vendredi, 20 juillet 2007
Chris Amon
La passion de Christopher Amon, fils d'un éleveur de moutons, pour le sport automobile semble être totalement innée. On retrouve sa trace dans les listes d'engagés d'épreuves de voitures de sport dès 1961 : il n'a que dix-huit ans et pilote déjà une Maserati 250 F. Cette première année est avant tout un rôdage, mais dès la suivante il commence à briller, en particulier durant la "saison hivernale" des Européens qui viennent courir en Océanie.
Parmi ces visiteurs, Reg Parnell n'est pas le moins intéressé et recrute le jeune homme pour son écurie privée qui engage des Lola en championnat du monde et ailleurs.
La Lola 4A n'est pas une voiture formidable, et Chris emmagasine surtout de l'expérience. La mort de Reg Parnell début 1964 contrarie bien sûr l'évolution de l'équipe et la sienne mais -avec une Lotus 25 désormais- il parvient tout de même à marquer ses premiers points, à 21 ans. Il effectue également des débuts malheureux en Sport, aux 1000 kms de Nürburgring sur Ferrari GT puis aux 24 heures du Mans sur une Cobra-Ford GT.
Les deux saisons suivantes sont à oublier : l'écurie ne surmonte décidément pas la disparition de son patron et touche le fond. Le Néo-Zélandais ronge son frein en F2 et en voitures de sport. Dans la première catégorie, il remporte le Grand Prix de la Solitude 1965 à Stuttgart devant Alan Rees et Gerhard Mitter. C'est sa première grande victoire de type international en Europe. Dans la seconde avec Ford, il réalise en 1965 la pole position des 24 heures du Mans et finit cinquième à Daytona et Spa, puis en 1966 touche à la consécration avec la victoire au Mans.
Cette même année, on le voit également en Can-Am sur McLaren où plusieurs podiums le mènent en cinquième place du classement général.

Ces performances ne sont pas passées inaperçues du côté de Maranello ! Alors que Chris n'a disputé que trois Grands Prix les deux dernières années, Enzo Ferrari lui remet le pied à l'étrier en l'engageant pour 1967. Avant de se glisser dans la monoplace rouge, il offre en guise de baptême de cette association deux victoires en sport aux 24 heures de Daytona et 1000 kms de Monza. À Monaco pour son intronisation comme pilote de Ferrari F1, il termine troisième ; puis quatrième à Zandvoort et encore troisième à Spa, à Silverstone et au Nürburgring, bouclant le championnat dans le quatuor de tête ! Le Commendatore peut se frotter les mains : il a mis le doigt sur un oiseau rare. D'autant que la saison a été psychologiquement difficile : Bandini tué, Parkes blessé et Scarfiotti retiré, le jeune garçon a vite dû porter seul les espoirs de la Scuderia !

L'année 1968 ne lui permet hélas pas de briller autant, faute d'un matériel à la hauteur. Il laisse néanmoins le souvenir d'une splendide bagarre au Grand Prix de Grande-Bretagne où ses pneus, totalement détruits, le privent d'une victoire. Les autres podiums, il les collectionne hors-championnat : Barcelone F2 et International Trophy F1 (troisième), Grand Prix d'Australie et Lady Wigram Trophy F1 (deuxième) et Grand Prix de Nouvelle-Zélande (vainqueur).
Toujours chez Ferrari en 1969, il engrange de nouvelles places d'honneur en Sport (deuxième à Sebring, troisième à Lexington, quatrième à Brands Hatch), gagne encore en épreuves annexes (Grands Prix d'Australie et de Nouvelle-Zélande, et championnat de Tasmanie) mais échoue toujours en championnat, avec un seul podium, à Zandvoort. À mi-saison il abandonne d'ailleurs la partie, trop frustré de courir dans le saint des saints sans rien en retirer.

En 1970, il continue de courir pour Ferrari en voitures de sport, glanant ici et là quelques résultats honorables, et par ailleurs prend la quatrième place du trophée Can-Am. Passé chez March en F1, il remporte l'International Trophy et s'offre deux superbes podiums en championnat à Spa et Charade, et un troisième au Canada. Les moyens de la petite équipe de Max Mosley sont cependant très limités, et Chris n'hésite pas quand il s'agit de rejoindre Matra en 1971. Après une splendide ouverture victorieuse au Grand Prix d'Argentine - hors-championnat ! -, il grapille quelques places d'honneur et se montre magnifique au Grand Prix d'Italie. C'est une de ses plus grandes déceptions : alors en tête, il a arraché dans un faux mouvement toutes ses visières "tir-off" et se retrouve le visage à l'air, à 200 km/h et plus. Il ne peut absolument plus lutter et termine en sixième position.
