« Healey at Saint-Saturnin - British Welcome 2007 - Invitation | Page d'accueil | Une courbe, l'air de rien »

lundi, 14 mai 2007

Se souvenir de Montlhéry #1 : 1000 km de Paris 1967

medium_1000km671.2.jpgMonté à l'assaut de la côte, anonyme parmi les dizaines de milliers de ses coreligionnaires venus célébrer un culte alors valorisant, celui des courses de voitures, le jeune Gérard Barathieu s'est faufilé en pole, c'est-à-dire à la première ligne en face des stands.
Dans son dos, la bonne vieille tribune de béton gronde déjà. La météo a annoncé de la flotte en ce dimanche d'automne mais Gégé s'en balance, il a son programme comme chapeau, un programme qu'il a annoté, corrigeant ça et là une erreur et ajoutant la couleur des autos car les organisateurs avaient oublié ce détail ; important la couleur, dans le sport auto, c'est comme la saveur d'une glace au chocolat.

On sait que la grosse Ford Mk II de Schlesser/Ligier est bleu clair, que la Lola T70 du team Surtees conduite par David Hobbs et Max Wilson est verte, comme la Ferrari P3/P4 de Piper/Siffert alors qu'une livrée jaune indique que la Ferrari P3/P4 aux mains de Lucien Bianchi et de Beurlys appartient à l'Ecurie nationale belge. Et Gégé Barathieu a apporté son appareil photo, ça lui fera des souvenirs. Il a bien voulu nous envoyer ses clichés qui, s'ils ne trahissent pas un futur Rainer Schlegelmilch, témoignent d'une époque où Montlhéry était le centre du monde un week-end par an quand s'y tenaient ces 1000 km de Paris qui sortaient de leurs ateliers, bureaux, usines, écoles, tous les Gégé Barathieu de la région parisienne, lesquels se sont réfugiés quarante ans plus tard sur MdS, seul lieu à proposer encore des 1000 km de Paris.

Ces images racontent le temps des couleurs nationales, des autos françaises en nombre et de qualité (il ne les a pas photographiées), des pubs Roger Loyer, on dirait qu'elles sortent des archives de l'INA. Ces 1000 km de Paris avaient attiré une foule énorme - qui fut coincée, pour les plus malchanceux, plus de cinq heures dans les embouteillages de sortie, car c'était la dernière occasion de voir ces gros protos de 5 et 7 L, ceux qu'on avait vus pulvériser tous les records au Mans, avant que le nouveau réglement édicté sous la pression de l'ACO entre en vigueur en 68 et les dégonfle à 3 L.

1000km676.jpg

La GT 40 de l'écurie Brescia Corse conduite par Nino Vaccarella et Umberto Maglioli s'extrait de la chicane des stands pour filer dans le bois de St-Eutrope. Le programme agité par Gérard Barathieu à son passage aura été insuffisant à assurer une bonne prestation à cette auto, victime de problèmes de moteur et que des pépins d'essuie-glace contraignirent à l'abandon. On note sur ce document la mise en place de cette chicane réclamée par les pilotes en souvenir de l'accident de l'édition 64 qui avait fait cinq morts devant les stands : deux pilotes, Peter Lindner, dont la Jaguar E lightweight percuta l'Abarth de Franco Patria, la seconde victime parmi les pilotes, qui sortait des stands. Trois commissaires de course périrent également, René Dumoulin, Roger Millot et Jean Pairard.

1000km675.jpg

Tache jaune dans un univers gris de pluie, la Ferrari P3/P4 belge de Lucien Bianchi et Beurlys a animé la course, terminant deuxième derrière un autre Belge, Jacky Ickx. Les Belges sont-ils meilleurs sous la pluie ? Le frère de Lucien, Mauro, avait la charge de faire débuter, en compagnie de Henri Grandsire, la nouvelle Alpine 3 L pour laquelle le public - sauf Gérard ? - avait les yeux de Chimène.

