après Kyalami nous étions allés faire un privé sur Patrick Tambay (excellent skieur) à Val d'Isère. Le reportage mis en boite, Bernard et moi nous sommes effondrés à l'hôtel et avons dormi qq chose comme 24 heures d'affilée !
Puis j'ai abandonné l'Hebdo, où Didier Braillon m'a remplacé. J'ai pu enfin me concentrer sur GPi, ce qu'Etienne Moity, mon mentor et rédacteur en chef à l'Hebdo, a fort mal pris. Nous avions un telex en commun, ce qui a provoqué bien des bagarres pendant les bouclages simultanés des deux gazettes. Un jour où j'ai poussé loin la mauvaise foi, j'ai cru que je prenais un énorme cendrier dans la tête. (Etienne et moi nous sommes réconciliés par la suite et j'ai même été ré-engagé à l'Hebdo par la suite comme rédac'chef adjoint).
Donc à GPi j'ai retrouvé une vie à peu près normale, et peu à peu, la deuxième et la troisième année, j'ai même eu le droit d'embaucher des pigistes. Mike Doodson écrivait des interviewes (en anglais, donc je les traduisais en français, en même temps qu'il traduisait mes papiers pour l'édition anglaise), idem pour Giorgio Piola qui assurait conjointement l'édition italienne et la rubrique technique... que j'écrivais en français à partir de ses informations... et qu'il traduisait ensuite en italien. (Je sais que ce n'est pas très clair, et c'est portant ainsi que ça fonctionnait.) Et mon ami palois Xavier Chimits, étudiant à Sciences Po le jour, venait m'aider la nuit à écrire des pages de GPi. C'est arrivé également à Frédéric Billet.
J'avais noué d'excellentes relations avec l'équipe Renault qui m'a engagé comme attaché de presse début 1982 (sulfureuse année Prost-Arnoux !).
Au même moment exactement, Bernard Asset a démissionné également pour devenir photographe indépendant, ce qu'il est toujours aujourd'hui. Notre double désertion ne faisait pas l'affaire de Michel Hommel... en train de vendre GPi à Michel Koenig qui avait levé des capitaux chez Silkut, le sponsor des Jaguar du Mans. Koenig engage d'abord Keith Botsford comme rédacteur en chef (c'était un journaliste anglais assez réputé, copain avec Bernie, lequel louchait férocément sur GPi (plusieurs années plus tard, quand il lança son mensuel de F1 en plusieurs langue, j'ai ri dans ma barbe car c'était un lointain descendant qui arrivait dans les kiosques de toute l'Europe.)
Bref, Botsford ne tint ce train d'enfer que six mois, et c'est Jeff Hutchinson qui le remplaça à partir de juin 198. Si ma mémoire est bonne, GPi tient encore un an tel quel, puis Koenig en fit un magazine mensuel ouvert à d'autres disciplines sportives que la F1 en espérant trouver plus de publicité.
Moi je reste trois saisons chez Renault, assistant en direct à l'éclosion de Prost puis au fameux divorce qu'il faudra raconter un jour qd il y aura precription). En parfaite osmose avec Alain Dubois-Dumée, le directeur de la communication qui m'avait engagé, je regrette néanmoins le côté artisanal de la presse version Hommel. Je renonce à ma 18 turbe de fonction, à mon joli salaire et à une carrière chez Renault en béton armé (j'étais jeune encore). Saltimbanque un jour, saltimbanque toujours. Et début 1985, je rejoins le sérail de mes débuts, aux côtés d'Etienne Moity.
Ecrit par : eric bhat | vendredi, 23 novembre 2007
Votre travail est plus qu'intéressant, il est passionnant! Félicitations.
Ecrit par : Xavier | vendredi, 23 novembre 2007
Curieusement, ce n'est pas Laffite, pourtant vainqueur à Buenos Aires, qui fait la couverture de ce 1er GPI mais la Lotus de Reutemann, arrivé 2nd.