L'année suivante au Grand Prix de France, ce n'est plus seulement de déception qu'il s'agit, mais d'injustice : il survole les Stewart, Fittipaldi, Cevert... mais crève. Il reste dix-huit tours à couvrir et il repart huitième le couteau entre les dents, pulvérisant les records, mais la distance est insuffisante et il finit troisième.
Matra retiré de la F1, Amon doit retourner chez March mais un désaccord fait avorter ce projet. Alors il plonge dans l'enfer des petites écuries aux voitures modestes, monte sa propre entreprise - désastreuse - et ne retrouve un volant à peu près correct qu'en 1976 chez Ensign, ajoutant deux modestes points à son bilan de carrière. Puis un accident aux essais préliminaires de la Wolf F1 de 1977 a raison de son opiniâtreté, et il se rabat sur quelques courses Can-Am avant de raccrocher définitivement.
Christopher Arthur Amon
Nouvelle-Zélande
Né à Bulls le 20 juillet 1943
Signé Arnaud Chambert-Protat
Portrait (GP de l'ACF 1967) © Jean-Louis Lemierre www.monalbumphoto.net
Cooper T81, GP de l'ACF 1966 © Pr Reimsparing
Ferrari 312, GP de France 1968 © Pr Reimsparing
March 701, GP de Belgique 1970 © Pr Reimsparing
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Commentaires
J’adore cette photo prise au GP de France 1968.
L’ambiance bonne enfant dans les stands, la dégaine élégante de Jenkinson avec son blazer bleu, sa cravate tricotée et son Hasselblad 6x6 sur son ventre replet.
Le sémillant Franco Gozzi en état de sustentation un rouleau de sopalin a la main et surtout ce quidam surréaliste en short écossais, et chaussettes blanche semblant sortir d’une pièce d’Alfred Jarry.
Si quelqu’un pouvait sortir ce personnage de l’anonymat, nous pourrions rendre, 40 ans après un hommage appuyé a son élégance.
Ecrit par : gianpaolo | vendredi, 20 juillet 2007
Merci à Arnaud pour cette évocation du parcours de l'éleveur de moutons le plus rapide de la planète.
Juste une remarque : si la crevaison de Charade 1972 fut un … crève-cœur, (et pas seulement pour Amon) l'injustice est à relativiser. En effet, si les silex au bord de la piste étaient bel et bien coupants, certains pilotes ne crevèrent pas car ils avaient veillé à soigner leurs trajectoires. D'après ce que j'ai pu lire maintes fois, celles de Chris furent particulièrement tendues ce jour-là, ceci explique sans doute cela.
Plus globalement, l'épithète "malchanceux" que l'on affecte quasi automatiquement à Chris Amon est sujet à caution. La malchance sur une course, voire sur une saison, cela existe ; sur l'ensemble d'une carrière, on pourrait plutôt parler d'une approche inadéquate de la course.
Ecrit par : Olivier Favre | vendredi, 20 juillet 2007
Il s'agit bien évidemment de Jackie Stewart venu "espionner" la Scuderia en toute discrétion !!!
Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 20 juillet 2007
Sur l'écurie de Chris Amon (en anglais):
http://www.f1rejects.com/teams/amon/index.html
Pour le grand prix de France 1972, j'avais lu que Good Year avait fournit des pneus plus solides à Stewart. Quelqu'un confirme?
Ecrit par : Joest | vendredi, 20 juillet 2007
Même commentaire qu'Olivier Favre sur les crevaisons à Charade ... cela avait déjà été le cas au même Charade 2 ans auparavant (1970) avec les presque 20 tours en tête de JP Beltoise sur la Matra (après l'abandon de J-Ickx parti devant sur la Ferrari) ; JPB avait crevé sur les silex apparemment pour cause de trajectoires moins "sécurisées" que Stewart & Co.
