vendredi, 19 octobre 2007

Des carlingues sur les murs...

perinotto.jpg


... Et un champion du monde de F1 à Cuba


La toujours aimable Isabelle Nicolosi de la Galerie Vitesse nous informe qu'elle va prochainement accrocher à ses cimaises des Lucio Perinotto.

Ce peintre que l’on peut maintenant considérer comme le maître officiel de l’air possède une maîtrise et un style étonnants. Il réussit sur chacune de ses œuvres à mettre en valeur des avions stars en les isolant dans le ciel tout en les intégrant à un paysage presque toujours mythique.

Son Constellation de la Varig au-dessus de la baie de Rio est un bon exemple de son style. L’avion occupe magistralement l’espace mais l’aspect fantastique du relief autour de Rio est parfaitement suggéré à la limite de l’expressionnisme et de l’hyperréalisme, comme un écrin pour un bijou d’aluminium. On peut penser également au traitement des paysages de l’art japonais. Les éclairages mettent en valeur les courbes métalliques et les formes superbement imparfaites des carlingues en alu de l’heureuse époque où les peintures criardes et vulgaires ne les recouvraient pas.

On imagine facilement Fangio dans ce Constellation, il vient de décoller de Santos-Dumont au pied du Pain de sucre, il a passé quelques jour au Copacabana Palace pour une tendre étape amoureuse après le Grand Prix d’Argentine de manière a se consoler de sa 4e place et avant d’aller disputer le Grand Prix de Cuba. Hors championnat mais les primes de départ sont en dollars et la concurrence en cette année 58 est plus dure.

Maria Verana, l’hôtesse de la Varig, vient gentiment proposer au Campeon un cafezinho bien chaud, il l’avalera d’une traite, de peur de le renverser sur sa chemise blanche ; l’air chaud de ce mois de février provoque des remous d’air et la cabine est durement secouée. Qu’importe, il est confiant, bien installé dans son profond fauteuil de 1ère classe, sait qu’il sera chouchouté durant tout le vol par l’équipage. Le commandant de bord l’a félicité en castillan pour son titre suprême de l’an passé. Son mauvais accent l’a amusé mais il est toujours sensible aux compliments surtout dans sa langue.

Pourtant, en pensant à ce mauvais accent, un petit détail sans importance agace encore Juan Manuel : juste avant l’embarquement, une jeune femme l’a bousculé sur le tarmac de l’aérogare sans même se retourner ; rien d’extraordinaire, hormis le Faites attention sans suite qu’elle a prononcé dans un espagnol gravement teinté d’un accent slave indéfinissable... Bah ! Dans quatre heures il atterrira à La Havane, puis il s’installera dans cette belle chambre de l’Hôtel Lincoln.
Fangio ne restera pas dans sa chambre car il a entrevu Stirling Moss dans le hall et il tient à discuter de la révolution provoquée par les anglais, un mois auparavant à Buenos Aires. Le terme de révolution n’est pas trop fort pour décrire cette rupture qui va devenir bientôt définitive dans le monde entier : La position du moteur à l’arrière des monoplaces de Grand Prix et de sa conséquence la victoire de la Cooper Climax. Il veut évoquer cette révolution avec Moss, l’un de ceux qui l’ont ourdie.

Pendant cette discussion animée, une autre révolution va rattraper Fangio pendant 24 heures. Celle de Faustino Perez Hernandez et de ses Barbudos du M26 qui afin de faire un coup d’éclat et se faire connaître du monde entier enlèveront le Champion sous les yeux médusés des clients de l’hôtel.

Trois mois plus tôt Faustino rentrait de Moscou accompagné d’une jeune femme, Tania Lopatnikoff à l’accent slave très marqué.



Signé Jean-Paul Orjebin




Exposition Luigi Perinotto
 
CARLINGUES
25 octobre - 24 novembre 2007
Galerie Vitesse
48 rue de Berri 75008 PARIS
Lundi au samedi de 14h à 19h
www.galerievitesse.com

Commentaires

Cher Gianpaolo, n'est ce pas au Nacional que Fangio logeait à La Havane plutôt qu'au Lincoln ? Quand j'y suis passé il y a deux ans j'y ai vu des photos de Juan Manuel au milieu d'autres "people" de l'époque. Je n'affirmerai pas avoir eu la chambre même du Campeon, mais sait t'on jamais; après le casque de Chris Amon ...

Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 19 octobre 2007

Quand je travaillais comme croupier à l'Aviation Club de France, il y avait deux tableaux: un DC3 et un Concorde. Tous deux étaient vu de 3/4 avant, sur fond de villes, exactement comme sur ce tableau. S'agissait-il d'oeuvres de Lucio Perinotto?

Ecrit par : Joest | vendredi, 19 octobre 2007

Puisque MDS prends de l'altitude, sachez que Lucio Perinotto est officiellement un "peintre de l'air" à voir et à découvrir :
http://www.defense.gouv.fr/air/enjeux_defense/les_ambassadeurs/les_peintres_de_l_air/les_peintres_de_l_air