1000km674.jpg

La Ferrari verte est une 275 LM que David Piper a engagée pour Dick Attwood et Brian Redman. Ah! ces Ferrari vertes et jaunes, quel bonheur ! Très bien menée par ces spécialistes de l'endurance, elle se classa sixième non sans avoir connu une chaleur sur la ligne de départ où ses mécanos décelèrent une fuite sur la boîte à eau ; il fallut réparer pendant la procédure de départ ! Notons que David Piper s'était aligné sur sa grosse Ferrari P3/P4, acoquiné à Jo Siffert. Le Suisse fit des merveilles sous la pluie, à son habitude, et se paya un record du tour entre deux tête à queue (cinquième au général). L'autre machine, une GT 40 assez lente, aux mains de John Blades et Neil Corner, fut percutée aux essais par la Lotus 47 de John Hine, qui s'était trompé de circuit...

1000km673.jpg

Jacky Ickx, dont on voit sur ce doc la Mirage victorieuse, était en cette fin 67 une étoile qui commençait de briller sérieusement. Trois succés rien que durant ce mois d'octobre : 9 h de Kyalami le 5 sur la même Mirage avec Brian Redman, puis sur la Matra F2 à Vallelunga le dimanche suivant, devançant JPB. Le hic, c'est qu'il est parfois secondé de coéquipers plus lents (disons... plus raisonnables), comme à Montlhéry où l'avance qu'il grattait tour par tour était entamée par Paul Hawkins, pilote solide mais pas fou et qui n'aime pas l'eau. Depuis son plongeon dans le port de Monaco en 65 ? Hawkins qui notamment devait se faire coller une charrette de secondes par Pesca déchainé au volant de la très rapide Matra 630 à moteur Ford 4,7 L qui eût gagné sans le bris de sa boîte de vitesses.

1000km672.jpg


1000 km de Paris . Autodrome de Linas-Montlhéry . 15 octobre 1967
Voir aussi les 1000 km de Paris 1970



Tous clichés
© Gérard Barathieu

Commentaires

peut on parler de pilote raisonnable quand 5 mois auparavant on décroche le record du tour absolu lors des 12 heures de reims 1967 ? (jamais battu d ailleurs...) peut etre que notre ami paul aimait plus la lola t 70 et moins la ford mirage a moins que ce ne soit le circuit ? !!!!

Ecrit par : tonton néné | lundi, 14 mai 2007

Vous êtes médisant envers le photograph cher TTDCB. N'est ce pas un bout de Matra que l'on voit sur la dernière photo au milieu de l'attroupement ?? (mais je me trompe peut-être)

Ecrit par : GIGI | lundi, 14 mai 2007

Non, GIGI, pas d'erreur, c'est bien la Matra sur la dernière photo.

Sinon, d'après le texte les deux P3/4 ont terminé 2e et la Scuderia Brescia Corse a perdu un R ! Les orages d'hier auraient-ils causé un léger court-circuit chez notre cher TTDCB ?

Ecrit par : Olivier Favre | lundi, 14 mai 2007

Ah, les 1000km de Paris...

Est-ce que la venue du GP de France à Disneyland (2009) fera renaître le sport auto francilien? Je rêverais que les franciliens redécouvrent les joies du sport auto... Je rêverais d'un Monthlery rénové, avec de vrais accès (actuelement, c'est encore pire que Magny-Cours, c'est dire...) qui accueillerait les 1000km. Et puis, comme le Champ Car veut s'exporter en Europe, voir les Panoz/Cosworth tourner sur l'anneau. Enfin, parce qu'il faut penser aux rallymen, le retour du rallye d'île-de-France, mais cette fois avec un vrai parcours...

Ca fait beaucoup de rêve. Aïe, mon réveil va bientôt sonner...