J'ai assisté à ces 2 courses de 70 et 72, et cela reste pour moi parmi mes plus grands souvenirs de courses, merveilleux et frustrant à la fois avec ces chevauchées épiques avortées tant de JPB que de C-Amon 2 ans plus tard sur la Matra-F1 et son fabuleux V12.
ps / les silex de Charade ont aussi stoppé brutalement la carrière d'un pilote alors en pleine ascencion, l'autrichien Helmut Marko (en 70 je crois, touché à l'oeil).
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | vendredi, 20 juillet 2007
71, pour Marko, car il a gagné les 24heures du Mans en 71 avec Van Lennep.
l'abandon au 2ème tour de l'édition 72 a renforcé la réputation de malchanceux d'Amon, même s'il n'était pas au Volant !
Ecrit par : De passage | vendredi, 20 juillet 2007
Amon au Mans c’est 8 participations - 1 victoire - 7 abandon
Ecrit par : LaGliche | vendredi, 20 juillet 2007
Non, l'accident oculaire de Marko, c'était en 72 lors de cette même course. En 71, le GP de France a eu lieu au Castellet (pour la première fois, d'ailleurs)
Ecrit par : Olivier Favre | vendredi, 20 juillet 2007
Et sauf erreur de ma part, la remarque de "de passage" me paraît inexacte, car c'est bien en 72 qu'Amon a longtemps mené la course sur la Matra comme dit ici plus haut, et non abandonné au 2è tour.
Gilbert
Ecrit par : Gilbert | vendredi, 20 juillet 2007
Oui Gilbert, mais "de passage" faisait allusion au Mans 72 : abandon au 2e tour de Beltoise, coéquipier d'Amon .
Ecrit par : Olivier Favre | vendredi, 20 juillet 2007
J'ai assisté à ce gp de 72 , quel spectacle nous a offert Amon ce jour là ! et quelle heureuse époque ou l'on pouvait trainer dans le paddock après la course...j'y ai vu Lagardère cherchant Amon après l'arrivée pour le consoler ,iCKS récupérer assis sur le marche-pied du camion de la scudéria,Stommelen et sa curieuse March Effeiland, le seul à bénéficier d'un superbe mobil-home à l'époque,Franck Williams pousser l'Iso je crois de Pace dans un camion à ridelles bâché (!) les pilotes ne se la "pétaient"pas et étaient pour la plupart sympas...je crois me souvenir que Tyrrel s'était fait "tirer" une roue de la caisse de Cevert la nuit précédent ce grand-prix ! en F3 Mike Knight à fait une superbe envolée par dessus les rails juste devant nous, sans dommage pour lui, avant le droit derrière le paddock précédant la descente vers le virage Rosier.Je suis tellement heureux d'avoir découvert M.D.S !
Ecrit par : guitton | vendredi, 20 juillet 2007
Bonsoir à tous,
S'il est un pilote de F1 des années 60-70 qui ne fut pas titré malgré son Abnégation et un talent certain ce fut bien Chris Amon. Les interventions précédentes, montrent l'attachement et le charisme de ce pilote de légende.
J'ai devant moi, le magazine mensuel de "SPORT-AUTO" de Février 1972, où figure sur 4 pages, une interview de CHRIS AMON par Gérard CROMBAC, avec ce titre révélateur:
CHRIS AMON: Pourquoi n'êtes vous pas encore Champion du Monde par Gérard CROMBAC........ Si cela est agreable à MDS, je me tiens à sa disposition pour lui transmettre cette Interview et la faire partager............
Il parait que Chris-Amon aurait rencontrer, la femme de sa vie au cours d'un repas un certain dimanche 7 Octobre 1973 en soirée......
Amicalement.
Ecrit par : andre georges | vendredi, 20 juillet 2007
Pour les passionnés de FRANCOIS CEVERT,
Il faut porter à votre connaissance, que Chris Amon fut le 3éme pilote de l'écurie TYRRELL lors des 2 derniers Grands Prix 1973 : Canada/Mosport et USA/ Watkins-Glen...1973.......Chris AMON remplaça au pied levé ( c'est le cas de le dire)...un certain Patrick DEPAILLER en hospitalisation suite à une chute de moto et qui aurait du etre co-équipier de la la dream-team.........STEWART-CEVERT........avec la fin dramatique que l'on sait...Bien à Vous Tous...
Ecrit par : andre georges | vendredi, 20 juillet 2007
Désolé pour mon erreur pour Marko, c'est effectivement en 73 que je l'ai vu au Mans avec un bandeau noir sur l'oeil !
