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lundi, 29 octobre 2007
Marius Dal Bo (1914-2007) et l'aventure Pygmée

Pour combler le silence assourdissant ayant accompagné la mort le 10 octobre dernier de Marius Dal Bo, l'ensevelissant une seconde fois, nous avons demandé à Gérard Gamand la notice biographique que voici, un travail remarquable que MdS a honte d'avoir payé d'une clopinette d'argent. Débauché de The Nostalgia Forum [1], Gérard Gamand, par ailleurs éditeur d'art [2], est avec Didier Martin l'un des deux spécialistes de Pygmée en France. Didier Martin est l'auteur d'un ouvrage sur le sujet, Les monoplaces "Pygmée" de Marius & Patrick Dal Bo [3]. Merci à ces historiens d'exister.
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Marius Dal Bo, authentique passionné de bel ouvrage, savait pratiquement tout faire de ses mains. Une intelligence rare, calme et pragmatique, au service d’une scrupuleuse droiture. Un « honnête homme » au sens littéral du terme. Pas très grand, mince, très tôt doté d’une belle chevelure blanche qui soulignait le bleu de ses yeux, il était immédiatement sympathique. Amoureux fou de vélo, coureur amateur de fort bon niveau, il sillonnait les courses de la région d’Annecy. Il fut même sélectionné dans l’équipe du Sud-Est, pour le tour de France 1936, que devait gagner le belge Sylvère Maès, devant Antonin Magne. Malheureusement à son grand désespoir, il se blessa avant le départ et ne participa jamais à la grande boucle.
Il était né au début de l’année 1914, à la veille de l’embrasement criminel de la Première Guerre mondiale, qui allait tuer tant de jeunes gens innocents. Il avait créé son entreprise, juste avant la deuxième guerre mondiale à Annecy : la société Dal Bo, spécialisée en chauffage. Il avait aussi inventé une curieuse petite cintreuse portable, qui connut un vif succès auprès des plombiers-chauffagistes. Il lui avait même trouvé un nom original, en regard de sa toute petite taille : la « Pygmée ».Mais ce qui le faisait vibrer, c’était les quatre roues ! Dès la libération, il fabrique une mini monoplace pour son fils Patrick qui vient de naître. Il n’a pas quatre ans que son père lui en propose déjà le volant. En 1954, il va construire un « Midget » destiné aux courses sur cendrée, qu’il pilotera lui même. Il en fabriquera d’autres pour ses amis. Il se lance avec passion dans la construction d’une véritable formule junior à moteur arrière dès la fin de l’année 1958, destinée à courir en 1959 (ci-dessus).
Mais tout cela n’est destiné qu’à attendre l’âge légal, pour que son fils chéri puisse débuter en compétition. Ce qui sera fait en 1964, lors de l’avènement de la toute nouvelle formule 3 de 1000 cm3, les fameux « Screamer » autour d’un simple bloc Anglia. Ces petits moteurs culbutés vont tourner jusqu’à 11.000 t à la fin de la formule, en 1970 ! L’entreprise Dal Bo étant florissante en ce début des années soixante, Marius casse sa tirelire et achète l’un des treize châssis Brabham BT9 de formule 3. Ce sera une année d’apprentissage avec quelques casses moteurs, mais aussi quelques spectaculaires accidents. Le débutant se classe tout de même 4ème des Coupes de l’USA à Montlhéry en avril. Cette fois la machine est lancée et Marius va pouvoir passer à l’action. Il va construire sa première Pygmée de formule 3, pour la saison 1965.
La première Pygmée de formule 3
Soyons clair, cette Pygmée F3-7-65 à châssis multitubulaire (C’est la septième monoplace construite par Dal Bo) va beaucoup ressembler à la Brabham BT9. Qu’importe, il faut continuer à avancer. Le père et le fils repartent sur tous les grands circuits. Quel couple père fils n’a-t-il pas rêvé de vivre cette aventure ? Patrick progresse et la Pygmée s’empare même de la seconde place lors de la XII Coppa Autodromo di Monza, le 12 septembre 1965 !
Pour 1966, Marius, stimulé par son fils Patrick, plus excité que jamais par la F3, décide, à l’instar des Matra F3 de construire sa première monoplace à châssis monocoque. Prudemment, il choisit de faire une coque en acier. Il va même construire deux châssis. Le premier, Pygmée F3-1-66, est destiné à son fils, mais le deuxième est confié à celui que l’on n’appelle pas encore « pépé » : Eric Offenstadt qui pilotera donc une Pygmée « usine », référencée F3-2-66. La saison sera marquée par la première victoire d’une monoplace Pygmée : une course secondaire certes, mais une vraie course de F3 : Le Grand Prix de l’Adriatique en Yougoslavie.
Pour la saison suivante, en 1967, Marius décide de franchir une nouvelle étape et lance la fabrication de deux nouvelles monoplaces Pygmée, toujours avec une coque acier, soudée electriquement par points et rivetée. Il crée un véritable département course au sein de la société Dal Bo et engage l’excellent pilote sud-africain Trevor Blokdyk pour seconder son fils Patrick. La Pygmée F3-1-67 allant à ce dernier et la F3-2-67 à Trevor. Deux victoires et de nombreux podiums confirment la montée en puissance de l’équipe Pygmée, qui est de plus en plus respectée dans le petit milieu de la F3 internationale. Marius, infatigable s’offre en 1968 un local pour abriter la construction de ses chères Pygmée.