Ecrit par : Joest | lundi, 14 mai 2007

J'adore les "loges" en béton, tout en bordure de piste.
Gamin je fantasmais sur un passé mystérieux de l'autodrome où les belles dames et les VIP occupaient ces loges, façon Roland Garros. Sauf que l'on risquait un peu plus que de prendre une balle jaune dans la figure.
Mais bon je n'ai jamais vu quiconque les occuper, j'étais à la même place que Gégé aux 1000km 69 et 70 - au moins au départ - où les Matra tenaient la vedette.
Au fait cette Alpine 3L on la guettait un peu comme une future grande puisque le principal problème d'Alpine-Renault c'était - n'est-ce pas - la cylindrée. En fait elle n'a pas fait long feu - pardon Mauro - et a plutôt décidé Alpine (ou Renault) à arrêter les protos. On avait même parlé d'une F1 motorisé par ce V8, mais bon vu les piètres résultats sur le proto,... (Non ce n'était pas une R27).
Par contre, et pour répondre à Joest, gravir la côte en solex était un pur régal, j'écarquillais les yeux en croisant, ici un proto, là une Lola, là encore un pilote, si si c'est lui je l'ai vu, bref le spectacle commençait bien avant l'entrée dans l'arène, l'ambiance chauffait doucement et petit à petit le son arrivait des entrailles de l'anneau, c'était quelque chose ! (et mille excuses aux artistes et aux pros qui trouvaient le chemin long).

Montlhéry tu nous manques...

Ecrit par : Francis Rainaut | lundi, 14 mai 2007

"0854" de Piper/Siffert à l'ab:
http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Ferrari%20sans%20copyright/330%20P4%20%20%20330%20P3-4%20%20et%20412%20P/412P-Monthlery1000km-67-0854-Siffer.jpg

même voiture. même pilote. mais au GP de Paris: la veille ? ? ? quelqu'un peu me dire
http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Ferrari%20sans%20copyright/330%20P4%20%20%20330%20P3-4%20%20et%20412%20P/412P-MonthleryParis-67-0854-Piper1.jpg

http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Ferrari%20sans%20copyright/330%20P4%20%20%20330%20P3-4%20%20et%20412%20P/412P-MonthleryParis-67-0854-Piper2.jpg

1000 km, Gp de Paris, coupes du salon, coupes USA, coupes de printemps, et d'automne. . .
on à bien raison de dire:
"c'était mieux av!"

Ecrit par : Bruno | lundi, 14 mai 2007

Qu'écrivez-vous "Bruno" ?

Ne mélangez-vous pas 1967 et 1968 ?

Les photos 2 et 3 ont été prises en 1968 avant que l'équipage David Piper et son complice Richard Attwood soit contraint à l'abandon au tiers de la course.

Pour les épreuves qui se déroulaient à Monthéry, en lieu et place des petits points: Coupes de Paris AGACI, Coupes de Vitesse USA, Grand Prix International des 1000 km de Paris ACIF. J'en oublie.

Dans les années 60 le coefficient attribué aux 1000 kms de Paris était de 15 alors que pour les 12 heures de Reims il n'était que de 12; à comparer avec les 24 heures du Mans: Coef. 30

(Source FIA France Auto 1961)

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | lundi, 14 mai 2007

Ah la nostalgie de cet anneau !
Rien que la montée vers le circuit permettait en effet d'être doublé par des Ferrari(comme en 71,la 512M de Manfredini-Moretti qui arrivait par la route de son garage)et autres Porsche,Lola...
Paul Hawkins était un très bon pilote d'endurance des années 60,mort en course à Oulton Park en 69 sur une T70MKIIIB.
A quoi pouvait donc bien servir ces loges au bord de la piste ? Personne ne semble avoir la réponse.
Les photos de la P3/P4 de David Piper viennent de Sport-Auto.Mais attention la No 6 a couru les 1000KM de 1968 ! Et oui,Piper avait pu s'engager dans cette course avec cette voiture et la photo prise de face ne montre pas les deux Porsche 908 d'usine qui suivent derrière(voir le cliché d'origine).Hélas pour la course,la P3 a vite été contrainte à l'abandon.

Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 14 mai 2007

Gérard Barathieu aurait-il dans son carton des 1000 km de Paris 67 des photos de la Porsche 910 arrivée 3ème ? Très vivement interressé, surtout en couleur, rares à l'époque !

Ecrit par : Jacques Cochin | lundi, 14 mai 2007

Comment Piper avait-il pu engager une P3/P4 en 68 ?
Parce que l'épreuve était hors championnat ?
En tout cas les spectateurs n'ont pas dû s'en plaindre.
Les loges en bord de piste ont peut-être pu servir au panautage. Les stands sont assez en retrait, l'emplacement était plus favorable.