" Ceux qui possèdent encore un exemplaire de ce numéro 1 peuvent l'observer avec compassion. Nous avions sur deux pages un tour par tour avec les arrêts et abandons, ce qui est bien. Mais la traduction italienne de cette double page s'était nichée dans l'édition française, ce qui est nettement moins bien. Bernard Asset et moi, en partant au Brésil assister au 2ème GP de la saison, avons croisé Michel Hommel à l'aéroport : il arrivait directement de l'imprimerie avec ce fameux numéro 1 et nous a passé un savon mémorable. "
Je ne peux résister à l'envie de montrer l'objet du délit :
http://hiboox.com/lang-fr/image.php?img=s5gjfe32.jpg
Ecrit par : gurneyflap | vendredi, 23 novembre 2007
" Le numéro 1 a été un drame absolu. Michel Hommel était furieux. Ceux qui possèdent encore un exemplaire de ce numéro 1 peuvent l'observer avec compassion. Nous avions sur deux pages un tour par tour avec les arrêts et abandons, ce qui est bien. Mais la traduction italienne de cette double page s'était nichée dans l'édition française, ce qui est nettement moins bien. Bernard Asset et moi, en partant au Brésil assister au 2ème GP de la saison, avons croisé Michel Hommel à l'aéroport : il arrivait directement de l'imprimerie avec ce fameux numéro 1 et nous a passé un savon mémorable. "
Je ne résiste pas à vous montrer l'objet du délit :
http://hiboox.com/lang-fr/image.php?img=s5gjfe32.jpg
Ecrit par : gurneyflap | vendredi, 23 novembre 2007
Vous êtes fabuleux ! Bravo d'avoir retrouvé aussi rapidement l'objet du délit !
Vous avez raison de le souligner : Laffite, vainqueur, ne faisait pas la couverture, au profit de la Lotus de Reutemann. Nous avions fait ce choix pour eviter de nous montrer franco-français dès le premier numéro : n'oubliez pas que nous sommes tout de suite partis en quatre langues. Reutemann : un argentin sur le podium en Argentine, dans l'écurie championne du monde en titre qui plus est, ça se justifiait parfaitement. Et puis l'Hebdo sortait avec Laffite en couverture et nous ne voulions pas faire la même chose pour ne pas le concurrencer. Bref, ce fut Reutemann. Ce qui redoubla la colère de Michel Hommell, tombé lui aussi dans le piège : il raisonnait franco-français. J'ai bredouillé quelques mots d'explication mais il n'a rien voulu entendre. Comme Jacqot a gagné au Brésil également, il a fait la couverture. J'avais retenu la leçon !!!
Ecrit par : eric bhat | samedi, 24 novembre 2007
Jean... Jean Lerust! Avec Pierre Pagani et "Jeff" Lehalle, ils furent les trois incontournables du sport auto des années 70 pour tous les pilotes débutants. Pilotes de course de côte, de rallye, de circuit, F3, F. Renault, nos allées et venues embouteillaient régulièrement les couloirs tortueux et étroits et les escaliers branlants des locaux d'Echappement rue de Lille.
- T'as vu Jeff?
- Il vient de passer!
Si Jeff arrivait souvent à filer au travers de nos mailles serrés, la patience de Jean et de Pierre était à toute épreuve! Ils nous écoutaient raconter ce qu'ils venaient d'entendre d'un autre pilote, chacun sa version de la même course… Ils écoutaient nos complaintes "si j'avais un peu plus de fric, tu verrais…". Jean Lerust était notre "pilier", nos craintes de l'avenir s'envolaient devant son calme olympien et son indulgence pour les c… qu'on pouvait parfois énoncer.
Il était aussi solide que sa Chrysler 2l qu'il défendait bec et ongles et avec laquelle il accumulait sereinement les centaines de milliers de kilomètres.
Sans ce triumvirat d'exception, Pierre, Jean et Jeff, les apôtres de la course nationale, que de pilotes amateurs ou en devenir n'aurait jamais eu la poindre photo ni le moindre encouragement dans la presse! Et que de pilotes montraient avec fierté Echappement, "T'as vu ma photo au rallye de.. à la course de côte du…et t'as vu ce texte: "Machin" impressionnant dans les grandes courbes prenait la première place de sa classe avec sa Rallye 2."
Tout cela grâce à vous trois et donc à toi, Jean, puisqu'il s'agit de toi aujourd'hui.
J'espère te revoir un de ces jours.
Merci à Jean Paul Orjebin pour ce retour superbe vers les années Echappement.
PS: Jean, je crois bien que c'est toi que j'ai fait glisser tout en bas d'un talus avec ton Reflex à cause d'un tête à queue "limite ravin" à la course de côte de Poissons. Encore désolé pour le dérangement!
Ecrit par : guy dhotel | samedi, 24 novembre 2007
Merci Guy pour vos mots d’encouragements.
Lors de notre rencontre avec Jean, votre nom a bien sur été évoqué et je dois vous dire qu’il garde de vous un souvenir ému et précis.
Ce que Jean regrette, c’est d’habiter près de chez vous et de ne pas en profiter pour vous voir.
