lundi, 12 novembre 2007
"Mes 578 Grands Prix", les bonnes feuilles 01/04

Enfin annoncé pour début décembre, le livre de souvenirs de Gérard Crombac, Mes 578 Grands Prix, est attendu comme le messie par tous les fidèles dont Sport-Auto était la bible. Nicolas Draeger, patron des éditions Anthèse qui publient l'ouvrage, a bien voulu compter notre blog parmi les destinataires des bonnes feuilles. Qu'il en soit vivement remercié. On trouvera ci-après l'avant-propos qui ouvre le volume, dont la mise en page et l'iconographie sont librement réinterprétées.
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Je suis un homme heureux. Durant les trois quarts de ma vie professionnelle, je n’ai pas eu à me réveiller le matin en me disant : « Zut ! je dois aller au bureau. » Au contraire, je me dépêchais de m’habiller, impatient de lire mon courrier et de découvrir les nouvelles. Et ça, c’est le luxe suprême. Lors des week-ends, mon lieu de travail s’étendait au monde entier. J’ai conservé tous les billets d’avion de mes voyages audelà des mers, et cela représente une bonne quarantaine de tours du monde ! Mes seuls regrets : je n’ai jamais assisté aux Mille Miglia et n’ai pas traversé l’Atlantique à bord d’un Queen ou du France.
Mon environnement était ma passion : les Grands Prix automobiles.
Certes, cela a comporté bien des sacrifices, sur ma vie de famille en particulier, mais je le reconnais, je porte des oeillères : toute mon existence est centrée sur la F1. Pour moi, la course automobile n’est pas un sport, c’est une religion !
Comme je ne m’intéresse guère à autre chose, cela m’a parfois valu des surprises. Lorsque Steve McQueen est venu à Paris pour me parler d’un film qu’il projetait, j’ignorais qui il était, et je ne suis allé le rencontrer que parce qu’il m’était recommandé par Stirling Moss. Des années plus tard, Jackie Stewart m’a invité à un dîner de presse dans son motor-home. J’étais assis en face d’un homme charmant et très compétent en sport automobile. Je lui ai donc demandé pour quel journal il travaillait : « Je ne suis pas journaliste, me répondit-il, je suis Phil Collins, le musicien. » Je n’avais jamais entendu parler de lui et j’ai mal compris son nom, alors je l’ai appelé George le restant de la soirée. Il a eu l’intelligence de ne pas se vexer et désormais, quand il téléphone à son ami Jackie, il s’annonce : « Allô !, ici c’est George ! »
J’ai eu la grande chance de débuter il y a cinquante-sept ans, à une époque où le sport automobile était complètement différent de ce qu’il est à présent. J’ai ainsi été le témoin privilégié de son évolution au cours de toutes ces années. Pour vous donner une idée, il y a trente ans, seul le Grand Prix de Monaco était retransmis en direct. Aujourd’hui, ils le sont tous et recueillent une audience moyenne de plus de trois cents millions de téléspectateurs.
Ceci a naturellement pour corollaire le salaire des pilotes : après la retraite de Juan Manuel Fangio en 1958, le meilleur pilote du monde s’appelait Stirling Moss. Il raconte que son salaire annuel équivalait à celui d’un bon chirurgien. On dit que le revenu de Michael Schumacher a dépassé les trente millions de dollars. Les budgets des constructeurs ont naturellement suivi, et Tyrrell, lorsqu’il débuta en F1 en tant que constructeur en 1968, élabora sa première voiture avec une équipe de dix-neuf personnes pour 22500 £. L’envolée fut spectaculaire en raison de l’importance de l’aérodynamique et de l’arrivée des microprocesseurs qui changèrent complètement la donne. Ferrari, qui construit ses propres moteurs, emploie maintenant près de mille personnes, avec un budget proche des cinq cents millions de dollars.
Laissez-moi vous dire tout de suite que je ne suis pas de ceux qui se lamentent : « La F1, c’est fichu, elle ne vaut plus ce qu’elle était ! » Elle a bien sûr radicalement changé, mais la F1 reste le summum. Nous avons perdu certaines choses, mais nous en avons gagné d’autres, c’était le cas lorsque je me suis retiré. Ce qui manque peut-être le plus, c’est la convivialité, presque absente de nos jours. Nous formions autrefois une communauté que l’on ne retrouve plus : les membres des équipes sont désormais entre eux et les journalistes se regroupent par nationalité. Je me rappelle les soirs du Grand Prix d’Italie à l’hôtel de ville de Monza : d’un côté la table Lotus, de l’autre la table Cooper. Les journalistes, peu nombreux à cette époque, se retrouvaient par affinités, alors la bagarre était serrée, d’abord à coups de petits pains trempés dans du vin, puis avec les truites du vivier.