Ecrit par : De passage | vendredi, 19 octobre 2007

Cher Joest,quand vous citez "L'aviation Club de France"vous citez un Club Privé et non "L'Aéro Club de France"rue de Galillé dont Georges Libert fut,sauf erreur,Vice-Président? Effectivement que ces "litho" de "Constels"sont belles.Celà me rappelle les Loockeed Super G et Superstarliner dont mon père me laissait les Cdes. sur l'Atlantique Nord, entre autres destinations, toute les nuits et jours,en 57 et 58 notamment,à l'âge de...15 et 16 ans,en paraissant maxi... 10/12ans!J'ai une anecdocte si drôle à l'arrivée à Eldewilde Airport de N.Y,devenu Kennedy Airport...mais l'on "sort" de l'Automobile.
En revanche je me dois de vous raconter comment l'on faisait des éssais avec les Frères Ricardo et Pedro; des éssais de leur Porsche 550 Spyder moteur 4"pattes"central,sur le tarmac l'Aérodrome
de Mexico City,au grand "Dam"des Pilotes de ligne de "Aéronaves de Mexico",entre les trains des "Longs Courriers", sauf erreur de la dénomination de la Cie.Nale.Mexicaine...Vous voyez j'ai "fauté"très jeune...Joest, vous êtes un "Homme d'Aviation" donc; Georges Libert était bien mon Père...Son "site"?sur Internet;simplement "Georges Libert Pilote"ou bien "Georges Libert Pilote", de la R.A.F",si vous y avez trouvé qq intérêts, je raconterai Ttes mes "bétises",
qui n'en furent pas...heureusement!! aux Cdes des "Constels" et au volant de la Porsche 550 Spyder des autres gamins et amis que nous étions,les frères Rodriguez,
lorsque je vivais à Mexico et aux U.S.A et que leur Père,Industriel important,leur avait offert.

Ecrit par : François Libert | vendredi, 19 octobre 2007

Industriel ? le papa Rodriguez ? Des tres mauvaises langues répandent des mauvais bruits sur l'origine de ses moyens ou il est plutot question, pour rester dans l'aéro, de "s'envoyer en l'air"... Il fabriquait quoi ?

Ecrit par : De passage | vendredi, 19 octobre 2007

Cher François Libert> Non, je parle de l'Aviation Club de France, un club de poker pour lequel j'ai travaillé comme croupier. Je précise que ce job n'avait rien du tout de glamour et que je ne connais rien de plus sordide qu'un joueur de poker.

Pour ne pas sortir du cadre automobilo-automobilistique, signalons qu'Adam Potocki y jouait (mais à l'époque, il n'y avait pas de poker.)

Ecrit par : Joest | vendredi, 19 octobre 2007

Chronologiquement je tente de répondre
à "de passage"?Il faut remettre les choses
dans le temps et dans leur "contexte".
D'abord il y a 50 ans...soit un demi-siècle,j'avais donc 15 ans.Or, à 15 ans, "de passage", vous demandiez à vos parents les tenants et aboutissants,
voire le C.V des relations de vos parents?Vous, peut-être,moi pas.Par ailleurs,
d'après ce que vous laisser sous-entendre et c'est très grave,vous laisser sous-entendre que leur père était un "Marchand de Paradis Artificiels"...
C'est bien çà? Alors c'est très grave de calomnier de la sorte sans élèment tangibles!
"Calomniez,Calomniez, il en restera toujours quelque chose..." Je crois me souvenir que c'était un Industriel d'importance, ayant diverses activités;Conditionnements,et même de stylos billes dont l'un avait tâché la chemise blanche de Cdt.de Bordde mon Père,que lui avait offert le Père des Rodriguez au départ de N.Y,suite aux différentiels de pression en cabine durant le vol...pas très au point.Par ailleurs,je serai assez étonné que mon Père ai eu un tel ami,même relation, étant le représentant de la France à l'O.N.U pour toutes les questions touchant à la F.A.I..."De passage",néanmoins vous pouvez continuer à élucubrer de façon diffamatoire sur la Famille Rodriguez, plus exactement le Père...de façon "gratuite",
donc diffamatoire en me répondant "mais votre Père Libert ne pouvait pas savoir".Détrompez-vous, si mon Père à "ouvert" la ligne N.Y Mexico City N.Y; il a annoncé lors d'un petit déjeuner,à son Co-pilote Mr.C.,ancien Officier de Marine,
commentant un article de Life au sujet du Colonel Abel qui avait 400 agents Soviétiques de la côte Est à la Côte Ouest du continent Américain et qui furent tous arrêtés.Donc, son Co-Pilote lui commente l'article et lui dit;"Georges tu étais au courant?".Mon père lui réponds."Et pour cause,je t'annonce que nous reprenons la ligne sur l'Atlantique Nord".Toute la tablée à mis son nez dans les "grappfruts"...
Vous voyez je crois que mon Père avait TOUS les moyens de savoir quelle était la véritable activité du Père de Pedro et Ricardo Rodriguez,
PAS vous "de passage!!"
Cher Joest,j'avais bien compris votre "job" alors, quant à Adam,avec lequel j'entretiens des rapports amicaux,
je connaissais son goût du jeu,je n'ai rien à redire sur son choix,aucun jugement de valeur à porter,d'autant que c'est son problème personnel,son choix et problablement son plaisir,en tout cas notre estime que j'espère réciproque n'a jamais eu à en "souffrir";d'ailleurs il ne m'a jamais rien demandé à ce sujet,et nous n'en parlons pas.
Amitiés
François Libert