Vous etes quelques uns a souhaiter une suite à cette note, aussi si le TTCB l’accepte, nous vous l’offrirons avec plaisir et gourmandise.
Ecrit par : gianpaolo | samedi, 24 novembre 2007
Excellente, Guy, votre description de la rue de Lille !
Combien ont-t-il accueilli de pilotes en herbe ou chevronnés, Pagani, Lerust, Lehalle, Lamorlette, et Marjorie Verdonck. Vedettes patentées ou apprentis sorcier : Jean Lerust leur réservait la même gouaille et la même jovialité. Un monument de convivialité !
Ecrit par : eric bhat | samedi, 24 novembre 2007
Je me rappelle aussi de "Francis Chopy" . Où alors était ce encore "avant" , à Nancy ?
J.C.A.
Ecrit par : jc arnold | samedi, 24 novembre 2007
Bonjour Jean,bonjour Jeff.
Jean tu as "commis"un livre sur les hommes et les autos? Peux-être te souviens-tu de moi ainsi que l'ami Jeff Lehall? A l'inverse de Michel Delannoy...Perso,j'ai toujours apprécié ton attitude égale envers tous les pilotes,qu'ils soient "célèbres"ou pas.
Jeff tu te souviens de la présentation du Proto 2L sur les "Champs"de "Loulou",
Louis Descartes,avec ton serviteur 1er(?)
pilote?Eh puis "démènagé"par Hervé Bayard,un ami qui apportait un Pétrolier, qui se confondait en excuses à mon égard,lors du repas chez Louis,rue Godon à Colombes. Encore un volant,plus que promis qui m'échappait...
Enfin une Ferrari Usine c'est pas si mal non plus, et puis l'on ne peux vivre de regret. A l'époque tu m'avais dit te spécialiser vers les épreuves de Protototypes,après le Rallye et un court passage en F 1.Nous nous sommes vus souvent sur les Circuits de vitesse avant ce repas chez "Loulou" en 1981, sauf erreur quant à l'année..Mais peut-être ne te souviens plus du tout de moi,mieux,de ne m'avoir jamais vu comme Delannoy?Perso.je n'oublie pas ta stature imposante,ta barbe rousse,devenue blanche,ton air jovial,toujours souriant,ta personalité empreinte de simplicité.
Amitiés à toi Jean et à "Jeff",vous êtes des étapes de la seule vie que j'ai aimé,
celle des autos de compétition et des belles accompagnatrices sur les circuits et dans ma vie ainsi que des "pro" sympas comme vous deux,heureusement il y en a.
Amitiés et bons souvenirs que j'espère partagés,
François Libert.
Ecrit par : François Libert | samedi, 24 novembre 2007
Une petite anecdote de spectateur, mais je ne suis pas tout à fait certain qu'il s'agissait de Jean Lerust. Je ne sais plus si Jeff Lehalle avait un look similaire, cheveux longs et barbe. En tout cas, il s'agissait d'un photographe professionnel connu au look très ressemblant à Jean Lerust:
C'était à Charade dans les années 70, un W.E. de courses nationales. Nous étions 3 sur le versant de la sortie du virage du petit pont, au soleil sur l'herbe. Il y avait très peu de monde. Nous attendions la prochaine course donc aucune voiture n'était en piste et il n'y avait pas de bruit.
Est arrivé ce photographe qui s'est posé une vingtaine de mètres devant nous et a commencé à préparer son matériel, notamment à déballer et sortir les pellicules qu'il allait utiliser. Sa façon de procéder, le rythme qu'il avait pour sortir ses pellicules m'ont alors amené à faire une remarque tout à fait anodine à mes compères: "on dirait qu'il casse des oeufs pour faire une omelette"
L'éclat de rire de mes camarades a bien été perçu par l'intéressé, qui nous a regardé pas très content, soupçonnant une moquerie à son égard. J'ai alors failli me lever pour lui répéter ce que je venais de dire, mais à la fois timide, paresseux et négligeant je ne l'ai pas fait. J'ai regretté ensuite de ne pas avoir clarifié ce petit moment.
Je suppose que Jean ou ce photographe a oublié ça, pour moi c'est resté un petit souvenir au milieu d'un bel après midi à Charade, sur l'herbe et sans grillage.
Ecrit par : gilles Fournier | samedi, 24 novembre 2007
"Objet du délit" tronqué car, outre cet encart "italien", nous avions la position du tour par tour de l'outrageante domination de Jacques Henri Lafitte; le pire obligeait, pour le lecteur que j'étais, de tendre les bras, voire poser la revue par terre pour mieux comprendre les codes couleurs.