Ecrit par : Christian Burdet | lundi, 14 mai 2007

Merci de votre lecture attentive, Ollivier. Il est temps que je parte en vacances...

Ecrit par : Mémoire des Stands | lundi, 14 mai 2007

a mon avis les loges avaient la meme fonction que celles de reims qui possédaient ce genre de petits carrés au début en bois puis en béton. cinq ou six sièges pliants a lattes de bois a l intérieur et le tour est joué voilà des loges avec vue directe sur la piste on comprend pourquoi en 1967 (et après la prise de conscience du mans 55 ) l endroit soit désaffecté non ?

Ecrit par : tonton néné | lundi, 14 mai 2007

S'il a pu engager sa P3/P4,c'est que l'épreuve était hors-championnat,je ne vois pas d'autres raisons...
Pour les loges,si on pouvait s'y installer pour voir la course,on devait vraiment s'offrir sa dose de sensations,si près du danger !

Ecrit par : Jacques Rivaud | lundi, 14 mai 2007

vous avez raison, Jean Louis. je vais rectifié immédiatement. merci.
je suis tout confusé, ça doit provenir de la vieillerie.
"Sport Auto pour la première photo, c'est juste n° de novembre 1967.
celui là:
http://i7.photobucket.com/albums/y256/bouboum/Bruno%20-%20Automobile/livres%20archives%20video/SportAuto-11-67.jpg

Ecrit par : Bruno | mardi, 15 mai 2007

Sachez qu'une P3/4 tournera en ouverture des 24 heures du Mans dans le cadre d'une course destinée au protos et gt ayant couru entre 1956 et 1968. L’événement est assez exceptionnel pour être signalé.

Je profite de l’occasion ô combien rarissime qu'MdS évoque une course d'endurance pour glisser un p'tit coup de promo (déplacé ?) pour mon nouveau site www.endurance-series.com

Ecrit par : LaGliche | mardi, 15 mai 2007

Très bien "Bruno"

Ceci prouve votre "Bravitude" quant à la vieilleté !

_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

P3/4 ou 412 P "LaGliche" ?

Que lit-on ? Des infidèlités à InfoCourse ou EnduranceInfos ?

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mardi, 15 mai 2007

Il s’agit bien d’une Ferrari P3/4 de 66.

_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_

Pour endurance-info, il ne s’agit pas d’infidélité mais de complémentarité.
Notre site a pour ambition d’offrir « une vision différente du monde de l’endurance ». Nous entendons par là que notre priorité n’est pas la réactivité. Nous diffusons bien évidement quelques news mais notre vocation est de diffuser des articles destinés a plonger le lecteur dans l’ambiance « Le Mans ».
Un exemple : http://www.endurance-series.com/lms/monza07/rencontre-didier.htm
Ainsi nous donnons la parole à des inconnus, mécaniciens, ingénieurs sans qui la compétition n’existerait pas.

Ecrit par : LaGliche | mardi, 15 mai 2007

Je rêve devant cette photo de la chicane des stands en belles bottes de paille bien alignées. Ce n'était pas les 1000 km de Paris. Ni même une course automobile.
Cétait ma première course de moto, en 175cc.
A la fin du premier tour, je suis troisième. Monter tout en haut sur la fin de l'anneau, en limande, le menton meurtri par le réservoir dans les cahots du ciment déjà disjoint. Les première bottes de pailles sur la droite marque le début du freinage sur l'angle à droite pour plonger sur le gauche. (Traduisez, à l'époque: debout sur le levier de frein avant en espérant ralentir suffisamment avant ce mur de bottes de paille!) Dans un très bon passage, je touche du genou les bottes intérieures tandis que la moto frôle la paille à droite en redressant. En limande, aussitôt, sur l'angle à droite de sortie. Il faut encore éviter le mur à gauche en sortie de la chicane, qu'on rasait en espérant gagner quelques dixièmes de secondes. J'ai terminé deuxième ce jour là, j'avais dix neuf ans.
Chaque passage rapide de cette chicane était une victoire.
Jean Pierre Beltoise himself, alors pigiste de luxe(?) chez Moto Revue, avait fait paraître un article avec les meilleurs chronos dans ce passage, toutes catégories confondues. J'en étais. C'était ma première course de moto.
Alors, cette photo de "La" chicane de bottes de paille, quel beau souvenir vous me ressortez là!