Ecrit par : François Libert | samedi, 20 octobre 2007

Bonjour à tous.
Pour François Libert ,
à qui j'ai envie de dire ... "dites donc Libert, vous avez fini de nous exciter avec vos histoires et de course, et d'Atlantique Nord, et de frères Rodriguez , et , et , et, pour finalement nous laisser sur nos faim ?"
Faim de loups évidemment, car ici comme souvent, je suppose que les passionnés de pilotage-auto se passionnnent aussi comme moi pour l'aviation et le pilotage-avion ; et ce n'est pas par hasard que nombre de pilotes de course sont pilotes d'avion, je vous en épargne la liste infinie ...
En conclusion, à quand un livre sur vos vies tout simplement, les Libert Père et Fils, nous narrant à nous pauvres passionnés frustrés par "vos mises en bouche" l'ensemble de ces anecdotes ou autres aventures fortes auto/avion ?
Allez, plus de temps à perdre ... et d'avance, merci pour tout !
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | samedi, 20 octobre 2007

suite ...
imaginons qu'il y ait un "s" à faim dans le texte précédent, et mon désormais "vieil instit", parcourant MDS lui aussi, ne s'en portera que mieux !
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | samedi, 20 octobre 2007

Oulalala, cher M.Libert ! je vous fais savoir ce que j'ai entendu,ici et la par des persones qui ont, comme vous, vécus l'époque dont vous parlez et qui étaient aux premières loges puisqu'étant du milieude lacompétition. Ces personnes écrivent des livres qui sont des réferences pour les passionnés. Ils disent parfois en "off" ce qu'ils n'écrivent pas, sans animosité. De plus je ne parlais pas de "paradis artificiels " au sens ou vous l'entendez... mais d'affaires plus "humaines". J'ai posé une question pour avoir votre version, vous m'avez donné votre réponse et je vous en remercie, mais de grace ne prenez pas la mouche si certains ont d'autres versions. Quant à moi, ne connaissant pas cette époque, ma position est neutre et n'est même pas moralisatrice. Je ne calomnie en rien qui que ce soit : je vous informe de ce qui se dit parfois. Et cela me vaut une lecon de morale ? Content d'entendre votre vérité... Et j'en suis satisfait. Saviez-vous que la vérification de l'information est mon grand dada ? Visiblement non ! Conclusion, je reste sur votre version.
Merci

Ecrit par : De passage | samedi, 20 octobre 2007

Merci Gilbert,mais vous me faites trop d'Honneurs,en ce qui me "concerne",pas mon Père, lui fut un grand pilote d'avion qui,dans une même vie pilota un Bréguet 51 avec un serre-tête,pilota les premiers Comet,ouvrit la ligne par le pôle avec un 707 B intercontinental d'Orly à Tokyo,ceci dans une même vie...!!
Lui avait des choses à dire,son Fils,votre serviteur, par grand chose,en tout cas pas la matière d'en faire un livre! Il est vrai que l'un de mes tous meilleurs Ami,Vincent Mausset,le créateur de Darnal,me "tanne",m'y invite aussi Gibert.Pour l'instant c'est non,mais le viel adage est toujours en vigueur;"Ne dis jamais Fontaine je ne boirai pas de ton eau!".Une anecdocte sur Georges Libert,s'adressant à son fils,celui qui vous écrit,alors que j'avais pris la décision d'éssayer de percer en pilote de Gd.Prix,j'avais pris la décision de m'y consacrer à plein temps et donc de quitter le Groupe Matra,il me dit;"Est-ce bien sérieux,François, de quitter ton "job" à responsabilités du Groupe pour te consacrer à la seule compétition automobile,activité où vous vous tuez tous? En tout cas tu n'auras pas mon aide".Je précise que ce même homme avait été Pilote Officiel des Motos Jonghi et,qu'avant la guerre,pour "arrondir" le "commun"en fin de mois,alors que Pilote d'avion,en duo,en meetings,il quittait la carlingue d'un Goéland et, ...allait s'asseoir sur l'aile haute,ceci sans parachute...Je le lui rappelait...Notre entretien était clos!ou presque. Non sans que je lui ai rappelé;"Alors était-ce bien raisonnable?"
Sa réponse fut,en forme de "pirouette";
"Ce n'était que quand je quittais la carlingue,je n'avais que deux points d'appuis et refermer la porte faisait que je risquais d'être emporté par le flux d'air...je reconnais que c'était un peu limite dangereux". No comment!
Si ce n'est le constat suivant;j'étais bien son fils, et il ne me ferait pas changer d'avis.
Amitiés Gilbert,

Ecrit par : François Libert | samedi, 20 octobre 2007

Cher "de passage",votre réponse est parfaitement satisfaisante et même vous me "renvoyez dans mes buts"...Ce que j'accepte,et "rends les armes".Je suis très fidèle en amitiés, seulement pour les personnes que j'estime,perso aucun
"Ego",mais pour mes connaissances je pars "au quart de tour...".Alors le Père des Rodriguez aurait eu une chaine de Night Clubs,qq chose comme celà? Où bien sûr,des habituées,voire
"permanentes" vendent leurs charmes?. Jamais entendu parler de celà,mais j'étais bien jeune et seules les autos,les belles,de Compétition me passionnaient alors,par la suite j'ai pu associer les deux...pas celles des professionnelles,ai-je besoin de préciser?

Ecrit par : François Libert | samedi, 20 octobre 2007

Une vie longue et bien remplie pour le "père" Libert.
http://aviatechno.free.fr/constellation/president.php
http://www.vieillestiges.com/Historique/html/Libert.html

J'avais lu des choses sur lui dans le "fana" je crois, à l'époque où je l'épluchais chaque mois (faudra que je me réabonne). Ceci nous ramène d'ailleurs à Perinotto qui illustre nombre de couvertures de cette revue.