1968, c’est aussi les grands débuts de la Formule France qui va rencontrer un énorme succès. Sous la pression de Patrick, Marius se lance dans la construction d’une petite série de châssis tubulaires pour cette nouvelle catégorie qui va révéler tellement de nouveaux talents. Ce sera le même châssis tubulaire qui servira au nouveau modèle F3.Trois d’entre elles seront achetés par Jean Sulpice, F3-1-68 (ci-contre), Jean-Pierre Hanrioud, F3-2-68 et Eric Offenstadt F3-3-68. Pour la Formule France, Marius Dal Bo avait décidé de confier le volant « usine » à Denis Dayan, transfuge de la marque Elina. Malgré deux secondes places, Denis l’inquiet qui tournait autour de la GRAC dominatrice, abandonna ce volant. Il ne fut pas perdu pour tout le monde puisque le lyonnais François Lacarrau le récupéra et gagna la course de Montlhéry (FF-1-68). Deux clients avaient acheté un châssis de Formule France / Marius Maison (FF-2-68) et Bouillot (FF-3-68).
Mais la grande nouveauté de la saison 1968 avait été la toute nouvelle monocoque en aluminium que Patrick Dal Bo allait piloter. Sa coque était de toute beauté, construite selon une méthode aviation, comme sur les Matra. On ne vous explique pas le prix de revient d’un tel bijou…A son volant (première monoplace à porter les initiales de Marius Dal Bo : MDB11-168), Patrick va brillamment remporter les Coupes du Salon, courues sur le circuit de Montlhéry. Il va battre le gratin de la F3 du moment (Cevert et sa Tecno, classé dans le même temps, Jabouille et sa Matra, à 5/10ème de seconde mais aussi la Tecno du grand Ronnie Peterson). Ce jour là, Pygmée a vraiment frappé les esprits. Il était donc temps de viser encore plus haut.

Et maintenant, les Pygmée de formule 2
La prochaine marche étant la F2 ! On ne peut pas dire que Marius Dal Bo était très chaud. Lucide, il savait bien que la marche financière était quasiment impossible à franchir pour une petite entreprise industrielle d’Annecy. Mais emporté par l’enthousiasme de Patrick, il céda. Va pour la F2 en 1969.
Deux magnifiques châssis vont être construits : la MDB12-1-69 pour Patrick Dal Bo et la MDB12-2-69 pour le revenant Eric Offenstadt. La coque est, comme à l’habitude, une splendeur. Un travail d’orfèvre plus qu’un travail de constructeur de voitures. Comme redouté, la saison du championnat d’Europe de F2 sera un long et douloureux calvaire avec d’innombrables casses moteurs et sorties de route. Eric Offenstadt, après une nouvelle rupture de suspension en Autriche, décidera même de quitter l’équipe et de mettre un terme à sa carrière automobile.
Pendant ce temps, Marius avait également vendu un nouveau châssis tubulaire de F3 au niçois Yves Carbonatto, la Pygmée MDB14-169 (ce dernier nous a confié récemment en riant, qu’il avait déniché un sponsor extraordinaire qui lui avait offert une monoplace, un camion et avait payé le mécanicien. Il s’agissait de…son père !). Le deuxième châssis (MDB14-269) sera confié occasionnellement à François Lacarrau. Mais Marius a également construit 7 nouveaux châssis de Formule France MDB14 FF pour François Lacarrau, Marius Maison, Maurice Bourion, Patrick Bérard, André Klein, Richard Steiner et Jean-Louis Durante.
Malgré l’expérience douloureuse, et dramatiquement coûteuse de la saison 1969, un évènement va pousser Pygmée dans une sorte de surenchère, qui ne plût pas du tout au prudent Marius dal Bo. Le budget Elf était disponible en F2 et ce ne sont pas moins de quatre (une véritable folie pour une si petite équipe) nouvelles F2 qui vont être construites à Annecy pour 1970.
Ces MDB15, affublées d’un bec de canard qui ne sera pas du goût de tout le monde, sont peintes d’un magnifique bleu France. Il s’agit d’une évolution du châssis précédent. Les quatre mousquetaires sont, Patrick Dal Bo (MDB15-170), Jean-Pierre Jabouille (MDB15-270), Patrick Depailler (MDB15-370) et Jean-Pierre Beltoise (MDB15-470). Le drame de cette saison sera un budget totalement sous estimé qui empêchera l’excellente monoplace de tenir son rang. A ce niveau de compétition, il faut des structures énormes que Marius n’avait pas pu mettre en place. En avait-il envie, lui l’artisan amoureux des beaux objets ? Bref, 1970 fut un cauchemar, pire encore que 1969. Pourtant Beltoise avait montré que le châssis était remarquable. Mais que faire sans argent ? Signalons que Marius avait construit également 5 nouveaux châssis tubulaires de Formule France pour Georges Coquillard, Jacques Coche, Jacques Bétemps, Maurice Gianre et Philippe Lacarrau. Courageusement, Marius Dal Bo allait tout de même repartir au combat.
Il changea radicalement son fusil d’épaule en 1971. Il n’y aurait plus désormais qu’une seule monoplace de F2 pour son fils. Ce dernier va, du reste, contribuer à l’étude d’un tout nouveau modèle de F2 : la Pygmée MDB16 qui sera dessinée par un jeune ingénieur suisse Jean-Louis Burgnard. Deux châssis vont sortir des ateliers : la MDB16-171 pour Patrick et la MDB16-271 louée occasionnellement à Jean-Pierre Beltoise avec le soutien de Shell. (Il remportera la 3ème place de la première manche de la course de Rouen à son volant). Le véritable crève-cœur sera l’envolée d’une possible victoire de Patrick : il était deuxième de la course du Grand Prix d’Albi, lorsqu’il dût stopper avec un radiateur percé, alors que le leader Ronnie Peterson allait abandonner deux tours plus tard ! Patrick Dal Bo, de plus en plus confiant sur les possibilités des châssis Pygmée, poussa son père vers une nouvelle saison en 1972. Cette fois, Marius ne voulait plus entendre parler d’organisation d’équipe. Oui, pour une nouvelle F2, mais à la seule condition qu’il soit déchargé de toute la partie intendance. Construire les plus belles F2 et les confier à une équipe qui en assurerait le développement et le financement.

