lundi, 16 juillet 2007
30 ans jour pour jour : tea time au Grand Prix d'Angleterre 1977

Il a fallu une sacrée superposition d'événements pour que ces images parviennent jusqu'à vous, chers amis. Trente ans de sommeil dans une boîte à chaussures, précédés du moment où la Renault RS01 stoppa à son stand juste devant un photographe du samedi car à l'époque on courait ce jour-là le GP d'Angleterre ; moment né de l'exacte conjonction des parcours des deux parties.
Derrière l'objectif, Guy Royer. Une simple R12 de location et un bed and breakfast à Northampton assurèrent sa présence à Silverstone.
Devant l'objectif, une équipe Renault-Elf dont la présence sur la pit lane emprunta à une histoire tortueuse. La RS01, à la peine sur ce cliché avec son turbo qui cassait comme du verre, représente la part visible d'une aventure dont les racines remontent à la débâcle des Alpine-Renault aux 24 heures du Mans 1968. Dépité par cette mauvaise publicité, le président d'alors, Pierre Dreyfus, refusa pendant toute la durée de son mandat d'entendre parler d'autre chose que de rallyes et de petites bagnoles.
En 1971, Elf se tournant vers Renault à la suite de la rupture de son accord avec Matra, François Guiter, le très efficace chargé de communication du pétrolier, se rapprocha de Jean Terramorsi, son homologue à Billancourt.
Leur but, qu'il était absolument hors de question d'évoquer devant le grand patron, faire entrer Renault en F1. Ils profitèrent de l'arrivée du moteur V 6 2 L PRV en 1972, né de l'alliance avec Peugeot et Volvo, pour faire construire par Renault-Gordini un V6 de course 2 L, pour voir venir et que le grand public prendrait pour une version sportive du PRV alors qu'il n'en était rien : c'était un sous-marin qui devait émerger en F1, prenant tout le monde - et surtout Dreyfus - par surprise.
Le moulin remplit parfaitement sa tâche : installé sur les barquettes A440 et A441, il enlève le Trophée d'Europe des 2 L en 1974, puis permet à Jean-Pierre Jabouille de devenir champion d'Europe de F2 en 1976 sur l'Elf 2, offrant pareille aubaine à René Arnoux l'année suivante sur sa Martini Mk 22. Alors, Bernard Hanon, membre de la direction et futur patron de la Régie, tente de convaincre l'austère Pierre Dreyfus de la nécessité de faire monter le V6 d'un cran, peine perdue, ce dernier refuse l'idée d'un gros moteur.
C'est alors qu'on pense à la solution turbo-compressée, réalisable mais peu séduisante car personne ne s'était lancé sur ce terrain depuis la défaite des Alfa Romeo 1500 cm3 à compresseur devant les Ferrari atmosphériques de 4500 cm3 en 1951. Qu'importe on se lance, complote-t-on dans les bureaux qui se ferment au passage du grand patron. Si ça marche, il sera obligé de suivre, si ça marche pas, Renault se créera une image novatrice.

Malgré un rapport d'équivalence de 2, très défavorable au moteur turbo en F1 - c'est-à dire 1500 cm3 à compresseur = 3000 cm3 atmosphérique, alors qu'il n'était que de 1,4 dans les autres disciplines, André de Cortanze dessine un châssis laboratoire destiné à recevoir le V6 descendu à 1500 cm3 et auquel on a collé un turbo de camion, c'est la A 500 toute noire qui tourne à Ladoux en secret en mars 1976. Officiellement, c'est une F2, si quelqu'un pose une question. Avec le turbo, l'auto a 500 chevaux aux roues arrière, dès qu'il casse, Jabouille rentre aux stands comme s'il conduisait une R16. Il y a du pain sur la planche mais Dreyfus, du bout des lèvres, consent à autoriser la mise en place d'un programme F1, étant entendu que la victoire aux 24 heures du Mans restait la priorité absolue de sa maison.