Ecrit par : Marc Ostermann | dimanche, 21 octobre 2007

Cher Marc Ostermann,je vois que vous êtes "un homme d'aviation"aussi...Merci de l'honneur que vous avez bien voulu faire en donnant, à tous, des élèments de la carrière de mon Père. Je vais vous apporter un élèment que peut-être vous ne connaissez pas.Air-France était basé à Orly dans plusieurs petits blocs de bâtiments en bois,peints de couleur beige,avec des allées sur lesquelles je faisais du patin à roulettes comme tous les enfants de mon âge. Je me souviens que mon Père fut emmené de toute urgence en ambulance,pris d'une crise de péritonite aigue. Au point que ses fonctions vitales furent en cause à la demie heure près,risquant une occlusion intestinale qui aurait été fatale si...Jusque là rien que de très "banal".Si ce n'est qu'il était le Cdt.de bord devant éffectuer le vol devant emmener Marcel Cerdan pour sa revanche du Chpt.du Monde des Moyens,et la grande violoniste,virtuose;
Ginette Neuveu. L'on sait tous ce qu'il advint de ce vol transtlantique dramatique d'A.F...Mon père m'a expliqué que le Cdt.de bord qui a pris son vol,
en "catastrophe",forcé qu'il le fut,n'eut pas le temps "mécanique" d'en intégrer tous les "paramètres",vents contraires sur l'Atlantique Nord,Est-Ouest,etc. Mais l'orthodromie et surtout l'obligation du Constellation à l'époque qui lui obligeait un ravitaillement en essence dans l'ile des Açores,qui lui fut fatal...Plafond bas,et...
Aérodrome,la piste des Açores derrière la montagne...La commission d'enquête,
dont mon Père fut, établit bien que le Cdt.fit tout ce qu'il pu,après avoir "crevé"
le plafond très bas,il tira sur le manche et failli "passer"à...moins de cinquante mètres près du sommet de la montagne pour rejoindre la piste...derrière celle-çi.
Le même type d'accident,plus tard,que l'accident de la Caravelle d'A.F à l'atterrisage à Athènes,la configuration de la piste étant la même. Marc Ostermann, vous savez que les équipages alors, étaient toujours les mêmes,du "Pacha", son second; le Co-Pilote,Radio,Mécanicien et tout le personnel Navigant,dit de cabine;Chef Hôtesse, Stewarts... Or,"sa"Chef de cabine,avant qu'il ne parte à l'Hôpital, a obtenu de lui une dérogation pour être maintenue sur le vol...s'en excusant,devant se fiancer la semaine suivante...
Amités à tous,

François Libert.

Ecrit par : François Libert | dimanche, 21 octobre 2007

Lorsque j'ecrivais la note sur l’exposition Perinotto je réfléchissais à la façon dont j'allais m'y prendre pour lier l’art avec l’aéronautique tout en intégrant l’Amérique du Sud sans oublier le socle de notre site, c’est-à-dire la mémoire du sport auto .
Je n’imaginais pas provoquer des commentaires qui voleraient aussi haut.
Ce que vous nous révélez François, sur l’histoire et la vie de votre père (ce héros) est passionnant et très riche.
Cela permet aussi de vous mieux comprendre, que ce soit en matière d’opinions et de points de vue que de style pour les exprimer.
Merci François d'etre avec nous.

Ecrit par : gianpaolo | dimanche, 21 octobre 2007

Cher François Libert,

En voyant le Constellation je n'ai pu m'empêcher, of course, de penser à Cerdan et Ginette Neveu.
J'ignorais bien-sûr, le "détail"que vous révélez.

Le destin ... On peut, aux lumières de ce qu'on a pu lire sur les causes du crash, affirmer qu'ils auraient vécu plus longtemps si le Cdt de bord s'était appelé Libert, ou tout autre, familier de ce type d'appareil.

"PROBABLE CAUSE: "Failure to carry out either of the approach procedures for Santa Maria airport. False position reports given by crew. Inadequate navigation. Failure to identify Santa Maria Airport, when flying in VFR conditions."

Extrait. Source : http://www.famillesbelanger.com/Mont_Redondo.html

Lorsque l’appareil signala qu’il se trouvait à 4 minutes de Santa Maria, la tour de contrôle n’avait aucune raison de se douter que cette indication était fausse, alors qu’en réalité, l’avion était beaucoup plus loin et volait droit vers le mont Redondo. Le rapport des enquêteurs portugais a omis de rechercher les raisons de cette erreur de position, mais la commission d’enquête française le fit.

L’ensemble des informations recueillies par la commission permirent de reconstituer dans ses grandes lignes la genèse de la tragédie dont les conclusions se résument ainsi : « Les avions long-courriers passant par les Açores naviguaient sur l’émetteur de Santa Anna au centre de l’île de Sao Miguel. Puis, lorsque leur route croisait le bras nord du radioalignement de Santa Maria, les avions prenaient le cap sud (au moins à 6 000 pieds d’altitude) pour ne redescendre à 2 200 pieds qu’à une vingtaine de milles de l’aérodrome de destination. Les appareils pouvaient passer près du pic Redondo, mais toujours très au-dessus de son sommet. Le radioalignement avait été traversé par le Constellation. À cette distance de l’émetteur (60 milles), il est évidemment cinq à six fois plus long à traverser qu’à une vingtaine de milles de Santa Maria. Cette mesure de franchissement n’avait donc pas été utilisée par l’équipage qui avait, sans doute, de manière plus formelle, des renseignements sur sa position. Quels étaient donc ces renseignements et d’où venaient-ils? Une simple mesure de hauteur sur l’étoile polaire (30 secondes de visée et lecture directe de la latitude) eut permis d’éviter une erreur de près d’un degré de latitude… » Il est certain que, si le temps avait été mauvais, l’accident n’aurait pas eu lieu, l’équipage utilisant alors tous les moyens dont il disposait pour situer sa position : relèvement par radio, demande de position au contrôleur au sol, utilisation simultanée de radiocompas de bord, etc... Mais le temps était merveilleusement clair.