Les « renards » des circuits
C’est dans ce sens qu’un accord fut trouvé avec deux « renards » des circuits : Mike Earle et Rodney Banting. Ayant attiré l’argent du sponsor des brésiliens Carlos Pace et Lian Duarte (Banco Português do Brasil), ils firent miroiter monts et merveilles au crédule Marius. Ce dernier, en toute confiance, lança la construction de quatre nouveaux châssis, peut être les plus beaux de toutes les Pygmée : le modèle MDB17. Construit avec une précision et une méticulosité incroyables, il est à l’opposé philosophique d’une March, construit très rustiquement pour être commercialisé. Un châssis Pygmée MDB17 est une véritable œuvre d’art !
L’un des quatre châssis (MDB17-470) fut vendu à Fred Stadler. Les trois autres rejoignirent la base anglaise du BERT (Banting and Earle Racing Team). La saison démarra en fanfare ! La première course à Thruxton fut une révélation pour beaucoup d’anglais. La Pygmée de Pace fut bien prête de remporter la première manche, au nez et à la barbe de tous les protagonistes du Championnat d’Europe ! Patrick lui-même, terminant à la quatrième place de la finale. La suite allait prendre des allures de Bérézina, puisque les factures que Marius Dal Bo émettaient n’étaient pas payées…Les moteurs de la nouvelle réglementation 2 litres cassaient comme du verre, creusant rapidement un trou financier incommensurable. L’argent brésilien s’était volatilisé. Pace, sagement, quitta le navire, imité par Duarte. Ce qui devait arriver arriva. Marius Dal Bo fut contraint de récupérer « manu militari » ses châssis des griffes anglaises.
Le reste, ne fut que succession de déceptions pour Patrick Dal Bo, resté seul pilote. Cette fois Marius décida que toute cette aventure était bien terminée. Les « voyous » de la course automobile n’étaient pas de son monde. Lui, le pur, l’intègre, le constructeur qui ne reculait devant aucun sacrifice pour produire la plus belle monoplace possible, avait été trahi par des gens sans scrupules. C’en était trop. Il ne voulut jamais plus entendre parler de sport automobile.
Son fils Patrick tenta vainement de maintenir une équipe et fit construire trois nouveaux châssis du type MDB18, pour la saison 1973, affublés d’une carrosserie volumineuse et particulièrement affreuse. Mais la mèche s’était éteinte et, lorsque Pierre Messmer, le premier ministre décida d’interdire les compétitions automobiles, ce fut le coup de grâce. Monsieur Marius n’avait plus rien à voir avec tout cela. Il restera silencieux sur toute cette aventure, jusqu’à ce que Didier Martin ne décide de consacrer un livre à l’histoire des monoplaces Pygmée. Marius Dal Bo découvrit alors avec un grand plaisir que cette aventure intéressait encore quelques mordus. Sans jamais se rendre vraiment compte de toute la place qu’avait eue les Pygmée, dans le cœur des véritables passionnés de belles monoplaces. Marius s’est éteint doucement à 93 ans, pour rejoindre les immensités infinies des « justes ». Il n’aurait pas vraiment aimé l’évolution du sport automobile actuel avec ses avocats, ses milliards, ses pipoles et ses paillettes. Ce n’était pas vraiment le style de la maison…
Signé Gérard Gamand
gerardgamand@wanadoo.fr
[1] Voir le fil de discussion"Pygmée" animé par Gérard Gamand
[2] www.azart.fr
[3] MARTIN (Didier) .- Les monoplaces Pygmée de Marius et Patrick Dal Bo, Ed. Palmier, Nîmes, 2002, 112 p., 19,00 €
Marius Dal Bo à Pau en 1970 © Gérard Gamand
La formule junior de 1958, non encore "Pygmée" © Gérard Gamand
La Pygmée F3 de Jean Sulpice en 1968 à Montlhéry © Gérard Barathieu
Pierre Maublanc à la course de côte du Colombier 1970 sur Pygmée MDB12, photo DR
Lian Duarte au GP de Pau 1972 sur Pygmée MDB17 © Gérard Gamand
10:10 Publié dans Constructeurs | Lien permanent | Commentaires (130) | Envoyer cette note | Tags : marius dal bo, patrick dal bo, pygmee, jean sulpice, pierre maublanc, lian duarte, memorial




Commentaires
Respect .
Ce sujet sur l'histoire Pygmée et son créateur est tout simplement remarquuable.
Ecrit par : gilles gaignault | lundi, 29 octobre 2007
C’est en effet une magnifique note que nous offre Gérard Gamand , qu’il soit chaleureusement remercié.
Dans les années 60, il était assez fréquent que des chauffagistes s’essaient a la construction de châssis tubulaire.
Ils avaient l’expertise de l’assemblage et du soudage de tubes acier. Ils pouvaient ainsi passer de l’entreprise de chauffage central a constructeur de châssis que ce soit de karts ou de monoplaces.
Je crois que Tecno en Italie a suivi la même « piste ».
L’entreprise de chauffage Dal’Bo existe toujours a Annecy, peut être que notre envoyé permanant Bruno pourrait nous en dire plus.