La monoplace officielle, RS01, est présentée à la presse le 10 mai 1977 au Pub Renault. L'auto débute sous les yeux de Guy Royer le 16 juillet 1977. Et avec elle, Jabouille, dont c'est le deuxième GP après le Paul-Ricard en 1975 ; et avec elle, Michelin, qui innove en apportant sa technologie radiale en F1. On aperçoit d'ailleurs la silhouette juvénile et pas encore barrée de noir de Pierre Dupasquier sur la photo ci-dessus.

L'Equipe Renault-Elf échappera aux préqualifications qui s'imposaient alors car le nombre des F1 dépassait la trentaine, grâce à une intervention de Bernie Ecclestone qui voyait dans cette voiture à la technologie nouvelle "un intérêt certain pour le public", le même Bernie s'avérant moins magnanime quelques années plus tard lorsque la supériorité manifestée par la technologie turbo-compressée engendrera en 1979 la guerre FISA-FOCA qui faillit faire exploser le championnat du monde des conducteurs.
Pour l'heure, on se gausse au passage de la petite Renault au bruit métallique d'un gros aspirateur industriel. Ken Tyrrell, toujours bon lorsqu'il s'agit de se payer la tête des Français, la surnomme "The yellow tea pot" (la théière jaune), laquelle lui donnera raison au long des essais en grillant trois turbos sur le billard de Silverstone, Jabouille la ramenant au stand à 120 à l'heure, la vitesse que permettait le V6 redevenu atmosphérique.
Qualifiée en 21e position, la RS01 fut trahie après une soudure qui lâcha dans le collecteur d'admission au 12e passage alors qu'elle naviguait en 16e position. Elle repartit après un arrêt aux stands mais abandonna au 16e tour.
Jean-Pierre Jabouille patientera deux ans avant de sourire.
Grand Prix d'Angleterre . Circuit de Silverstone . 16 juillet 1977
Voir la fiche sur Grandprix.com
Tea time © Guy Royer, photographe du samedi
10:10 Publié dans Vécu jour pour jour | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
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Commentaires
"Yellow Tea Pot" without Jean Sage ?
Photo du haut, penché sur le pilote.
Homme droit et intègre (!) alors, difficile de passer sous silence son travail de manager au sein de cette expérience "Turbo".
Malgré ses errements et son caractère difficile, rendons lui un hommage nécessaire quant aux avatars des premiers tours de roue en compétition.
extrait du livre "Les années turbo" .... "En Allemagne, sous la canicule, l'équipe va devoir mettre des glaçons à l'entrée des échangeurs du moteur. J.Sage avait fait des réserves chez un poissonnier du coin. Du coup, le stand Renault puait la morue à 100 mètres."
Et ça sent la morue jusque dans le coeur des frittes ...... chantait le grand Jacques.
Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 16 juillet 2007
Excellent article (comme d'habitude.)
Parler en un article de l'aventure de la RS01 en un article, c'est un exercice compliqué: forcément, il faut faire des raccourcis.
D'où l'oubli de la Tyrell P36, qui aurait du avoir un Renault dans le dos et Servoz-Gavin au volant (d'où le sponsoring de Elf et la bande jaune.)
D'où l'oubli aussi de la F1 signée Alpine à la fin des années 60 (désolé, j'écris de mémoire; je ne suis pas chez moi.)
L'A500 dont Alpine avait plus ou moins invité l'Equipe, car ils craignaient que l'arrivée de Renault en F1 (sans Alpine) soit synonyme d'enterrement à moyen terme de la marque de Dieppe. Objectif: mettre Renault devant le fait accompli d'une monoplace Alpine-Renault.
Hélas, leur mauvais rêve se réalisa. Viry-Chatillon, né de la fusion des ateliers de Gordini et du service course Alpine, pris les couleurs de Renault Sport. La messe était dite.