Aujourd’hui, les pilotes se ruent dans leur avion le dimanche soir pour rentrer chez eux, et il n’y a guère qu’au Japon, à la fin de la saison, qu’ils se réunissent pour faire la fête. En revanche, les journalistes bénéficient d’un formidable confort : installés dans la salle de presse, ils disposent d’une batterie de téléviseurs qui montrent tout ce qui se déroule sur la piste. On ne voyait auparavant que ce qui se passait devant nous, et pour le reste, il fallait parler à tous les pilotes après la course. Plus besoin de les interroger, les attachés de presse distribuent des communiqués. L’inconvénient : nous écrivons tous la même chose !
Certains se plaignent que l’argent prenne une trop grande place en F1, que Ferrari soit imbattable parce qu’il dispose du plus gros budget. C’est vrai, mais il n’y a rien de nouveau, et quand Mercedes a tout raflé en 1954-1955, son service courses employait deux cents personnes, environ quatre fois plus que Ferrari qui se classait derrière les Flèches d’Argent. Et personne ne protestait, la venue de Mercedes revitalisa même la Formule 1, ce qui poussa Monaco à ressusciter en 1955 son Grand Prix, qui ne s’était plus disputé en F1 depuis 1950. Esthétiquement, les voitures étaient beaucoup plus belles, surtout à l’ère du moteur avant, quand la calandre représentait le visage de la voiture. Mais il y eut quelques belles F1 à moteur arrière : la Lotus 25/33, l’Eagle et la sublime Lotus 79, la “Beauté noire”.
Si l’on est maintenant frustré de ne plus connaître les détails de ces voitures devenues quasi inaccessibles – secret oblige –, on sait en revanche que leur construction est tellement sophistiquée qu’elle atteint le niveau de l’industrie spatiale. L’intérêt de la F1 a un peu baissé à cause de la domination excessive de Ferrari, et des mesures artificielles prises pour tenter de redonner du piquant aux Grands Prix. Nous avons connu de telles périodes par le passé, qui n’ont jamais duré longtemps. Ce fut bien le cas en 2005. Peut-être plus encore que les voitures, ce qui fascine dans la F1 ce sont les gens qui la pratiquent : pilotes, ingénieurs, patrons d’écurie… Il faut un caractère particulier pour s’impliquer dans une discipline synonyme de risques physiques, d’incertitudes financières, mais aussi de profits colossaux.
Durant toute la partie de ma carrière que je relate ici, j’ai été plus qu’un journaliste. J’ai goûté à presque toutes les activités liées au sport automobile : apprenti mécanicien de course, chronométreur, manager de pilotes, team manager, organisateur, j’ai siégé à la FOCA (l’Association des constructeurs automobiles), au GPDA (l’Association des pilotes de Grand Prix), à la commission technique de la FIA (Fédération internationale de l’automobile) et à sa commission de presse.
Je suis parvenu au crépuscule de ma carrière en accumulant tant de souvenirs merveilleux que j’ai voulu en faire profiter les lecteurs qui m’ont suivi tout au long de ces années. Cet ouvrage ne se veut pas chronologique, c’est une astuce de mon éditeur qui m’a déclaré : « Parle tout de suite de Jim Clark ! » Il n’est pas complet non plus, car j’ai vécu trop de choses et il aurait fallu mille pages ! Il ne s’agit pas non plus d’un livre d’histoire du sport automobile, je n’ai en effet parlé que de ceux dont j’étais proche.
J’espère simplement qu’il fera naître en vous la même passion que la mienne.
CROMBAC (Gérard "Jabby") . - Mes 578 Grands Prix. Intr. José Rosinski. Préf. Jackie Stewart, Bernie Ecclestone. Ed. Anthèse, Paris, 2007, 384 p., 75,00 €
Illustrations extraites du livre
10:10 Publié dans Gérard Crombac | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note
| Tags : gérard crombac, bonnes feuilles, livre mes 578 grands prix, edition |



















Commentaires
Je reprends la dernière phrase de cette première « bonne feuille » :
Gerard Crombac écris a propos de son livre : - j’espère qu’il fera naître en vous la même passion que la mienne-
Alors je lui répond : Ne vous inquiétez pas Gerard, c’est déjà fait. Cela fait quarante ans que grâce a vous en particuliers cette passion me dévore, alors votre livre ne fera que l’alimenter encore un peu plus.