Ecrit par : gianpaolo | lundi, 29 octobre 2007
Moi qui réside à cinq minutes à peine des ateliers de Monsieur Dal-Bo, j'ai apris avec stupeur son décès par Monsieur
Gamand sur "The Nostalgia Forum".
je l'avais vu quelques temps auparavent dans son atelier qu'il ne quittait jamais. il avait à ses pieds une caisse en bois, pleines de vielles vannes de chauffages récupées sur un chantier que son ses ouvriers remettaient à neuf.
hé oui! à l'aide de d'une clée à griffe et d'une clée suedoise, il démontait la vanne pour récupéréer le laiton. . .
il était de la vieille école. la plus belle sans doute. et comme le dit si bien notre auteur, les fourberies d'aujourd'hui.
quant je l'ai vu la derniere fois, il se faisait du soucis pour son épouse, de même que Patrick.
nous sommes tous pareil, le décès des personnes que l'on cotoient, même de loin nous touchent plus que d'autre.
moi je suis boulversé. pardonnez moi.
merci à Gérard Gamand pour son très bel article et à notre hôte, pour lui avoir donner la parole.
Ecrit par : Bruno | lundi, 29 octobre 2007
Etant Annécien d'origine, Pygmée a forcément une place particulière dans ma mémoire.
En 1970, pour les jeunes passionnés que nous étions, après avoir dévoré Sport-Auto, le seul moyen de voir des voitures de courses "en vrai", c'était d'aller chez Pygmée.
Les ateliers situés dans une arrière-cour près de la gare n'avaient rien à voir avec les usines higth-teck Mac Laren ! Un atelier vitré à gauche dans lequel était réalisés les chassis, quelques boxes à droite où les F2 de Beltoise et Dal BO étaient entretenues.
Pour nous, ces portes de garages branlantes étaient les portes du rêve. Les mécanos plutôt sympas nous laissaient approcher les monoplaces autant qu'on voulait, les bons jours on avait droit à un autocolant (le rond jaune avec l'hyppocampe).
Plus tard, vers 75/77, lorsque nous avons commencé à courir, nous allions parfois chez Dal Bo pour essayer de trouver une pièce qui nous manquaient, notament des rotules. Là, il valait mieux voir Patrick, parceque Marius, toujours aimable, nous répondait simplement "il n'y a plus de voiture de course ici". Il ne voulait plus entendre parler de tout ça. Patrick, plus ouvert, ne refusait jamais de nous dépanner.
Je me souviens que pendant quelques années, l'atelier vitré est resté fermé en l'état, avec les chassis pas terminés qui prenaient la poussière, jusqu'à ce qu'en 77, Didier Bonnet rachète l'ensemble.
Plus tard, j'ai bien connu Maurice Chabord, l'homme au doigts d'or, qui réalisait les chassis et la chaudronnerie chez Pygmée. Il s'était mis à son compte, et voyait défiler tout le petit monde de la course auto de la région. Il s'était spécialisé dans les échapements et produisait tous ceux des Renault F1 dans les années 70/80.
Je garde de Marius Dal Bo le souvenir d'un homme distant et raffiné. Il parlait avec un léger accent. Je n'ai jamais connu son origine.
Je crois qu'il avait été assez déçu par certains pilotes à qui il avait donné beaucoup avant de les voir partir vers d'autres constructeurs.
Ecrit par : Christian Burdet | lundi, 29 octobre 2007
Christian, nous nous sommes peut-être vu dans ces années là. en 1969/70/71 en tout cas.
il y avait à cette époque un mécano Anglais qui plus tard est passer chez Teddy Meyer, c'est à dire: Mc Laren. Salvatore "Sal" Incandela. qu'est-il devenu? ? ?
ah Maurice Chabord. . . il a fabriquer les échappements de prque tout le plateau Turbocompressé.
vous avez raison, Marius n'était pas homme à parler pour ne rien dire. il était très reservé.
par contre, je ne savais pas que pour lui les monoplaces c'était fini à ce point. quand je l'ai vu dernièrement, j'étais aller lui demander s'il avait des photos, des textes etc à me confié.
il m'a dit "ou là, pour moi c'est fini tout ça. il faut demander à Patrick"
Ecrit par : Bruno | mardi, 30 octobre 2007
Sal Incandella est installé aux Etats-Unis.
Il vit à Indianapolis.Dans les années 2000, il était co-propriétaire d'une écurie qui roulait en Formule Indycar et bien évidemment aux célèbres 500 Miles.
Il a d'ailleurs fait rouler un temps le français Olivier Grouillard.Et aussi avec un peu plus de réussite, le hollandais Arie Luyendyck
Ecrit par : gilles gaignault | mardi, 30 octobre 2007
Et si mes souvenirs sont bons, le nom de cette écurie était "Indy Regency".
Ecrit par : Christian Magnanou | mardi, 30 octobre 2007
Salvator Incandella vivait à Annecy et a commencé son travail de mécano de course d'abord chez Pygmée.
Ensuite il a travaillé chez Copersucar, Mac Laren comme chef mécano de Mass puis Tambay, Brabham du temps de Parèse et Piquet, ensuite je ne sais plus, jusqu'à l'aventure Indy Regency avec Grouillard.
Il a écrit un livre de vulgarisation de la mécanique et de la construction d'une F1, plutôt bien foutu. Je me souviens qu'il attachait beaucoup d'importance à la rédaction de ce livre.
Ecrit par : Christian Burdet | mardi, 30 octobre 2007
http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Bruno%20-%20Automobile/livres%20archives%20video/F1-anatomieetdevellopement.jpg
Ecrit par : Bruno | mardi, 30 octobre 2007
Merci à monsieur Gérard Gamand pour ce bel hommage fait à mon grand-père. Comme vous le dites si justement, c'était un "juste", un homme droit, passionné, attentif aux autres et toujours disponible. Le vide qu'il laisse est immense.