Désolé pour le "coup" de flash, le scanner A3 n'est pas très en forme depuis que l'avènement du nouveau système d'exploitation "Windows".
http://img164.imageshack.us/img164/8435/gpi1tableaulm6.jpg
Quant à la photo de "Jacquot" sur le podium, enserrant l'hôtesse Coca Cola, la main gauche ouverte, prêt à bondir, la descence et une bonne édication m'empèche de la publier.
Les formes généreuses de la jeune femme, le short visiblement pas à sa taille, faisait resortir gracieusement ce que les britanniques nomment irrévérencieusement "The cameltoe"
Jacquot ? Jamais mal placé !
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | samedi, 24 novembre 2007
Si,si,Jean-Louis Mathieu on la veut cette photographie,sans être libidineux,voyeur!.Mais les belles autos et les jolies Femmes vont si bien ensemble.
Et puis pourquoi les pilotes n'auraient-ils pas droit "au repos des guerriers?"
Ma définition de l'Enfer;"Un Monde sans Femmes"...,j'y ajoute;.../et sans compétitions automobiles!"
Humour...
Amitiés à tous,
François.
Ecrit par : François Libert | samedi, 24 novembre 2007
Pourquoi être troublé par ce qui est la nature ?
Ecrit par : De passage | samedi, 24 novembre 2007
Puisque l'argentine d'Argentine vous attire, messieurs, alors ............. ombres et lumières.
Et la tête rigolarde de notre Jacquot, la joie d'une splendide victoire sans doute !
http://img512.imageshack.us/img512/445/laffite1979pc8.jpg
1979 : Have a Coke and a smile (Prenez un coca et souriez)
Avec presque 30 ans d'écart, elle semble bien couverte
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | samedi, 24 novembre 2007
Bravo pour vos archives, Messieurs !
Et visiblement, c'est bien une fille !
Ecrit par : eric bhat | dimanche, 25 novembre 2007
Bon dimanche à toutes et tous !
C'est vrai que dans GPi, il y eut numéro après numéro, de jolies châssis aux appendices aérodynamiques plus ou moins enveloppants et développés ce qui agrémentait la froideur de l'aluminium des autres châssis à roulettes...
Après cet interlude, je reprends ma relecture de PRIVE DE GLOIRE ; j'attaque le kolossal karussel en 1973...
Bien sportivement et cordialement !
Phike Beugel
Ecrit par : philippe vogel | dimanche, 25 novembre 2007
On dirait une bonne soeur comparée aux pitbabes de maintenant !
Ecrit par : De passage | dimanche, 25 novembre 2007
Je dirai même plus une une caisse de Nascar par rapport à une F1 mais cela a son charme ...
Ecrit par : Christian Magnanou | dimanche, 25 novembre 2007
Une anecdote ?
Un soir de course sur le circuit de Croix en Ternois à l'ouest d'Arras, l'ami Jean m'avait convié à diner chez lui dans cette superbe bâtisse qui domine Montdidier.
Avec nous à table, un pote de toujours : Jean Pierre Beltoise.
Excellent repas en perpective tant les effluves en provenance de la cuisine laissaient supposer ce qui nous attendait...
De grands crus déjà posés sur la table car le père Lerust, savait vivre le bougre !!!
Le repas commence. Aprés l'entrée,un de ces p'tits Foie Gras à vous damner... arrive le plat.
Un rôti de boeuf de qualité et d'une tendreté inouie... accompagné de frites directement livrées le soir-même depuis la toute proche Belgique !! Alors, c'est vous dire le vrai REGAL.
Subitement, alors que l'on se dirigeait vers un tout aussi remarquable plateau de frometons, voilà notre JPB qui disparait.
On se dit surement tous : il va faire pipi !!!
Que nenni , tout aussi rapidement réapparu qu'il avait disparu, Jean Pierre nous revient avec un énorme saladier de pommes de terre-lardons qu'il avait déniché dans la cuisine !!!!
Et de lancer à la cantonnade :
" Cela a l'air fameux. Et si nous les goûtions ? "
La tronche de madame Lerust!!!!
Evidemment, le saladier a vite été dévalisé dans un énorme éclat de rire général.
Et comme tout le repas, cette salade était d'une qualité supérieure.
Cela fait un bail que cette soirée a eu lieu.
Mais lorsque je pense au pére Jean, elle me revient toujours en mémoire.