Ecrit par : gianpaolo | lundi, 12 novembre 2007
Que les compte rendus des Grand Prix paraissent fades depuis qu'ils ne sont plus commis par Gérard Crombac (ou le fin José cher à notre TTDCB)... j'ai lu mon premier Sport Auto en Janvier 1962 (j'avais 11 ans !), j'en attendais avec impatience chaque numéro que je finissais par connaitre par coeur très rapidement. Je vais me dépêcher d'acheter ce livre et je me délecte par avance de son contenu. Je suggèrerai bien (et de manière lourde plus que subliminale) à mes proches de me l'offrir pour Noël mais je n'aurai jamais la patience d'attendre jusque là...
P.S. c'est la première fois que je vois Chris Amon et Gérard Crombac sur la même photo !
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 12 novembre 2007
Ayant eut le plaisir de croiser et de converser plusieurs fois avec le bonhomme (dont une fois sur un point commun), je suis impatient de lire son ouvrage posthume.
Il n'était pas avare d'anecdocte et c'était un régal de l'écouter.
Ecrit par : De passage | lundi, 12 novembre 2007
Quel bonheur de retrouver Gérad Crombac. Merci.
A signaler l'annonce de la parution du fac-similé du numéro un de Sport-Auto avec le prochain numéro.
Ecrit par : Vlady | lundi, 12 novembre 2007
" (...) j'ai lu mon premier Sport Auto en Janvier 1962 (j'avais 11 ans !) écrivez-vous Christian Magnanou" , je me souviens surtout que nous y découvrions des courses que, pour ma part, je n'avais lu qu'un petit résumé chez le coiffeur dans des revues telles "Miroir des Sports" et ?
La numérotation, des débuts, était surprenante, à cheval sur deux mois, "mars-avril", "avril- mai" et puis "mai-juin" c'est assez surprenant de replonger la-dedans.
A propos de Gérard Crombac que je n'ai pas eu le plaisir d'appeler "Jabby" !
Copie du commentaire à la date du 28 septembre 2007 dans la note "Livres parus ou à paraître #3" de début septembre.
"Cher Monsieur,
Merci pour votre mail, vous trouverez ci-joint la fiche d’information correspondant aux mémoires de Gérard Crombac.
Effectivement la date de parution de son livre est repoussée au 8 novembre prochain et vous pourrez le commander auprès de votre libraire.
Malheureusement, pour vous lecteurs, nous sommes une petite maison d’édition et nous devons faire avec nos moyens, mais nous nous sommes engagés à publier ce livre donc il sortira.
Nous restons à votre disposition.
Sincèrement,
Nicolas Draeger
--------------
Editions Anthèse - 32 avenue Jean Jaurès - 94117 Arcueil Cedex - France
T: +33 1 46 56 06 67 - F: +33 1 49 85 09 92 - M: +33 6 30 84 52 29
nicolas.draeger@editions-anthese.com - http://www.anthese.fr
Peut-on enfin le commander ? Quel est le délai d'attente ? La file est longue ?
Nous sommes le 12 novembre !
J'attendrai la nuit et le jour, j'attendrai toujours ton retour" nous chantait Rina Ketty, reprise par "Dalida" en souvenir du "Comte" sans doute.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 12 novembre 2007
Je suis bien d'accord cher Jean Louis Mathieu et l'imagination aidant il me semblait à l'époque entendre les moteurs ... il y avait dans ces premiers numéros une photo de pilote sur la double page centrale et celle de Bruce Mc Laren (Sport Auto n° 3 si je me souviens bien) a longtemps été scotchée sur le mur de ma chambre !
Décidement, je vais vite acheter ce livre avant qu'il ne soit plus disponible ...et j'attends également avec impatience le fac similé du n°1 de Sport Auto le mois prochain (je vois encore la Ferrari 156 de Phil Hill en couverture!).
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 12 novembre 2007
En réponse à Jean-Louis Mathieu concernant la parution du livre de Gérard Crombac.