Ecrit par : Audrey Dal Bo-Labrunie | mercredi, 31 octobre 2007
On peut au passage rendre hommage à Gérard Gamand pour tout le travail fait sur le forum Nostalgia d'Atlas F1.
Il y fait une recherche méthodique de toutes les photos des marques de monoplaces françaises des années 60/70 : Pygmée, Grac, etc.., et tente de répertorier le nombre de chassis. On s'apperçoit au passage que les Anglais sont mieux renseignés que nous sur ces autos.
Ces recherches sont passionantes. Pourquoi ne pas les relayer sur MDS ?
On y apprend également que G.Gamand restaure -et de quelle façon!- une MDB 17 de 1972. La plus belle des Pygmée, je suis d'accord là dessus.
Apparement, il a des projets de livres sur ces constructeurs, nottament Grac. De belles lectures en perspective.
Ecrit par : Christian Burdet | mercredi, 31 octobre 2007
C'est un fait, les monoplaces de cette époque ne me parlent pas.
Manque de culture pour savoir les distinguer, de recul pour que cela m'évoque des souvenirs, de connaissances pour en apprécier les subtilités mécaniques... et pourtant ce texte m'a ému.
Emu car il est écrit avec élégance, passion et respect. Au dela des aspects mécaniques, il dégage surtout une belle humanité, celle de quelqu'un de pur dont j'ai découvert l'existence au travers de ce texte.
Un grand merci à son auteur, à MdS et aux commentateurs.
Ecrit par : era | mercredi, 31 octobre 2007
tout à fait d'accord.Cela en outre fait du bien de parler du passé.D'un autre passé . Cela oxygéne la cervelle.Et malgré les merveilleux souvenirs de François , cela fait du bien de causer d'autre chose que du défunt Cevert. Car en venant sur mds on y cause quasimment plus que de lui.Et malgré tous les fabuleux souvenirs de cet immense champion qu'il fut, cela devient parfois saoulant
Ecrit par : gloria piazza | mercredi, 31 octobre 2007
Tout a fait d'accord avec ERA. C'est d'ailleurs une des choses que j'apprécie le + sur MdS. Nous rendre compte, dans des textes superbement écris, d'événements, de personnes, d'instants que nous n'avons pas connu ou vécu. De nous parler de mécanique, de course, de marques disparues sans omettre les hommes qui ont derrière œuvrés pour que des projets ne reste pas des chimères. Pour que leurs rêves deviennent réalité.
De Pygmée je ne connaissais que le nom et je peu maintenant le relié à un autre nom, humain celui-la, d’un personnage dont le parcours et l’intégrité que décrit le texte de Gérard Gamand m’a également beaucoup ému.
Ecrit par : GIGI | mercredi, 31 octobre 2007
c'est ce qu'on appelle la Passion, avec un grand "P"
Ecrit par : Bruno | mercredi, 31 octobre 2007
Pourquoi ne parlez vous pas du succès des Pygmée en course de cote avec JImmy MIEUSSET?
Ecrit par : piccamiglio | mercredi, 31 octobre 2007
Je voudrais d'abord remercier Gérard Gamand pour son texte très touchant.
En réponse à Christian Burdet, mon grand-père n'a pas été déçu par d'anciens pilotes, mais il a pris la décision d'arrêter de construire des monoplaces car il a rencontré malheureusement de mauvais payeurs et sa passion devenait trop couteuse. Par ailleurs, mon père Patrick, lui a arrêté la course automobile en 1973, ce qui a diminué l'envie de construire pour d'autres coureurs.
C'était un homme de peu de mots, réservé et discret, c'est peut-être pour celà qu'il vous a paru distant, mais je peux vous assurer que sa passion pour l'automobile était toujours présente à 93ans.
Merci de perpétrer sa mémoire, il le mérite amplement.
Ecrit par : Grégory Dal Bo | mercredi, 31 octobre 2007
Et pour Patrick Dal Bo une participation au 24H du Mans sur la premire voiture japonaise avec deux coéquipiers japonais.... En 1973 sur la Sygma-Mazda aux couleurs ....Toyota !
Ecrit par : De passage | jeudi, 01 novembre 2007
vous êtes, comme Partrick "de passage"
mais revenez quant vous le voudrez
Ecrit par : Bruno | jeudi, 01 novembre 2007
bravo et merci
Ecrit par : elby | jeudi, 01 novembre 2007
Pygmée-Dal Bo , que de souvenirs.Pygmée un nom magik qui résonnait dans nos caboches de jeunes fans.Un nom inoubliable Pygmée.Mon grand pére se demandait bien pourquoi avoir choisi ce nom de tribus africaines pour le donner à un bolide de course
Ecrit par : christian colinet | jeudi, 01 novembre 2007
A Gregory Dal Bo.
Il est des êtres,tel ton Grand-Père,dont il est inutile de perpétuer, la pensée,l'action et les qualités humaines exceptionnelles,car il est déjà depuis longtemps entré dans l'histoire à jamais.Et tout éloge serait superfétatoire,lui qui incarnait si bien discrétion et réserve.
André.
Ecrit par : Maison | samedi, 03 novembre 2007
Belle histoire, l'épopée Dal Bo !!! J'étais lycéen à Pau, et je suivais tout ça avec passion. Me permettrez-vous d'ajouter deux ou trois éléments au récapitulatif remarquable de Gérard Gamand ?