L’hypothèse d’un arrêt mécanique, de l’incendie en vol, de sabotage, de l’explosion des moteurs ou de bombe quelconque ayant été écartée, seule restait donc possible une erreur de navigation. L’enquête a démontré que l’erreur fatale a été vraisemblablement due à une interférence entre le radiophare de Santa Maria et celui de Séville en Espagne. L’équipage entrant dans le champ d’un radiophare a cru que c’était celui de Santa Maria et il entama le processus d’atterrissage. Or, ce champ provenait du radiophare de Séville, anormalement perceptible par cette nuit claire et à une si grande distance. L’avion, à une vitesse de 300 milles à l’heure, est descendu directement vers le flanc du pic Redondo…

André Bélanger, mars 2006.

Ecrit par : Marc Ostermann | dimanche, 21 octobre 2007

Je voudrais pouvoir remercier
Gianpaolo et Marc Ostermann,mais mon P.C ne permet plus de passer un message...

Ecrit par : François Libert | dimanche, 21 octobre 2007

Cà repasse...décidément je n'y comprends rien.J'avais fait deux petits textes instructifs et humoristiques sur les années noires,du vécu,sinon sans intérêt et relatifs à l'Aviation,
j'y reviendrai.Bonsoir à tous,le Gd.Prix de San Paulo était magnifique et le résultat de Kimi Hakinnen me remplit de joie...est-ce partagé?
Bonsoir à tous les Fanas/Blogueurs de MdS!
François Libert.

Ecrit par : François Libert | dimanche, 21 octobre 2007

Kimi Hakkinen ?! la joie vous perturbe quelque peu, cher François Libert.
Quant à moi, j'ai regardé cela d'un oeil détaché, n'étant un fan d'aucun des 3 pilotes en lice pour le titre ; mais le résultat m'a fait penser à Adélaïde 1986 où Prost était lui aussi passé de la 3e à la 1ère place au championnat, en déjouant les pronostics raisonnables et après une course formidable.

Ecrit par : Olivier Favre | dimanche, 21 octobre 2007

Bonsoir à tous ! Ainsi je découvre que nous partageons, en plus de la passion de courses diverses, également celle du mythique Constellation !
Hasard, j'ai souvenance que tout jeune (5 ans, 6 peut-être) j'ai effectué un Rabat-Marseille ou bien Rabat-Genève dans un Constellation (d'A.F. sans doute) à la fin des années cinquante avec ma nourrice.
Et bien je me rappelle encore de ce voyage, je me souviens de ce magnifique avion, je me souviens également d'avoir vomi tout ce que je savais, mais bon l'aviation à hélices pour un gamin...Bref j'ai trouvé il y a pas si longtemps une maquette de Constellation (pas Super Constellation) d'Air France à monter, il faut que je trouve le temps de le faire.
Tout cela nous ramène au Brésil où je suis heureux que le pilote ayant remporté le plus de GP soit sacré champion du monde (bravo Raïkonnen !), c'est une juste revanche sur le système de comptabilisation des résultats réellement innique.

Ecrit par : Francis Rainaut | dimanche, 21 octobre 2007

Pardon,acceptez mes excuses les plus plates Olivier Favre...C'est,bien sûr, Raikkonen,erreur impensable,inacceptable En plus, j'y pensais...De plus ma belle-fille est moitié Suèdoise et Finlandaise,aucune excuses donc,serai-je fusillé à l'aube ou bien dois-je boire, dès ce soir, un bol de cigue?Ah! je vois que vous faites allusion à Alain Prost et à sa course d'Adélaide qui y fit une course formidable.Raikkonen lui fit une course très belle,et puis j'apprécie le caractère de l'homme,du Pilote qui dans la Victoire comme dans la défaite,l'adversité,est d'humeur égale,
dont l'analyse est toujours mesurée,peut-être en fait est-ce le "côté" Iceman qui me plait et que d'autres lui reproche...
Alain Prost était toujours mesuré,
analytique,lui aussi, à l'arrivée des Gd.Prix,
mais laissant tout de même passer plus ses joies et ses contrariétés.Olivier Favre vous êtes le Pilote de Formule 3000?,ou bien était-ce Fabre?
François Libert.

Ecrit par : François Libert | dimanche, 21 octobre 2007

Messieurs, rebondissement; la journée de dimanche n'est pas terminée au Brésil.

GP du Brésil, les résultats restent officieux 21/10/07 22:56

"La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a annoncé dimanche soir l'ouverture d'enquêtes à l'encontre de BMW Sauber et Williams, repoussant l'officialisation des résultats du Grand Prix du Brésil et du Championnat.

Kimi Räikkönen (Ferrari) a gagné la course et doit être sacré champion du monde, mais si la Williams Toyota de Nico Rosberg (4ème) et les BMW Sauber de Robert Kubica (5ème) et Nick Heidfeld (6ème) étaient pénalisées, le titre pourrait revenir à Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes), 7ème de la course.


"Un représentant de l'équipe est attendu immédiatement chez les commissaires de course", énonce simplement, sans donner d'explication, le communiqué de la FIA envoyé aux écuries BMW Sauber et Williams."

D'après AFP sur le site fr.f1-live.com/f1/fr

Les tifosi sont inquiets.