"Tout vient à point à qui sait attendre" Jean de La Fontaine.
L'éditeur.
Ecrit par : Nicolas Draeger (nicolas.draeger@editions-anthese.com) | lundi, 12 novembre 2007
Pour patienter, voici le début de la trés belle introduction écrite sous la plume de José Rosinski, et qui est plutôt originale :
Qu'on en juge :
" Jabby ne me cite pas dans son récit comme l'un de ses poulains. Il fut pourtant mon manager lorsque je courais en Formule Junior au début des années 60. Mais je le comprends : d'abord, il n'y avait pas de quoi se vanter, ensuite, je ne lui ai jamais payé de commission! Il eut l'élégance de ne pas s'en offusquer, mais il m'attendait quand même au tournant. Et fin 1961, alors qu'il s'apprétait avec Jean Lucas à lancer Sport Auto, il me proposa d'effacer ma dette en prenant en charge la rubrique " essais" , à titre gratuit pour commencer, bien sûr!
Ainsi débuta une collaboration de prés de trente ans.
La suite est tout aussi passionnante....
Ecrit par : gilles gaignault | lundi, 12 novembre 2007
Merci de nous lire "Nicolas Draeger" voyez-vous, je n'y pensais plus !
Vous entrenez une forme de "teasing" !
"Tout vient à point à qui sait attendre" Jean de La Fontaine écrivez-vous.
Ne m'en voulez-pas, je ne vous demanderai pas "un prix" non plus , les choses doivent être payées à leur juste valeur et c'est à cause de cela que je garde mon indépendance.
Mais Jean de La Fontaine n'est pas l'auteur de ce proverbe. Il est attribué à Clément Marot, fils de Jean des Marets dit "Marot" - la chance d'habiter une ville où nous trouvons une rue éponyme -.
Attendons et patientons, puisqu'il n'y a que cela à faire.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 12 novembre 2007
là, je suis battu. j'en ai vu 539 à ce jour. bien sûr pas de la même façon, ni tous en integralité ou en direct.
"Pour moi, la course automobile n’est pas un sport, c’est une religion !"
celle là je la replacerais.
par contre, les GP en direct on commencer bien avant 1975! une erreur de frappe sans doute, ou alors Monsieur Crombac il a commencer son livre il y a 10 ans.
j'attends comme vous tous la sortie de ce livre qui me donne l'eau à la bouche.
Ecrit par : Bruno | lundi, 12 novembre 2007
Je possède exactement le même "riflard*" que celui de Gérard Crombac, de même qu'un "cendrier volant" Les Leston, le tout acheté dans les années 60 à une des barraques vertes bordant l'ancienne avenue qui descendait vers le paddock.
*riflard, nom masculin (de Riflard, nom propre), Populaire et vieux.Grand parapluie, pépin.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 12 novembre 2007
le parapluie Les Leston se négocie une fortune au Japon...
Ecrit par : x | mardi, 13 novembre 2007
A signaler encore que vous trouverez deux trés belles préfaces signées, l'une par Sir Jacky Stewart, l'autre par Bernie Ecclestone.
Sir Jacky commence ainsi :
" J'gnore si Jabby Crombac aurait été flatté de savoir que je le considérais comme un personnage vraiment excentrique.Mais qu'il l'aurait été si j'avais ajouté qu'il se comportait comme un véritable Gentlemen sans renier pour autant sa fierté d'être suisse."
Avant d'ajouter :
" Rares sont ceux qui ont connu de maniére aussi approfondie le sport automobile, ses pilotes, ses concurrents, ses organisateurs et ses promoteurs. Jabby était l'un des personnages les plus marquants de cet univers, dans lequel j'ai vécu de 1964 à son décés."
Et il poursuit pour déclarer tout plein de bonnes choses. A découvrir bien vite.... avec passion
A propos d'excentricité, il me revient en mémoire cette anecdocte croustillante:
Alors que je lui rendais visite dans sa propriété de Brands-Hatch à Dhuizon prés de La Ferté Allais en pleine Coupe du Monde de football et que je lui parlais des exploits des Bleus, il m'avait arrété en mimant le geste d'un basketteur. Et de me dire
" c'est ce sport la, le foot balle, ce sport avec un gros ballon qu'on tente de jeter dans un bout de bois ! "
J'étais scié. Mais pas sidéré.