Peut-être le "coup" le plus spectaculaire. Au volant d'une Pygmée, au cours de l'été 1970, Jean-Pierre Beltoise a occupé le commandement de la course du tout nouveau circuit Paul-Ricard, au nez et à la barbe des Tecno de Rega et Cévert, des BMW de Ickx et Siffert, et , si ma mémoire et bonne, de la Brabham de Jackie Stewart, je ne parle même pas des Lotus officielles. Jamais une course de Formule 2 n'avait connu un tel plateau. Bébel a donc mené cette course lors des premiers tours, et pris immédiatement une avance importante. Et pour cause : son moteur pissait l'huile et a fini par serrer. Reste que cette Pygmée était un avion de chasse, ce que JPB avait déjà démontré dans les rues paloises (pendant quelques tours) deux ou trois mois plus tôt.
Un jeune mécanicien en blouse grise travaillait au GP de Pau sur la monoplace de JPB : c'était ni plus ni moins que le futur (génial) prépaparateur "Pipo" qui a fait là un sacré apprentissage ! Et j'ai eu la chance, par la suite, de souvent le rencontrer sur les circuits.
Autre anecdote - c'est Jean-Pierre Jabouille qui me l'a rapportée bien plus tard, le budget de l'écurie Pygmée, malgré le partenariat avec Elf, volait au ras des pâquerettes. A Jarama, pour rejoindre le circuit le matin de la course, Jabouille tractait sa Pygmée, accrochée à une Renault 16 qu'il conduisait avec une prudence de sioux. Comme aucun mécanicien ne l'accompagnait, JPJ avait fait appel au système D, demandant au journaliste suédois Paul Wackermann (ou Hackermann) de s'installer dans le cockpit de la Pygmée remorquée. "Tu n'auras qu'à freiner légèrement pour que la corde soit tendue !"
Tu parles s'il a freiné légèrement ! Le pied soudé sur la pédale de frein de peur de faire une bêtise, le suédois a littéralement fait fondre les plaquettes, bloquant irrémédaiblement le système de freinage : le malheureux Jabouille n'a jamsi pu prendre le départ de la course. Quelque 20 ans plus tard, il riait aux larmes de cette histoire... mais pas sur le moment !!!
Je profite de ce billet pour saluer l'équipe de Mds : j'ai eu plaisir à rencontrer Arnaud Chambert-Protat ainsi que le volant Shell Guy Dothel voici qqs années, mais je m'interroge sur Jean-Claude Arnold. Est-il ce jeune fan qui avait convaincu son père, Marcel, vendeur de meubles, de donner un coup de pouce à Jean-Pierre Jarier, alors "Godasso" en puissance ?
Et je vais boire un ch'tit canon à la mémoire de Marius Dal Bo. Je vais fouiller dans mes cartons. Je crois que j'ai encore des photos de cette époque, prises à Pau précisément, avec mon instamatic de môme.
Eric Bhat
Ecrit par : eric bhat | mercredi, 07 novembre 2007
Bonsoir à Eric Bhat et à toutes et tous !
Bravo pour vos témoignages complémentaires sur cette histoire bien typique d'une époque hélas révolue. Oui les Pygmée apportaient une touche exotique dans des plateaux, certes pas encore monomarque, dominés par deux ou trois marques de châssis
Au-delà de cette note, je suis sûr que votre qualité de journaliste et vos souvenirs d'adolescence gardent en vous des images de Mike Beuttler dont j'achève le livre ; si c'est le cas, je suis prêt à recueillir votre témoigange fut-il bref (Crombac, Rosinski, Rives, Augier, Moncet, Zurini... l'ont fait). Merci d'avance et aussi pour votre période AUTOhebdo dont je fus lecteur à partir du numéro 1.
Bien cordialement !
Phinorman dit Phike Votler ou Mil Beugel selon les jours...
Ecrit par : philippe vogel | mercredi, 07 novembre 2007
vous avez raison Eric, cette course de F2 au Castelet avait été retransmise à la télé. je l'avais vu, et je me souviens très bien de mon étonnement et mon exitation de voir Beltoise devant tout le monde ce jour là. ça n'a duré que quelques tours.
était ce dû qu'à la voiture, au pilote ou en partit aux pneumatiques? ? ? quelqu'un répondra bien je suis sûr.
ce que je me souviens c'est que dDal-Bo était sous contart avec Firestone et Beltoise avec Good/Year.
mais la voiture était chaussée par le manufacturier d'Akron ce jour là.
bien sûr cela n'enlève rien à la performance. il fallait pour ça un pilote qui sache réglé la voiture, et un materiel qui s'y adapte.
Ecrit par : Bruno | jeudi, 08 novembre 2007
Voir la signature d'Eric Bhat sur un commentaire saluant l'équipe de MdS me ravit.
Les plumes des 70's sont toujours taillées et c'est tant mieux.
Lire le papier de Courtel dans Autohebdo sur Marius Dal Bo me fait mesurer l'ecart que prend l'info sur internet et sa réactivité par rapport a la presse papier, fut elle hebdomadaire.
Ecrit par : gianpaolo | jeudi, 08 novembre 2007
Je me joins à gianpaolo pour souhaiter la bienvenue à Eric Bhat, un de ces amateurs qui grenouillaient à l'aube des années 70 entre les paddocks et les salles de rédaction, pour finir par intégrer ces dernières, comme par exemple Xavier Chimits, Pierre van Vliet, Didier Braillon, Bernard Asset, Jean-Marc Andrié ou Lionel Froissart.
Tous ont réussi, sauf gianpaolo et votre serviteur.
Ecrit par : Mémoire des Stands | jeudi, 08 novembre 2007
Merci de ces mots de bienvenue.