Pour Amon, qui devait participer au GP des Usa 71 sur Tyrrell, la mort de Cevert a été encore une occasion perdue pour lui ! C'est vraiment le gars PADEPO !
Ecrit par : De passage | vendredi, 20 juillet 2007
Cher de Passage....
Désolé de vous décevoir encore apres Marko.......Chris Amon n'est nullement concerné Car C'est François CEVERT qui Triomphe aux GP des USA 1971, STEWART fini 5éme de ce GP et le 3éme pilote n'est autre qu'un certain Peter REVSON qui abandonne au 1er tour sur probleme d'embrayage sur TYRRELL...REVSON digne héritier des parfums REVLON toujours en vogue..Peter REVSON se tua le 22 mars 1974,aux essais privés du GP d'Afrique du Sud à Kyalami................ c'était aussi un beau garçon..............
Ecrit par : andre georges | vendredi, 20 juillet 2007
meme pas un tour lors de l édition 1969 des 24 heures du mans... ce jour là l infortuné (et inexpérimenté pour une 917 ) John Woolfe coupe la route à notre pauvre Chris et à sa ferrari 312 p qu' il partage avec peter schetty... quand ca veut pas ... ca veut pas.
Ecrit par : tonton néné | samedi, 21 juillet 2007
"infortuné" n'est sans doute pas le terme approprié...
Ecrit par : L'étroit mousquetaire | samedi, 21 juillet 2007
Pour Guitton, petite rectif bien amicale ...
nous y allons tous à un moment ou un autre de nos souvenirs plus ou moins exacts, avec le mérite de déclencher les échanges sympas qui suivent après ici ...
et donc en 72 en F3 à Charade, ce n'est pas Mike Knight mais son frère Richard qui a exécuté une spectaculaire cabriole en escaladant la roue arrière de la voiture qui le précédait ; j'en ai discuté avec lui une quinzaine de jours plus tard au "club house" du circuit de Magny-Cours lors de la pause du déjeuner de l'école de pilotage.
Placés devant la ligne droite des stands à Charade nous n'avions rien vu de l'accident, et ce n'est que quand nous avons vu une nuée de commissaires dévaler la pente raide du talus d'en face au loin que nous avons découvert qu'une voiture était retournée à flanc de talus. Richard racontait qu'évidemment c'était la hantise du feu qui l'avait le plus marqué.
(on peut préciser que pour ce qui est de l'école de Magny-Cours, les harnais de sécurité n'existaient pas en 1972 sur les voitures-école, mais sont apparus en 1973 )
Gilbert.
Ecrit par : Gilbert | samedi, 21 juillet 2007
Jarama 1968, la course ent ête, et un fusible. 1.
Monza 1970, la 512 S marche du tonnere, mais quant il prend le relais. le feu.
Watkins Glen 1973, au volant d'une super auto. mais Cevert. . .
Le Mans 1969, 3/4 de tour, derrière un amateur au volant d'un monstre.
Le Mans 1972, 3 tours. . . pour Beltoise.
. . . pour celles qui me reviennent instantanement en memoire. mais la liste est lonnnnnnnnnnnnnnnnnngue.
sans oublier qu'en décembre 69 il ressort du bureau d'Enzo Ferrari (qui voulait le garder) completement démoralisé, par sa saison. juste au moment ou une certaine 312 B allait éclore.
il se considerait l'egal de Clark, il l'avais dit plus d'une fois.
plus tard, il voulait avoir le même matériel que Stewart, pour lutter à armes égals. en 1970 c'était fait. c'était une des raisons pour laquel il quittait Ferrari. (source Franco Gozzi) malheureusement pour lui, il était avec Siffert et Andretti, alors que l'écossais était seul. et avec une autre organisation.
le premier pilote qui m'a fait revé, c'est lui.
Chris Amon. plus qu'un pilote, un metteur au point hors pair comme aimait à le dire Mauro Forghieri.
un des premier après Brabham, Mc Laren et Gurney a passer le cap.