Ecrit par : guy dhotel | mardi, 15 mai 2007

"une 330 P3/4" il n'y en a eu qu'UNE. c'est "0846" fabriquée en 1966 et remise au gout du jour fin 66 pour disputer la saison 67. Victorieuse aux 24 h de Daytona et à Monza aux mains de Bandini/Amon et portant les n° 23 et 3.
Son propriétaire qui devait être là, ne le sera finalement pas.
donc pas de Ferrari 330 P3/4 au Mans cette année.

Ecrit par : Bruno | mercredi, 16 mai 2007

bien LaGliche ton site.
en voyant les quatre 512 S alignées devant leur stands en 1970, ça me rappelle , qu'à l'époque je résidais sur le grand axe qui menait de Maranello au Mans.
c'est à dire la route qu'empruntait le transporteur qui ammenait les voitures sur le circuit.
et un matin, devant ma fenêtre, que vois je? ? ?
un énorme camion avec les quatre 512 S, n° 5, 6, 7 et 8, débachées qui prend à droite, boulevard de la rocade.

Ecrit par : Bruno | mercredi, 16 mai 2007

J'habitais également Annecy à cette époque. je n'ai pas eu cette chance !
La seule 512 S que j'avais pu voir de près, c'était pour sa présentation au salon de Genève. Il fallait jouer des coudes pour l'approcher.

Ecrit par : Christian Burdet | mercredi, 16 mai 2007

Hello "LaGliche"

Ce qui m'empèche et empèchera encore longtemps d'ouvrir un site ou un "truc", ce sont les droits à acquiter pour la publication, en ligne, des clichés.

Comment cela se sont passés les demandes d'autorisation ?

Car certaines photos sont connues et signées.

Dernières questions, comment vit-on de la permanence d'un site tel que celui-ci ?
Comment récupérer les infos y compris les internationnales ?
Comment acquière-t-on les illustrations ?

Tout cela me paraît une démarche absconse !

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mercredi, 16 mai 2007

Pour rigoler un peu :

Dans la nomenclature Ferrari, il n'y a pas P3/4 ou P3/P4. Il y a P3, P4 et 412 P.

Une P3 a été reconditionnée en P4, d'autres en 412 P, et il y a eu des P4 et 412 P neuves.

Jusqu'à preuve du contraire, le Vatican n'a pas reconnu la résurrection miraculeuse de la P4 0846 après imposition des mains par David Piper.

Les 512 S reconditionnées en 512 M sont elles des 512 Sado Maso ?

SWB ça n'existe pas non plus, par ailleurs. Mais c'est comme la langue française, le mauvais usage finit par faire loi.

J'arrête là, je sais, c'est pas drôle.

Ecrit par : gna gna | mercredi, 16 mai 2007

Salut Jean Louis, je suis flatté de l’intérêt que tu portes à notre aventure.

Pour ce qui est de la publication des clichés, nous sommes accrédités comme média sur les manches des Le Mans Series. Cela nous permet d’accéder aux bords de pistes et donc de prendre des photos de bonnes factures. Il y a bien 2-3 photos « historiques » que nous avons mis en ligne sans consulter les auteurs mais elles n'apparaissent qu'en très faible définition et sont donc inexploitables. C’est malgré tout un problème que nous devons résoudre, la rubrique « historique » est actuellement une version bêta, il nous manque un historien digne de ce nom pour écrire des articles plus vibrant que nos banals récits de courses.
Pour ce qui est de la permanence, nous essayons de consacrer un maximum de temps sans trop sacrifier nos vies familiales et professionnel… pas facile.
Nous fréquentons les pistes d’endurance depuis quelques années et notre simple présence nous avait préalablement introduit auprès de quelques acteurs du milieu. Ensuite, au moment de lancer le site (cet hiver), nous avons contacté par mail les teams français et étranger afin de nous présenter. Enfin à Monza pour la manche d’ouverture nous nous sommes présenté « physiquement » auprès des teams. Nous faisons maintenant parti des contacts auxquels ils envoient leurs communiqués de presse. Ces communiqués suffisent à alimenter nos news mais nous devons sans cesse démarcher pour obtenir des articles plus exclusifs.
Pour les illustrations, 95% ont été prise par nos soins, les autres sont libres de droit et offertes gracieusement par les équipes.
J’espère avoir répondu à ta question, tu peux me contacter par mail si tu souhaites en savoir plus.