Ainsi était l'humour de Jabby.
Ecrit par : gilles gaignault | mardi, 13 novembre 2007
Je vais acheter cet ouvrage, dusse ai-je encore patienter un mois.
Par contre je trouve détestable de lire des petits bouts et des extraits commentés.
Si c'est pour nous faire comprendre que vous, Gilles Gaignault, vous l'avez entre les mains, il y a une autre moyen de le faire savoir. Ecrivez-le !
De grâce, pas cette méthode. Cela me rappelle une cours de récréation !
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 13 novembre 2007
Et en plus, c'est illustré par une photo avec Chris Amon! Que du bonheur, cet article!
Ecrit par : Jeul | mercredi, 14 novembre 2007
De grâce, pas cette méthode. Cela me rappelle une cours de récréation !
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 13 novembre 2007
Et bien justement, un tel blog est fait pour se faire plaisir, se décontracter et profiter des bonnes infos et autres bons tuyaux des autres.
Trop souvent dans vos propos vous étes grincheux.
En tout cas, je sais que le bouquin est sublime.
Tiens, pour vous faire raler encore un coup :
je crois que la couverture sera dans les , disons VERT
Un clin d'oeil à la passion du regretté Jabby pour la firme Lotus, probablement
Ecrit par : gilles gaignault | mercredi, 14 novembre 2007
"Trop souvent dans vos propos vous étes grincheux." N'est-ce pas Gilles Gaignault.
Eh ! Oui ! "Grincheux", pas carpette, donc pas forcément toujours d'accord.
Est-ce grincheux que d'écrire ce que l'on pense ? Je n'attends pas grand chose d'autrui ainsi pas de courbettes à faire.
Vous êtes joueur. Bonne soirée à vous.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mercredi, 14 novembre 2007
Continuons donc les anecdoctes please, car moi j'adore les chocoBN des cours de récré
Ecrit par : De passage | mercredi, 14 novembre 2007
Pour compléter ce que rapporte l'excellent Gilles Gaignault, quand les noms de Platini ou de Zidane étaient prononcés devant Crombac, vous étiez certain d'obtenir en retour un cinglant "Il court sur quoi ?"
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 14 novembre 2007
Humour Suisse ??????
Ecrit par : Christian Magnanou | mercredi, 14 novembre 2007
Une fois, une seule, Jim Clark s'est fâché contre Jabby Crombac. C'était à Pau (il ne pouvait en aller autrement !), la veille de la course. L'équipe Lotus venait de festoyer abondemment dans une auberge. Tout ce beau monde s'entasse dans un gros break pour rentrer à l'hôtel, Jim Clark au volant. Crombac, dans un éclair de lucidité, lance à Clark devant tout le monde un sonore "Careful, Jimmy !" genre "fais gaffe qd même" bien agaçant.
Clark, justement, s'en agace.
"Quoi fais gaffe ? Je m'appelle Jim Clark, je suis champion du monde, et tu me demandes de faire gaffe ! Tu me prends pour qui ? Pour un débile ?"
Jimmy, dans sa colère, dirige le break vers le circuit dans la cité, ouvert la nuit à la circulation, et couvre tout un tour à fond de train, avec les dix personnes à bord, les portières râclant le bitume. "Ah il faut que je fasse gaffe !... Voilà, vous voyez comment je fais gaffe !" Et il lance le break dans une belle glissade. J'aime autant vous dire que personne ne mouftait à bord. Crombac lui-même mordillait nerveusement sa pipe.
Je ne sais pas si cela figure dans son bouquin. Mais c'est Jabby lui-même qui me l'a raconté.
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 14 novembre 2007
moi,j'adore les potins donc de pouvoir lire avant la sortie en librairie de ce futur livre de mémoires de l'un des plus illustres repoorters qu'ait connu le monde de la F1, cela me ravit.J'ai comme cela l'impression ou bien peut-étre l'illusion d'appartenir à un monde privilégié.En tout cas, ce qu'écrit mds et gilles gaignault est trés interessant.Continuez si vous en avez d'autres des echos sur cet ouvrage à nous en faire bénéficier.Merci d'avance
Ecrit par : christian colinet | jeudi, 15 novembre 2007
oui , moi zosi j'adore m'amuser à la récré. Que les mécontents s'abstiennent , c'est plutot sympa de savoir des choses et d'en faire profiter les ptits copains , non . Alors , ceux qui savent , continuez à nous abreuver d'histoires croustillantes, en attendant pour nous faire patienter sur la future bible de monsieur crombac . Allez , on y va . Et en rangs serrés avant d'affronter le Maitre
Ecrit par : gloria piazza | jeudi, 15 novembre 2007
tiens encore une nouvelle signature, gloria piazza. toujours le meme qui se cache et qui sait comment fonctionne un blog on dirait de passage, hire et d autre.
