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mercredi, 14 novembre 2007
Michel Vaillant revu par Gianpaolo #04/13

Quatrième épisode : Magny-Cours
Ecole Jim Russell.
Tico Martini au tableau noir indique les points de corde aux élèves, voilà qui va remuer de vieux souvenirs à certains accros de MdS. Entendre la voix très douce et l’accent rital du maître de cette mythique école de pilotage est un moment à ne pas rater ainsi que revoir son légendaire chapeau tyrolien taupé qu’il semble ne quitter que pour prendre une douche.

Sans en être certain je pense que ces images furent tournées en 1965, on y retrouve un blondinet tout jeunot qui écoute avec une grande patience les conseils de Tico : j’ai nommé Johnny Servoz himself. L’histoire tourne autour de l’achat d’une F3 pour la saison, une monoplace que le héros se fait souffler parce qu’il n’a pas réussi le « pôvre » a rassembler les 11 500 francs nécessaires à son acquisition. Pour info c’est Johnny Servoz qui l’achète, cette sacrée F3, sans doute était-il aussi rapide dans les affaires que sur la piste.

Malgré cela, il réussira à prendre le départ grâce à certaines péripéties du scénario. Un départ donné par Jean Lucas le directeur de Sport-Auto, à la suite d’un briefing tout à fait orthodoxe. La réalisation ne m’a pas permis de comprendre grand chose au déroulement de la course et de déterminer précisément qui participait.
Par contre, saute aux yeux l’impression de rusticité et de pauvreté donnée par le circuit de Magny-Cours en 65, le terme de course de club paraît en l’occurrence inadapté car bien trop prestigieux. A la même époque, souvenez-vous, Bob Dylan chantait Times are changing.
C’était du sur mesure par rapport aux modifications qu’avec le temps ce circuit a connues.

A suivre
Voir aussi
Flash back
Rallye du Nord
La blanchisserie
Signé Jean-Paul Orjebin
Les Aventures de Michel Vaillant. 1967 (sortie DVD 2003), réal. Charles Bretoneiche, Nicole Riche ; avec Henri Grandsire, Claudine Coster, Yves Brainville, Alain Leguellec, Bernard Dhéran, Mony Dalmès, etc.
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Captures d'écran réalisées par l'auteur ou empruntées au site IMCDB
10:10 Publié dans Cinéma/télévision | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : les aventures de michel vaillant, michel vaillant, henri grandsire, tico martini, johnny servoz-gavin, circuit de nevers-magny-cours




Commentaires
et justement, (bonjour) je suis à la recherche du plus de documents possibles concernant l'ancien circuit de magny cours...
principalement des photos du circuit, et de préférence, entre 81 et 88...
J'aimerais entrer en contact avec des personnes ayant roulé sur le circuit, possédant des photos, des plans...
Ca ferait de moi le plus heureux des hommes...
Ecrit par : berzingue | mercredi, 14 novembre 2007
Et la belle Triumph TR3 blanche au second plan; on imagine que Servoz (Laforêt dans l'épisode) est venu avec car il est peu problable que Michel (Henry) eût été autorisé par son pèreà conduire autre chose qu'une Vaillante (Alpine) ...
Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 14 novembre 2007
Je suis tres content que Christian ait remarqué la TR3, j'espère qu'Antoine y verra également un clin d'oeil Fellinien.
Ecrit par : gianpaolo | mercredi, 14 novembre 2007
pour la petite histoire ,en fait de F3,la monoplace tant convoitée par michel vaillant est plutot une formule libre puisqu'elle a 2 carbus ......mais bon cet épisode est sympa ,parce qu'il y a des monoplaces,ce circuit que j'ai connu et surtout TICO ,un homme que j'admire beaucoup,pour moi le plus grand constructeur francais de monoplace,une réussite exemplaire dans ce domaine, un homme dont on parle trop peu........ quand a michel Vaillant le meilleur est a venir,un épisode que je regarde souvent,pour moi le plus vrai ,le plus précis,sur un circuit dont le nom commence par M et fini parO ..........
Ecrit par : houlman | mercredi, 14 novembre 2007
La TR3 était celle de TICO!
Ecrit par : x | vendredi, 16 novembre 2007
Pour Berzingue...
J'ai bien quelques photos prises par ma môman admirative de son fils en train d'effectuer son deuxième stage à l'école de pilotage, un dimanche de mai 1985, mais étant donné qu'un océan me sépare des archives familliales, je ne peux mettre la main dessus au jour d'aujourd'hui...
Je me souviens que ce jour-là, une autre môman (du moins est-ce que j'ai supposé) posait un regard plus détaché sur ce que j'ai supposé être sa progéniture, il s'agissait d'Anny-Charlotte Vernay.
Sinon, si vous voulez des photos d'époque du vieux magny, il y en a de superbes ici : http://www.f3historic.com/gallery3.php
Si vous en avez de votre côté, je suis preneur aussi ;-)
Ecrit par : Né quelque part | vendredi, 16 novembre 2007
L'épisode 4 aurait été tourné en 1965 alors que le 5 représente le Nurburgring le 5 juin 66 ? Etonnant.
En dehors de cela, il n'y a pas que le circuit qui donne une impression de rusticité et de pauvreté : les voitures, avec leur numéros peints "à la barbare", ainsi que l'équipement des pilotes. On a droit en effet à un gros plan des pieds de MV en pleine action : chaussettes de laine tricotées main (par Madame Vaillant ?) et mocassins de ville. Le Nomex n'avait pas encore été inventé !
Rustique aussi, le tournage, avec le micro du perchman qui apparaît parfois dans le champ de la caméra.
Mais Rémy/Marcel a retrouvé sa BM. On est content pour lui ! (Voir épisode précédent).
Ecrit par : Pierre-Yves | mardi, 04 décembre 2007
Quelques jours avant le tournage de cet épisode, Johny Servoz Gavin avait cassé l'arbre à cames du moteur de sa Brabham lors de la première manche de sa deuxième course de F3, alors qu'il était en tête. Totalement désargenté, il n'avait aucune solution pour acheter un nouvel arbre à cames pour la prochaine course de Cognac. Voici ce qu'il écrit page 146 de son livre :
"Nous en étions à ces sombres évidences quand, oh merveille ! la providence se manifesta sous la forme d'un metteur en scène de télévision qui arriva parmi nous pour tourner une séquence de feuilleton. Il avait besoin de figurants et inutile de dire que ma tête bien faite joua un rôle important dans son choix. Il m'engagea sur l'heure pour une période de quatre jours et un cachet de six cents francs. C'était exactement la somme qu'il me fallait. Et le brave homme poussa la complaisance jusqu'à m'avancer ladite somme après que je lui eus exposé mon problème."
Heureusement pour Johny, il n'avait terminé que second du volant Shell, ce qui n'arrangeait pas sa situation financière mais lui évitait d'avoir à rouler sur une Alpine, bien moins "Vaillante" que la Brabham qu'il utilisait (et qui lui avait tout de même été offerte… mais c'est une autre histoire !)
D'ailleurs, cette Brabham était normalement destinée à Tico, qui s'était désisté de sa commande pour que Servoz puisse avoir une voiture à temps pour courrir.
Quand à la TR3, elle était régulièrement utilisé par Johny pour tracter sa Brabham.
Ecrit par : Pierre-Yves | lundi, 24 décembre 2007
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