Ces démarches sont un peu fastidieuses, mais les équipes en mal de communication sont très réceptives à l’apparition d’un nouveau média.

Amicalement julien.

Ecrit par : LaGliche | mercredi, 16 mai 2007

Dans la nomenclature de "gna gna", il y a de grands espaces, libres.

Laisser une porte ou une fenêtre ouverte et l'air (de rien) s'y engouffre.

Dénier les appellations, autres que les "officieuses", c'est dénier qu'il existe d'autres langues et par voies de conséquences d'autres types d'appellations.

De là à écrire urbi et orbi que tel nom n'existe pas, je suis d'accord, dès lors que votre culture des appellations s'arrête à vos connaissances de la CHOSE.

A part cela, c'est très bien de virtuellement discuter avec des personnes cultivées qui pensent comme l'immense majorité du Monde (qui ignore, qui ne sait pas, ne saura jamais, qui n'en a rien à faire.)

La CULTURE voici ce que disait le chef de la jeunesse hitlérienne et responsable de la Fédération pour la Défense de la Culture Allemande, Baldur von Schirach: " Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ".
Phrase aménagée, empruntée à Hans Johst qui la fait prononcer à son personnage, Friederich Thiemann, dans sa pièce de théâtre jouée le 2 Avril 1933 pour l'anniversaire de son idole, A.H.
.... Quand j’entends le mot culture [ou civilisation]... j’enlève le cran de sureté de mon Browning ...

Passo Corto; Empâtement Court; Short wheel Base; où est la différence ?


Bon sang, mais on a quitté Monthléry !

Ecrit par : Jean-Louis Mathieu | mercredi, 16 mai 2007

Cher Guy !

Quel beau souvenir, la chicane de bottes de paille ?

Je ne suis pas sûr que le pauvre Ronnie l'ait appréciée ce jour là .

Amicalement,

Jean-Claude Arnold

http://memoiresdestands.hautetfort.com/images/peterson69.jpg

Ecrit par : jc arnold | mercredi, 16 mai 2007

Chistian, tu te souviens de ce salon de Genève 1970.
moi j'y suis aller le dimanche, et ce que je me souviens très bien, c'est qu'il y avait sur le pavillon un énorme Magnum de Champagne, avec le résultat des 12 h de Sebring. là, je me suis dit: il vont les écrasées les Porsche 917. malheureusement.