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | dimanche, 21 octobre 2007

Officiel. Kimi Räikkönen a rejoint la Constellation.

Ecrit par : Marc Ostermann | lundi, 22 octobre 2007

Bonjour à tous.
Eh bien , comme quelques uns ici, en provoquant un peu François Libert à propos d'un éventuel livre narrant leurs vies mouvementées à lui-même et à son père, je ne pensais pas mettre le pied sur un tel trésor caché de bravoure et autres faits historiques ou évènementiels (comme l'on dirait aujourd'hui). Quelle richesse de vie en effet pour ce papa, décédé de plus à 92 ans !!
Très ému par tous ces récits, et merci à Marc Ostermann aussi, le grand révélateur !

(l'envie me vient de vous raconter une anecdote que m'a confiée récemment le fils -- âgé aujourd'hui de plus de 80 ans -- de l'un de ces fabuleux anciens de l'aviation du style du Papa-Libert : Robyn (je ne me souviens pas de son prénom, peut-être Georges ?).
Son père était donc l'un des 1ers pilotes ayant assuré la liaison Paris-Londres sur des Goliath
-- pilote seul exposé aux 4 vents, passagers ("couillus" quand même !) dans cabine de bois et toile, sièges en osier ... et pannes-moteurs fréquentes agrémentées d'atterrissages forcés pas si rares --.
Bref, le gamin habitait avec sa famille et son frère au Bourget et a vu défiler à la maison la fine fleur de ces quasi -héros, et le souvenir qu'il garde de Jean Mermoz est qu'un jour il est arrivé, invité à manger, avec les bras dans le dos ... il avait apporté du "chocolat Tobler" pour les enfants.)

ps/ pour revenir à la course auto, n'oublions pas que l'on a modifié le décompte des points pour le championnat du monde F1 , en dévalorisant le poids de la victoire, quand Mickaël Schumacher raflait tout et avait trop d'avance de points.
En outre, et d'autant plus avec ce barême actuel pénalisant la victoire, je ne comprends pas pourquoi l'on ne récompenserait pas d'1 point comme cela existait dans les années 50 le recordman du tour en course, voire aussi le pole-man, histoire d'encourager le panache et de récompenser par exemple les pilotes brillants victimes ensuite d'abandons -- même si évidemment cela ne ferait qu'aggraver les écarts de points quand un pilote rafle tout, pole-record du tour et victoire ; mais c'est ça la course non ?
Quant à la fin de saison d'Hamilton, jusque là étonnamment zen et supportant la pression, je la trouve un peu incompréhensible et très décevante ...
en Chine c'est bien lui à mon avis qui fait la c.... et non l'équipe qui le rappelle trop tard, car si l'on regarde bien les images, c'est parce qu'il braque trop tôt qu'il doit redresser, et se plante ...
hier au Brésil il a 4 pts d'avance sur Alonzo --ne parlons même pas de Raikkonnen --, et n'a donc plus qu'à assurer et voir venir ; d'ailleurs intelligemment il laisse passer Alonzo dès le début qui cherche à passer en force , parfait. Et là au virage d'après il réattaque aussitôt et se loupe , c'est quand même indigne de son sang-froid de tout au long de la saison , non ?
(j'ai d'ailleurs d'abord cru que c'était Alonzo qui l'avait peut-être piégé par un freinage prématuré intempestif, pour "l'excuser", mais apparemment non.)
Grosse déception donc pour moi quant au self-control d'Hamilton, eu égard à sa splendide saison jusque là, et Bravo à Raikkonnen bien sûr pour "l'ensemble de son oeuvre" !
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | lundi, 22 octobre 2007

Cher Gilbert,
vous dites : "...n'oublions pas que l'on a modifié le décompte des points pour le championnat du monde F1 , en dévalorisant le poids de la victoire, quand Mickaël Schumacher raflait tout et avait trop d'avance de points." et "...avec ce barême actuel pénalisant la victoire..."

Permettez moi de remettre cette affirmation dans un contexte historique plus large, la mémoire des points en quelque sorte.

Si l'on remonte aux années 50, le barême était : 8 6 4 3 2 1. Donc une victoire valait 2 points de plus qu'une seconde place et 7 de plus qu'une 6ème.

En 1961 un nouveau barême 9 6 4 3 2 1 valorisa la victoire d'un point supplémentaire.

Cette tendance fût encore renforcée en 1991 quand le nouveau barême 10 6 4 3 2 1 eût pour conséquence qu'une victoire valait 4 points de plus qu'une seconde place et 9 de plus qu'une 6ème.

En 2003 le barême devint 10 8 6 5 4 3 2 1, soit les mêmes écarts de points entre la victoire et les places de la seconde à la sixième que pour la période des années cinquante.

Un retour aux sources en sommes, avec en plus une petite consolation pour ceux qui terminent 7è et 8è.