Ecrit par : Bruno | samedi, 21 juillet 2007
quand il a vu cette photo, il a rprécisé, qu'il était en train de couper le contact à ce moment précis:
http://brunodaytona67.canalblog.com/albums/ferrari__monoplace_/photos/8420332-312_f1_monza_68_amon_.html
Ecrit par : Bruno | samedi, 21 juillet 2007
Juste une précision pour Olivier et Gilbert à propos de la malheureuse crevaison de Amon au GP de France. Il n'y avait pas de pneus spéciaux chez Tyrrell... Plusieurs sets de pneus avaient été remisés dans un coin de l'écurie plusieurs semaines auparavant afin qu'ils "durcissent" en prévision de la course, le bucheron savait d'expérience que le bitume de Charade était abrasif, c'est du moins ce qui m'a été rapporté par un des anciens membres du Team.
Ecrit par : 4 | jeudi, 26 juillet 2007
Une des plus belles photos N&B d'Amon (dans Sport Auto je crois): au GP d'Espagne 69. Il est debout en contre-jour à coté de sa 312 immobilisée après avoir mené la course et cassé son moteur. J'aimerais bien la retrouver sur le Net!
Ecrit par : Maldoror | jeudi, 26 juillet 2007
http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/ferrari_312jca.jpg
Celle là, c'est sûr ! Chris Amon est bien le dernier à l'avoir pilotée en course .
Mais que fait donc cette 312 au millieu des Dauphines (même pas Gordini) ?
De surcroît, conduite par un illustre inconnu !!!
J.C.Arnold
(encore une fois, désolé pour la mauvaise qualité du doc Polaroid)
Ecrit par : Jean-Claude Arnold | jeudi, 26 juillet 2007
l'illustre inconu me semble être Jonatan Williams. on dirait qu'il se trouve à Modena.
peut-être en fin de saison 1967, ou il pilota la voiture à Mexico au coté de notre Chris préféré
Ecrit par : Bruno | vendredi, 27 juillet 2007
non, en fait j'aurais du mieux regardere c'est la 312 F1 de 1966 qui est là
Ecrit par : Bruno | vendredi, 27 juillet 2007
Si je me souviens bien de mon "Petit Arnold illustré", il pourrait s'agir de la Ferrari de 1966, ex-Surtees, que Marcel Arnold avait acquise et qu'il gardait (garde ?) précieusement dans l'ancienne caserne qui lui servait d'usine. Il se pourrait bien que le pilote au casque rouge soit JCA lui-même, dans la cour de l'usine...
Right ?
Ecrit par : Mémoire des Stands | vendredi, 27 juillet 2007
Bravo Sherlock TTDCB .
Surtees l'a fait gagner à Syracuse puis à Spa . Bandini l'a fait mener à Reims et Amon l' a pilotée une dernière fois à la Course des champions en 67 .
Marcel Arnold et moi l'avons découverte, un jour de 1970 dans un recoin à Maranello .
Elle allait passer à la casse ...
Je vous raconterai son sauvetage dans quelques jours .
Amitiés .
J.Claude Arnold
Ecrit par : jc arnold | vendredi, 27 juillet 2007
Alors là, je suis "scotché" ... vite des détails, que dis je, des pages entières pour nous évoquer cette "incroyable" histoire.
Si mes souvenirs sont bons, Bandini avait cassé le cable d'accélérateur à Reims mais le Professeur Reimsparing en sait sûrement plus qe moi...
P.S : si je viens avec mon casque de Chris Amon, pourrai je au moins m'asseoir dedans ???
Ecrit par : Christian Magnanou | vendredi, 27 juillet 2007
wouhaou!!!!!!!!!! il me faudra au moin son n° de chassis. et celui des deux Dauphine pour savoir s"il l'une était la miennne
Ecrit par : Bruno | samedi, 28 juillet 2007
oui, tout à fait.
Lorenzo était en tête est prêt à remporter le GP de France, quand son cable d'accélérateur s'est casser.
il est descendu de voiture est en bon mécanicien qu'il était (c'était l'époque ou sans ordinateur l'on pouvait improviser une réparation) il a voulu réparer. malheureusement.
je me souvieens de la photo qui se trouvait sur la page de garde de "Sport Mecanique" l'encart de L'Autotmobile, ou l'on voyait justement cette image de Bandini. et qui titrait
"Le combat changea de camps et changea d'ame" quelque chose comme ça
Ecrit par : Bruno | samedi, 28 juillet 2007
Helas Christian ! En 1991, dans le but de développer sa société et pour pouvoir investir, Marcel Arnold a été obligé de se séparer de sa belle 312 . Elle fait partie, maintenant, de la collection Obrist .