Ecrit par : Bruno | jeudi, 17 mai 2007

Cher Jean Claude,

Ronnie Peterson s'est sorti ce jour là d'un accident qui aurait pu être mortel. Paille + essence, c'était le cocktail réservé aux pilotes en cas de sortie de route sur presque tous les circuits alors. Evidemment, ces chicanes de bottes de paille étaient une aberration en terme de sécurité. Comme la tour de contrôle qu'on frôlait s'il n'y avait pas de chicane, comme cet anneau au revêtement éprouvant, mais aussi comme les circuits de Charade, le vrai Nurburgring… Et le pire de tous en (manque de) sécurité, le "Tourist Trophy" -Tourist, quel humour gallois!- de l'île de Man.
Mais pourquoi des centaines de pilotes motos plus ou moins anonymes se ruent encore tous les ans sur cette île pour défier ce circuit dément? Pourquoi chaque année, des anonymes y laissent leur vie, ou des morceaux d'eux-mêmes? Il y a longtemps que le TT ne fait plus partie des Grands Prix. Et on ne court pas là-bas pour l'argent –faites confiance aux Gallois pour être… économes!- Je sais que j'aurai fait la même chose si ma carrière avait tourné autrement.
Pour le plaisir? Plus que ça.
Pour l'adrénaline.
Pour le risque.
Parce qu'après une victoire, un tour parfait en course ou une courbe parfaitement réussie à l'extrême limite, on se sent, on se croit immortel. "You flight high…" dit Ayrton Senna pour expliquer ce qu'il ressent après un tour parfait à Monaco.
Ronnie Peterson, pilote d'exception, est mort dans un carambolage en 1978. Le même "carton" en 2007 lui aurait probablement froissé quelques muscles. Les pilotes d'alors savaient ce qu'ils risquaient: leur vie, simplement. La triste plainte d'Alonso au dernier GP m'a fait plus de peine que d'envie de rire. Gamin pleurnichant devant les TV du monde entier comme dans une cour d'école:
"M'sieur, M'sieur, c'est lui qu'a commencé. Et puis j'avais plus de cahiers dans mon cartable, oh, pardon, plus d'essence dans mon réservoir!"
Allons, Lewis Hamilton et son pilotage de rêve prouve que:
"il y a encore un pilote dans le cockpit"
Je gage qu'il irait aussi vite sur une piste aux chicanes délimitées par des bottes de paille.

Bien amicalement,
Guy

Ecrit par : guy dhotel | jeudi, 17 mai 2007

D'accord Guy !

J'avoue ne pas être complètement objectif sur ce coup là .

Mais c'est vrai que, en près de 350 courses de kart (oct. 1965 à sept. 1992) j'ai
tellement "bouffé" de paille, que j'ai une petite "dent" contre cet élément . A vrai dire, heureusement qu'on les avait, ces bottes . Sans elles, c'étaient les barrières, les poteaux télégraphiques ou les spectateurs qui nous arrétaient .

Différences :

En kart,
si on partait en tonneaux (pratiquement toujours en accrochant la paille à la corde), on se faisait mal, mais ça n'allait jamais au delà d'une clavicule, d'un bras ou d'un tibia + les brulures .

A moto,
je suppose que celà devait être à peu près pareil . la vitesse en plus ! Et donc des conséquences éventuellement plus graves . Je suis d'accord que c'était toujours mieux qu'un mur ...
Ceci dit, en 70 ou 71, j'ai emmené mon kart 100 cc, 32cv, à Montlhery . On y a fait des chronos partiels dans la chicane du départ (50m avant jusqu'à 50m après), puis on a comparé avec ceux des motards et des F2/F3 . C'est le kart qui était le plus vite devant les autos et les motos . Bon, vu l'absence totale de suspension et l'état du "billard" de l'autodrome, c'était complètement inconduisible et au troisième passage, toutes les soudures de mon "Tecno" avaient laché .

En auto,
je ne suis pas sûr que les bottes de paille aient oeuvré dans le sens de la sécurité . Elles étaient bien incapables d'arreter ou même de freiner un bolide de 400 à 1000 kilos lancé . Les spectateurs et les photographes se sentaient en sécurité 1 mètre derrière elles . Tu parles ! Et comme tu le dit justement, le cocktail "paille + essence" !!! Pas l'idéal . Et quelle pagaille si un des hommes de tète tapait dans le foin au 1er tour .... Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les propriétaires de circuit n'ont pas investi dans quelques murs en ciment ou rails bien placés, pour délimiter le tracé de ce mal nécessaire qu'étaient devenues les chicanes .

Amicalement .

J.C.A

PS. Je crache dans la soupe car, finalement, la paille m'a aidé, un jour, à effectuer quelques tours en tête devant Patrese, Gabbiani et consorts . (Voir sujet : Clay Regazzoni n'est plus . 22 déc 2006)

Ecrit par : jc arnold | jeudi, 17 mai 2007

Petite réctif ! Quand je parle de mes 350 courses de kart, je veux dire 350 "départs": manches + finales . Sorry !

J.C.A.