Ecrit par : Joest | lundi, 16 juillet 2007
Définition de l'oubli:"fait d'oublier, de perdre le souvenir de quelqu'un ou de quelque chose".
Le propos du TTDCB est de rappeler un fait du passé, en l'occurence l'arrivée en F1 de la RS 01 et de fêter cet anniversaire et rien d'autre. Sans doute a t-il aussi oublié de parler de la naissance d'Alexandre mais ce blogue est un ensemble d'ostracas webiens sur l'automobile et chacun peut y retrouver un peu de sa mémoire.
Ecrit par : Bureau 219 | lundi, 16 juillet 2007
Pour sur qu’il est malheureusement possible d’oublier bien des choses trois décennies après. Trente ans, bigre ! N’empêche que cette petite et fort bonne note nous rappelle de manière concise la genèse de l’aventure Renault en F1 et bien que je n’ai pas tout oublié, j’avais passé par pertes et profits certaines étapes de cet aboutissement dont la mémoire retient qu’effectivement les commentaires allèrent bon train à Silverstone sur l’apparition de cette curiosité jaune équipée d’une bien étrange motorisation. Entre la machine à café et la théière, nos amis d’outre Manche ont tranché. Seuls les anglais ont l’art de dégoter des sobriquets si imagés surtout à l’endroit de leurs amis français. Ils en usaient aussi pour leurs compatriotes et je me souviens du fameux John What’s wrong inscrit sur le cockpit de la Mc Laren de Watson dont les mécaniciens imploraient un sursaut de sa part. On peut aussi se souvenir qu’à cette occasion, c’était il y a trente ans, un petit canadien plein de promesses faisait ses grands débuts en Formule 1 avec le destin que l’on sait. Entre parenthèses, n’y avait il pas eu déjà en 1968 un projet français de moteur 1.500 cm3 turbocompressé ?
Ecrit par : Daniel DUPASQUIER | lundi, 16 juillet 2007
Et merci à Joest pour ses commentaires d'une grande tenue.
Ecrit par : Gna Gna | lundi, 16 juillet 2007
Comment atterrir ici ? En recherchant un nom.
C'est fabuleux tout ici, quel retour vers le passé.
Pour avoir parcouru des lignes et des lignes de ce blog, plusieurs soirées nécessaires, c'est surprenant que d'y lire des Gardiens du Temple, Défenseurs de la Foi, Apôtres des Saintes Ecritures de patricev, quitte à rechercher des mots inusités depuis l'antiquité où encore dénichables chez Bernard Pivot.
Un oubli dans une "note", souligné par un signataire, PATATRAC que n'est-il pas écrit que "machin" s'en mêle, "truc" y va de son couplet, un autre distribue des "Bon Point", quelques-uns en oublient l'orthographe. C'est probable qu'il existe des blogueurs très blagueurs qui poussent à fond au fond et de remuer la merde afin que tout déborde.
Oui oui, bien sûr, l'orthographe et ses défenseurs. Ce qui est significatif ce sont les propos écrits par des signataires qui ont la majesté d'employer plusieurs pseudonymes afin de cacher ------- mais qu'est-ce qu'ils cachent ?
A force de les lire, les syntaxes reviennent et les tournures se devinent. Leur Nom ? Qu'importe. Vivons heureux qu'ils vivent honnêtement cachés.
Ce blog est leur console et s'en console.
Bravo à ceux, ici, qui acceptent de dévoiler un nom, visible sur la toile; qui ne craignent pas de se montrer (j'ai honte à la lecture du mien, pseudonyme !)? Courage ou inconscience.
Les deux mon général - phrase trouvée sur ce blog.
A propos de la Thière Jaune, n'était-ce pas à la suite d'un panache de vapeur d'eau que les britanniques employèrent le qualificatif "Yellow Tea pot" ?
Qu'est-ce que je vais prendre. J'ai châtié le vocabulaire et merci au correcteur automatique d'orthographe.