Pour Bruno :
N° chassis 312 F1 - 1966
- 0010
Proprios des Dauphines
- Roberto Saccocio : Menuisier
- Bruno Kling : technicien SAV
- Albert Kilp : Mécano camions (et occasionellement F3/F2)
Pour MDS :
Le casque rouge n'a jamais "piloté" l'auto . Juste "conduite" .
A bientôt .
J.C.A.
Ecrit par : J.C.Arnold | samedi, 28 juillet 2007
merci J.C.A, il y avait donc bien un Bruno parmis les proprios.
Ecrit par : Bruno | samedi, 28 juillet 2007
0010/66. un sacré palmarès, peu victorieux mais tout de même.
Surtees à Syracuse, International trophy de Silverstone, Monaco à Spa-Francorchamps (son dernier GP pour la Scuderia, mais victorieux).
puis Bandini à reims, Zandword, Nurburgring, Monza et Watkins Glen.
Obrist à du allonger la main au fond de son coffre.
Ecrit par : Bruno | samedi, 28 juillet 2007
D'après mes fiches, Amon l'aurait pilotée en 67 à Brands pour la course des champions ?
Ecrit par : J.C.Arnold | samedi, 28 juillet 2007
vous êtes sur qu'il y était? moi j'ai Bandini/Scarfiotti second et cinquième. mais je ne sais pas sur quelles Machine
l'international trophy: Parkes avec 312 F1/67 "0011"
Syracue: parkes 312 F1/67 "011" et Scarfiotti 312 F1/66 . . . 1er ex-aequo
la première course d'Amon était le GP de Monaco.
confirmation ou infirmation.
d'avance merci
Ecrit par : Bruno | dimanche, 29 juillet 2007
je me souviens d'une photo de "l'Automobile" , du départ de Brands Hatch 67 où l'on voyait les deux Ferrari 67 dans les premières lignes et la 66 un peu plus loin sur la grille . A vérifier . Il faudrait que je retrouve le doc .
Je vais aussi rechercher l'historique qui nous a été fourni par Ferrari lors de l'acquisition .
Amitiés .
JCA
Ecrit par : jc arnold | dimanche, 29 juillet 2007
12 mars 67 brands hatch daily mail race of the champions
2 ferrari 66 Scarfitti Amon 1 ferrari 67 Bandini 3 soupapes par cylindre double allumage echappement au centre du v. 9 temps des essais Amon ne pris pas le depart (souffrant des suites d'un accident de la circulation)
Ecrit par : awg | dimanche, 29 juillet 2007
merci mille fois awg.
voilà pourquoi je n'avais pas Chris Amon dans mes archives. il n'est pas partit.
j'aurais du m'en douter.
à rajouter sur le longue liste des déboires de Christopher Artur Amon
Ecrit par : Bruno | lundi, 30 juillet 2007
Je fus un fan de Chris Amon.Il était un des plus doués de sa génération;certes,il eut beaucoup de malchance mais avait-il le mental comme on dit maintenant ? Et surtout a-t-il fait les bons choix sportifs au bon moment ?(Voir son départ de Ferrari en 69).
Ses grandes victoires eurent lieu en endurance.Le Mans en 66 et Daytona en 67.
Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 30 juillet 2007
c'est peut être "ça" qui fait les grands, les très grands pilotes. savoir aller là ou le faut quant il le faut.
Fangio quatre équipes diférentes cinq titres.
Schumacher, deux équipes seulement, mais au bon moment.
Ecrit par : Bruno | mercredi, 01 août 2007
Jean-Claude,
J'avais "zappé" ta photo en glisse avec la Ferrari 312 devant un parterre de Dauphine. Superbe et assez surréaliste comme mélange. Et joli coup de volant puisque le photographe est resté vivant!
Chris Amon à Charade en 1972 fut un sommet pour le plaisir du spectateur: le hurlement déchirant du V12 Matra combiné au pilotage superbe d'Amon a créé un véritable chef d'oeuvre... inachevé, mille fois hélas.
Bruno, c'est vrai, un grand pilote est presque toujours dans une grande écurie. Parfois "d'origine" comme Jim Clark. Il y a des exceptions: la plus connue est Stirling Moss, un des très grands, qui ne choisissait pas obligatoirement les meilleures autos.
Ecrit par : guy dhotel | jeudi, 09 août 2007
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