Ecrit par : jc arnold | jeudi, 17 mai 2007

Bonjour cher TTCB
Si cela vous interresse , je viens de remettre la main sur une serie de photos en couleurs prises par mon père juste avant le départ des 1000kms de Paris 1967 depuis notre " observatoir " qu'était la tribune située en face des stands . On y voit notamment la Matra 630 lors de sa mise en place sur la grille de départ .Je dispose également d'une très belle serie de photos prises la méme année lors de la course de cote du Mont-dore , sur laquele on voit , entre autres Jean ROLLAND quelques jours avant sa mort sur ce méme circuit de Montlhery .
Il s'agir par contre de diapositives que je veux bien vous confier ; je reside dans l'Essonne et je peux vous les apporter à votre convenance . Vous pouvez me contacter par E-mail .
Bien Cordialement

Ecrit par : DELNEUF philippe | mardi, 05 juin 2007

ça c'est plus que sympa.
je dirait même plus:
c'est sympa.

Ecrit par : Bruno | mercredi, 06 juin 2007

Passionnant de retrouver des images d'une course dont j'étais aussi spectateur. Je dispose d'un certain nombre de clichés en diapositives de ces 1000 km de Paris, je vais les sortir. C'était la première course automobile à laquelle j'assistais du haut de mes treize ans. On pouvait approcher les voitures en quittant le circuit, j'ai TOUCHE le capot encore chaud de la Ferrari jaune Ecurie Spa Francorchamp... Devenu depuis illustrateur et auteur de BD professionnel, j'ai pris plaisir à mettre en dessin (entre autres) les deux Ferrari, la jaune et la verte, avec les portraits de Bianchi et Siffert. Ces dessins avaient été publiés dans un article qui m'était consacré dans Auto Passion en 1992. ILs ont été exposés à plusieurs reprises dans des réunions du Club Ferrari. Anecdote amusante: en 1991 lors d'une expo dans le cadre d'une sortie du Club à Dijon, un des mécanos de la Ferrari de Bianchi était là... Il est venu me trouver... Grande émotion...

Ecrit par : Michel JANVIER | lundi, 02 juillet 2007

Je vais mettre en vente sur Ebay ce soir 12 juin, pour 10 jours, des photos des 1000 km ou autres courses à Monthléry de 1967 à 1971: plusieurs d'entr'elles ne sont pas datées, et sans les équipages et classements ! Alors à vos programmes ( j'ai déjà vendu les miens !) Il y a notamment une GT 40 Zitro, que D. Martin pilota souvent, mais qui porte le n° 50 que je ne trouve pas: porterait elle encore son n° de la course précédente, avant de porter le 7 des 1000 km de 69 ((avec Maublanc) ?

Ecrit par : Hervé | jeudi, 12 juin 2008

Comment sera intitulée cette vente ? Quel sera le titre de l'objet ? SVP et merci

Ecrit par : Jacques Rivaud | jeudi, 12 juin 2008

Montlhéry ou bien Monthléry (!) ?

Ecrit par : Francis Rainaut | jeudi, 12 juin 2008

Merci beaucoup à Jacques Rivaud et Francis Rainaut: avec leurs renseignements, je vais rectifier mes annonces. J'avais pourtant vu des courses interséries à Zolder, ou pris des photos de Kinnunen lors de son abandon à Spa 1000 km de 1970, ou de Greder/Beaumont, soit sur Commodore, sur Camaro et sur Corvette, ... Comme je suis très futé, j'ai vendu ces programmes avant que d'avoir légendé TOUTES les photos !¨
Pour MontHLéry ou MontLHéry, j'y ai renoncé depuis avoir tenté un moyen mnémotechnique, il y a 45 ans, pour une composition de géographie: incapable de retenir si le Maroc était à gauche, par rapport à la Tunisie, j'avais finalement été fier de trouver qu'ils étaient MAT de peau, ce qui me faisait retenir l'ordre Maroc/Algérie/Tunisie. Evidemment, le jour de la compo, impossible de me souvenir ! Après trifouillage des circumvolutions de ma mémoire je retrouve: TAM, comme TAM-TAM..............Hervé

Ecrit par : herve smagghe | jeudi, 12 juin 2008

Ecrire un commentaire