dimanche, 08 juillet 2007

Un homme et une femme devant Guy Royer, photographe du dimanche

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Indifférent aux efforts accomplis par Patrick Tambay pour ne pas laisser la pole à René Arnoux, et qui passe Oscar en glissade par une chaleur de quasi 40° - après tout chacun son boulot -, Guy Royer remonte d'un pas lent le boulevard des Pyrénées en direction du Casino. De temps à autre, il jette un oeil en bas où les F2 enquillent le long bout droit qui sort de la Gare et tourne à gauche vers le Lycée. Comme il l'a lu quelque part chez un bon auteur, il a l'impression "que les monoplaces sont guidées au sol par une main invisible", et s'il osait, il le ressortirait au couple qu'il aborde au niveau du pont Oscar. Un couple mythique du genre que le cinéma adore montrer ; Bogie et Ingrid Bergman dans Le Faucon maltais ou Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée sur la plage de Deauville, bref le couple impossible. Et celui-ci l'est, à plus d'un titre.

D'abord, la vicomtesse, dont nous avons fait la connaissance à Zandvoort, avait déjà basculé, par quelque glissement de terrain, dans la zone d'influence de Gianpaolo. Rude concurrence, Gianpaolo : l'aisance latine, la chaussure bien cirée, l'auto qu'il faut. Ensuite, reconnaissons que le jeune homme qui brandit un majeur agressif vers le soleil responsable de la canicule est autant dépourvu du charme imperméable de Bogie (la chemise bleue genre gendarme, pratique pour passer les frontières sans encombre, ça le fait pas niveau séduction) qu'il ne roule pas en Mustang comme Trintignant. Il serre une Carte orange dans une poche de poitrine.

Photographe du dimanche, Guy Royer appuie sur le déclencheur, conscient que chaque cliché coûte son pesant de sel d'argent et que celui-ci ne risque pas de lui être acheté par Moity. Tant pis, il le rangera dans une boîte et basta.
C'était le dimanche 6 juin 1976. La course aurait lieu le lendemain. La photo ressortira 31 ans plus tard. Tambay aura grossi, Arnoux aussi, le TTDCB maigri, et la vicomtesse qui, aïe pour elle, regardait le doigt alors qu'elle aurait dû voir au-dessus, vouera aux gémonies ce photographe du dimanche qui prenait le public en photo plutôt que les pilotes.



Grand Prix de Pau F2 . Circuit de Pau . 7 juin 1976




Un homme et une femme
© Guy Royer, photographe du dimanche

10:10 Publié dans La photo du dimanche | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : grand prix de pau, circuit de pau, F2, 1976 |

Commentaires

Cher Mds ,

de 1976 à 2007 , de Pau à Zandvoort , de Rio de Janeiro à Zeltweg , la Vicomtesse est toujours aussi souriante , affable et sympathique.
C ' est pour cela que nous l ' aimons.
F.HEDIN

Ecrit par : FREDDY HEDIN | dimanche, 08 juillet 2007

je m'eclipse sur la pointe des pieds d'un site dont l'élitisme ne me permet pas de comprendre un message n'offrant aucun moyen de savoir de qui l'on parle. Autant trouver le nom du dentiste de Ken Tyrrell. Dommage...

Ecrit par : Seppi | dimanche, 08 juillet 2007

Burt Lancaster/Deborah Kerr, sur une plage, dans "Tant qu'il aura des hommes"
et la Vicomtesse m'a l'air très interessée par ce doigt.

Ecrit par : Bruno | dimanche, 08 juillet 2007

On dirait même qu'elle trouve ça prometteur.
Le bob est parfaitement ridicule.

Ecrit par : Christian Burdet | dimanche, 08 juillet 2007

Il arrive cher Seppi que le TTCB se fend parfois d’une petite récréation plus familiale qu’élitiste.
En homme soucieux des traditions, il se réserve pour cela le dimanche.
Ceci représente une certaine notion des valeurs qu’un suisse bon teint ne saurait négliger.
Pour ce qui est du dentiste de Tyrell il faudrait, pour être certains de trouver son adresse se plonger dans l’annuaire du Bâtiment et des Travaux Public, seule catégorie habilitée a s’engager dans des chantiers de cette taille.
Quoi qu’il en soit, ne vous éclipsez pas Seppi , y en aura pour tout le monde.

Ecrit par : gianpaolo | lundi, 09 juillet 2007

Je crois savoir qu'en réalité, le (pas encore) TTDCB était en train de raconter à sa charmante accompagnatrice une histoire assez hilarante où il est question d'un directeur qui reçoit chez lui sa non moins charmante secrétaire, à laquelle il propose un whisky, sur quoi l'intéressée (oh! combien) lui fait une certaine réponse. Mais la bienséance m'interdit d'aller plus avant.

Le Lecteur Lambda

Ecrit par : Le Lecteur Lambda | lundi, 09 juillet 2007

Le bob est parfaitement ridicule, cher Christian, vous avez raison, tout comme la chemise de gendarme et le sac passé sur l'épaule, un sac Elf perpétuellement vide que votre serviteur trimballait pour faire croire qu'il travaillait. Aux gens qui me demandaient ce que je faisais dans le milieu, dans quel média j'exerçais, j'avais cette réponse toute faite :"je bosse pour un annuel." Comme ça, pas besoin d'ouvrir le sac toutes les cinq minutes...
Quant à l'accoutrement ridicule, et le mien l'était, il n'était dicté que par des impératifs fonctionnels : le bob contre la canicule de 76, la chemise de gendarme pour aider à passer les frontières (véridique), et vous n'avez pas vu le pantalon, taille "Parmalat"

Pardon pour cette parenthèse perso, Seppi, qui met en scène des acteurs qui sont à l'origine de la naissance du blog.

Ecrit par : Mémoire des Stands | lundi, 09 juillet 2007

Serait-ce une méprise ? Il ne s'agit pas de TTDCB mais de CGMB (ce généreux mécène britannique) Lord Alexander Hesketh avec sa fidèle attaché(e) de presse, en goguette dans le sud ouest de la France ? Tenue seyante , geste amical , humour de tous les instants : la tradition britannique ...Que de souvenirs!...N'est-il pas?...

Ecrit par : françois coeuret | mardi, 10 juillet 2007

C'est quoi un pantalon "taille Parmalat"?

Ecrit par : Joest | mardi, 10 juillet 2007

Il est temps que je sorte de l'ombre, en tous les cas ce jour-là de juin 1976 il faisait une chaleur torride, aussi torride que le geste de mon cher compagnon, très en forme ce jour-là comme vous pouvez le constater, pour oser mettre son image en péril devant l'objectif de notre cher PPGG, car quand on le connaît bien, on est plutôt habitué à une certaine réserve.

En tous les cas, cher P., malgré ton bob ridicule comme certains le disent, ta chemise bleue de gendarme et ton pantalon "taille Parmalat" tu fais partie du cercle très restreint de mes amis et ceci "Ad vitam aeternam".

Merci Freddy

Ecrit par : la vicomtesse | mercredi, 11 juillet 2007

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