c est pourtant sympa de lire des signatures come eric bhat et gilles gaignault ou un patrice vatan, jean paul orjebin eux savent écrire sans se moquer.
c est facile sur un blog, on écrit n importe quel nom et ca marche.
J adore venir lire ici des nouvelles d anciennetés mais que c est triste de lire les delires d un type qie aime se foutre de la gueule des autres
pas courageux ce gars la
Ecrit par : Père Hoquet | jeudi, 15 novembre 2007
On dirait que ca va s'animer, un fois de plus sur le forum. De passage se fait un place
il devrait etre eleve au rang de SPAM
Ecrit par : karcher | jeudi, 15 novembre 2007
De Passage laissez lui une place !
Ecrit par : Slogan | jeudi, 15 novembre 2007
Bonjour à tous,
Quelques lignes pour vous tenir informé de la parution du livre :
Gérard "Jabby" CROMBAC – Mes 578 Grands Prix.
Il sera disponible dans toutes les 'bonnes librairies'… vers le 10 décembre.
Vous pouvez le réserver auprès de votre libraire.
Code ISBN : 978-2-91-225736-9
Code produit : 979777 8
Prix Public : 75 euros
Ou nous le reserver dès à présent en nous écrivant :
nicolas.draeger@editions-anthese.com
L'éditeur.
Ecrit par : Nicolas Draeger (nicolas.draeger@editions-anthese.com) | jeudi, 15 novembre 2007
Je ne suis qu'une seule et même personne sous ce pseudo et je n'utilise aucun autre pseudo.
(MDS peut le vérifier avec l'email !) alors please pas de mauvais procès d'intention.
J'adore les anecdoctes des signatures reconnues car je les connais un peu mais eux n'ont pas la mémoire de mon visage. Ma signature est inconnue car je ne suis pas du métier... Je donne simplement mon avis et mes anecdoctes de spectateur-accompagnateur privilégié sur une certaine époque... merci Pere Hoquet et karcher de vous absetenir.
Ecrit par : De passage | jeudi, 15 novembre 2007
En ce jour anniversaire de la seconde année de la disparition de Jabby, quelques informations supplémentaires concernant son bouquin attendu comme le messie par les fans de l'époque Crombac...
Il compte 17 chapitres :
- La formule 1,5 litres
- La formule 3 litres
- L'ére du turbo
- Retour au moteur "atmo"
- L'ambiance des circuits
- La naissance d'une vocation
- Apprenti mécanicien de course
- Un travail plus sérieux?
- Manager : Inter-Auto-Course
- Organisateur
- Sport-Auto
- Le Mans
- Balestee, la politique sportive
- Le Japon
- America
- Les rallyes et Raids
- Cinéma
Le détail va vite venir car il sera disponible dans la premiére quinzaine de décembre comme l'a confimé l'éditeur Nicolas Draeger.
Ecrit par : gilles gaignault | dimanche, 18 novembre 2007
Pour être plus complet, gilles gaignault, vous auriez dû ajouter la numérotation des pages ainsi les futurs lecteurs pourraient peser chaque chapitre.
1 - La formule 1,5 litre p. 16
2 - La formule 3 litres p. 50
3 - L'ère du turbo p. 112
4 - Retour au moteur "atmo" p. 156
5 - L'ambiance des circuits p. 174
6 - La naissance d'une vocation p. 190
7 - Apprenti mécanicien de course p. 204
8 - Un travail plus sérieux ? p. 218
9 - Manager : Inter-Auto-Course p. 248
10 - Organisateur p. 260
11 - Sport-Auto p. 268
12 - Le Mans p. 286
13 - Balestre, la politique sportive p. 304
14 - Le Japon p. 340
15 - America p. 346
16 - Les rallyes et Raids p. 368
17 - Cinéma p. 374
- Index p. 380
Alors ! un peu de courage maintenant, qui l'a commandé ?