Ecrit par : Daniel | lundi, 22 octobre 2007

Bonjour à tous,je remarque que la victoire finale de Kimi Raikkonen semble combler, sinon satisfaire beaucoup d'entre nous, ne serait-ce par le plus grand nombre de Victoires et...le nombre de Victoires qui lui ont échappé suite à des pannes mécaniques alors qu'il dominait le Gd.Prix,deux, je crois me souvenir...
L'anecdote pour tous et notamment pour Marc Ostermann,Gianpaolo,Gilbert,la voici; Georges Libert était pilote de la Commission d'Armistice.Autorisé donc à survoler la France de Paris à Vichy et inversement. Lors de ces allers-retours il ne manquait pas de repèrer les divers camouflages de nos aèrodromes militaires occupés;faux Messerschmits 109 en bois/balsa, faux hangards,etc...
Or,les Anglais continuaient à bombarder les bons objectifs!
L'occupant compris assez vite..., d'où son départ précipité par un aérodrome de fortune à côté de Lyon.
Lors de ses Aller-Retours sur Paris, ramenant des menbres de la
Commission d'Armistice,en "approche" de l'Aérodrome de Vichy,Georges s'exprime à haute voix avec la Tour de Contrôle en...Anglais!.Un Secrètaire d'Etat de la dite Commission qui s'était invité dans le cockpit lui fait la remarque suivante, poussé par son Anglophobie pathologique;
"Commandant veuillez vous exprimer en Français!".
Georges Libert rétorque"Mais je ne le peux!,en Aéronautique c'est une convention Internationale;l'on doit s'exprimer en Anglais uniquement!".
Bien sûr les Pilotes savent que non sur un vol "domestique",de ce qui restait de notre pays alors".Les contrôleurs de Vichy,jouaient le jeu,et ne s'exprimaient qu'en Anglais...Géné par le ton péremptoire du "Pacha", ledit Secrètaire d'Etat croit bon d'ajouter; "Mais alors Commandant vous parler plusieurs langues,vous êtes donc Troglodyte ".Mon Père se tourne alors vers son Copilote:
"Veuillez noter dans le rapport de vol que je suis Troglodyte...". Il a coupé le micro d'ambiance, tellement les Contrôleurs de Vichy riaient aux éclats...
Bien sûr ce grand fait de culture,de plus, par un Secrétaire d'Etat, état "croupion"
certes, est parfaitement exact et rapporté "de première main",la tenant de mon Père. Funny isn't? Succulent...
Amitiés,
François Libert.

Ecrit par : François Libert | lundi, 22 octobre 2007

Daniel,
Il ne faudrait pas oublier le décompte des plus mauvais résultats qui n'existe plus...
Moi je défends la "proportion 1961" entre les places avec un système qui étendrait les points aux 10 voire 12 premiers, plus un bonus à la pole et éventuellement au record du tour.

La victoire ne me paraît pas suffisamment rétribuée.
15-12-10-8-6-5-4-3-2-1 par exemple...

Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 22 octobre 2007

Re-bonjour.
Eh bien moi je n'aurais pas aimé être co-pilote du Papa Libert, car pour noter "troglodyte" en Anglais dans le rapport ??...
Bon François Libert, vous en avez beaucoup des "comme celle-là" ? On en redemande.
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | lundi, 22 octobre 2007

Allez François , mettez votre museau dans la boite de vitesse de Philippe Vogel prenez sa trajectoire et fendez vous d'un livre sur les moments forts et les nombreuses et succulentes anecdotes que votre père a vécu.
Ce sera un excellent entrainement pour écrire ensuite votre autobiographie.
Nous attendons tout cela avec impatience.
Allez François!

Ecrit par : gianpaolo | lundi, 22 octobre 2007

A François Libert,

Non, je ne suis pas pilote, loin de là, tout juste un honnête conducteur.
Mais il y a eu effectivement un Philippe Favre en F3000 il y a quelques anées ; c'était un Suisse et peut-être y a t-il une lointaine parenté entre nous puisque je suis moi-même d'origine suisse (assez lointaine, il faut remonter plusieurs générations) par mon père.

Et, bien sûr, il y a eu aussi Pascal Fabre, pilote de F1 français chez AGS.

Ecrit par : Olivier Favre | lundi, 22 octobre 2007

Je suis entiérement d'accord avec Gianpaolo pour l'autobiographie de Mr Libert.
Pour avoir eu la chance de vous rencontrer Mr Libert à l'Autopassion Cafe en 2004 a une reunion (très privée) du Club Lotus France, vos réçits sont passionants.
Enfin celui que vous nous aviez raconté à l'époque faisait quand même un peu peur je vous l'avoue (sujet sur la Radioactivité).

Vite la suite...

Ecrit par : olivier | lundi, 22 octobre 2007

Bonjour à tous.
Suite de nos réflexions sur le décompte des points en CM de F1 :
je trouve choquant qu'un pilote ayant pu animer tout un week-end de Grand Prix en obtenant la pole et/ou le record du tour en course puisse éventuellement repartir avec 0 point au championnat en cas d'abandon, et d'autant plus s'il menait la course encore à quelques longueurs du drapeau à damiers, cas de figure évidemment fréquent dans l'histoire des courses.
Si par exemple l'une et l'autre, pole et record du tour, valaient respectivement 2 points en cas de non-classement -- et seulement dans ce cas pour éviter de favoriser encore davantage un package "voiture-pilote" trop dominateur, ce qui "tuerait" prématurément le championnat façon "années Ferrari/Schumacher" --, cela placerait l'auteur de l'une ou l'autre au niveau de points de la 7è place du classement mais surtout l'auteur du doublé pole - record du tour au niveau de 5è place ; juste récompense "sur investissement sportif" il me semble.
(d'autres probables combinaisons de ce type doivent aussi être possibles, pour en restant simples et lisibles améliorer et l'équité de ce décompte et la combativité des pilotes et écuries, voire stimuler les dépassements ?
Gilbert.