Réussi, c'est vite dit...
Jean-Marc Andrié, le plus polyvalent de la brochette puisqu'il a si bien manié le casque et la plume, a préféré mettre fin à ses jours. Van Vliet a été décapité à TF1 (je crois bien que le petit Todt n'y est pas étranger). Moi j'ai été décapité à Auto plouche et ne suis plus depuis qu'un ermite errant (sans jeu de mot, car j'ai toujours préféré Rocard...).
Il est vrai que mes potes Asset et Froissart continuent à porter le flambeau avec brio au bord des pistes de F1, l'un en parfait indépendant, l'autre sous la casaque Libération.
En promenade sur le net j'ai découvert Mds cette nuit et j'en ai parcouru les pages avec frénésie. Sitôt mon café du matin avalé, j'y suis retourné. C'est ça, la vraie réussite. Fédérer une passion. Bravo.
Par curiosité (excusez mon noviciat), qui sont "gianpaolo" et "votre serviteur" ?
Bien à vous.
Ecrit par : eric bhat | jeudi, 08 novembre 2007
Salut Eric .
C'est cool de se retrouver 35 ans après .
Vive MDS
J.Claude Arnold
Ecrit par : jean claude arnold | jeudi, 08 novembre 2007
Très heureux d'accueillir Eric BHAT parmi le déjà grand nombre de lecteurs/participants/passionnés d'une fabuleuse épopée et dont je découvre les commentaires ce matin. Une garantie supplémentaire de témoignages croustillants en perspective. Je me rappelle que vous étiez après Auto Hebdo le rédac' chef de Grand Prix International. Quand à cette fameuse course de F2 au Ricard, je me souviens qu'elle avait pour objectif d'inaugurer le circuit tout neuf et de l'homologuer pour la F1 qui arriva l'année suivante. La Brabham de Stewart était blanche avec un museau bleu si ma mémoire est intacte (?)
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 08 novembre 2007
La course F2 du Paul Ricard du 26 juillet 1970 était la première course de stature internationale pour le circuit. Un test grandeur nature pour l'organisation du prochain GP de France F1 en 1971. Beaucoup, beaucoup de pilotes et de grandes équipes. 36 monoplaces sur la grille de départ du 5,8 kms, ça fait du monde ! JPB prend la tête et s'envole...il faut dire qu'une durite d'huile, mal serrée, vaporise le liquide sur la piste et les suivants sont "en vrac" partout. Jusqu'au moment où JPB doit abandonner au 8ème tour, ayant vidangé toute son huile !
Ecrit par : Gérard Gamand | jeudi, 08 novembre 2007
Et me semble-il, responsable de la com. chez Renault Sport à la fin de l'aventure F1, première période.
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 08 novembre 2007
Quelle mémoire ! Et quelle course !
Après le festival Beltoise/Pygmée, ce fut une Tecno... parade, puisque Rega l'emporta, et Cévert s'empara de la 3ème place, la main en sang car sans embrayage de bout en bout.
La Brabham de Stewart - effectivement blanche à museau bleu - était engagée par John Coombs ; je ne sais plus ce qu'il advint d'elle, il faudrait demander ça à Alain Bienvenue, qui a conservé toute la documentation de cette époque. Je me souviens aussi de la 4è place de Peter Westbury, un anglais très sympa (je l'avais rencontré à Pau). En revanche, qui a terminé 2è ? Stewart ? Pescarolo ? Rindt ? Fittipaldi ? J'ai beau me creuser les méninges, rien ne vient. Si ce n'est Google-Bienvenue, vous dis-je. Une BM ? Peterson ? Je sèche.
Pour la petite histoire, cette course était effectivement télévisée. J'y avais assisté dans un bistro de Besançon où je passais mes vacances chez mes grand-parents qui n'avaient pas la télé. Dans ce même bistro, Bruno Gillet a été serveur comme job d'été. Plus de 30 ans après, j'ai retrouvé ce même Bruno Gillet à Moto-Journal pour qui il suit aujourd'hui les GP moto. Comment en sommes-nous venus à parler de ce bistro à Besançon ? A cause de cette fameuse course de 1970 pardi !
Ecrit par : eric bhat | jeudi, 08 novembre 2007
Drôlement rigolo ce que l’on trouve sur internet. En tous cas cela permet de se rafraîchir la mémoire et de se souvenir qu’il y avait quasiment toute la F1 qui participait à cette course. Une autre avait été organisée – était-ce le même week end - au cours de la quelle Stewart et Hill couraient sur des Ford 3,0 l RS Capri me semble-t-il.