Ecrit par : gilles gaignault | dimanche, 25 novembre 2007
Sans doute vouliez-vous écrire "tendritude" à propos de ce rôti ?
La bravitude inouïe d'une plume non guidée ?
Ecrit par : Just Leblanc | dimanche, 25 novembre 2007
Et la bravesse Monsieur Leblanc, qu'en faites-vous ?
Ecrit par : François Pignon | dimanche, 25 novembre 2007
Messieurs Pignon et Leblanc, vous avez voulu vous payer Gilles Gaignault dont la tendreté du roti évoqué est inoubliable. Tant pis pour vous.
Ecrit par : Mémoire des Stands | dimanche, 25 novembre 2007
Tant pis pour eux. Tendresse de mie et tendreté d'une viande.
Ecrit par : Jacob et Delafon | lundi, 26 novembre 2007
J'aurais bien voulu en étre, cela a du étre un régal ce diner bien raconté.Et comme je ne suis pas un "pro SEGO" je déteste la bravitude et la tendreté me va bien ainsi conté
Ecrit par : christian colinet | lundi, 26 novembre 2007
me too car avec beltoise on ne s'ennuit jamais et de plus autour d'une bonne table.
Ecrit par : pierre triou | lundi, 26 novembre 2007
Entre " tendritude ", " bravitude " et " tendreté " , je persiste et signe pour tendreté.On ne peut pas étre parfait. Et la tendreté à défaut de... tendresse me convient bien.
Ecrit par : gilles gaignault | lundi, 26 novembre 2007
la première fois que j'ai "vu" jean Lerust j'étais derrière le grillage du dernier droit avant les stands du magny-Cours des années 60 . Je redécouvrais le sport auto après mon "dépucelage" lors des courses de Bressuire ou j'ai vu débuter le jeune Consten ...
Aussi suis je impatient de lire la suite de ses souvenirs !
Ayant déménagé souvent il ne me reste plus rien des Moteurs , Sport auto , Echappement , F1 , Virage , Champion et bien entendu Auto hebdo que j'achetais ponctuellement .
Heureusement Mémoire des Stands est né et merci encore à ses talentueux géniteurs !
Ecrit par : guitton | mercredi, 28 novembre 2007
Tombé dessus (presque) par hasard, je reviens sur le premier "Intégralement vôtre" de Jean Lerust cité par Eric Bhat, consacré à J. C. Andruet.
Je confirme les propos d’Eric : c’est un bonheur absolu, quelque chose de très humain dans ce texte de 7/8 pages en trois volets, beaucoup d’humour et « Andruet à cœur ouvert ».
Une photo de J. C. avec ses moustaches au coté de J. P. Hoepfner en … militaire.
Tout ceci sur le n° 78 d’Avril 75. 7 Francs français, 100 pesetas, etc.
Vous ne pouvez pas le rater, c’est celui avec l’Alfetta Gr2 et Andruet au volant en couverture !
L’éditorial est lui tourné vers l’ébauche de ce qui va devenir la coupe de l’avenir.
Ecrit par : AG | mardi, 05 février 2008
Allez A.G, faites nous le scan de cet article.
La précision avec laquelle vous nous donnez le n° et le prix en Pesetas nous permet d’imaginer que vous l’avez a coté de vous ce sacré article.
Faire sortir de ses archives un papier de 33 ans, c’est une résurrection…
Merci d’avance.
Ecrit par : gianpaolo | mardi, 05 février 2008
Debut du feuilleton, allez AG courage, tout le monde t'attend au virage ...
1ere tentative donc de la 1ere page :
http://img503.imageshack.us/img503/3954/andruet1nk4.jpg
Ecrit par : AG | mardi, 05 février 2008
33 ans mais toujours pas de miracle de mon coté
Cher Jean Paul, quelle peut etre la meilleure façon d'uploader,
imageshack ou autre pas de probleme, mais apres ?
merci de me sortir de l'orniere !
Ecrit par : AG | mardi, 05 février 2008
http://img262.imageshack.us/img262/2928/andruet2mc6.jpg
http://img166.imageshack.us/img166/5180/andruet3mw8.jpg
Ecrit par : AG | mardi, 05 février 2008
http://img208.imageshack.us/img208/1183/andruet4lv4.jpg
http://img509.imageshack.us/img509/9233/andruet5ix5.jpg
http://img509.imageshack.us/img509/2370/andruet6zp5.jpg
http://img233.imageshack.us/img233/6923/andruet7py7.jpg
Ecrit par : AG | mardi, 05 février 2008