Ecrit par : Retrovision du 72 | lundi, 16 juillet 2007
Monsieur Rétrovision 72, vous posez pour votre première intervention ici le problème des pseudos de plus en plus nombreux, comme me le fait remarquer par courrier un correspondant du blog, que cela gêne au point qu'il envisage de ne plus publier, ou d'y recourir lui aussi. Force est de reconnaître qu'il a raison.
Pourquoi Internet serait-il le refuge des anonymes, de ceux qui cachent de vilaines manies sous des pseudos ? Qu'a-t-on à y dire qu'on tairait dans la vie réelle ? Sont-ils pédophiles, scatologues ? Non, c'est l'usage d'Internet depuis le début. Curieux que cette fameuse "Netiquette" qui régulait l'usage du Net à ses débuts n'ait rien eu à redire de cette pratique idiote que je réprouve.
Déjà, j'ai banni les pseudos tirés de noms connus. Il a fleuri au début de MdS des Jabouille, des Laffite, que sais-je encore ? Et récemment on a eu le nom d'un batteur célèbre anglais, pas mieux. C'est le droit de chacun de vivre en privé sous les frusques d'un autre ; tant que ça ne nuit pas à autrui. Mais dans notre sport, c'est dommageable à sa crédibilité. Y a-t-il eu des pilotes sans visage ailleurs que chez Graton ? Y aura-t-il longtemps des commentateurs sans visage, ici ?
Cher Rétrovision 72, votre pseudo fait penser à La Sarthe, au Mans, à un gars qui regarde vers l'arrière. Vous évoquez le courage (Yves ?) et êtes sensibilisé à l'écriture. Qui êtes vous ? François Fillon ?
Ecrit par : Mémoire des Stands | lundi, 16 juillet 2007
Et Jabouille deux ans plus tard d'offrir à un moteur turbo sa première victoire !
Dijon-Prenois 1979, pour ceux qui ont suivi notre projet pour faire connaître Make-A-Wish France, élu GP de F1 le plus magique de l'histoire du Championnat du Monde !
Pour beaucoup au nom du duel entre Arnoux et Villeneuve, pour d'autres au nom de la prouesse technique des gars de Viry...
Ecrit par : [MDV]² | lundi, 16 juillet 2007
Cher (?) Rétrovision 72, merci pour votre absolution "de facto" , ayant évité pour ma part le recours à un pseudonye (quoique "Chris Amon" m'eût ravi...); ceci dit ma prose ne prête guère à polémique même s'il m'est arrivé de préciser que le moteur d'une berlinette Alpine TDF était positionné en porte à faux arrière...
Longue vie au TTDCB et a fortiori à son avatar qui fait que nous soyons tous ici à discourir.
Ecrit par : Christian Magnanou | lundi, 16 juillet 2007
Bonsoir à toutes et tous !
Premier GP de Jean-Pierre jabouille sur Tyrrell-Ford 007 (essais 21 et course 12 dans le même tour que Niki Lauda sur Ferrari 312T).
Bien sportamicalement vôtre !
Philippe Vogel
Ecrit par : philippe vogel | lundi, 16 juillet 2007
Bonjour,
Cette Alpine F1, a t'elle tourné ? Y a t'il des photos ? L'auto existe t'elle toujours ?
Merci
JCA
Ecrit par : jc arnold | mardi, 17 juillet 2007
JC Arnold> il y en a une ici (la troisième):
http://www.leblogauto.com/2006/12/30-bougies-pour-viry-chatillon.html (désolé, c'était un de mes articles.)
Je me souviens l'avoir vu dans Automobile Classiques.
Sinon, en cherchant sur le web à "Alpine A500", il doit bien y en avoir d'autres.
Ecrit par : Joest | mardi, 17 juillet 2007
Dans ma mémoire, deux Alpine F1 /
L'A350 de 68 avec un V8 gordini testé par Mauro Bianchi
L'A500 (la fameuse noire) de 77 avec le V6 Turbo
Liens vers des photos ? je ne sais pas....