1 9 Clay Regazzoni, CH Tecno Racing Team Tecno 70 - Cosworth FVA 1:23.02.9"
2 8 Tim Schenken, AUS Sports Motor International / Team Brabham Brabham BT30 - Cosworth FVA 1:23'37.5"
3 20 Francois Cévert, F Tecno Racing Team Tecno 70 - Cosworth FVA 1:23'41.6"
4 24 Peter Westbury, GB F I R S T Brabham BT30 - Cosworth FVA 1:23'42.2"
5 3 Graham Hill, GB Jochen Rindt Racing Lotus 69 - Cosworth FVA 1:24'14.7"
6 15 Ronnie Peterson, S Malcolm Guthrie Racing March 702 - Cosworth FVA 1:24'49.0"
7 42 Max Jean, F Tecno Racing Team Tecno 69 - Cosworth FVA 39
8 10 Emerson Fittipaldi, BR Team Bardahl Lotus 69 - Cosworth FVA 39
9 28 Carlos Reutemann, RA Automovil Club Argentina Brabham BT30 - Cosworth FVA 39
10 26 Andrea de Adamich, I Scuderia Jolly Club Brabham BT30 - Cosworth FVA 38
11 16 Malcolm Guthrie, GB Malcolm Guthrie Racing March 702 - Cosworth FVA 38
12 27 Giancarlo Gagliardi, I Scuderia Jolly Club Brabham BT30 - Cosworth FVA 38
13 1 21 Graham Birrell, GB Ecurie Ecosse Brabham BT30 - Cosworth FVA 37
14 NC 40 John Wingfield, GB John Wingfield Brabham BT30 - Cosworth FVA 35
15 NC 25 Tetsu Ikuzawa, J Tetsu Ikuzawa Racing Partnership Lotus 69 - Cosworth FVA 34
16 DNF 5 Jacky Ickx, B Bayerische Motoren Werke BMW 270 - BMW M11 31 Oil pressure
17 DNF 45 Bernd Terbeck, D Eifelland Wohnwagenbau Brabham BT23C - Cosworth FVA 20 Gears
18 DNF 17 Henri Pescarolo, F Bob Gerard Racing Brabham BT30 - Cosworth FVA 25 Accident
19 DNF 37 Tommy Reid, IRL Irish Racing Cars Brabham BT30 - Cosworth FVA 19 Clutch
20 DNF 2 Jochen Rindt, A Jochen Rindt Racing Lotus 69 - Cosworth FVA 17 Fuel tank
21 DNF 23 Derek Bell, GB Wheatcroft Racing Brabham BT30 - Cosworth FVA 17 Accident
22 DNF 38 Alistair Walker, GB Alistair Walker Racing Brabham B30 - Cosworth FVA 14 Driver injury
23 DNF 41 Gianpaolo Benedini, I Scuderia Brescia Corse Tecno 68 - Cosworth FVA 14 Handling
24 DNF 1 Jackie Stewart, GB John Coombs Brabham BT30 - Cosworth FVA 13 Clutch
25 DNF 34 Brian Cullen, GB Brian Cullen Brabham BT23C - Cosworth FVA 13 Ignition
26 DNF 6 Jo Siffert, CH Bayerische Motoren Werke BMW 270 - BMW M11 12 Oil pressure
27 DNF 7 Francois Mazet, F Sports Motor International / Team Brabham Brabham BT30 - Cosworth FVA 12 Gearbox
28 DNF 22 Howden Ganley, NZ Motor Racing Enterprises Brabham BT30 - Cosworth FVA 8 Oil pressure
29 DNF 4 Jean-Pierre Beltoise, F Constructions Mechaniques Pygmée Pygmée MDB15 - Cosworth FVA 8 Oil union
30 DNF 39 Robert Lamplough, GB Robert Lamplough Lola T100 - Cosworth FVA 5 Fuel injection
31 DNF 32 Vittorio Brambilla, I North Italian Racing Developments Brabham BT23 - Cosworth FVA 5 Engine
32 DNF 9 Reine Wisell, S Publicator Racing Chevron B17C - Cosworth FVA 5 Puncture
33 DNF 31 Ernesto 'Tino' Brambilla, I North Italian Racing Developments Brabham BT30 - Cosworth FVA
DNS Ferrari Dino 166 V6 4 Accident
34 DNF 11 Jean-Pierre Jabouille, F Constructions Mechaniques Pygmée Pygmée MDB15 - Cosworth FVA 1 Engine
35 DNF 14 Patrick Dal Bo, F Constructions Mechaniques Pygmée Pygmée MDB15 - Cosworth FVA 0 Accident
36 DNF 12 Patrick Depailler, F Constructions Mechaniques Pygmée Pygmée MDB15 - Cosworth FVA 0 Wishbone
37 DNQ 30 Adam Potocki, F Adam Potocki Lotus 69 - Cosworth FVA
38 DNA 18 Chris Amon, NZ Malcolm Guthrie Racing March 702 - Cosworth FVA
39 DNA 29 Benedicto Caldarella, RA Automovil Club Argentina Brabham BT30 - Cosworth FVA
40 DNA 33 Enzo Corti, I North Italian Racing Developments Brabham BT30 - Cosworth FVA
41 DNA 35 Johnny Blades, GB Johnny Blades Lotus 59 - Cosworth FVA
42 DNA 36 Alan Rollinson, GB Irish Racing Cars Brabham BT30 - Cosworth FVA
43 DNA 43 Walter Habegger, CH Midland Racing Team -
44 DNA 44 Bruno Frey, CH Midland Racing Team Tecno 69 - Cosworth FVA
45 DNA 5 Dieter Basche, D Bayerische Motoren Werke March 702 - BMW
46 DNA 21 Peter Gethin, GB Ecurie Ecosse Brabham BT30 - Cosworth FVA
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 08 novembre 2007
Ouais, c'était à Spa, les 24 Heures, avec un plateau de l'enfer de Dieu, Ford contre BMW et toutes les vedettes du moment.
Au Paul-Ricard F2, c'était donc Tim Shenken sur la deuxième marche du podium. Bécile que je suis, déjà atteint d'Alzeimer. Où peut-on trouver ce classement sur Internet ?
Ecrit par : eric bhat | jeudi, 08 novembre 2007
en tapant sur Google Paul Ricard F2 1970, 3° page 2° ligne
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 08 novembre 2007
dak
Ecrit par : eric bhat | jeudi, 08 novembre 2007
Ca n'était pas à Spa, c'était bien au Castellet en 1972. Stewart et Cevert partageaient une Capri et Ickx était sur une BMW 3,0 l. Mais je ne trouve rien la dessus.
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | jeudi, 08 novembre 2007