Ecrit par : Allo!, ici c'est Georges! | vendredi, 23 novembre 2007
Puisque vous avez le livre sous les yeux, éclairez donc ma lanterne. A propos du chapitre J.M.Balestre, Jabby évoque-t'il le dossier "de presse" un peu particulier sur le passé militaire pendant la deuxieme guerre mondiale.
En effet, en 1988, dans le cadre de mes études, j'avais dégotté un stage chez un député, et faisais donc le 4 ème couteau dans son Staff, comme j'avais coutume de dire.
Ainsi, pendant le stage, un matin, un dossier très complet, avec deux photos et moultes copies de cartes de soldats et de resistants, témoignages, coupures de presse et copie d'une de presse d'époque, était parvenu au bureau du député.
Un hamac avait été ouvert et le dossier classé. La lecture me semblait édifiante et demandant à mon député employeur, ce qui allait se passer, il me répondit en haussant les épaules: "Tout le monde ici a reçu le même dossier, la presse a du avoir la même chose..."
Or, il ne s'est rien passé. Tout le monde savait. Quel est l'éclairage apporté par Jabby sur cette source d'info si particulière (sur le fond comme dans les manières, la guerre était finie depuis 44 ans mais les mentalités ne semblaient pas avoir changées, ou alors, c'était moi qui jeune étudiant, était encore trop naïf, tout occupé que j'étais à pondre des notes économiques pour le député qui se révait des destins ministériels qu'il poursuit encore...Mes notes n'étaient peut être ...pas assez brillantes...)
Sport Auto a t'il reçu le dossier et l'affaire du dossier ou le passé "militaire" sont-ils évoqué?
Ecrit par : Xavier | vendredi, 23 novembre 2007
Le sport auto de décembre est arrivé avec la réédition du n°1 de sport auto de janvier 1962. Je n'ai pas l'original (ma collection commence au numéro 10) mais on dirait un vrai.
Ecrit par : GIGI | vendredi, 23 novembre 2007
" (...) mais on dirait un vrai" écrivez-vous GIGI.
C'est son clône, salissures et usures comprises ! Je recherche encore la "faille" qui le différencie hormis la qualité du papier dont la UNE.
Il n'y a plus d'abonnés aux n° indiqués dans les "Nos Petites Annonces".
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | vendredi, 23 novembre 2007
Xavier,
Vous qui semblez détenir une information que vous jugez "explosive" et qui devrait selon vous faire l'objet d'une couverture presse, peut-on en savoir plus?
Merci
Ecrit par : era | vendredi, 23 novembre 2007
Attention à vous, cher Xavier, ceux qui ont tenté d'éclairer publiquement ce passé ont toujours été condamnés par la Justice. Quand Jean-Marie Balestre devint un turbulent et très directif patron de la FISA, les relations avec la presse furent souvent houleuses. Je me souviens d'un vigoureux papier de Xavier Chimits dans l'Automobile-magazine. La conclusion se terminait à peu près ainsi : "Au fond, on pourrait comparer le fonctionnement de la FISA à une république bananière. Mais ce serait méchant pour les bananes !" J'avais totalement assumé comme patron de la rédaction, et le journal fut ainsi imprimé. Le scandale grimpa alors d'un étage. La direction de la publication - autant qu'il m'en souvienne - reçut qqs coups de règle sur les doigts.
Ecrit par : eric bhat | vendredi, 23 novembre 2007
Autant que je me souvienne un certain Jean Pierre Dubreuil journaliste au matin de Paris et auteur des " bolides en or" y a laissé son metier en mars 1984. Disparu du journal, on ne le revit jamais dans le monde de l'automobile ou il fut tricard. Il avait été trop loin sans preuve et laché par TOUT le milieu de la course
Alors je ne pense pas que Crombac se soit amusé à jouer avec le feu , lui qui a cotoyé JMB autant d'années à la FISA et FIA
Ecrit par : un temoin | vendredi, 23 novembre 2007
Pas très reluisante cette affaire ... J'avoue que moi aussi, j'aimerais en savoir plus ...
Cher Eric Bhat, permettez moi de vous saluer avec respect et enthousiasme .. J'ai adoré (et j'adore !) votre prose, en particulier au temps de GP International, brillant magazine hélas disparu après avoir tenté une "généralistisation" mal maitrisée en 1984 ... Lire Bath et Botsford était un vrai délice ...
Ecrit par : antibois | vendredi, 23 novembre 2007
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