Ecrit par : De passage | mardi, 17 juillet 2007
Cher Mds ,
on aperçoit ,oui , Pierre Dupasquier sur la 3ème photo.
sur la 2ème , n ' est-ce pas l ' ami Jonhy Rives ?
salutations
F.H.
Ecrit par : FREDDY HEDIN | mardi, 17 juillet 2007
Songez que la Renault F1 est rentrée dans l'histoire sous le pseudo de "yellow tea pot" alors que son nom de baptême exact, RS01, est d'une affligeante banalité. Peut-être est-ce pour cela que quelques membres du Club MémoireDesStands s'affublent de sobriquets parfois désolants?
Mais revenons au sujet de cet article:
Renault et sa RS01 a eu raison, avec son V6 1500 Turbo, des 3000cc, alors la F1 s'est rapidement convertie à ces bouilleurs aux sonorités sifflantes. Imaginez une seconde quelques motoristes rebelles et les sonorités qu'auraient eu des 3000cc V12 ou V16 hurlant à plus de 20000 tm accompagnés, pourquoi pas, de la stridence de moteurs multicylindres "rotatif". Vous y êtes? Quelle symphonie fantastique!
Ferrari a bâti sa propre légende avec la sonorité merveilleuse de ses moteurs. Enzo avait tout compris. Matra jouait dans le même registre, et aurait pu, aurait dû sortir enfin une vraie voiture de sport. V12.
Mais je m'égare! Dans quelques temps, les échappements libres seront interdits sur circuit.
- Le bruit est une pollution!!! Bon. Même un V12 ne chante pas pour tous? D'accord, d'accord. Mais alors qu'on m'explique pourquoi les concerts de Mireille Mathieu sont encore autorisés, que dis-je encouragés en plein Paris? Effrayant, non?
- Vous oubliez la pollution: "vos" voitures de course ne font pas seulement du bruit, elles polluent! Mireille Mathieu émet beaucoup de bruits, c'est vrai, mais elle ne pollue pas, Elle! Vous dîtes? Quelques postillons pour les premiers rangs? Et elle voyage beaucoup et la grippe aviaire est si vite transmise…
Allons, je m'égare encore!
Revenons à la course automobile. Et à Peugeot qui se vante déjà de gagner en endurance avec des diesels à filtres à particules: Que c'est beau l'écologie ! Mais… Les camions et autres avions de transport de matériel sont-ils aussi "propres"? Ecologie, hypocrisie?
Après tous ces paradoxes, je pardonne à Renault d'avoir eu raison contre tous, d'avoir réinventé le turbo en course et d'avoir gagné en F1. Et surtout de continuer encore aujourd'hui. Sans turbo.
Mais hélas limité à 19000 tm. Les dirigeants de la FIA sont-ils donc sourds aux symphonies?
Ecrit par : guy dhotel | mardi, 17 juillet 2007
Bien sur, Pierre Dupasquier a l'allure juvenile, mais sur le meme cliché un autre personnage important, le mecanicien Daniel Champion avec sa tignasse de hyppie, qui pousse la RS01, penché sur la roue AVD.
Daniel Champion allait suivre toute l'epopée Renault et devenir je crois, chef mecano.
Ecrit par : gianpaolo | mardi, 17 juillet 2007
1979, 1er juillet Grand- Prix de France à Dijon-Prenois (304 Km (3,8km x 80tours).
Pole-position:
JABOUILLE-RENAULT-1,07,29.
ARRIVEE GP DE FRANCE.
-1.jabouille Renault
-2.G.Villeuneuve Ferrari.
-3 Arnoux Renault.
Triomphe FRANCO-FRANCAIS.................VIVE LA LEGENDE FRANCO FRANCAIS............
Ecrit par : andre georges | mardi, 17 juillet 2007
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