Ecrit par : Gilbert | mercredi, 24 octobre 2007

Puisque le (7eme) ciel a droit de cité sur Mds, permettez moi de recommander l'excellente "histoire des hotesses de l'air" sortie récemment aux éditions Du May et signée Alain Pluckers Ugalde (manifestement à la fois compatriote de Jacky Ickx et de Alex Soler Roig.). Un chaste et sincère hommage aux "filles du ciel" qui continuent bon an mal an de faire encore, en ce début de XXIème siècle, de tout voyage aérien quelque chose de spécial. La première hotesse de l'air s'appelait Ellen Church, pour autant Julio Iglesias n'a jamais songé à lui rendre hommage. Le mal est désormais réparé.

Ecrit par : antoine | mercredi, 24 octobre 2007

Bonjour, Francis Raynaut et tous bien sûr.J'apprends que vous aviez "le mal de l'air",au point de vomir alors que vous étiez enfant,c'est passé?j'espère.Encore deux anecdotes,pardon des faits.Le premier ayant pour cadre la "maudite" escale des Açores,mais dans le sens N.Y/Orly,vents portants d'Ouest,jusqu'à une heure de vol en moins.Bref,le "father"
aux Cdes,le Stewart ouvre le cockpit et lui annonce; "Cdt.feu en cabine!".
Effectivement,un incendie ayant pris de l'ampleur et plus contrôlable faisait "rage",
le personnel de cabine,Stewarts et Hôtesses ne pouvant plus le contrôler à 4.000/4.5OO d'altitude.Georges donne un ordre au pesonnel;"Mettez-vous devant les issues de secours afin que personne n'ouvre les dites issues".En éffet,mon Père m'a expliqué,qu'il avait eu connaissance d'un précèdent sur un vol T.W.A,des passagers avaient ouverts les portes et s'étaient jetés dans le vide... tellement le feu est insupportable pour nous, humains,et donc dépréssurisation violente!aucun survivant...Bref,"May day"trois fois...Piqué au niveau de l'atlantique pour tenter de rejoindre l'escale des Açores,ce qui fut.Comme il se doit,le "Pacha" s'assura que tous les passagers fussent sortis et le personnel Navigant,il quitta le poste de pilotage donc en dernier,lorsque l'avion posé en feu déjà, l'appareil s'embrasa entièrement d'un coup,comme un immense "coup de chalumeau".Mon Père m'expliqua qu'il avait l'hypothèse suivante;nous étions dans les années 50 et les passagères avaient acheté quantité de bas en Nylon aux U.S.A,"bourrant"les tubes des portes-bagages qui,surchauffés,s'enflammèrent d'un coup.Il quitta son cockpit non sans que les semelles de ses chaussures,en matière synthétiques en "gomme",comme à l'époque de ces années 50, ne fussent en feu!"Chaud devant",comme disent les jeunes de maintenant!
La deuxième anectode "gentille",je me rends au mariage de Béatrice J----,fille d'un Médecin de Vichy et elle,Dir.R.P de Dior,ancienne amie d'enfance, car voisine. Le mariage se déroulait dans une grande propriété dans le nord Beauvais, Cambrai?peut importe.Au milieu de plus d'une centaine d'invités qui vient me saluer?,Mr.Le Guèzec,ami de la famille et ancien Dir.de Course de Matra,comme chacun sait...Il me dit qu'il connaissait bien mon Père,ayant été le correspondant de la Loockeed en Europe et que c'est donc lui qui lui remis,en 1949?, le "Ruban Bleu" pour sa traversée de l'Atlantique Nord,Est-Ouest.Le "monde" est petit;"il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas..."Je vous quitte,je suis comme "un gosse",je pars voir au Chesnay mon Roadster "Guépard",2 L, pensé,conçu,réalisé de mes mains,cèdé et terminé par un passionné du "Club de la Jante",le Dr.H. Je vais prendre des photos,mais je ne sais pas les envoyer à Patrie Vatan,stupide que je suis...Damned!
Bon Dimanche à Tous,
François Libert.

Ecrit par : François Libert | dimanche, 28 octobre 2007

Sortant de la Galerie Vitesse, j'avais dans la tête les terribles répliques de Michal Audiard sur l'art et la peinture abstraite, et plus particulièrement les voix de Pierre Brasseur et Lino Ventura, dans la Métamorphose des Cloportes, quand ce dernier cherche à vendre un Picasso période bleue, ayant besoin de fraiche pour un coup...

"- J'parie que c'est encore l'époque bleue!
- Je te l'ai dit!
- Ah ca yest, la revoilà cette époque... Oh non...je la sens la salope, l'invendable,c'est toujours sur moi qu'elle tombe.
- Avoue qu'il et beau.
- Mais il est bleu...invendable!
- Tu m'as déja dit ça pour les Matisse et les Dufy. En somme,d'après toi, qu'est ce qui se vendrait ?
- Rien.
- Tu as vu la dernière vente à Gallièra ! Ca a fait maxi.
- Mais je dis pas que les fortunes ont disparu. mais j'expose pas. Je m'adresse qu'à des vicieux. Tiens, tu me vois me pointer chez Edmond de Rothschild et lui proposer la Joconde sans facture...Tu vois d'ici la musique..."

N'ayant pas (encore) les moyens de m'offrir un Matisse, un Dufy ou un Picasso...pourquoi pas un Perinotto, même période bleue ? Quoique la paire de Dewoitine D520...ou le Morane Saulnier.... et avec facture et certifs, dans une vraie galerie...Le truc de vicieux qui flattera mes rétines, dilatera mes pupilles et quand la cataracte sera venue fera maxi chez Gallièra ou ailleurs dans vingt piges...ou plus tard ?

Ecrit par : Xavier | lundi, 29 octobre 2007

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